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« Legal Hub » : un levier juridique pour stabiliser et monétiser durablement le capital naturel du Cameroun

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« Legal Hub » : un levier juridique pour stabiliser et monétiser durablement le capital naturel du Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun franchit une nouvelle étape dans la modernisation de la gestion de sa biodiversité avec le lancement du « Legal Hub », une plateforme numérique destinée à renforcer l’analyse juridique et l’efficacité des réformes liées à la gestion durable de la faune. Présenté le 7 novembre 2025 à Yaoundé lors d’un atelier organisé par le ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) en partenariat avec la FAO, l’outil s’intègre au Programme de gestion durable de la faune (SWM), déployé dans 17 pays pilotes dont le Cameroun.

Le Legal Hub centralise les textes, jurisprudences et analyses juridiques liés à la faune afin de soutenir la modernisation du cadre législatif, d’améliorer la transparence institutionnelle et de renforcer les capacités des acteurs publics. « Il s’agit d’un outil stratégique pour la justice environnementale, une réponse aux défis de durabilité et de résilience, et une approche collaborative et inclusive », a souligné le Dr Antonio Luís Querido, représentant de la FAO au Cameroun.

Un outil à fort impact économique

Au-delà de la conservation, le Legal Hub intervient dans un secteur où les enjeux économiques sont déterminants. La faune sauvage constitue un capital naturel générateur de revenus pour les communautés rurales, soutient des filières artisanales et touristiques en croissance, et représente un actif stratégique pour l’économie verte. Les pertes liées au braconnage et aux trafics illicites se chiffrent chaque année en milliards de FCFA, affaiblissant les recettes publiques et décourageant les investissements structurants. Par ailleurs, la conformité juridique et la transparence conditionnent l’accès du pays aux financements climat, notamment REDD+ et aux instruments multilatéraux de conservation.

Dans ce contexte, le Legal Hub se positionne comme un levier de compétitivité économique, permettant de réduire les risques, de sécuriser les chaînes de valeur légales et de renforcer la crédibilité du Cameroun auprès de ses partenaires financiers.

Un soutien opérationnel à la nouvelle loi faunique

La plateforme accompagne la mise en œuvre de la loi n°2024/008 du 24 juillet 2024 sur les forêts et la faune, considérée comme un texte structurant pour la gouvernance environnementale. La loi renforce la lutte contre le braconnage, améliore la protection de la biodiversité, reconnaît les droits coutumiers des communautés locales et consolide les mécanismes contre la criminalité environnementale. Selon Joseph Nyongwen, secrétaire général du MINFOF, le Legal Hub est « le symbole d’une volonté politique affirmée de renforcer l’État de droit dans le secteur de la faune et des forêts, de lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, et de promouvoir la justice environnementale et sociale ».

Un instrument de transparence et de gouvernance

Conçu comme une base de données interactive, le Legal Hub rassemblera les textes nationaux et régionaux relatifs à la faune. Accessible aux juristes, décideurs, chercheurs et communautés, il facilitera l’harmonisation des normes, la veille juridique et l’évaluation continue des réformes. Son ambition dépasse la simple compilation documentaire : il doit devenir un outil de gouvernance renforçant l’efficacité administrative et la transparence publique.

En positionnant la biodiversité comme un actif économique stratégique, le Cameroun adopte une approche moderne de la gestion environnementale. L’efficacité du Legal Hub dépendra de son appropriation par les institutions, de la qualité des données mises à disposition et de sa capacité à irriguer les décisions publiques. Dans un contexte de pressions croissantes sur les écosystèmes, l’outil pourrait jouer un rôle structurant : réduire les pertes économiques liées aux trafics, attirer des financements verts et consolider un secteur faunique porteur d’emplois et de revenus.

La réussite du dispositif reposera sur une coordination étroite entre administration, justice, communautés locales et partenaires internationaux afin de transformer cette innovation juridique en moteur de durabilité et de croissance.

Amina Malloum

Lire aussi :

30-07-2025 – Les ressources naturelles du Cameroun évaluées à plus de 130 000 milliards FCFA23-07-2025 – Forêt et faune : l’écosystème du Cameroun évalué à plus de 37 000 milliards FCFA

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le maire de Makary fait le lien avec l’arrestation d’un présumé ravitailleur de Boko Haram

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le maire de Makary fait le lien avec l’arrestation d’un présumé ravitailleur de Boko Haram
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Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.

Selon le maire de la commune de Makary, Agbassi Adoum, joint au téléphone par le journaliste Jean Charles Biyo’o Ella, il est fort probable que l’attaque de Madegoua survenue vers 2 h du matin ce 17 septembre et qui a coûté la vie à 13 personnes, toutes inhumées ce matin, soit une opération de représailles !

Tôt ce jeudi vers 2 h du matin, alors que les habitants dormaient, une escouade d’hommes armés a fait irruption dans la localité. Les premiers tirs ont brutalement réveillé les populations. Les assaillants ont alors ouvert le feu sur plusieurs habitants, faisant treize morts et plusieurs blessés.

Des enfants auraient également été enlevés au cours de cette incursion, selon la même source. Le nombre exact des personnes kidnappées reste toutefois à établir.

Pour le maire de Makary, cette attaque pourrait être liée à une opération de représailles. L’édile fait le rapprochement avec l’arrestation, le 9 août dernier, d’un homme présenté comme un présumé ravitailleur de Boko Haram. Le suspect, domicilié à Ngouma, avait été interpellé à Dougoum-Silo, dans l’arrondissement de Hilé-Alifa, avec une importante cargaison de munitions.

Selon les éléments rendus publics à l’époque par la Gendarmerie nationale, les forces de l’ordre avaient découvert 7 412 munitions de calibre 7,62 × 39 millimètres, dissimulées dans trois bidons. Le suspect avait ensuite été conduit à l’état-major de la compagnie de gendarmerie de Makary pour les besoins de l’enquête.

Pour le maire, l’homme avait été dénoncé par des habitants avant son interpellation. L’attaque de Madégoua, survenue tôt ce matin, serait donc, selon lui, une vengeance contre une population accusée d’avoir contribué à son arrestation. Une hypothèse qui reste, à ce stade, à confirmer par les autorités sécuritaires et judiciaires.

Cette nouvelle attaque rappelle l’incursion menée en juin dernier à Afadé, autre localité de l’arrondissement de Makary. Des hommes armés avaient alors fait irruption de nuit au palais du sultan et enlevé plusieurs personnes, parmi lesquelles deux filles du chef traditionnel, âgées de cinq et quatorze ans.

À Madégoua, l’heure est désormais au deuil et à l’inquiétude. Dans cette partie du Logone-et-Chari, les populations restent exposées aux incursions nocturnes, aux enlèvements et aux attaques attribués aux groupes armés actifs autour du bassin du lac Tchad.

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Logone-et-Chari : 13 morts dans une attaque à Madegoua

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Le village de Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été attaqué dans la nuit du mercredi au […]

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Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC

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Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC
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L’ancien premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Mamadou Yacouba Mota, a vivement réagi à la décision du Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou dans l’affaire opposant le parti à trois de ses anciens militants, dont Willy Mengue.

Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, M. Mota s’en prend particulièrement à Willy Mengue, qu’il accuse d’avoir choisi la voie judiciaire pour contester le fonctionnement interne du MRC.

« Le cas d’école Willy Mengue », écrit-il en ouverture, avant de dénoncer ce qu’il présente comme une démarche contraire, selon lui, au combat politique mené par le parti.

Le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou s’est déclaré, jeudi, incompétent pour examiner en référé la demande introduite par Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure, dite Laure Noutchang, et Sébastien Mbala Wouria II. Les trois requérants sollicitaient notamment la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du MRC.

Lire la sortie de Mamadou Mota :

« De l’art d’être le dindon d’une farce tragique : le cas d’école Willy Mengue.

Mes chers amis, s’il y a bien une leçon à tirer des soubresauts politiques qui agitent notre scène nationale, c’est que le ridicule possède désormais ses propres professionnels. Pour comprendre la dernière sortie numérique de Monsieur Willy Mengue, il convient d’abord de rappeler le décor. Nous ne sommes pas dans une démocratie scandinave où l’on débat du budget autour d’un thé. Nous sommes au Cameroun, un pays où faire de l’opposition et en particulier au MRC s’apparente à une discipline de haute voltige sans filet.

L’acharnement du régime de Yaoundé n’est plus une tactique, c’est une seconde nature. Arrestations arbitraires, interdictions systématiques, diabolisation médiatique : l’appareil d’État déploie un zèle kafkaïen pour étouffer le moindre souffle de dissidence. Et c’est précisément au milieu de cette tempête, alors que ses anciens camarades font face aux vents contraires avec un courage qui force le respect, que Monsieur Willy Mengue a eu cette illumination magistrale : traîner son propre parti en justice. Quelle audace. Quelle vision stratégique.

Malheureusement pour lui, son plan s’est fracassé sur un écueil prévisible : la justice s’est déclarée incompétente. Traduction politique : circulez, il n’y a rien à voir.

En renvoyant ce plaignant égaré à ses chères études, le tribunal n’a pas seulement douché ses ambitions de grandeur ; il a involontairement privé le MINAT d’un hochet qu’il s’apprêtait à agiter avec gourmandise pour déstabiliser l’opposition. Mais le summum de l’art dramatique est atteint lorsque l’intéressé se répand sur Facebook, la mine défaite, en écrivant : « Quelle triste nouvelle pour le MRC ». Voyez-vous cela.

Monsieur joue les Tartuffes de la démocratie. Il feint de pleurer sur le sort d’un parti qu’il a lui-même tenté de saboter. La vérité, c’est que la triste nouvelle n’est que pour lui, et pour cette cohorte d’opportunistes qui n’ont jamais compris la gravité de la tâche qui leur incombait. Ils ont confondu le combat pour la liberté avec une vulgaire querelle d’arrière-boutique, jouant avec une constance touchante le rôle d’idiots utiles pour un régime qui n’en demandait pas tant. Heureusement, face à ce vaudeville juridico-politique, il restait des adultes dans la pièce.

Je tiens à saluer le collectif Souop Sylvain. Votre patience face à l’absurde, votre abnégation et votre rigueur ont agi comme un puissant révélateur. Vous avez démontré que face aux marionnettes et aux maîtres du cynisme d’État, la droiture et la constance restent les seules boussoles. Les masques sont tombés, et le spectacle est terminé.

Mamadou Mota

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