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Serge Espoir Matomba réclame un Cameroun souverain et maître de sa monnaie

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Serge Espoir Matomba réclame un Cameroun souverain et maître de sa monnaie
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Dans une lettre ouverte adressée à Paul Biya, Serge Espoir Matomba, Premier secrétaire du Parti Uni pour la Rénovation Sociale (PURS), formule un diagnostic sévère de la situation économique du Cameroun et plaide pour une transformation radicale du modèle en place.

Vie chère, chômage massif des jeunes, dépendance extérieure chronique : l’opposant estime qu’il est urgent de rompre avec les logiques actuelles et d’engager le pays sur la voie d’une souveraineté économique assumée. Une prise de position qui, au-delà du geste politique, relance un débat national longtemps esquivé.

Au cœur de sa démarche, Matomba cible l’architecture monétaire héritée du franc CFA, qu’il décrit comme un frein structurel à l’autonomie du pays. Selon lui, la création d’une monnaie nationale ou régionale, adossée aux ressources locales et soutenue par des institutions fortes, constituerait non pas un isolement mais un acte de responsabilité économique.

Lire la lettre de Serge Espoir Matomba :

LETTRE OUVERTE À SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN
BILLET 1: Pour une relance économique souveraine et durable au Cameroun

Monsieur le Président,

En ma qualité de Premier Secrétaire du Parti Uni pour la Rénovation Sociale (PURS), je vous adresse cette lettre ouverte au nom de tous les citoyens qui aspirent à un Cameroun libre, prospère et souverain.

Notre pays fait face à des défis majeurs: la vie chère, le chômage des jeunes, la précarité sociale et une dépendance financière chronique vis-à-vis des bailleurs internationaux. Ces maux ne sont pas une fatalité. Ils appellent à des décisions audacieuses, à une vision claire et à un engagement ferme pour redonner au Cameroun sa pleine capacité d’action.

1. La souveraineté économique commence par la sortie du franc CFA

Le franc CFA, hérité d’un système monétaire colonial, limite notre autonomie économique. Il est temps d’envisager sérieusement une sortie ordonnée de cette monnaie, en créant une devise nationale ou régionale, gérée par des institutions solides et adossée à nos ressources. Cette réforme, loin d’être un repli, serait un acte de responsabilité et de maturité économique.

2. Une relance économique fondée sur la production, non sur l’endettement

La relance ne peut plus s’appuyer sur une dette extérieure croissante. Il faut rompre avec la logique de dépendance vis-à-vis du FMI, de la Banque mondiale et autres bailleurs. Le Cameroun doit investir dans ses propres forces: l’agriculture, l’énergie, l’industrie locale, la transformation de ses matières premières. C’est ainsi que nous créerons des emplois durables et que nous réduirons la pauvreté.

3. Taxation des multinationales et renégociation des contrats léonins

Nous devons reprendre le contrôle sur les ressources naturelles en exigeant de renégocier les contrats léonins qui privent l’État de sa souveraineté économique. Cela passe par une fiscalité véritablement équitable, capable de taxer correctement les multinationales et de mettre en place des mécanismes fermes contre l’évasion fiscale. En parallèle, il devient urgent de renégocier les concessions pétrolières, minières et forestières, tout en imposant des quotas de transformation locale afin que la valeur ajoutée reste enfin dans le pays.

4. Un Cameroun où chaque citoyen vit dignement

La prospérité ne se mesure pas seulement en chiffres macroéconomiques. Elle se vit dans les foyers, dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les quartiers. Il est urgent de garantir à chaque Camerounais un accès équitable à l’éducation, à la santé, à la sécurité et à un emploi décent. Cela exige une gouvernance transparente, une planification stratégique et une volonté politique affirmée.

Monsieur le Président, l’histoire offre parfois des moments où le destin d’un peuple peut basculer vers la grandeur. Ce moment est venu. Le Cameroun peut devenir le moteur économique de l’Afrique centrale, à condition de prendre les décisions qui s’imposent.

Je vous exhorte, avec respect et détermination, à engager notre pays sur la voie de la souveraineté économique, de la relance productive et du progrès social.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

Serge Espoir MATOMBA
Premier Secrétaire du PURS

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le maire de Makary fait le lien avec l’arrestation d’un présumé ravitailleur de Boko Haram

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le maire de Makary fait le lien avec l’arrestation d’un présumé ravitailleur de Boko Haram
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Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.

Selon le maire de la commune de Makary, Agbassi Adoum, joint au téléphone par le journaliste Jean Charles Biyo’o Ella, il est fort probable que l’attaque de Madegoua survenue vers 2 h du matin ce 17 septembre et qui a coûté la vie à 13 personnes, toutes inhumées ce matin, soit une opération de représailles !

Tôt ce jeudi vers 2 h du matin, alors que les habitants dormaient, une escouade d’hommes armés a fait irruption dans la localité. Les premiers tirs ont brutalement réveillé les populations. Les assaillants ont alors ouvert le feu sur plusieurs habitants, faisant treize morts et plusieurs blessés.

Des enfants auraient également été enlevés au cours de cette incursion, selon la même source. Le nombre exact des personnes kidnappées reste toutefois à établir.

Pour le maire de Makary, cette attaque pourrait être liée à une opération de représailles. L’édile fait le rapprochement avec l’arrestation, le 9 août dernier, d’un homme présenté comme un présumé ravitailleur de Boko Haram. Le suspect, domicilié à Ngouma, avait été interpellé à Dougoum-Silo, dans l’arrondissement de Hilé-Alifa, avec une importante cargaison de munitions.

Selon les éléments rendus publics à l’époque par la Gendarmerie nationale, les forces de l’ordre avaient découvert 7 412 munitions de calibre 7,62 × 39 millimètres, dissimulées dans trois bidons. Le suspect avait ensuite été conduit à l’état-major de la compagnie de gendarmerie de Makary pour les besoins de l’enquête.

Pour le maire, l’homme avait été dénoncé par des habitants avant son interpellation. L’attaque de Madégoua, survenue tôt ce matin, serait donc, selon lui, une vengeance contre une population accusée d’avoir contribué à son arrestation. Une hypothèse qui reste, à ce stade, à confirmer par les autorités sécuritaires et judiciaires.

Cette nouvelle attaque rappelle l’incursion menée en juin dernier à Afadé, autre localité de l’arrondissement de Makary. Des hommes armés avaient alors fait irruption de nuit au palais du sultan et enlevé plusieurs personnes, parmi lesquelles deux filles du chef traditionnel, âgées de cinq et quatorze ans.

À Madégoua, l’heure est désormais au deuil et à l’inquiétude. Dans cette partie du Logone-et-Chari, les populations restent exposées aux incursions nocturnes, aux enlèvements et aux attaques attribués aux groupes armés actifs autour du bassin du lac Tchad.

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Logone-et-Chari : 13 morts dans une attaque à Madegoua

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Le village de Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été attaqué dans la nuit du mercredi au […]

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Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC

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Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC
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L’ancien premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Mamadou Yacouba Mota, a vivement réagi à la décision du Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou dans l’affaire opposant le parti à trois de ses anciens militants, dont Willy Mengue.

Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, M. Mota s’en prend particulièrement à Willy Mengue, qu’il accuse d’avoir choisi la voie judiciaire pour contester le fonctionnement interne du MRC.

« Le cas d’école Willy Mengue », écrit-il en ouverture, avant de dénoncer ce qu’il présente comme une démarche contraire, selon lui, au combat politique mené par le parti.

Le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou s’est déclaré, jeudi, incompétent pour examiner en référé la demande introduite par Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure, dite Laure Noutchang, et Sébastien Mbala Wouria II. Les trois requérants sollicitaient notamment la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du MRC.

Lire la sortie de Mamadou Mota :

« De l’art d’être le dindon d’une farce tragique : le cas d’école Willy Mengue.

Mes chers amis, s’il y a bien une leçon à tirer des soubresauts politiques qui agitent notre scène nationale, c’est que le ridicule possède désormais ses propres professionnels. Pour comprendre la dernière sortie numérique de Monsieur Willy Mengue, il convient d’abord de rappeler le décor. Nous ne sommes pas dans une démocratie scandinave où l’on débat du budget autour d’un thé. Nous sommes au Cameroun, un pays où faire de l’opposition et en particulier au MRC s’apparente à une discipline de haute voltige sans filet.

L’acharnement du régime de Yaoundé n’est plus une tactique, c’est une seconde nature. Arrestations arbitraires, interdictions systématiques, diabolisation médiatique : l’appareil d’État déploie un zèle kafkaïen pour étouffer le moindre souffle de dissidence. Et c’est précisément au milieu de cette tempête, alors que ses anciens camarades font face aux vents contraires avec un courage qui force le respect, que Monsieur Willy Mengue a eu cette illumination magistrale : traîner son propre parti en justice. Quelle audace. Quelle vision stratégique.

Malheureusement pour lui, son plan s’est fracassé sur un écueil prévisible : la justice s’est déclarée incompétente. Traduction politique : circulez, il n’y a rien à voir.

En renvoyant ce plaignant égaré à ses chères études, le tribunal n’a pas seulement douché ses ambitions de grandeur ; il a involontairement privé le MINAT d’un hochet qu’il s’apprêtait à agiter avec gourmandise pour déstabiliser l’opposition. Mais le summum de l’art dramatique est atteint lorsque l’intéressé se répand sur Facebook, la mine défaite, en écrivant : « Quelle triste nouvelle pour le MRC ». Voyez-vous cela.

Monsieur joue les Tartuffes de la démocratie. Il feint de pleurer sur le sort d’un parti qu’il a lui-même tenté de saboter. La vérité, c’est que la triste nouvelle n’est que pour lui, et pour cette cohorte d’opportunistes qui n’ont jamais compris la gravité de la tâche qui leur incombait. Ils ont confondu le combat pour la liberté avec une vulgaire querelle d’arrière-boutique, jouant avec une constance touchante le rôle d’idiots utiles pour un régime qui n’en demandait pas tant. Heureusement, face à ce vaudeville juridico-politique, il restait des adultes dans la pièce.

Je tiens à saluer le collectif Souop Sylvain. Votre patience face à l’absurde, votre abnégation et votre rigueur ont agi comme un puissant révélateur. Vous avez démontré que face aux marionnettes et aux maîtres du cynisme d’État, la droiture et la constance restent les seules boussoles. Les masques sont tombés, et le spectacle est terminé.

Mamadou Mota

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