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Scandale de la CNI à 15 500 FCFA, le peuple otage d’une arnaque d’État !

Le Cameroun vient de franchir un nouveau cap dans le mépris de ses citoyens. Sous couvert de « modernisation », le gouvernement impose une hausse vertigineuse du prix de la Carte Nationale d’Identité (CNI), qui passe à 15 500 FCFA. Une décision qui soulève un tollé général et pose la question de la souveraineté même du pays.
La CNI, nouveau luxe inaccessible pour les Camerounais ?
C’est un véritable coup de massue qui s’abat sur les Camerounais. Selon une ordonnance présidentielle relayée par 237online.com, le coût de la CNI explose littéralement :
- Timbre : de 2 800 à 10 000 FCFA (+257%)
- Certificat de nationalité : 3 500 FCFA
- Copie certifiée d’acte de naissance : 2 000 FCFA
Au total, c’est donc 15 500 FCFA qu’il faudra débourser pour obtenir ce document pourtant essentiel. Une somme astronomique dans un pays où le SMIG stagne à 36 270 FCFA. Comment un simple ouvrier pourra-t-il s’offrir ce « luxe » d’être en règle ?
La promesse des 48h, nouveau mirage pour les Camerounais ?
Pour justifier cette hausse scandaleuse, la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) agite la carotte d’une CNI produite en 48h d’ici fin 2024. Mais de nombreuses questions restent sans réponse :
- Ce délai sera-t-il vraiment tenu, quand on connaît les retards chroniques de l’administration ?
- Le timbre de 10 000 FCFA ira-t-il vraiment à l’amélioration du service, ou dans les poches d’obscurs intermédiaires ?
- Quid des millions de Camerounais aux identités multiples, bloqués dans les limbes administratifs ?
La souveraineté nationale bradée sur l’autel du profit
Mais le plus choquant dans cette affaire est peut-être la mise sous tutelle de notre souveraineté. Comment accepter qu’une entreprise étrangère gère nos données d’identité les plus sensibles ? N’avons-nous pas les compétences au Cameroun, dans nos universités ou notre diaspora, pour gérer nous-mêmes ce service régalien ?
Cette décision pose la question cruciale de l’indépendance réelle du Cameroun. Sommes-nous encore maîtres de notre destin, ou de simples vassaux d’intérêts étrangers ?
Un pays qui transforme ses citoyens en sans-papiers
Au final, c’est tout un peuple qui se retrouve potentiellement « sans-papiers » sur sa propre terre. Entre coût prohibitif et blocages administratifs kafkaïens, combien de Camerounais renonceront à faire leurs papiers ?
Cette CNI hors de prix est le symbole d’un État qui méprise ses citoyens les plus modestes. Elle creuse un fossé toujours plus grand entre une élite corrompue et la masse des Camerounais, réduits au statut de citoyens de seconde zone.
Il est temps que le peuple camerounais se réveille et dise non à cette arnaque d’État. La CNI n’est pas un privilège, c’est un droit fondamental. En faire un luxe inaccessible, c’est nier notre citoyenneté même. Jusqu’à quand accepterons-nous d’être les otages d’un système qui nous pressure sans rien nous offrir en retour ?
Par Dieudonné Tchami pour 237online.com
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Lycée technique bilingue de Nsam : Les parents des élèves incriminés réclament des clarifications sur les responsabilités individuelles

Le retour en classe intervient alors que l’établissement attend toujours les conclusions du conseil de discipline concernant onze élèves convoqués à la suite des récents événements.
11 élèves du lycée technique bilingue de Nsam à Yaoundé, ont été traduits au conseil de discipline extraordinaire de cet établissement scolaire secondaire lundi 26 octobre 2026. Ils ont été identifiés et interpellés par les éléments de la police à la suite des actions perpétrées au sein de cet établissement scolaire mercredi 21 octobre dernier, après l’annonce du décès par accident de la circulation, d’un de leurs camarades plus tôt dans la matinée.
Le conseil de discipline tenu le 26 octobre dernier a donc examiné les 11 cas. La majorité des parents ont contesté les accusations portées contre leurs enfants au cours dudit conseil de discipline et réclament que les responsabilités individuelles soient clairement établies.
Après une séance de travail tenue au bloc administratif de l’établissement scolaire qui a fait suite à une assemblée générale extraordinaire du personnel tenu à huis clos pendant environ 2 heures de temps, les 11 élèves sont incriminés pour motif d’incitation à la rébellion ; violence et destruction de biens à en croire la convocation signée par le proviseur de cet établissement scolaire.
Les enseignements ont repris mercredi 28 octobre dernier après plusieurs jours de perturbations. Ce retour en classe intervient alors que l’établissement attend toujours les conclusions du conseil de discipline concernant onze élèves convoqués à la suite des récents événements.
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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.
Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.
«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.
Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.
Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.
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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.
La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.
L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.
Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».
Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.
Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
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