Actualités locales
Hiram Iyodi accusé de mensonge sur Equinoxe TV : le FDC demande justice et un droit de réponse


Denis Emilien Atangana, président national du Front des démocrates camerounais (FDC) accuse son candidat à la présidentielle 2025 de diffamation sur les antennes d’Equinoxe TV.
Invité dimanche dernier à l’émission « La Vérité en face » sur Equinoxe TV, Samuel Hiram Iyodi, candidat à la présidentielle 2025 sous la bannière du FDC, a déclaré avoir remis cinq millions de FCFA issus des fonds reçu de l’administration pour faire campagne dans la région du Centre. « Il n’y a pas eu un seul meeting, y compris dans la Lekié où ce parti a pourtant un élu municipal », a-t-il déclaré.
Une sortie qui a fait réagir Denis Emilien Atangana qui dénonce une diffamation et réclame un droit de réponse à la chaine de télévision « conformément aux Usages et à la Loi, pour restituer les faits et la Vérité à la suite de cette Diffamation orchestrée par sieur Hiram Samuel IYODI et sans doute quelques forces de destruction tapies dans l’ombre de la Haine et de la Manipulation ».
« A Monsieur le Directeur Général de Equinoxe TV
Douala-Cameroun
Objet : Droit de Réponse.
Monsieur le Directeur Général,
En date du 16 Novembre 2025 et lors de l’Emission « La Vérité en Face » diffusée sur votre Chaine de Télévision Equinoxe TV à partir de 20h 30 mn, les Présentateurs de l’Emission recevaient comme Invité Monsieur Hiram Samuel IYODI. Lors de leurs échanges, sieur Hiram Samuel IYODI a entre autres, déclaré ceci : « Je vais vous faire une Confidence. Sur les 15 millions qui nous ont été remis par le MINAT, nous avons remis 5 millions au FDC pour faire la Campagne dans le Centre. Il n’y a pas eu un seul meeting, y compris dans la Lekié où ce parti a pourtant un élu municipal. »
Cette déclaration constitue un Grand Mensonge teinté de Diffamation, de Calomnie et de tentative de Manipulation insidieuse de l’Opinion publique nationale et internationale à la suite de cette Election Présidentielle du 12 Octobre 2025 pour laquelle sieur Hiram Samuel IYODI avait sollicité et obtenu généreusement l’investiture de notre Parti Politique, le Front des Démocrates Camerounais (FDC). Nous estimons que cette Déclaration complètement mensongère et diffamatoire porte une Atteinte très Grave à l’Image et à la Crédibilité du Front des Démocrates Camerounais (FDC) et à celles de son Président National que je suis.
Aussi, je viens auprès de votre haute bienveillance solliciter en urgence un Droit de Réponse, conformément aux Usages et à la Loi, pour restituer les faits et la Vérité à la suite de cette Diffamation orchestrée par sieur Hiram Samuel IYODI et sans doute quelques forces de destruction tapies dans l’ombre de la Haine et de la Manipulation.
Cette première démarche n’exclue pas les démarches d’ordre judiciaire que notre Parti pourrait prendre à l’endroit de sieur Hiram Samuel IYODI à la suite de ses grossiers mensonges diffusés sur votre média ce Dimanche 16 Novembre 2025.
Dans l’attente d’une suite favorable et prompte à notre Demande de Droit de Réponse, veuillez recevoir, Monsieur le Directeur, l’assurance de mon profond respect.
Copies : Fait à Yaoundé, le 17 Novembre 2025
-Président du Conseil National de la Communication ;
-Ministre de la Communication.
Le président national du FDC
Dénis Emilien ATANGANA
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Actualités locales
le tribunal d’Ekounou refuse de trancher le conflit interne au parti

Le tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou a rendu ce jeudi 17 septembre 2026 sa décision très attendue dans la procédure opposant le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à trois de ses anciens militants. La juridiction se déclare incompétente pour statuer sur le fond du litige.
Pour retracer la chronologie de cette affaire : tout commence en juin 2025, lorsque Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC afin de briguer l’investiture du Manidem pour la présidentielle. Sa candidature est rejetée successivement par ELECAM puis par le Conseil constitutionnel. En décembre 2025, il retrouve la tête du parti. Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure dite Laure Noutchang et Sébastien Mbala Wouria II contestent alors cette réintégration, affirmant qu’elle méconnaît les statuts du MRC, faute de constat officiel de démission par le directoire et de convention organisée dans le délai statutaire de soixante jours.
Le 29 juin 2026, le Comité national de médiation et d’arbitrage du parti prononce l’exclusion définitive de Willy Mengue pour trahison, indiscipline et manquement à la loyauté. En parallèle, les trois requérants saisissent la chambre des référés du Tribunal d’Ekounou, réclamant la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du parti.
Les audiences des 10 et 15 septembre voient le ministère public plaider l’incompétence du juge des référés, invoquant le principe de libre administration des partis politiques garanti par la loi de 1990. Les avocats du MRC développent le même argumentaire, tandis que Willy Mengue et ses codemandeurs désertent les deux dernières audiences, seul un collaborateur de leur conseil déposant des conclusions écrites.
En se déclarant incompétent, le tribunal confirme la position défendue par le parquet et par la défense du MRC : la justice civile ne saurait s’immiscer dans l’organisation interne d’une formation politique. Cette décision referme, pour l’instant, un chapitre judiciaire qui aura duré plusieurs mois.
Source : Africa Renaissance tv
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le maire de Makary fait le lien avec l’arrestation d’un présumé ravitailleur de Boko Haram

Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.
Selon le maire de la commune de Makary, Agbassi Adoum, joint au téléphone par le journaliste Jean Charles Biyo’o Ella, il est fort probable que l’attaque de Madegoua survenue vers 2 h du matin ce 17 septembre et qui a coûté la vie à 13 personnes, toutes inhumées ce matin, soit une opération de représailles !
Tôt ce jeudi vers 2 h du matin, alors que les habitants dormaient, une escouade d’hommes armés a fait irruption dans la localité. Les premiers tirs ont brutalement réveillé les populations. Les assaillants ont alors ouvert le feu sur plusieurs habitants, faisant treize morts et plusieurs blessés.
Des enfants auraient également été enlevés au cours de cette incursion, selon la même source. Le nombre exact des personnes kidnappées reste toutefois à établir.
Pour le maire de Makary, cette attaque pourrait être liée à une opération de représailles. L’édile fait le rapprochement avec l’arrestation, le 9 août dernier, d’un homme présenté comme un présumé ravitailleur de Boko Haram. Le suspect, domicilié à Ngouma, avait été interpellé à Dougoum-Silo, dans l’arrondissement de Hilé-Alifa, avec une importante cargaison de munitions.
Selon les éléments rendus publics à l’époque par la Gendarmerie nationale, les forces de l’ordre avaient découvert 7 412 munitions de calibre 7,62 × 39 millimètres, dissimulées dans trois bidons. Le suspect avait ensuite été conduit à l’état-major de la compagnie de gendarmerie de Makary pour les besoins de l’enquête.
Pour le maire, l’homme avait été dénoncé par des habitants avant son interpellation. L’attaque de Madégoua, survenue tôt ce matin, serait donc, selon lui, une vengeance contre une population accusée d’avoir contribué à son arrestation. Une hypothèse qui reste, à ce stade, à confirmer par les autorités sécuritaires et judiciaires.
Cette nouvelle attaque rappelle l’incursion menée en juin dernier à Afadé, autre localité de l’arrondissement de Makary. Des hommes armés avaient alors fait irruption de nuit au palais du sultan et enlevé plusieurs personnes, parmi lesquelles deux filles du chef traditionnel, âgées de cinq et quatorze ans.
À Madégoua, l’heure est désormais au deuil et à l’inquiétude. Dans cette partie du Logone-et-Chari, les populations restent exposées aux incursions nocturnes, aux enlèvements et aux attaques attribués aux groupes armés actifs autour du bassin du lac Tchad.
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