Actualités locales
Mbemba héroïque, Mbeumo tragique, le Cameroun éliminé des barrages du Mondial 2026
La RDC a écarté le Cameroun (0-1) ce jeudi pour se qualifier en finale des barrages africains de la Coupe du monde 2026. Les Léopards disputeront une place pour les barrages intercontinentaux dimanche face au Nigeria. Voici les Tops et les Flops de ce match Cameroun-RDC.
Il aura mis du temps, mais le fimbu est bien sorti. Dans les arrêts de jeu de cette deuxième demi-finale des barrages pour la Coupe du monde 2026 zone Afrique, au Stade Al Barid, à Rabat au Maroc, les Congolais sont parvenus à produire leur célébration iconique après la délivrance intervenue à la 91e minute de jeu.
Le capitaine Chancel Mbemba a jailli sur corner pour reprendre un ballon au fond des filets, éliminant le Cameroun, et envoyant la RDC en finale contre le Nigeria en vue d’un ticket pour les barrages intercontinentaux, dernier passage obligé vers la Coupe du monde.
Les tops du match Cameroun-RDC
Chancel Mbemba évidemment
Le capitaine des Léopards ne pouvait pas rêver mieux pour sa 100e cape avec les Léopards. Mis sous pression à l’entame, à l’image de l’équipe (averti à la 21e pour une semelle sur son vis-à-vis), le défenseur central de 31 ans est monté crescendo jusqu’à son but libérateur. Déjà décisif sur un centre dangereux dévié à la 27e, il est indubitablement le héros de cette rencontre. Si les attaquants ont gâché, lui a répondu présent.
L’entrée gagnante de Brian Cipenga
Son entrée a été salutaire aux Léopards. Sorti du banc à la 75e, l’ailier de Castellón, en seconde division espagnole, est à l’origine du corner qui amène le but. Puisque, c’est son centre-tir réalisé à gauche qui est dévié en corner par André Onana. Mais ce n’est pas tout. En effet, il était également à la baguette du coup de pied arrêté botté du coin droit. Alors qu’il signait seulement sa deuxième cape, le joueur de 27 ans a marqué des points importants en prévision de la liste pour la CAN 2025 (du 21 décembre au 18 janvier au Maroc).
Onana et Mpasi, des gardiens de choc
Si le Cameroun et la RDC n’ont pas réussi à trouver la faille dans le temps réglementaire, c’est en grande partie à cause des gardiens. Ces derniers ont longtemps été infranchissables sur leurs lignes respectives.
Un temps incertain en raison d’une douleur à la cheville, André Onana était le plus en vue. Le portier du Cameroun s’est brillamment interposé devant Théo Bongonda (31e) et Cédric Bakambu (60e) avant de claquer de justesse un centre-tir de Cipenga en corner. Il ne pouvait strictement rien sur la reprise de Mbemba (90e+1).
Moins sollicité, son homologue Lionel Mpasi a rassuré sa défense dans les ultimes minutes de jeu avec ses précieuses sorties aériennes lorsque le Cameroun poussait pour l’égalisation. Battu à la 65e, il était tout heureux de voir une balle de but de Bryan Mbeumo frôler son poteau droit.
Les flops du match Cameroun-RDC
Bryan Mbeumo, le tournant du match
On attendait plus de lui. L’ailier de Manchester United a manqué d’inspiration ce jeudi à l’image des Lions Indomptables. Alors qu’il tenait la balle de l’ouverture du score à la 65e, l’ancien de Brentford a de plus manqué de précision en tirant à quelques millimètres du poteau droit de Mpasi. Un raté qui coûte cher aux Lions Indomptables.
Marc Brys a perdu son duel
Il a perdu son duel à distance contre son homologue Sébastien Desabre, auteur d’un coaching payant avec l’entrée en jeu du futur passeur décisif pour Mbemba, Brian Cipenga. Le sélectionneur du Cameroun s’est globalement trompé dans ses choix. Aucun de ses changements n’a su relancer la partie. Déjà dans le collimateur de la fédération (Fecafoot), il devrait rester en poste pour la CAN mais jouera gros au Maroc.
L’arbitrage pas au niveau des barrages
Décidément, l’arbitrage n’était pas au rendez-vous de ces demi-finales de barrages africains. Après un penalty oublié lors de Nigeria-Gabon (4-1 ap.), les officiels ont fermé les yeux sur un autre suite à l’effondrement de Christian Bassogog dans la surface à la 81e. Frustrant à ce niveau.
Afrik-Foot
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le maire de Makary fait le lien avec l’arrestation d’un présumé ravitailleur de Boko Haram

Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.
Selon le maire de la commune de Makary, Agbassi Adoum, joint au téléphone par le journaliste Jean Charles Biyo’o Ella, il est fort probable que l’attaque de Madegoua survenue vers 2 h du matin ce 17 septembre et qui a coûté la vie à 13 personnes, toutes inhumées ce matin, soit une opération de représailles !
Tôt ce jeudi vers 2 h du matin, alors que les habitants dormaient, une escouade d’hommes armés a fait irruption dans la localité. Les premiers tirs ont brutalement réveillé les populations. Les assaillants ont alors ouvert le feu sur plusieurs habitants, faisant treize morts et plusieurs blessés.
Des enfants auraient également été enlevés au cours de cette incursion, selon la même source. Le nombre exact des personnes kidnappées reste toutefois à établir.
Pour le maire de Makary, cette attaque pourrait être liée à une opération de représailles. L’édile fait le rapprochement avec l’arrestation, le 9 août dernier, d’un homme présenté comme un présumé ravitailleur de Boko Haram. Le suspect, domicilié à Ngouma, avait été interpellé à Dougoum-Silo, dans l’arrondissement de Hilé-Alifa, avec une importante cargaison de munitions.
Selon les éléments rendus publics à l’époque par la Gendarmerie nationale, les forces de l’ordre avaient découvert 7 412 munitions de calibre 7,62 × 39 millimètres, dissimulées dans trois bidons. Le suspect avait ensuite été conduit à l’état-major de la compagnie de gendarmerie de Makary pour les besoins de l’enquête.
Pour le maire, l’homme avait été dénoncé par des habitants avant son interpellation. L’attaque de Madégoua, survenue tôt ce matin, serait donc, selon lui, une vengeance contre une population accusée d’avoir contribué à son arrestation. Une hypothèse qui reste, à ce stade, à confirmer par les autorités sécuritaires et judiciaires.
Cette nouvelle attaque rappelle l’incursion menée en juin dernier à Afadé, autre localité de l’arrondissement de Makary. Des hommes armés avaient alors fait irruption de nuit au palais du sultan et enlevé plusieurs personnes, parmi lesquelles deux filles du chef traditionnel, âgées de cinq et quatorze ans.
À Madégoua, l’heure est désormais au deuil et à l’inquiétude. Dans cette partie du Logone-et-Chari, les populations restent exposées aux incursions nocturnes, aux enlèvements et aux attaques attribués aux groupes armés actifs autour du bassin du lac Tchad.
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Logone-et-Chari : 13 morts dans une attaque à Madegoua
Le village de Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été attaqué dans la nuit du mercredi au […]
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Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC

L’ancien premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Mamadou Yacouba Mota, a vivement réagi à la décision du Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou dans l’affaire opposant le parti à trois de ses anciens militants, dont Willy Mengue.
Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, M. Mota s’en prend particulièrement à Willy Mengue, qu’il accuse d’avoir choisi la voie judiciaire pour contester le fonctionnement interne du MRC.
« Le cas d’école Willy Mengue », écrit-il en ouverture, avant de dénoncer ce qu’il présente comme une démarche contraire, selon lui, au combat politique mené par le parti.
Le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou s’est déclaré, jeudi, incompétent pour examiner en référé la demande introduite par Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure, dite Laure Noutchang, et Sébastien Mbala Wouria II. Les trois requérants sollicitaient notamment la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du MRC.
Lire la sortie de Mamadou Mota :
« De l’art d’être le dindon d’une farce tragique : le cas d’école Willy Mengue.
Mes chers amis, s’il y a bien une leçon à tirer des soubresauts politiques qui agitent notre scène nationale, c’est que le ridicule possède désormais ses propres professionnels. Pour comprendre la dernière sortie numérique de Monsieur Willy Mengue, il convient d’abord de rappeler le décor. Nous ne sommes pas dans une démocratie scandinave où l’on débat du budget autour d’un thé. Nous sommes au Cameroun, un pays où faire de l’opposition et en particulier au MRC s’apparente à une discipline de haute voltige sans filet.
L’acharnement du régime de Yaoundé n’est plus une tactique, c’est une seconde nature. Arrestations arbitraires, interdictions systématiques, diabolisation médiatique : l’appareil d’État déploie un zèle kafkaïen pour étouffer le moindre souffle de dissidence. Et c’est précisément au milieu de cette tempête, alors que ses anciens camarades font face aux vents contraires avec un courage qui force le respect, que Monsieur Willy Mengue a eu cette illumination magistrale : traîner son propre parti en justice. Quelle audace. Quelle vision stratégique.
Malheureusement pour lui, son plan s’est fracassé sur un écueil prévisible : la justice s’est déclarée incompétente. Traduction politique : circulez, il n’y a rien à voir.
En renvoyant ce plaignant égaré à ses chères études, le tribunal n’a pas seulement douché ses ambitions de grandeur ; il a involontairement privé le MINAT d’un hochet qu’il s’apprêtait à agiter avec gourmandise pour déstabiliser l’opposition. Mais le summum de l’art dramatique est atteint lorsque l’intéressé se répand sur Facebook, la mine défaite, en écrivant : « Quelle triste nouvelle pour le MRC ». Voyez-vous cela.
Monsieur joue les Tartuffes de la démocratie. Il feint de pleurer sur le sort d’un parti qu’il a lui-même tenté de saboter. La vérité, c’est que la triste nouvelle n’est que pour lui, et pour cette cohorte d’opportunistes qui n’ont jamais compris la gravité de la tâche qui leur incombait. Ils ont confondu le combat pour la liberté avec une vulgaire querelle d’arrière-boutique, jouant avec une constance touchante le rôle d’idiots utiles pour un régime qui n’en demandait pas tant. Heureusement, face à ce vaudeville juridico-politique, il restait des adultes dans la pièce.
Je tiens à saluer le collectif Souop Sylvain. Votre patience face à l’absurde, votre abnégation et votre rigueur ont agi comme un puissant révélateur. Vous avez démontré que face aux marionnettes et aux maîtres du cynisme d’État, la droiture et la constance restent les seules boussoles. Les masques sont tombés, et le spectacle est terminé.
Mamadou Mota
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