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Fiasco total aux Championnats d’Afrique d’Athlétisme 2024

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Fiasco total aux Championnats d’Afrique d’Athlétisme 2024
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Le Cameroun plonge l’athlétisme africain dans la honte ! À quelques jours de l’ouverture des 23e Championnats d’Afrique d’Athlétisme à Douala, c’est la débâcle totale. Piste en ruine, athlètes abandonnés, chaos logistique… L’incompétence criante du colonel Hamad Kalkaba Malboum et de la Confédération Africaine d’Athlétisme (CAA) expose au grand jour l’amateurisme qui gangrène le sport-roi du continent.

Un désastre organisationnel sans précédent

Selon les révélations choc de l’Agence de Presse Régionale (APRNEWS), repérées par 237online.com, la situation à Douala est catastrophique. Les athlètes, censés préparer leur qualification pour les JO de Paris 2024, sont livrés à eux-mêmes dans des conditions indignes d’une compétition de ce niveau.

« Pas d’eau à boire à l’hôtel, les déplacements se font en taxi à nos frais pour aller au stade s’entraîner sans escorte policière », témoigne un athlète sous couvert d’anonymat. Un scandale qui n’épargne même pas les plus grandes stars du continent, comme la sprinteuse ivoirienne Marie-Josée Ta Lou, qui s’est insurgée : « Je suis blessée et déçue. La fluidité du transport est nulle. Mon équipe a dû prendre un taxi pour aller au stade. »

Une piste de compétition indigne du niveau international

Mais le pire est sans doute l’état lamentable de la piste d’athlétisme. « Les 3 premiers couloirs sont en très mauvais état », rapporte un participant. Une situation qui non seulement compromet les performances des athlètes, mais met surtout en danger leur intégrité physique à quelques semaines des Jeux Olympiques.

Comment le colonel Hamad Kalkaba Malboum, président de la CAA et du Comité National Olympique du Cameroun, a-t-il pu laisser la situation dégénérer à ce point ? L’incompétence du dirigeant camerounais, déjà évincé de la présidence du Conseil international du sport militaire en 2014, éclate aujourd’hui au grand jour.

Délocaliser pour sauver la compétition ?

Face à ce fiasco, une question s’impose : ne faut-il pas envisager d’urgence une délocalisation de la compétition ? Le Cameroun a démontré son incapacité flagrante à organiser un événement de cette envergure. Pire, il met en péril la préparation olympique de centaines d’athlètes africains.

Plusieurs pays voisins, dotés d’infrastructures plus modernes et d’une meilleure expérience organisationnelle, pourraient accueillir la compétition dans des délais très courts. Une solution qui permettrait de sauver la face de l’athlétisme africain et d’offrir aux athlètes des conditions dignes de leur talent.

L’Afrique mérite mieux

Ce scandale est d’autant plus navrant qu’il intervient à l’heure où l’industrie du sport connaît un essor sans précédent en Afrique. Alors que des nations comme le Maroc ou le Kenya brillent sur la scène internationale, le Cameroun et la CAA offrent au monde le spectacle désolant de leur incompétence.

Il est grand temps que les instances dirigeantes du sport africain prennent leurs responsabilités. L’Afrique regorge de talents exceptionnels qui méritent mieux que cette mascarade. Le colonel Hamad Kalkaba Malboum doit tirer les conséquences de cet échec retentissant et laisser sa place à des dirigeants plus compétents.

En attendant, c’est l’image de tout un continent qui est écornée. Et ce sont surtout les rêves olympiques de centaines d’athlètes qui sont mis en péril par l’amateurisme de quelques bureaucrates. Une honte qui ne doit plus jamais se reproduire.

Par Émile Fouda pour 237online.com

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JÉRÔME NOTEBAERT, directeur de l’AFD au Cameroun : « La fin du C2D ne signifie pas l’arrêt de la coopération française au Cameroun »

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JÉRÔME NOTEBAERT, directeur de l’AFD au Cameroun : « La fin du C2D ne signifie pas l’arrêt de la coopération française au Cameroun »
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À l’occasion des vingt ans du Contrat de désendettement et de développement (C2D), célébrés du 24 au 27 octobre 2026 à Douala, le directeur de l’Agence française de développement (AFD) dresse le bilan des investissements réalisés dans la capitale économique, notamment dans les routes, l’assainissement, la lutte contre les inondations et les infrastructures sociales. Alors que le mécanisme approche de son terme, il revient sur les perspectives de coopération entre le Cameroun et la France, avec la poursuite des travaux de drainage, la rénovation de certains axes routiers et le soutien au secteur de l’électricité. Pour lui, la fin du C2D ne signifie pas la fin du partenariat, mais l’ouverture d’une nouvelle étape au service du développement et des populations.

Êtes-vous satisfait du travail réalisé jusqu’ici à Douala dans le cadre du C2D ?

Nous sommes très heureux d’être ici pour célébrer les vingt ans du C2D et, surtout, mettre à l’honneur l’ensemble des réalisations effectuées à Douala. J’ai eu l’occasion d’en discuter avec le maire de la ville cet après-midi. L’intervention du C2D et de l’Agence française de développement (AFD) à Douala repose sur une collaboration étroite entre les autorités centrales, les autorités locales et la Communauté urbaine, afin de répondre aux besoins concrets des populations. On peut citer l’avenue Roger-Milla, le carrefour des Douches, le pont sur le Wouri, la rénovation de salles de classe, la construction de nombreux kilomètres de drains et l’aménagement de routes pour améliorer la circulation. Ces réalisations contribuent également à protéger la santé des populations grâce à la lutte contre les inondations.

Les travaux du centre de formation professionnelle se poursuivent également. Ils doivent permettre aux jeunes de Douala d’acquérir les compétences nécessaires, notamment dans le domaine agroalimentaire. En somme, le C2D et l’AFD, aux côtés des autorités de Douala et du gouvernement, cherchent à réaliser des projets qui ont un impact concret et positif sur les populations. Nous pouvons être fiers et satisfaits du travail collectif accompli à Douala. J’insiste sur le mot « collectif », car c’est l’une des marques de fabrique du C2D. Les projets sont réalisés avec la participation de la société civile, des entreprises et des autorités, qu’elles soient ministérielles ou locales. Cette démarche collective constitue l’une des forces du C2D au service des populations.

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Au regard de ce bilan, quelles sont les perspectives de l’AFD, notamment après la fin du C2D ?

Les perspectives consistent à poursuivre notre action. Nous utiliserons d’autres instruments, car le C2D approche de son terme. Mais la fin de ce mécanisme ne signifie absolument pas l’arrêt de la coopération française au Cameroun. Nous préparons déjà les prochaines étapes de cette coopération et de nouveaux projets.

À Douala, nous allons notamment poursuivre notre collaboration avec la Communauté urbaine pour financer les travaux de drainage dans le cadre du programme PLEDY, car les besoins restent importants. Nous continuerons également à soutenir les systèmes d’alerte destinés à prévenir les populations des risques d’inondation. Le dispositif actuel a déjà montré son utilité, notamment lors des fortes pluies de septembre dernier. Nous allons donc poursuivre ces initiatives.

Nous continuerons aussi à accompagner le gouvernement dans la rénovation de la route Douala-Édéa. La réhabilitation de cet axe devient primordiale, notamment pour les ouvrages de franchissement sur la Dibamba et la Sanaga. Comme je l’ai indiqué dans mon discours, nous apporterons également notre soutien à la Socadel dans ses efforts pour améliorer la distribution de l’électricité aux populations et aux entreprises. L’accès à une électricité fiable est essentiel au développement économique. Vous pouvez donc compter sur nous. Même si le C2D arrive à son terme, d’autres formes de coopération sont en discussion. Notre volonté est de poursuivre ce partenariat entre la France et le Cameroun et de continuer à traduire cet engagement en projets concrets au bénéfice des populations.

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Quelles sont les perspectives de ce partenariat pour les prochaines années, notamment à Douala ?

Comme je l’ai déjà indiqué, nous sommes très fiers d’être ici pour célébrer les vingt ans du C2D. Cette commémoration nous permet de mesurer concrètement les effets des financements et des projets réalisés avec les autorités locales et le gouvernement. Cette cérémonie m’a notamment donné l’occasion de revenir sur les travaux de construction et de rénovation du pont sur le Wouri, financés par l’AFD en collaboration avec les autorités locales.

Nous avons également échangé avec le maire de la ville sur les prochaines interventions à Douala. Parmi les projets évoqués figure la rénovation du pont n° 3. Ces travaux sont importants pour faciliter la circulation et soutenir le développement économique. Nous avons aussi discuté de la poursuite des projets de lutte contre les inondations dans la ville. Il est essentiel de maintenir cet effort pour améliorer les conditions de vie des populations.

Ces deux axes d’intervention, l’amélioration des infrastructures de transport et la lutte contre les inondations, devraient continuer à mobiliser notre coopération au cours des prochaines années. Ils illustrent la volonté de la France et du Cameroun de poursuivre leur partenariat au service du développement. Le C2D a été conçu pour une durée déterminée, mais il n’est pas encore totalement achevé. Il reste environ vingt-quatre mois d’exécution pour mener à terme les activités prévues. En parallèle, nous préparons les prochaines étapes de la coopération.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 29/10/2026

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Anciennes pièces de monnaie : la BEAC menace de sanctions les banques qui refusent leur échange

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Anciennes pièces de monnaie : la BEAC menace de sanctions les banques qui refusent leur échange
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La démonétisation des anciennes gammes de pièces de monnaie est prévue le 1er novembre 2026, dans un climat de confusion et d’inquiétude, alimenté par la brièveté des délais, l’insuffisance de la communication et le refus déjà observé de certaines pièces dans les commerces. La BEAC tente de rassurer les populations et prévient que les banques et EMF qui refuseraient d’échanger les pièces ou imposeraient l’ouverture préalable d’un compte s’exposeraient à des sanctions.

Le directeur national adjoint de la BEAC pour le Cameroun, Cho Emmanuel Asafor, a brandi des menaces de sanctions contre les banques et les établissements de microfinance qui refuseraient d’échanger les anciennes pièces ou qui conditionneraient l’opération à l’ouverture préalable d’un compte. C’était le 28 octobre 2026, lors d’une conférence de presse à la Direction nationale, trois jours avant la démonétisation des pièces des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985, effective dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) dès le dimanche 1er novembre.

Le responsable de la banque centrale a dit compter sur la responsabilité des établissements bancaires et de microfinance pour faciliter les opérations d’échange à leurs guichets. Il a précisé que le refus d’échanger les pièces, comme l’exigence d’un compte ouvert dans les livres de l’établissement, exposerait leurs auteurs à des sanctions. Les banques et les institutions de microfinance sont ainsi appelées à participer à une opération d’intérêt général, indépendamment de leurs relations commerciales avec les personnes qui se présentent à leurs guichets.

Mais au-delà de cette clarification, plusieurs interrogations demeurent. Comment la BEAC s’assurera-t-elle que les établissements respectent effectivement cette obligation ? Quels mécanismes permettront aux populations de signaler les refus abusifs ? Quelles sanctions seront appliquées et dans quels délais ? Pour les détenteurs de petites quantités de monnaie, souvent peu familiarisés avec les procédures bancaires, l’effectivité de ces assurances dépendra surtout de leur application sur le terrain.

UNE DÉCISION PRÉCIPITÉE QUI INQUIÈTE LES POPULATIONS

Les journalistes présents à la conférence de presse ont abondamment relayé les inquiétudes des populations sur les conditions de mise en œuvre de cette démonétisation. Ils ont notamment déploré la précipitation avec laquelle une décision aux conséquences directes sur les transactions quotidiennes a été annoncée et programmée.

Entre la décision du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac), prise le 7 octobre, et la perte du cours légal des anciennes pièces, fixée au 1er novembre, moins d’un mois se sera écoulé. Un délai jugé particulièrement court pour une opération concernant six pays et des millions d’utilisateurs de monnaie fiduciaire.

Les journalistes ont notamment relevé l’absence d’une campagne de sensibilisation suffisamment longue, structurée et déployée sur plusieurs canaux pour atteindre l’ensemble des populations. Dans les grandes villes, les informations circulent à travers les médias, les réseaux sociaux et les communications institutionnelles. Mais qu’en est-il des villages reculés, des marchés ruraux et des localités où l’accès à l’information demeure limité ? Comment informer les personnes âgées, les petits commerçants, les vendeuses des marchés, les agriculteurs et les populations qui utilisent quotidiennement des pièces sans nécessairement distinguer leurs différentes années d’émission ?

La question est d’autant plus sensible que les pièces constituent un instrument essentiel des transactions de faible montant. Pour une vendeuse de légumes, un conducteur de mototaxi ou un petit commerçant, quelques centaines de francs CFA peuvent représenter une part significative des recettes journalières. Le refus de ces pièces peut donc provoquer une perte immédiate de pouvoir d’achat, même lorsque leur échange reste juridiquement possible.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Les journalistes ont également souligné le risque de voir les populations les plus vulnérables supporter les conséquences d’une confusion qu’elles n’ont pas créée.

DES COMMERÇANTS REFUSENT DÉJÀ DES PIÈCES ENCORE VALABLES

Ces préoccupations rejoignent les informations rapportées par plusieurs médias locaux. À Yaoundé comme à Bafoussam, des commerçants refusent depuis quelques jours l’ensemble des pièces, y compris celles qui conservent leur cours légal. Cette confusion complique les transactions quotidiennes et expose les consommateurs à des difficultés injustifiées.

La BEAC rappelle pourtant que seules cinq gammes sont concernées par la démonétisation. Les pièces des gammes 2006 et 2024 conservent leur cours légal et leur pouvoir libératoire. Elles doivent donc continuer à être acceptées dans les transactions de toute nature.

Le risque est désormais celui d’une démonétisation de fait beaucoup plus large que celle décidée par les autorités monétaires. Si les commerçants refusent indistinctement les anciennes et les nouvelles pièces, la mesure pourrait accentuer les difficultés de circulation de la petite monnaie, alors même que la BEAC cherche précisément à améliorer sa disponibilité.

Cette situation pose également la question de la responsabilité des pouvoirs publics dans la diffusion d’une information claire. Préalablement à la démonétisation, une campagne montrant les pièces concernées, leurs caractéristiques distinctives et celles qui demeurent valables aurait permis de limiter les interprétations erronées. Elle devrait notamment mobiliser les radios communautaires, les marchés, les collectivités territoriales et les réseaux de distribution de proximité.

UN AN POUR ÉCHANGER GRATUITEMENT LES ANCIENNES PIÈCES

Face aux inquiétudes, la BEAC insiste sur un point essentiel : la perte du cours légal des anciennes pièces ne signifie pas leur perte immédiate de valeur pour leurs détenteurs.

À compter du 1er novembre 2026, les pièces des cinq gammes visées ne pourront plus servir à régler un achat ou une dette. Elles perdront leur cours légal et leur pouvoir libératoire. En revanche, leurs détenteurs disposeront d’une période transitoire de douze mois pour les échanger gratuitement contre des pièces des gammes 2006 ou 2024.

Du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, soit neuf mois, les échanges seront possibles auprès des banques commerciales, des établissements de microfinance et des guichets de la BEAC. Du 1er août au 31 octobre 2027, seuls les guichets de la banque centrale continueront à assurer cette opération. À partir du 1er novembre 2027, les anciennes pièces ne seront plus échangeables, quel que soit le guichet.

Ce calendrier constitue la principale garantie offerte aux populations. Il leur laisse la possibilité de récupérer la contre-valeur de leurs anciennes pièces sans devoir impérativement procéder à leur échange avant le 1er novembre 2026.

L’autre assurance importante concerne la gratuité de l’opération. Aucun frais d’échange n’est prévu par la note d’information du gouverneur de la BEAC. Les établissements participants ne devraient donc pas transformer cette opération en service bancaire payant.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

La mise en garde de Cho Emmanuel Asafor contre l’obligation d’ouverture d’un compte vient renforcer ce dispositif. Elle répond à une préoccupation majeure : éviter que les populations non bancarisées soient contraintes de souscrire à des services financiers pour récupérer la valeur de leur monnaie.

Toutefois, les modalités pratiques restent déterminantes. La simplicité des formalités sera donc un élément essentiel de la réussite de l’opération.

Selon la banque centrale, l’objectif est notamment de simplifier la circulation fiduciaire en retirant des pièces jugées « vétustes et disparates », dans un contexte de déploiement progressif de la nouvelle gamme 2024. La BEAC a annoncé un programme de mise en circulation de 500 millions de nouvelles pièces par an, avec un objectif de trois milliards de pièces à l’horizon 2030.

Par Yves TCHENANG
Défis Actuels du 29/10/2026

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Cameroun : BGFIBank finance à hauteur de 23 milliards FCFA une cimenterie d’Atlantic Group à Kribi

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Cameroun : BGFIBank finance à hauteur de 23 milliards FCFA une cimenterie d’Atlantic Group à Kribi
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Une convention de financement d’un montant de 23 milliards de FCFA, destinée à accompagner la réalisation d’une unité de production de ciment d’une capacité de 1 million de tonnes par an, dans la zone industrialo-portuaire de Kribi, a été signée le 27 octobre dernier entre BGFIBank et Atlantic Group.

Deux champions africains, une ambition commune : contribuer à l’industrialisation du Cameroun. BGFIBank et Atlantic Group ont donc renforcé leur partenariat à travers la signature, le 27 octobre 2026, d’une convention de financement d’un montant de 23 milliards de FCFA, destinée à accompagner la réalisation d’une unité de broyage de clinker à Kribi, portée par la Société de Ciment Cameroun (SC CAM), d’une capacité de 1 million de tonnes par an, dans la zone industrialo-portuaire de Kribi, dans la région du Sud du Cameroun.

« Cette nouvelle collaboration illustre notre engagement à financer des projets structurants, soutenir l’industrie locale et contribuer à la création d’emplois et de valeur pour l’économie camerounaise », a commenté l’administrateur-directeur général de BGFIBank Cameroun, Abakal Mahamat.

La signature de cette convention de prêt de 23 milliards de FCFA entre BGFIBank Cameroun et le groupe AFG, précise-t-on, marque une nouvelle étape dans la coopération entre les deux groupes bancaires, fondée sur la confiance, le respect mutuel et une ambition commune de contribuer au développement économique du Cameroun.

Après le financement de l’usine de transformation de cacao ACC à Kribi, ce partenariat se concrétise à nouveau avec l’accompagnement du projet industriel de la Société de Ciment Cameroun (SC CAM). Il porte sur la construction, à Kribi, d’une unité de broyage de clinker d’une capacité annuelle d’un million de tonnes de ciment.

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Au-delà de l’investissement, ce projet constitue un levier de croissance pour l’économie nationale. Il prévoit notamment la création annoncée de 150 emplois, le renforcement du tissu industriel local et une plus grande valorisation des capacités de production nationales. « Je suis particulièrement fier d’avoir contribué au renforcement des relations entre nos deux groupes et à la concrétisation de cette initiative structurante », a indiqué Abakal Mahamat.

Cette opération, selon BGFIBank Cameroun, illustre le rôle essentiel des institutions financières dans l’accompagnement des investissements productifs. Lorsque la confiance entre partenaires rencontre l’ambition industrielle, elle devient un puissant moteur de création de richesses, d’emplois et de développement, rassure-t-on.

BGFIBank Cameroun, rappelle-t-on, est en tête des nouveaux crédits bancaires au 2ᵉ trimestre 2026. Avec 15,86 % de parts de marché, BGFIBank Cameroun occupe le 1er rang national en volume de nouveaux crédits accordés au deuxième trimestre 2026.

Cette performance, précise-t-on, illustre l’engagement du groupe bancaire à accompagner les entreprises, les entrepreneurs et les particuliers dans la concrétisation de leurs projets, tout en contribuant activement au financement de l’économie camerounaise. Elle témoigne également de la confiance renouvelée des clients et partenaires, ainsi que de l’engagement quotidien de ses collaborateurs.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

PLUS DE 97 MILLIARDS POUR IMPORTER LE CLINKER EN 2025

Selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (INS) sur le commerce extérieur, le Cameroun a importé 3 106 782 tonnes de clinker en 2025, pour une valeur de 97,317 milliards de FCFA. En un an, les volumes ont augmenté de 20,5 %, tandis que la valeur des achats progressait de 14,7 %. Le clinker a ainsi représenté 1,9 % des dépenses totales d’importation du pays.

La hausse plus rapide des volumes que de la facture a entraîné une diminution de la valeur douanière moyenne. Rapportée arithmétiquement aux quantités déclarées, celle-ci ressort à environ 31 324 FCFA la tonne en 2025, contre 32 929 FCFA en 2024, soit une baisse de 4,9 %.

Ce ratio ne constitue pas un prix de marché strict. Il agrège des cargaisons pouvant différer par leur origine, leur qualité, les conditions de transport, l’assurance ou la structure des contrats. Il ne permet donc pas d’attribuer la baisse observée à la Chine.

L’installation d’une unité de production du clinker au Cameroun pourrait donc faire baisser cette facture liée aux importations.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 29/10/2026

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