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Détournements, blanchiment, luxe : vers la confiscation de tous les biens du clan Bongo

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Détournements, blanchiment, luxe : vers la confiscation de tous les biens du clan Bongo
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Détournements, blanchiment, luxe : vers la confiscation de tous les biens du clan Bongo

Le Palais de justice de Libreville est devenu, depuis deux jours, le théâtre d’une déconstruction méthodique d’un système familial accusé d’avoir confondu la fortune publique et les intérêts privés. Dans une salle comble, les témoins se succèdent, tandis que la voix du procureur résonne avec la gravité d’un verdict autant moral que judiciaire, relate nos confrères de Gabonreview.

Lire ici le récit :

Dans un réquisitoire qualifié de «virulent», le procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Eddy Narcisse Minang, a demandé vingt ans de prison ferme pour chacun des deux accusés, assortis d’une amende de cent millions de francs CFA et de la confiscation au profit de l’État de tous leurs avoirs : comptes bancaires, hôtels particuliers, actifs pétroliers et miniers, ainsi qu’une cinquantaine d’entreprises. Le parquet réclame en outre le remboursement de 4,4 milliards de francs CFA au Trésor public.

Selon le magistrat, Sylvia et Noureddin Bongo ont «travesti le pouvoir présidentiel» après l’accident vasculaire cérébral du président Ali Bongo Ondimba en 2018. Il a décrit «un duo culturellement éloigné du pays, mais pécuniairement très proche», estimant que l’ex-première dame aurait perçu 16 milliards de francs CFA du Trésor public pour ses «besoins personnels». Le procureur a par ailleurs évoqué des preuves présumées de blanchiment d’argent, notamment l’achat de jets privés et de biens immobiliers de prestige à Londres et Marrakech, financés par des fonds publics.

Les témoignages entendus depuis le début du procès viennent appuyer les accusations du ministère public. Kim Oun, ancien assistant personnel de Sylvia Bongo, a livré un récit saisissant d’un train de vie somptuaire : entre 1,8 et 2,4 milliards de francs CFA dépensés chaque année en robes, bijoux et œuvres d’art, sans compter le financement de cent véhicules pour la campagne présidentielle de 2023, estimée à 80 milliards de francs CFA. Selon lui, «toutes les décisions finales relevaient de Noureddin Bongo», qui supervisait personnellement des transferts d’argent liquide vers Dubaï.

Les témoins, tels Kim Oun (ancien assistant personnel et chargé du protocole de Sylvia Bongo dont il était aussi le gérant principal de plusieurs entreprises, souvent décrit comme son homme à tout faire) et Jordan Camuzet, (ami d’enfance de Noureddin Bongo et intermédiaire financier) ont décrit la mise en place d’un système parallèle de gestion des ressources publiques après 2018. Le premier a rappelé que le Trésor public finançait voyages privés, salaires du personnel et entretien d’avions personnels, ajoutant que ces dépenses représentaient «un lourd fardeau pour le contribuable gabonais».

Quant à Jordan Camuzet, il a parlé d’un Noureddin exerçant «un pouvoir quasi-présidentiel», capable de convoquer des responsables administratifs et de piloter d’importantes transactions foncières, notamment à Nkok, où un terrain de 110 hectares a été évalué à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

Le procès, qui devrait s’achever le 14 novembre, s’annonce comme l’un des plus emblématiques de l’histoire judiciaire gabonaise. Les accusés, poursuivis pour détournement de fonds publics, corruption active, blanchiment, contrefaçon de sceaux officiels, usurpation de fonctions et association de malfaiteurs, continuent de nier les faits. Selon l’arrêt de renvoi, ils affirment avoir perçu des primes et rémunérations légales leur permettant d’acquérir leurs biens. Mais pour une grande partie de l’opinion, le symbole dépasse le cadre judiciaire : il s’agit désormais de trancher entre fortune privée et richesse publique, et de savoir si la justice gabonaise saura, cette fois, réconcilier pouvoir et vérité.

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13 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram à Madegoua

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13 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram à Madegoua
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Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.

Des assaillants présentés comme des éléments de Boko Haram ont fait irruption dans cette localité aux environs de 2 heures du matin. Le bilan provisoire fait état de 13 personnes tuées sur place et de deux autres décédées des suites de leurs blessures à l’hôpital de district de Makary. Plusieurs personnes ont également été enlevées, tandis que des blessés ont été évacués vers des structures sanitaires.

Joint au téléphone par notre rédaction pour faire le point sur la situation, le maire de la commune de Makary, M. Abakar Abba, a déclaré : « Nous sommes sous le choc. Les autorités administratives, militaires et politiques sont immédiatement descendues sur les lieux. C’est la toute première fois que ce village subit une telle attaque. Le bilan est très lourd avec plusieurs décès, de nombreux blessés et des villageois enlevés. La population est plongée dans la peur et la désolation, mais les forces de défense et de sécurité sont déployées pour sécuriser la zone et retrouver les personnes disparues. »

Cette nouvelle incursion intervient dans un contexte déjà difficile pour les populations du Logone-et-Chari. La faiblesse des précipitations et ses conséquences sur les activités agro-pastorales viennent accentuer les difficultés quotidiennes des communautés. À cette situation s’ajoute désormais la crainte liée à la recrudescence des violences, plongeant de nombreuses familles dans l’inquiétude et l’incertitude.

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Le jour où, par décret présidentiel, le Cameroun a exclu ses propres enfants de la coupe du monde

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« Il y a quelques jours, le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o s’est déplacé en Europe pour rencontrer des binationaux susceptibles de rejoindre les sélections […]

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4 membres d’une même famille ensevelis dans un glissement de terrain à Nkomo

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4 membres d’une même famille ensevelis dans un glissement de terrain à Nkomo
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Un éboulement de terrain a causé la mort d’au moins quatre personnes mercredi 16 septembre, au quartier Nkomo, dans l’arrondissement de Yaoundé IV.

Quatre membres d’une même famille ont tragiquement péri dans un glissement de terrain survenu le mercredi 16 septembre, aux environs de 17 heures, au sein du quartier Maetur Nkomo, situé dans le quatrième arrondissement de Yaoundé. La catastrophe, localisée à l’arrière du lycée technique d’Ekounou, a intégralement enseveli une habitation.

Parmi les défunts figurent une mère de famille, ses deux enfants respectifs âgés de 8 et 11 ans, ainsi que sa belle-sœur. Au terme des opérations de secours et de l’extraction des corps des décombres, trois dépouilles ont été transférées à la morgue de l’hôpital Jamot de Yaoundé, tandis que la quatrième a été acheminée vers le Centre des technologies des forces armées (CFTA) d’Ekounou.

Les causes exactes ainsi que les circonstances précises de ce drame restent, à ce jour, à élucider.

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