Actualités locales
sortons des manipulations, bâtissons le consensus national

Selon la directrice générale de la Sopecam, éditrice du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, les manifestations post-électorales actuelles sont « les derniers spasmes d’une tentative de déstabilisation dont tout le monde peut apprécier les objectifs mortifères et le cynisme des acteurs ».
Dans un éditorial, Marie-Claire Nnana indique que « si nous ne changeons pas, le triangle national n’est pas à l’abri d’un autre coup de force. Nous sommes convaincus que les acteurs politiques de notre pays et les forces vives doivent créer en permanence un modus vivendi ».
« Elles devraient, dans un cadre institutionnel ou non, débattre, dialoguer sans cesse sur les problèmes du pays, mobiliser le patronat, les lobbies divers, la société civile, sur les enjeux de l’heure, et travailler à leur nécessaire implication dans l’érection d’un consensus global », récise-t-elle.
« Éditorial : contre la manipulation, le consensus social
La crise post-électorale qui ouvre le nouveau septennat de Paul Biya est une épreuve de vérité. Dans la mesure où elle a été fomentée comme cela apparaît aux yeux de tous, par un candidat à l’élection présidentielle, appuyé par quelques lobbys politico-communautaires au Cameroun et dans la diaspora.
À l’observation, le scénario était limpide : auto-proclamation anticipée de la victoire, refus d’ester devant l’instance constitutionnelle d’arbitrage, rejet du verdict des urnes, appel à la désobéissance civile. Dans un seul but : susciter le cycle infernal provocation/répression, en appeler à la communauté internationale pour désavouer et sanctionner un régime « liberticide et infanticide ».
Un scénario digne de Nollywood, qui ferait ricaner s’il ne s’agissait pas du destin d’un pays, de l’honneur d’une nation, de l’avenir d’une jeunesse honteusement instrumentalisée, de la survie de centaines d’opérateurs économiques, de petits commerçants et de leurs familles, sous la menace d’exactions et de vandalisme. Au nom d’une « victoire volée », où l’absence de preuves matérielles est compensée par une rhétorique haineuse, violente, voire guerrière, avec l’ambition à peine voilée d’instrumentaliser le levier ethno-tribal afin de créer des tensions sociales, et ouvrir la porte à une insurrection.
Cette scénarisation honteuse aurait pu prospérer à une seule condition : que tous les Camerounais ou la majorité d’entre eux soient convaincus de ladite victoire, à travers des preuves irréfutables. On en est loin.
Le Conseil constitutionnel a rendu son verdict sur la base d’un travail documenté établi par la Commission nationale de recensement général des votes lors de séances où étaient représentés les 12 candidats ou leurs mandataires, quoiqu’on ait relevé l’absence récurrente du représentant du Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC). C’est dans cette antre où les procès-verbaux étaient épluchés en présence des parties prenantes pour les 31 000 bureaux de vote que le candidat Issa Tchiroma aurait dû confondre les « voleurs de victoire ».
Cette crise, nous en sommes persuadés, pour inopportune qu’elle soit, au moment où se dessinent l’espoir d’une relance économique vigoureuse et la baisse progressive des tensions sécuritaires, peut être positive. Si du moins elle parvient à contraindre le système politique et les citoyens à affronter et à accepter la réalité : la géopolitique mondiale nous impose de sortir d’un climat de guerre civile permanente et de créer un consensus national autour du pouvoir en place, pour protéger la stabilité du Cameroun et des institutions.
Nous vivons en ce moment –espérons-le- les derniers spasmes d’une tentative de déstabilisation dont tout le monde peut apprécier les objectifs mortifères et le cynisme des acteurs. Si nous ne changeons pas, le triangle national n’est pas à l’abri d’un autre coup de force. Nous sommes convaincus que les acteurs politiques de notre pays et les forces vives doivent créer en permanence un modus vivendi.
Qu’est-ce à dire ? Elles devraient, dans un cadre institutionnel ou non, débattre, dialoguer sans cesse sur les problèmes du pays, mobiliser le patronat, les lobbies divers, la société civile, sur les enjeux de l’heure, et travailler à leur nécessaire implication dans l’érection d’un consensus global.
Certes les conditions à réunir pour établir cette plateforme consensuelle sont difficiles, mais non pas impossibles. Le préalable consistant avant tout à créer ou à rétablir la confiance entre le pouvoir et ses vis-à-vis. Côté pouvoir, il faudra sans aucun doute privilégier le compromis à l’autoritarisme. Quant à l’opposition, il est temps qu’elle se convainque que « le fruit ne mûrit pas au feu de l’impatience » (Huy Cân, poète vietnamien).
Et qu’elle doit commencer un travail méthodique, car elle a accompli de grands progrès lors de la dernière présidentielle.
Dans un passé récent, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) au pouvoir, et le Social Democratic Front (SDF), à l’époque première force de l’opposition, avaient réussi l’exploit d’un consensus a minima.
Ils s’étaient accordés sur l’épine dorsale de la politique du gouvernement. C’est en tout cas le constat qui a pu être fait : sur des points essentiels comme la sécurité, la réponse aux sécessionnistes, la décentralisation, le leader de l’opposition d’alors, Ni John Fru Ndi, a toujours affiché une parfaite convergence avec le président de la République.
Il est clair qu’une semblable unité de vision s’impose d’autant plus aujourd’hui, dans un environnement international où l’Afrique encore vierge de ses ressources naturelles est convoitée de partout ; où l’industrie des réseaux sociaux et des fake news est un vecteur de manipulation à grande échelle ; et où le président de la République réélu va entamer son mandat, dans un pays exposé à toute la violence de l’envie et de l’avidité du pouvoir.
En ajoutant à ce tableau les vulnérabilités connues du Cameroun, qu’elles relèvent de la sécurité ou de la gouvernance, on réalise à quel point il est vital que le pays reste uni et bien préparé à se défendre. Car en réalité, le seul antidote efficace contre les manipulations de toutes origines, c’est l’unité et le rassemblement des Camerounais, au-delà des ethnies, des religions et des chapelles politiques.
À la veille d’un nouveau septennat, nul doute que le président réélu aura à cœur de réconcilier et de rassembler ses compatriotes autour de son nouveau projet et de quelques priorités fortes, la stabilité et la sécurité, la prospérité, la décentralisation, l’état de droit, sans oublier l’affirmation des valeurs citoyennes et républicaines. Avec les messages clairs des électeurs, Paul Biya sait qu’il doit montrer des signaux d’une nécessaire rupture.
Pour ramener les déçus, convaincre les sceptiques et même les égarés. Et consolider ainsi un gouvernail en béton, qui nous préservera des prédateurs et des vents mauvais. À supposer qu’ils soient violents comme en 1984, 1990 et 2025, ils nous effleureront alors, sans jamais briser les fondations…
Cette construction imagée du Cameroun s’apparente à la vision de l’Afrique rêvée par Wole Soyinka, prix Nobel de littérature originaire du Nigeria, qui écrivait en 1971 dans son ouvrage « La danse de la forêt » : « Quand les feuilles tremblent, ce n’est pas l’affaire des racines. »
Construisons donc la résilience du Cameroun ! Avec l’ambition assumée d’en faire un grand pays, stable et admiré dans le concert des nations. Dans la grandeur, celle à laquelle Paul Biya nous invite, après des tensions post-électorales dont le Cameroun n’a pas seul l’apanage.
Pressons-nous à la porte de la grandeur et de l’espérance, en laissant de côté les divisions, les querelles et les ambitions déçues. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de proroger ces temps orageux, tant il y à faire pour construire le continent. Notre continent tant aimé.
Par Marie-Claire NNANA
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Laurent Djam maintient sa plainte et refuse de tourner la page

Malgré les excuses formulées par Jacques Ekolowa, Laurent Djam ne compte pas abandonner les poursuites judiciaires engagées contre son joueur. L’entraîneur d’Unisport du Haut-Nkam maintient sa plainte et entend obtenir réparation après des accusations qu’il juge particulièrement graves.
La tension reste vive au sein de d’Unisport du Haut-Nkam. Au cœur de la controverse, les déclarations de Jacques Ekolowa mettant directement en cause son entraîneur à la suite de plusieurs contre-performances enregistrées par le club.
Selon les informations rapportées, le joueur aurait accusé Laurent Djam d’avoir « vendu » les deux rencontres perdues à Garoua face à Gazelle FA (2-0) et à Coton Sport (3-0). Des propos lourds de conséquences qui ont rapidement suscité l’indignation du technicien, convaincu que son honneur et sa réputation ont été gravement atteints.
Face à la polémique grandissante, Jacques Ekolowa a finalement présenté ses excuses. Mais ce geste n’a pas suffi à convaincre Laurent Djam de retirer sa plainte. L’entraîneur estime que les accusations portées à son encontre dépassent largement le cadre d’un simple différend sportif et nécessitent une réponse devant les juridictions compétentes.
Déterminé à aller jusqu’au bout de la procédure, Laurent Djam maintient donc sa plainte contre Jacques Ekolowa. Une position ferme qui témoigne de sa volonté de laver son honneur et d’obtenir que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Dans un contexte déjà délicat pour Unisport du Haut-Nkam, ce dossier judiciaire pourrait continuer à alimenter les débats dans les semaines à venir. Alors que les supporters suivent avec attention l’évolution de la situation, une certitude demeure : malgré les excuses du joueur, Laurent Djam maintient sa plainte et ne semble pas prêt à faire marche arrière.
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Après la production, le Cameroun veut attirer les investisseurs dans le transport d’électricité

(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais veut désormais orienter une partie des investissements du secteur énergétique vers le transport de l’électricité. Après plusieurs années marquées par la mobilisation de financements destinés à accroître les capacités de production, notamment à travers les grands projets hydroélectriques, les autorités estiment que le principal défi réside désormais dans la capacité du réseau à acheminer l’énergie produite vers les centres de consommation.
Cette priorité a été réaffirmée le 19 juin 2026 à Yaoundé par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, lors d’une audience accordée à l’ambassadrice d’Italie au Cameroun, Natalia Sanginiti, accompagnée de Riccardo Rossi Van Lamsweerde, chef du bureau régional de la Cassa Depositi e Prestiti, l’institution financière publique italienne.
Au cours des échanges consacrés aux opportunités d’investissement dans le secteur énergétique, le ministre a explicitement invité les partenaires italiens à s’intéresser davantage aux infrastructures de transport de l’électricité. « La dimension transport devrait continuer à bénéficier de l’attention de nos partenaires. Ils devraient s’y intéresser », a-t-il déclaré.
Cet appel s’inscrit dans le cadre du Compact énergétique national, la feuille de route élaborée par le gouvernement pour mobiliser 12,5 milliards de dollars de financements additionnels d’ici à 2030. Le document présente le Compact comme « une feuille de route de développement des infrastructures énergétiques durables garantissant l’accès des populations et des opérateurs économiques à une énergie propre pour le développement industriel et la cuisson propre ».
Parmi les réformes envisagées figure une ouverture accrue du segment du transport de l’électricité aux investisseurs privés, notamment à travers des partenariats public-privé. L’objectif est d’accélérer la réalisation des infrastructures tout en réduisant la pression directe sur les finances publiques.
Un réseau sous pression face à la montée des capacités de production
L’intérêt croissant pour le transport d’électricité intervient alors que le Cameroun s’apprête à augmenter significativement son offre énergétique. Après la mise en service du barrage de Nachtigal, qui a renforcé les capacités du Réseau interconnecté Sud, plusieurs autres projets structurants sont en préparation, selon le ministère de l’Eau et de l’Énergie.
Le barrage hydroélectrique de Kikot, dont la capacité projetée atteint 500 MW, figure parmi les priorités du gouvernement. Le projet de Minkouma poursuit également sa maturation, tandis que celui de Bini à Warak se rapproche d’une nouvelle étape avec la perspective de la signature d’un contrat de développement. Parallèlement, le gouvernement, avec l’appui de la Banque mondiale, conduit des études pour la réalisation de centrales solaires de grande capacité dans les régions septentrionales du pays.
Cette montée en puissance de la production rend plus urgente la question du transport. Sans investissements suffisants dans les lignes à haute tension, les postes de transformation et les ouvrages d’évacuation, une partie de l’énergie produite risque de ne pas être acheminée efficacement vers les ménages, les entreprises et les bassins industriels.
Le défi est d’autant plus stratégique que les besoins électriques augmentent avec les projets industriels, miniers et portuaires. Dans cette perspective, le transport d’électricité n’est plus seulement un maillon technique du secteur énergétique. Il devient une condition de la compétitivité industrielle et de la valorisation des investissements déjà consentis dans la production.
La Sonatrel au cœur d’un chantier d’investissement lourd
Créée par décret présidentiel en 2015, la Société nationale de transport de l’électricité détient la mission de transport de l’énergie électrique, de gestion du réseau public de transport, ainsi que de planification, de développement et de construction de ce réseau pour le compte de l’État. Mais l’entreprise fait face à d’importants besoins d’investissement pour moderniser et étendre des infrastructures encore insuffisantes au regard des ambitions énergétiques du pays.
Selon les données attribuées au ministère de l’Eau et de l’Énergie, près de 30 % de l’électricité produite se perd avant d’atteindre les consommateurs, en raison notamment des insuffisances du réseau de transport et de distribution. La réduction de ces pertes constitue l’un des principaux leviers identifiés pour améliorer la performance technique du système électrique et renforcer sa viabilité financière.
Dans ce contexte, l’ouverture du transport de l’électricité à de nouveaux partenaires financiers apparaît comme une évolution stratégique. Elle doit permettre d’accélérer la construction des lignes de transport, la réhabilitation des ouvrages existants et l’interconnexion progressive des différents réseaux du pays.
L’intérêt manifesté par la Cassa Depositi e Prestiti pour les projets énergétiques camerounais pourrait ainsi ouvrir la voie à de nouveaux financements. Pour le gouvernement, l’enjeu est désormais de transformer les capacités de production en gains économiques réels. Cela suppose un réseau capable d’acheminer efficacement l’électricité vers les zones de consommation, les sites industriels et les futurs pôles de transformation.
Après avoir concentré une part importante de ses efforts sur la production, le Cameroun doit donc réussir la deuxième étape de sa stratégie énergétique : faire du transport d’électricité un levier d’investissement, de sécurité énergétique et de compétitivité économique.
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la BVMAC valide l’entrée du gestionnaire des aéroports camerounais en classe premium
C’est ce qui ressort de l’Atelier d’évaluation tenu le mercredi 24 juin 2026 à Kribi autour des membres du Conseil d’administration, de l’Assemblée générale, de la BVMAC et des sociétés de bourse engagées dans l’accompagnement de la société Aéroports Du Cameroun (ADC S.A.) dans son processus.
Au menu de cet atelier de restitution et d’appropriation auquel prenaient aussi part les directeurs et certains sous-directeurs de ADC SA : la présentation du processus d’introduction en Bourse de valeurs effectuée, par Patrick MBARGA, Chef de la Division du Contrôle de Gestion ; puis, l’évaluation de l’état d’avancement par les cabinets Deloitte and Touche, NYA and CO, et SDB EMERALD Securities Services Bourse S.A.
Cette première vague de l’évaluation va s’achever par l’intervention du Directeur Général de la Bourse des Valeurs et Immobilière d’Afrique centrale (BVMAC), qui se dit satisfait de l’état d’avancement du processus de ADC SA. Pour lui, à ce stade, on peut dire que la société ADC SA est déjà prête à être introduite en Bourse, et en classe
premium.
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