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L’Union européenne “profondément préoccupée” par les violences après la présidentielle au Cameroun

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L’Union européenne “profondément préoccupée” par les violences après la présidentielle au Cameroun
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Dans une déclaration ce 28 octobre 2025, l’Union européenne exprime sa profonde préoccupation face à la répression violente des manifestations qui ont eu lieu les 26 et 27 octobre 2025, et déplore la mort par arme à feu de plusieurs civils.

Le Conseil Constitutionnel a proclamé Paul Biya vainqueur de la présidentielle 2025 avec 53,66 % des suffrage exprimés. Pendant que le RDPC, parti au pouvoir, célébrait cette victoire, dans plusieurs villes et localités, les manifestants ont continué à marcher dans les rues en scandant le nom de Issa Tchiroma Bakary.

Le candidat du FSNC s’est autoproclamé vainqueur et a appelé aux manifestations pacifiques pour revendiquer sa victoire. À Maroua ce jour, plusieurs personnes sont descendues dans la rue à cet effet.

À Garoua, autour de sa résidence, Issa Tchiroma Bakary a signalé la mort de deux personnes atteintes par balles, portant le nombre de morts à au moins trois dans cette ville. De même, la résidence du maire de la ville aurait été mise à feu ainsi qu’un établissement scolaire privé appartenant à une élite locale. À Guider, le palais de justice a été incendié.

À Douala dans la région du Littoral, les jeunes continuent de manifester en érigeant des barricades et en mettant le feu dans les rues en insistant sur le départ du chef de l’État déclaré réélu. Le domicile du maire de Douala 2ᵉ aurait été incendié, ainsi que la station-service Tradex Borne 10.

Au moins deux personnes ont encore trouvé la mort en journée. Mais, d’après nos sources, les manifestations sont accompagnées de pillage de commerces. Certaines personnes profitent de la situation pour vandaliser des commerces et transporter des bouteilles à gaz, des cartons de poisson ou encore des alvéoles d’œufs.

Dans sa déclaration, l’Union européenne invite les autorités camerounaises à identifier les responsabilités, à faire preuve de transparence et à faire justice afin de lutter contre le recours excessif à la violence et les violations des droits humains.

Lire la déclaration de l’Union européenne ci-dessou :

« L’Union européenne prend note de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel le 27 octobre 2025.

Elle rappelle que son partenariat avec le Cameroun, partenaire de longue date de l’Union européenne, repose sur l’Accord de Samoa, qui promeut les principes de bonne gouvernance, de démocratie, de respect des droits de l’homme et de l’État de droit. Elle souligne dans ce cadre l’engagement commun à respecter les libertés d’association, de réunion et d’expression, également consacrées par la Constitution du Cameroun.

L’Union européenne exprime sa profonde préoccupation face à la répression violente des manifestations qui ont eu lieu les 26 et 27 octobre 2025, et déplore la mort par arme à feu de plusieurs civils. Elle souligne en outre l’importance de garantir la sécurité et l’intégrité physique de tous les acteurs politiques de ce processus.

L’Union européenne invite les autorités camerounaises à identifier les responsabilités, à faire preuve de transparence et à faire justice afin de lutter contre le recours excessif à la violence et les violations des droits humains. Elle appelle également à la libération de toutes les personnes détenues arbitrairement depuis l’élection présidentielle.

L’Union européenne invite toutes les parties à faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute action susceptible d’exacerber les tensions. Elle encourage tous les acteurs politiques et sociaux à engager rapidement un dialogue constructif afin de préserver la stabilité et la cohésion nationale et de promouvoir les valeurs démocratiques et les droits de l’homme ».

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Mamadou Mota dévoile son candidat

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Mamadou Mota dévoile son candidat
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Mamadou Mota votera pour Balbine Tiriane Noah qu’il présente comme l’audace de la vraie paix.

Une sortie pour appeler ses amis à regarder parmi les trois candidats du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), celui qu’il pense être le meilleur pour défendre leur cause. Mamadou Mota, le premier vice-président démissionnaire du MRC, présente Tiriane Balbine Noah comme l’incarnation de la vraie paix au Cameroun.

Retrouvez ci-dessous sa sortie

Mes chers amis,
La paix n’est pas simplement l’absence de bruit ou le silence des armes. Une paix imposée par la peur, maintenue par l’oppression et dictée par un régime qui dure depuis des décennies n’est pas une paix réelle. C’est une illusion. Au Cameroun, nous voyons trop souvent le concept même de paix être instrumentalisé, transformé en une arme politique par le régime de Paul Biya pour museler les voix dissidentes, emprisonner les opposants et étouffer le désir légitime de changement.

Lorsque la stabilité proclamée par l’État sert de prétexte pour justifier les injustices, traquer les journalistes et criminaliser la contestation pacifique, la paix est sapée à sa racine même. Le véritable patriotisme ne consiste pas à accepter aveuglément l’autorité, mais à exiger que le gouvernement soit au service de son peuple. On ne peut pas bâtir l’unité nationale en ignorant les souffrances des régions anglophones ou en divisant les communautés pour conserver le pouvoir.

L’histoire nous enseigne que le cynisme des autocrates finit toujours par se heurter à la dignité humaine. La paix authentique exige la justice, le respect des droits humains et le droit inaliénable pour chaque Camerounais de choisir ses dirigeants sans crainte de représailles.
Aux jeunes du Cameroun, à la société civile et à ceux qui refusent de céder au découragement : votre quête de liberté n’est pas une menace pour la paix, elle en est la condition essentielle. C’est en faisant valoir l’audace d’espérer, en choisissant le dialogue plutôt que la division, et en exigeant une gouvernance transparente que vous bâtirez le Cameroun juste et fort que vous méritez.

La présidente Tiriane est l’incarnation de cette audace de paix, de la vraie paix.

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Jean Calvin Aba’a Oyono annonce sa candidature aux élections législatives dans le Sud

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Jean Calvin Aba’a Oyono, universitaire et acteur politique a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections législatives et municipales. Il compétira sous la bannière d’un parti de l’opposition.

Jean Calvin Aba’a Oyono se prépare pour les prochaines échéances électorales au Cameroun. Invité dimanche à l’émission «L’Arène» sur Canal 2 International, l’universitaire a indiqué qu’il envisageait de briguer un mandat électif lors des prochaines élections municipales et législatives.

Le principal enjeu reste désormais le choix de la formation politique qui porterait sa candidature. Ces derniers mois, le Pr Aba’a Oyono a notamment affiché son soutien à Maurice Kamto, puis à Issa Tchiroma Bakary. Il affirme vouloir se présenter sous la bannière du parti qu’il estimera le mieux placé au moment du scrutin.

Sur le plan géographique, le juriste publiciste envisage une implantation électorale dans le Sud, sa région d’origine. Il pourrait notamment briguer la mairie de Zoétélé pour les municipales et se présenter aux législatives dans le Dja-et-Lobo.

Les prochaines élections municipales et législatives sont attendues en 2027, après la prorogation des mandats des conseillers municipaux jusqu’au 28 février 2027 et celle des députés jusqu’à décembre 2026.

Cette entrée annoncée dans la compétition électorale marque une évolution dans le positionnement de l’universitaire, qui dit vouloir désormais porter son engagement politique sur le terrain électoral.

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4 journalistes en garde à vue après la disparition présumée des lunettes d’un ministre

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4 journalistes en garde à vue après la disparition présumée des lunettes d’un ministre
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François Essomba (Chine Afrique), Igor Gwet Bibey (Inform plus), Solange Djuikam(Univers Info.net) et Pierre Mouchili (Le procès international) ont été interpellés le 16 septembre au palais des congrès de Yaoundé alors qu’ils couvraient l’événement lié à la clôture des journées du groupe de la Banque islamique de développement (BID).

Tous sont soupçonnés de « vol de lunettes » du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, et sont en garde à vue dans les geôles du commissariat central nᵒ 1 à Yaoundé. Cette mise en détention des journalistes a entraîné la sortie publique du Spic (Syndicat national des professionnels de l’information et de communication), qui bat en brèche cette arrestation qu’il qualifie « d’arbitraire ».

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication dénonce une détention qu’il juge « arbitraire » et « abusive »
Les faits remontent au mercredi 16 septembre 2026 au palais des congrès de Yaoundé lors de la cérémonie de clôture des journées du Groupe de la Banque islamique de développement (Bid). Ces journalistes sont soupçonnés de « vol de lunettes » du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey.

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (Spic) condamne cette détention arbitraire au regard du droit international tant les arrestations et les motifs retenus reposent essentiellement sur des soupçons et rien de probant. Le Spic s’engage à déployer, dès ce lundi, 21 septembre 2026, tous les moyens de droit et de lobbying nécessaires pour faire cesser ces abus caractérisés de la police camerounaise sur des journalistes en plein exercice de leur profession.

À titre informatif, « venus assister à la clôture d’une cérémonie de la Banque islamique de développement (BID) présidée par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, les journalistes François Essomba, journaliste à Chine Afrique, Igor Gwet Bibey, reporter de Inform plus, Solange Djuikam, officiant à Univers info.net et Pierre Mouchili du journal Le procès international vont être mis aux arrêts par les éléments de la police camerounaise et conduits, pour un premier temps, au commissariat du 10ᵉ arrondissement de Bastos », indique le Spic, qui ajoute que ces derniers seront, ensuite, mis en garde à vue dans les cellules du commissariat central no 1.

Selon les informations recoupées par cette corporation syndicale, le motif de leur interpellation par la police est « suspicion de vol de lunettes du ministre Alamine Ousmane Mey lors de la journée du groupe de la BID du 14 au 16 septembre 2026 ». Ce qui semble le plus curieux dans cette affaire, c’est la violence avec laquelle les quatre journalistes ont été interpellés et mis en détention alors qu’ils n’étaient pas les seuls présents à cette cérémonie. « Pire encore, explique Yannick Ebosse, Secrétaire général du Spic, ils y étaient dans le cadre strictement professionnel de collecte d’informations pour leurs médias respectifs. Étant des responsables, pourquoi n’avoir pas procédé à leur audition simple et leur mise en liberté au lieu de les incarcérer pendant des jours alors qu’ils font, juste, l’objet de soupçons ».

Le Spic regrette cette méthode de fonctionnement des fonctionnaires de police, qui remet au goût du jour et au centre du débat la question de la liberté de la presse et la protection des journalistes. L’organisation syndicale rappelle, par la même occasion, aux agents de la police qu’une détention arbitraire est une arrestation ou une détention qui viole les règles des droits humains comme l’absence d’un mandat, les procès inéquitables et la prolongation abusive de la détention provisoire.

Serge Aimé BIKOI

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