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Shanda Tonme : « nous restons une terre de tolérance et d’hospitalité »

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Shanda Tonme : « nous restons une terre de tolérance et d’hospitalité »
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Shanda Tonme : « nous restons une terre de tolérance et d’hospitalité »

Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR), dit non à la surenchère suicidaire dans notre pays.

Non à la surenchère suicidaire

Nous restons une terre de tolérance et d’hospitalité

Une terre dont la profonde diversité impose le dialogue

Face à la réalité des exigences de la préservation de notre cohésion nationale, de notre intégrité territoriale ainsi que de notre unité, il faut écarter toutes les tentations de surenchère suicidaire. Certes, une élection est susceptible de changer le cours de l’histoire, de refaçonner complètement le destin d’une nation, positivement ou négativement, mais la mesure des enjeux demeure la priorité, le préalable, et la clé de chaque action, de chaque ambition ainsi que de chaque projet.

J’ai contemplé avec parfois des larmes, quelques compatriotes debout avec des discours à faire brûler tout sur leur passage. J’ai regardé avec regrets et amertume, quelques autres faisant leurs bagages pour un voyage dans l’inconnu. J’ai entendu des cris de désespoir et des chants de lamentation. Mais j’ai regardé partout autour de moi, partout jusque dans les rêves, et j’ai compris l’importance de préserver un pays, de parler avec prudence, de juger avec attention et sagesse, et de condamner avec recul et retenue.

J’ai déjà souligné dans une tribune, ce que furent les années de braise pour notre pays, nos enfants, notre société, notre destin. J’ai montré à suffire, comment et combien inintelligents nous étions, au point de rater complètement le tournant de notre histoire politique contemporaine. J’entends à nouveau, avec peur, amertume et découragement pour ne pas dire surprise et déception, quelques vendeurs de projets politiques obscurs prêcher la surenchère.

C’est grave, intolérable, inacceptable, inconcevable et irresponsable. Mais alors, vous, messieurs et mesdames, chers compatriotes, dites-nous donc, ce que vous voulez et comment vous le voulez, si de votre point de vue de savants politiques, construire une union serait une catastrophe. Il y a bien eu une union dite plateforme pour le changement. Pourquoi penser que la même chose, pour un gouvernement de large ouverture, restreint et conséquent serait un crime ?

Non, nous n’allons pas tuer le génie, nous lamenter pour l’éternité, construire des châteaux de nouvelles haines et de nouveaux radicalismes, parce qu’une élection nous aura déplu. C’est quoi la révolution de la rue, sinon le supplice des couches pauvres, des mendiants, des chômeurs et des laissés-pour compte ? L’important n’est-il pas, à la fin de préserver ces couches, et travailler à les satisfaire, à leur offrir un minimum ? La vérité, c’est le trop plein d’ambitions personnelles, sectaires et égoïstes. On peut passer dessus, laisser derrière nous une élection et reprendre la marche pour la vie, pour une nouvelle vie, et pour autant que nous retenons, que notre destin en tant que nation de diversité, nous impose le dialogue. Mille rébellions ne changent pas un système, mais mille dialogues peuvent fait avancer et corriger un système.

Non à ces discours de défi inutiles, et non à ces pantouflardes d’intellectuels et de leaders d’opinion adultes qui ont fait leur vie. Les problèmes sont énormes, nombreux et agaçants, mais les choix des solutions restent conditionnés par notre capacité à jouer d’intelligence dans des rassemblements salvateurs, dans une union objective. La guerre, la sécession ou la barbarie anarchiste, comme le souhaitent certains, ne réussiront pas en terre de diversité. Oui, la corruption a atteint des sommets, des dossiers noirs dorment dans des tiroirs, des gens pas bien du tout, paradent avec des fruits des rapines depuis les caisses publiques, mais tout cela, nous ne ferons rien de concret pour en finir, si la stratégie c’est de détruire notre pays et de semer la guerre civile, la division et la haine.

De grâce, que celui qui tient les manettes du pouvoir, remplisse cette belle promesse d’union, qu’il fasse vite les choses, afin que les rancœurs et les trop longues attentes, n’explosent en munitions pour les champions de la vengeance, dont la force et la puissance, procèdent des coups bas, de l’anonymat et de la ruse cruelle.

Pourquoi ne pas le dire haut, que j’ai tourné la page, que j’attends de voir les promesses se réaliser, et que je milite pour le dialogue, pour la préservation de notre pays. Que les guerriers de la spontanéité fractionniste, patientent donc, et surtout, se souviennent que c’est ici leur pays et leur seule nation. La postérité sera sans pitié, d’avoir laissé une occasion d’un ultime dialogue porté par un patriarche dans ses derniers jours de salut et de communion avec les siens, pour préférer une surenchère sans issue./.

Yaoundé, le 12 novembre 2025

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13 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram à Madegoua

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13 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram à Madegoua
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Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.

Des assaillants présentés comme des éléments de Boko Haram ont fait irruption dans cette localité aux environs de 2 heures du matin. Le bilan provisoire fait état de 13 personnes tuées sur place et de deux autres décédées des suites de leurs blessures à l’hôpital de district de Makary. Plusieurs personnes ont également été enlevées, tandis que des blessés ont été évacués vers des structures sanitaires.

Joint au téléphone par notre rédaction pour faire le point sur la situation, le maire de la commune de Makary, M. Abakar Abba, a déclaré : « Nous sommes sous le choc. Les autorités administratives, militaires et politiques sont immédiatement descendues sur les lieux. C’est la toute première fois que ce village subit une telle attaque. Le bilan est très lourd avec plusieurs décès, de nombreux blessés et des villageois enlevés. La population est plongée dans la peur et la désolation, mais les forces de défense et de sécurité sont déployées pour sécuriser la zone et retrouver les personnes disparues. »

Cette nouvelle incursion intervient dans un contexte déjà difficile pour les populations du Logone-et-Chari. La faiblesse des précipitations et ses conséquences sur les activités agro-pastorales viennent accentuer les difficultés quotidiennes des communautés. À cette situation s’ajoute désormais la crainte liée à la recrudescence des violences, plongeant de nombreuses familles dans l’inquiétude et l’incertitude.

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Le jour où, par décret présidentiel, le Cameroun a exclu ses propres enfants de la coupe du monde

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« Il y a quelques jours, le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o s’est déplacé en Europe pour rencontrer des binationaux susceptibles de rejoindre les sélections […]

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4 membres d’une même famille ensevelis dans un glissement de terrain à Nkomo

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4 membres d’une même famille ensevelis dans un glissement de terrain à Nkomo
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Un éboulement de terrain a causé la mort d’au moins quatre personnes mercredi 16 septembre, au quartier Nkomo, dans l’arrondissement de Yaoundé IV.

Quatre membres d’une même famille ont tragiquement péri dans un glissement de terrain survenu le mercredi 16 septembre, aux environs de 17 heures, au sein du quartier Maetur Nkomo, situé dans le quatrième arrondissement de Yaoundé. La catastrophe, localisée à l’arrière du lycée technique d’Ekounou, a intégralement enseveli une habitation.

Parmi les défunts figurent une mère de famille, ses deux enfants respectifs âgés de 8 et 11 ans, ainsi que sa belle-sœur. Au terme des opérations de secours et de l’extraction des corps des décombres, trois dépouilles ont été transférées à la morgue de l’hôpital Jamot de Yaoundé, tandis que la quatrième a été acheminée vers le Centre des technologies des forces armées (CFTA) d’Ekounou.

Les causes exactes ainsi que les circonstances précises de ce drame restent, à ce jour, à élucider.

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