Actualités locales
un ministre au Cameroun, ça ne sert à rien !
Alors que le pays attend toujours la formation du prochain gouvernement après la prestation de serment de Paul Biya le 6 novembre, une nouvelle lettre de Moussa Njoya relance le débat sur le rôle réel des ministres au Cameroun.
L’auteur y décrit une fonction largement vidée de sa substance, prisonnière d’un appareil administratif tentaculaire.
La lettre de Moussa Njoya…
Un ministre, ça ne sert pas à grand-chose !
Depuis que Paul Biya a prêté serment le 06 novembre dernier, et que son acolyte de près de quarante ans, Cavaye Yéguié Djibril, qui officiait la cérémonie, lui a remis son « stylo magique » devant lui servir pour la composition du prochain gouvernement, le pays, ou plus exactement le « tout-Yaoundé-bureaucratique », retient son souffle dans la perspective du prochain remaniement, dont personne, y compris ceux qui d’habitude se revendiquent être des plus introduits, ne connaît ni la date ni l’heure. Pendant ce temps, comme dirait François Mitterrand dans son ouvrage épique « Le coup d’État permanent » : « Il y a des ministres (…). Il se murmure qu’il y a encore un Premier ministre. Mais il n’y a plus de gouvernement. »
Et alors que beaucoup attendent que ce nouveau gouvernement soit un « gouvernement de rupture » ou un « gouvernement de combat » capable de réaliser ce que les près de 35 gouvernements précédents de Paul Biya depuis 1982 n’ont pas pu faire, à savoir apporter la démocratie et la prospérité promises aux Camerounais, l’histoire de notre pays nous apprend malheureusement que les changements d’hommes au sein du gouvernement n’ont jamais apporté aucun changement fondamental, tant dans la vie des populations que dans le fonctionnement des institutions.
En réalité, à y voir de près, un ministre au Cameroun, ça ne sert à grand-chose !
Des compétences très diluées et trop partagées
En principe, le Cameroun compte actuellement environ une quarantaine de départements ministériels, animés par 63 membres du gouvernement : 4 ministres d’État, 31 ministres, 12 ministres délégués, 5 ministres chargés de mission et 10 secrétaires d’État, démissionnaires et décédés inclus.
Il va de soi que cette composition pléthorique de l’équipe gouvernementale engendre des chevauchements de compétences et d’attributions et prédispose à l’inertie. En effet, pour poser le moindre acte fondamental, notamment les investissements et les réformes, chaque ministre doit recourir à une multitude de ses collègues, auxquels il faut souvent ajouter des directeurs généraux de certains établissements publics administratifs. Et quand on y ajoute le paysage hypercomplexe de notre système de marchés publics, avec ses innombrables commissions, ses systèmes internes de gestion administrative ainsi que ses mécanismes de contrôle, la boucle de l’inaction est bouclée.
De ce fait, il est tout simplement impossible pour un ministre d’engager seul, en son temps voulu et comme il le veut, une quelconque action ou réforme majeure allant dans le sens de l’amélioration des conditions des populations.
L’autocratie de la bureaucratie
À cette concurrence latérale des autres ministères qui grignotent et phagocytent une très large partie de ses compétences, chaque ministre doit composer avec sa propre bureaucratie, c’est-à-dire cette nébuleuse composée des directeurs, sous-directeurs, chefs de divisions, chefs de services, chefs de bureau, délégués régionaux, départementaux et d’arrondissement qui forment l’hydre de son administration centrale et déconcentrée. Sans compter l’ingérence des sous-préfets, préfets et autres gouverneurs.
Du fait de leur technicité et de leur pouvoir de proximité, les bureaucrates disposent de larges marges de manœuvre dans l’implémentation des directives des chefs des départements ministériels, au point où l’on assiste à une inversion de pyramide administrative, faisant en sorte que c’est plutôt le ministre qui est à la merci de ses collaborateurs. Ceux-ci ont une capacité incroyable de sabotage des initiatives, même les plus modestes. Il n’est donc pas rare de voir les fameuses réunions de coordination dans les ministères se transformer en séances de lamentations, où le ministre se plaint face à des collaborateurs capables de rendre son ministère ingouvernable.
L’impuissance du ministre est d’autant plus grande que, dans la majorité des cas, ce n’est pas lui qui les a nommés.
La capacité de nuisance des bureaucrates est renforcée par leur irresponsabilité : l’opinion publique connaît le ministre et attend de lui des résultats, mais ignore tout des responsables administratifs qui, pourtant, sont souvent à l’origine des goulots d’étranglement qui bloquent les dossiers pendant des lustres. Et cela, souvent au grand dam du ministre lui-même, qui dépend de leurs notes et avis.
La bureaucratie apparaît alors comme une camisole sur la tête et des menottes aux poignets des ministres dans leur action gouvernementale.
Les gouvernements bis de la primature et de la présidence
Mais les bureaucraties les plus redoutables et les plus paralysantes sont celles de la primature et de la présidence de la République.
En effet, aux secrétariats généraux de ces deux institutions se trouvent des « divisions » qui sont en fait des répliques des ministères. Ainsi, lorsqu’un dossier de réforme, d’investissement ou de recrutement est initié par un ministère, il est transmis aux services du Premier ministre pour arbitrage. Une fois là-bas, il est confié au conseiller technique responsable de la division concernée, qui le confie ensuite à l’un de ses chargés de mission ou attachés pour observations et propositions.
Tous ces intervenants disposent de tout leur temps pour traiter le dossier et n’hésitent pas à convoquer les ministres pour les sermonner, car au final, c’est leur avis qui détermine la décision. Les ministres deviennent alors de simples « proposants », souvent contraints de corrompre ces conseillers pour voir leurs dossiers avancer.
Après la primature, le dossier atterrit à la présidence de la République, où existe un deuxième gouvernement bis, avec ses conseillers techniques chefs de divisions, que le grand public ignore totalement mais qui ont le pouvoir de vie ou de mort sur les dossiers. Une toute-puissance non compensée par une quelconque responsabilité. Les ministres deviennent de simples collaborateurs soumis aux desiderata de ces conseillers, eux-mêmes chapeautés par le tout-puissant secrétaire général de la présidence.
Fanfaronnades, intrigues et corruption
Toutes ces contraintes structurelles font en sorte que les principales activités des ministres consistent à fanfaronner dans les cérémonies, flanqués de leurs gardes du corps. On ne rate aucune occasion d’aller au village pour des remises de dons ou des « championnats de vacances », dont le budget de couverture médiatique dépasse largement la valeur des dons remis.
L’autre activité majeure des ministres, ce sont les intrigues. Chacun d’eux dispose d’une cour infinie d’indics et de délateurs chargés de rapporter tout ce qui est dit contre lui, et de débusquer tout ennemi potentiel qui souhaite le remplacer. Ces agents doivent justifier leur paie et inventent parfois des faits pour nourrir les tensions.
Mais l’activité principale d’un ministre au Cameroun reste la corruption, notamment les détournements de deniers publics et les rétrocommissions. Ne pouvant pas lancer de grandes réformes ou investissements, les ministres s’acharnent sur leurs budgets de fonctionnement : les « 4-9 », colloques et ateliers bidons, missions fictives, frais de carburant exorbitants, renouvellement intempestif du matériel roulant, impressions invisibles, consommables inexistants, etc.
Finalement, la nomination d’un ministre n’est un événement heureux que pour sa famille, ses proches et amis, qui espèrent être aussi « en haut », à la manière de Donny Elwood. Et ne croyez surtout pas que cette nomination soit une bénédiction pour sa communauté : elle en est souvent la première victime.
D’ailleurs, Marafa Hamidou Yaya, ancien secrétaire général de la présidence, rappelait dans l’une de ses lettres ouvertes à Paul Biya :
« Après la formation du gouvernement consécutive à l’élection présidentielle de 2004, vous m’avez accordé une audience durant laquelle vous m’avez demandé ce que les gens pensent du gouvernement.
Je vous ai répondu qu’avec un effectif d’environ soixante-cinq ministres et assimilés, il apparaissait pléthorique et manquer d’efficacité.
Entre agacement et irritation, vous m’avez déclaré :
» Monsieur le ministre d’État, vous êtes combien de ministres dans ce gouvernement ? Peut-être dix ou quinze tout au plus. Le reste, ce sont des fonctionnaires à qui j’ai donné le titre. »
Et j’ai répondu :
« C’est peut-être vrai, Monsieur le Président de la République. Mais le problème, c’est que ces fonctionnaires, eux, se prennent pour des ministres. » »
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Yan Diomande va rejoindre le Real Madrid
Le Real Madrid est sur le point de frapper un grand coup sur le marché des transferts. Selon les informations de talkSPORT, le club madrilène a trouvé un accord de principe avec le RB Leipzig pour le transfert de l’international ivoirien Yan Diomande.
Le milieu de terrain de 22 ans aurait déjà donné son feu vert en acceptant les termes d’un contrat de cinq saisons avec les Merengue. Sauf retournement de situation, il rejoindra donc la capitale espagnole dans les prochaines semaines.
Pour s’attacher les services de la pépite ivoirienne, le Real Madrid a devancé plusieurs cadors européens. Le Paris Saint-Germain, Arsenal et Liverpool suivaient également le dossier avec insistance. Les Reds avaient même transmis une offre estimée à 86 millions de livres sterling (environ 100 millions d’euros) au mois de juin, sans parvenir à convaincre le joueur.
Ces derniers jours, Yan Diomande avait lui-même alimenté les spéculations en publiant plusieurs messages énigmatiques sur ses réseaux sociaux, laissant clairement entendre qu’un transfert était en préparation.
Si l’opération est officiellement finalisée, le Real Madrid s’offrira l’un des talents africains les plus prometteurs de sa génération, dans la continuité de sa stratégie visant à attirer les meilleurs jeunes joueurs du football mondial.
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célébration du 99eme anniversaire de la fondation de l’armée populaire de libération de Chine
L’Ambassade de la République Populaire de Chine au Cameroun a abrité, ce 24 juillet 2026, la commémoration du 99ᵉ anniversaire de la fondation de l’Armée Populaire de Libération de Chine, au cours d’une cérémonie empreinte d’une grande solennité et de convivialité.
Les festivités se sont ouvertes par l’exécution des hymnes nationaux du Cameroun et de la Chine, symbolisant l’amitié historique et le respect mutuel qui unissent les deux nations. Dans son allocution de circonstance, l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Cameroun a mis en lumière les avancées remarquables accomplies par son pays sur les plans économique, technologique et militaire. Il a, à cet effet, réaffirmé la volonté constante de Pékin de promouvoir avec le Cameroun une coopération dynamique fondée sur le principe du partenariat gagnant-gagnant, au bénéfice mutuel des deux peuples.
Prenant la parole à sa suite, l’Attaché de Défense près l’Ambassade de Chine au Cameroun a salué l’excellence des relations qui lient les Forces de défense des deux États, tout en réitérant l’engagement de son pays à poursuivre et densifier les échanges stratégiques, notamment dans les domaines de la formation, de la logistique et du renforcement des capacités opérationnelles.
… coopération bilatérale constitue un levier précieux pour le partage d’expériences
Cette rencontre d’envergure a enregistré la présence d’un important parterre de hautes personnalités des Forces de défense et de sécurité camerounaises, au rang desquelles le Secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie Nationale, le Délégué Général à la Sûreté Nationale, le Major Général de l’État-Major des Armées, ainsi que plusieurs Officiers Généraux et supérieurs.
Au-delà de son caractère commémoratif, cette célébration a mis en évidence la solidité du partenariat stratégique scellé entre Yaoundé et Pékin. Pour les Forces de défense et de sécurité camerounaises, cette coopération bilatérale constitue un levier précieux pour le partage d’expériences, la montée en puissance des personnels et la consolidation des efforts communs en faveur de la paix, de la stabilité et de la sécurité régionales. Elle traduit la détermination partagée des deux États à bâtir une relation durable, ancrée dans la confiance réciproque et la convergence des intérêts stratégiques, informe le ministère de la Défense.
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Paris ouvre la porte, mais à 170 millions d’euros
Le feuilleton Bradley Barcola connaît un tournant décisif. Alors que le Paris Saint-Germain espérait verrouiller l’avenir de son jeune attaquant avec une prolongation de contrat, le club de la capitale a finalement renoncé. Selon nos informations, l’international français a refusé une ultime proposition il y a trois mois, mettant un terme aux discussions entre les deux parties.
Sous contrat jusqu’en juin 2028, Bradley Barcola ne prolongera donc pas son aventure parisienne. Une décision qui rebat les cartes de son avenir. Si un départ n’était jusqu’ici pas envisagé, il n’est désormais plus exclu. Le PSG, toutefois, n’a aucune intention de brader l’un de ses joueurs les plus prometteurs.
Un prix fixé à 170 millions d’euros
Conscient de la valeur de son ailier de 23 ans, le champion de France a fixé la barre très haut. En cas de transfert, Paris réclame pas moins de 170 millions d’euros. Une valorisation qui s’inscrit dans un marché en pleine inflation, marqué notamment par les transferts de Morgan Rogers vers Chelsea pour 138 millions d’euros et d’Elliot Anderson à Manchester City pour 135 millions d’euros.
Fort d’une excellente Coupe du monde, conclue avec trois réalisations, Barcola continue de séduire les plus grands clubs européens. Sa vitesse, sa capacité à éliminer et son efficacité offensive en font l’un des profils les plus convoités du marché.
Arsenal et Liverpool à l’affût
La Premier League suit de près l’évolution du dossier. Arsenal s’est renseigné sur la situation du Français, mais c’est surtout Liverpool qui affiche un intérêt concret. Les Reds souhaitent renforcer leur secteur offensif, même si le montant réclamé par le PSG est aujourd’hui jugé largement supérieur à leurs intentions financières.
À ce stade, aucune négociation officielle n’a été engagée entre le club parisien et un prétendant.
Une ascension fulgurante
Recruté à l’été 2023 en provenance de l’Olympique Lyonnais pour 45 millions d’euros, Bradley Barcola s’est progressivement imposé dans l’effectif parisien. Lors de la saison écoulée, il a disputé 49 rencontres toutes compétitions confondues, dont 35 comme titulaire, pour un bilan de 13 buts.
Si son avenir semble désormais s’écrire loin du Parc des Princes, le PSG entend faire de son éventuel transfert l’une des plus grosses opérations financières de son histoire. Reste à savoir si un club sera prêt à investir les 170 millions d’euros exigés pour s’attacher les services de l’un des talents les plus prometteurs du football français.
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