Actualités locales
Shanda Tonme condamne les casses à Congelcam, Bocom, Neptune, Cogeni, Tradex…


Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, il exhorte de laisser « nos industriels et les fruits de leur dur labeur tranquille ».
Lire ici sa sortie :
Le Médiateur Universel
Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI)
Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR)
LA PLUS HAUTE DES INDIGNATIONS ET DES PROTESTATIONS
Qui en veut à nos fleurons industriels et financiers, et pourquoi, WHY ?
Qu’est-ce qui ne marche pas dans la tête de certaines personnes ?
Qui est derrière tout ça ?
Ma peine est immense, notre embarras collectif est sévère, et le trouble de la nation est indescriptible. CONGELCAM, BOCOM, NEPTUNE, COGENI, TRADEX et les autres. On casse, on casse, on casse, on détruit et on veut tout raser, pourquoi ?
C’est toujours la politique ça ? C’est encore les élections ? C’est encore ELECAM ? C’est quoi finalement ? Alors, c’est la jalousie, la haine, l’inconscience, l’aveuglement, le mercenariat ? Qui paye et à qui cela profite ?
IL faudra bien rendre compte, dire d’où provient tout ce bordel, à quoi cela nous mène et ce que les casseurs ou les donneurs d’ordre veulent faire du Cameroun.
La question n’est pas si on est pour le Président Paul Biya ou pas, si on l’aime ou pas. La question c’est, à quoi aspirons-nous finalement, en nous attaquant aux structures et entités industrielles qui constituent les symboles les plus emblématiques d’une fierté nationale, d’une quête de réveil et de véritable indépendance économique et même politique.
Toutes les entreprises attaquées ont quelque chose de commune, ce sont des capitaux cent pour cent camerounais, ce sont des instruments irremplaçables qui marquent à jamais le progrès de notre nation, le dynamisme, le travail et l’ambition du Cameroun. Nous parlons ici, des dizaines de milliers d’emplois, de familles et d’enfants, de leur vie, leur survie et leurs espoirs.
Quel Cameroun voulons-nous pour nos enfants ? Le Cameroun est à construire et non à détruire. C’est le candidat-président ou le président-candidat qui nous l’a proclamé depuis longtemps, et il n’y a rien de plus juste que de le faire. L’interpellation est générale, sublime, profonde et en forme de véritable sentence. Hélas, la haine, la jalousie, l’irresponsabilité, l’insouciance et une certaine désinvolture sont devenue la règle. Je n’excuse personne et ne fais le procès de personne. L’histoire jugera.
L’élection qui vient d’avoir lieu, n’avait pas beaucoup de lectures, ni beaucoup d’interrogations. Fallait-il pousser le patriarche de son fauteuil avec brutalité et indécence, malice et précipitation ? quarante-trois ans, c’est trop ou assez, d’accord. Mais il me semble que nous avons été ensemble jusqu’ici, que certains de ceux qui crient et dépêchent les gamins et les microbes dans la rue, étaient avec nous, avec le pays, avec le système ? Non, personne ne doit transformer ses ambitions sectaires, en ligne de conduite pour casser et détruire les fleurons d’une nation.
Il faut savoir lire le temps et comprendre les signaux. On ne chasse pas un patriarche comme ça, comme certains le veulent et aspirent à faire. On accompagne un patriarche, tant qu’il n’a pas encore délivré son dernier message, tant qu’il croit pouvoir arranger, pour une fois, son héritage pour la postérité, tant qu’il dit vouloir discipliner les enfants, avant de prendre congé. C’est comme cela, et comme cela seulement, que j’ai compris, que j’ai pris acte, et que tous, nous devrions comprendre. Le destin d’une nation n’est pas seulement une affaire d’un jour d’élection, ni de l’âge d’un homme, encore moins les élucubrations de quelques chapelles politiques, c’est une affaire de patience, de conviction et de vision de longue haleine.
Non, laissez nos industriels et les fruits de leur dur labeur tranquille. Quand ce n’est pas la CNPS, c’est la SNH qu’on attaque, ces entreprises de fierté nationale au succès dépassant largement nos frontières. Un peu d’amour et d’honnêteté est bien.
VIVE LE CAMEROUN ET SEULEMENT LE CAMEROUN./.
Yaoundé, le 31 octobre 2025
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Magil engage un deuxième recours contre l’État du Cameroun à Paris dans son litige avec Razel

(Investir au Cameroun) – Le contentieux entre Magil Construction Corporation et Razel s’étend désormais directement à l’État du Cameroun. Magil a introduit le 9 février 2026 devant la Cour d’appel de Paris un second recours en annulation contre la sentence arbitrale qui l’a condamnée à verser environ 35 millions de dollars canadiens à Razel-BEC et Razel Cameroun. Contrairement au premier recours, dirigé contre les deux sociétés Razel, cette procédure vise la République du Cameroun.
Le différend porte sur des contrats liés à trois chantiers au Cameroun : la réhabilitation et l’extension du stade de la Réunification de Bépanda à Douala, la pénétrante Est de Douala avec le second pont sur la Dibamba, et le complexe sportif d’Olembé à Yaoundé.
Enregistrée sous le numéro RG 26/02492, cette procédure s’ajoute au recours formé par Magil le 9 septembre 2025 contre Razel-BEC et Razel Cameroun, sous le numéro RG 25/15626. Les deux actions concernent la même sentence, rendue le 18 août 2025 sous l’égide de la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI).
Dans une ordonnance du 18 juin 2026, la Cour d’appel de Paris a refusé de joindre les deux procédures. Magil demandait leur regroupement en soutenant qu’elles concernaient la même sentence, reposaient sur les mêmes faits et rapports contractuels et mobilisaient les mêmes moyens d’annulation.
Au cœur du contentieux figure la place de l’État camerounais dans les contrats à l’origine du différend. Selon l’ordonnance, Magil soutient qu’elle n’est pas partie aux clauses compromissoires sur lesquelles le tribunal arbitral a statué et que le Cameroun serait, lui, lié par ces clauses, soit comme signataire, soit par extension.
Le Cameroun revendique sa qualité de tiers
La particularité du second recours tient au fait que la République du Cameroun n’était pas partie à l’arbitrage ayant abouti à la sentence du 18 août 2025. Cette procédure opposait Magil aux seules sociétés Razel.
Devant la justice française, le Cameroun ne s’est pas opposé à la demande de jonction. Dans un courrier du 28 mai 2026, l’État a indiqué partager, « à ce stade », la position de Magil et s’associer à sa demande.
Il a toutefois annoncé qu’il entendait faire reconnaître sa qualité de tiers aux procédures d’annulation et demander la fixation d’une audience d’incident. L’ordonnance indique également que Magil avait pris acte de l’intention du Cameroun de soulever un incident d’irrecevabilité du recours formé à son égard.
Cette question a contribué au maintien des deux affaires séparées. La magistrate chargée de la mise en état relève que le second recours soulève des questions juridiques propres, notamment l’incident annoncé par le Cameroun sur sa qualité de tiers. Elle constate également que les sociétés Razel ne sont pas parties au second recours et qu’elles ne consentent pas à la jonction. La demande de Magil a donc été rejetée.
L’exécution de la sentence suspendue au Québec
Le contentieux se déroule parallèlement au Canada. Razel-BEC et Razel Cameroun ont saisi la Cour supérieure du Québec le 16 septembre 2025 pour obtenir la reconnaissance et l’exécution de la sentence arbitrale, qui condamne Magil à leur verser environ 35 millions de dollars canadiens.
Le 7 avril 2026, la juridiction québécoise a suspendu cette procédure à la demande de Magil jusqu’au jugement final de la Cour d’appel de Paris, ou d’une juridiction supérieure compétente, sur la demande d’annulation. Elle a en contrepartie ordonné à Magil de constituer un cautionnement de 3,5 millions de dollars canadiens et de le maintenir pendant la durée du sursis.
L’ordonnance parisienne du 18 juin ne statue ni sur la validité de la sentence ni sur les arguments de fond de Magil. Elle tranche uniquement la demande de jonction. La sentence du 18 août 2025 fait donc toujours l’objet de deux procédures distinctes à Paris : l’une entre Magil et les sociétés Razel, l’autre dirigée contre la République du Cameroun, qui revendique sa qualité de tiers.
Amina Malloum
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