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la société civile appelle à une refondation nationale au Cameroun

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la société civile appelle à une refondation nationale au Cameroun
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Après la proclamation officielle des résultats de la présidentielle du 12 octobre donnant Paul Biya vainqueur avec 53,66 % des suffrages, un appel fort vient de s’élever du côté de la société civile. Près de 300 organisations ont signé une déclaration commune invitant les Camerounais à transformer ce scrutin tendu en une véritable opportunité de refondation nationale.

Dans un contexte où les tensions politiques et sociales se mêlent à une méfiance grandissante entre les citoyens et les institutions, les signataires affirment qu’il est temps de tourner la page des divisions. Ils plaident pour une sortie de crise « légitime, concertée et honorable », capable de préserver la paix sans étouffer la volonté de changement exprimée par une partie du peuple. Lire le communiqué de presse ci-dessous :

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

PLUS DE 300 ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE APPELLENT À TRANSFORMER L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 12 OCTOBRE EN UN MOMENT DE REFONDATION DU CAMEROUN

Yaoundé, le 27 octobre 2025 – À l’approche de la publication des résultats du scrutin du 12 octobre 2025, le Cameroun se trouve à la croisée des chemins. La montée des tensions politiques, sociales et sécuritaires fait peser une menace sérieuse sur la cohésion et la stabilité du pays. Dans un contexte de défiance généralisée entre les institutions et les citoyens, de crispations politiques persistantes et de désespérance sociale croissante, de nombreuses voix s’élèvent tantôt pour soutenir le Président sortant tantôt pour soutenir le vainqueur autoproclamé.

Face à cette situation, la société civile camerounaise sort de sa torpeur, refusant de rester spectatrice de la dégradation du lien social et de l’érosion de la confiance nationale. Par une déclaration commune d’ores et déjà adoptée par près de deux-cent (200) organisations de la société civile camerounaise, elle lance un appel historique à la refondation du Cameroun.

Dans sa déclaration, elle salue la mobilisation inédite des jeunes camerounaises et camerounais à travers le pays. Aussi, elle invite toutes les parties prenantes à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 à une sortie de crise légitime, concertée et honorable. Surtout, elle appelle à l’union sacrée à travers une alliance nouvelle des organisations de la société civile camerounaise.

Et, pour sortir durablement de la crise, la société civile lance un appel à la tenue urgente des États Généraux de la Refondation. Ces États Généraux devront permettre non seulement de garantir la réconciliation nationale à travers un processus de transition consensuel, apaisé et responsable, mais surtout poser les bases d’un nouveau pacte social fondé sur la confiance, l’équité et la transparence.

« Nous lançons un appel à tous les actrices et acteurs de la société civile. Répondons présents au rendez-vous de l’Histoire. Nous devons être à la fois la vigie et l’acteur de cette transition systémique qui s’ouvre au lendemain de l’élection du 12 octobre. Le Cameroun que nous voulons ne naîtra ni de la violence ni du silence, mais de l’engagement courageux de tous ses fils et filles », indique Guy Constantin Nzati, Président du mouvement citoyen Solidarité Jeunes (SoliJ) et porte-voix de cette initiative engagée par plusieurs acteurs de la société civile ; parmi lesquels également Nancy Saiboh, Présidente de Actions for Development and Empowerment (ADE).

Cette démarche inédite traduit inexorablement un renouvellement générationnel au sein de la société civile camerounaise. Elle augure aussi de nouvelles approches, initiatives et actions par la société civile pour faire entendre sa voix dans les mutations politiques, sociales et économiques à venir au Cameroun.

Retrouvez la déclaration complète ici : https://petition.qomon.org/9453a9bd-ensemblepourunnouveaucameroun-rebuildinganewcameroontogether/

Contact presse : Jean Christian Bernard Nselel (691021763)

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le Camerounais devra encore patienter avant ses débuts

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le Camerounais devra encore patienter avant ses débuts
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Le transfert de Carlos Baleba à Manchester United se rapproche à grands pas, mais l’international camerounais devra encore prendre son mal en patience avant de fouler la pelouse sous ses nouvelles couleurs.

Après avoir passé sa visite médicale, le milieu de terrain de 22 ans doit désormais finaliser son arrivée chez les Red Devils avec la signature d’un contrat de cinq ans. Mais son intégration à l’équipe de Michael Carrick ne sera pas immédiate. Baleba poursuit sa convalescence après une blessure aux ligaments de la cheville contractée durant la pré-saison avec Brighton.

D’après les informations de Sky Sports, rapportées par Fabrizio Romano, le Camerounais est attendu sur les terrains vers la mi-septembre, à condition que sa récupération se déroule comme prévu. Cette échéance pourrait lui permettre de viser un retour pour certaines rencontres importantes, notamment face à Manchester City ou Fulham.

Mais son premier match officiel avec Manchester United pourrait finalement être repoussé au mois d’octobre. La trêve internationale qui suivra son retour devrait offrir au joueur un délai supplémentaire pour retrouver l’intégralité de ses capacités physiques et s’adapter progressivement à son nouvel environnement.

Du côté de Manchester United, aucune précipitation n’est envisagée. Le club souhaite éviter tout risque de rechute et entend laisser à Baleba le temps nécessaire pour terminer correctement sa rééducation. Un choix logique pour un joueur appelé à jouer un rôle important dans une saison particulièrement chargée.

Entre la Premier League, la Ligue des champions et les coupes nationales, les Red Devils auront besoin d’un effectif solide sur la durée. Pour Baleba, l’objectif est donc clair : revenir à 100 % avant de prendre pleinement part au projet mancunien.

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l’AVC devient la première cause de décès chez les femmes

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l’AVC devient la première cause de décès chez les femmes
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Les maladies cérébrovasculaires tuent le plus les femmes au Cameroun avec 9,0% des décès, suivies des affections périnatales à 7,0% et du diabète à 4,7%, selon les dernières données du ministère de la Santé.

C’est une réalité alarmante pour la santé féminine. Au Cameroun, l’accident vasculaire cérébral, AVC, est désormais la première cause initiale de décès chez les femmes.

Selon les chiffres publiés dans un graphique «Top 10 des causes initiales chez les femmes», issus de la source « MINSANTE, DHIS2/ICD-11 – Cause of Death-2025 / ANACoD3 », la « Maladie cérébrovasculaire » représente à elle seule «9.0% » des cas.

En deuxième position, les «Affections survenant au cours de la période périnatale» avec «7.0% », un indicateur qui pèse lourd sur la mortalité néonatale liée à la mère.

Le trio de tête est complété par les maladies métaboliques : «Diabète sucré» à «4.7%» et «Troubles endocriniens » à «4.3%».

Les maladies infectieuses restent pourtant meurtrières. Le «Paludisme» cause «4.1%» des décès féminins et le «VIH» « 3.8%».

Le classement se poursuit avec la «Néphrite et néphrose » à «3.3%», les «Infections des voies respiratoires inférieures » à «3.2%», la «Maladie hypertensive» à «3.1%» et enfin les «Affections maternelles» à « 2.8%».

Des données qui interpellent sur l’urgence de la prévention des maladies non transmissibles chez les femmes.

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Féminicides au Cameroun : Lettre de Vincent Fouda

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Féminicides au Cameroun : Lettre de Vincent Fouda
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Dans sa lettre, l’universitaire demande au président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, de prendre position sur cette triste actualité qui touche à la dignité de la femme.

Lire ici sa lettre :

Lettre ouverte à Monseigneur Andrew Nkea

Président de la Conférence des Évêques du Cameroun

Houston le 08/24/2026

Monseigneur, cher Père Évêque,

Êtes-vous au courant de tous ces féminicides ? Ces vies de femmes arrachées dans le silence, dans le champ même de l’amour ? 143 vies supprimées par la violence folle des hommes comme vous et moi. L’Église, Mère et Maîtresse, ne peut se taire quand la chair du Christ est meurtrie dans ses filles.

L’option préférentielle pour les pauvres, rappelée par Sollicitudo Rei Socialis et Evangelii Gaudium, ne concerne pas seulement la misère matérielle : elle embrasse aussi la souffrance morale, la violence intime, la peur quotidienne. Saint Jean Paul II écrivait : « La dignité de la femme est un reflet de la dignité du Christ lui-même » (Mulieris Dignitatem, 1988). Et Benoît XVI ajoutait dans Caritas in Veritate : « La charité sans vérité devient sentimentalisme ». Or, le silence devant le meurtre des femmes est un sentimentalisme coupable.

Les Pères de l’Église nous ont enseigné que la parole est un acte de charité. Saint Ambroise disait : « Celui qui se tait devant l’injustice devient complice du mal ». Saint Augustin, dans ses Confessions, voyait dans la femme une image de la sagesse divine : « La femme est mémoire et fécondité ». Saint Jean Chrysostome, lui, rappelait que « l’amour véritable ne frappe pas, il se sacrifie ».

Et que dire des Docteurs mystiques ? Sainte Thérèse d’Avila, dans Le Château intérieur, nous enseigne que la femme est le lieu où Dieu se fait demeure. Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein) écrivait : « L’âme féminine est appelée à porter le monde dans la compassion ». Ces paroles sont aujourd’hui des cris.

Monseigneur, parlez. Parlez pour celles que l’on a fait taire. Parlez pour celles dont le sang crie depuis la terre. Parlez pour que la Conférence des Évêques du Cameroun proclame, dans la lumière de l’Évangile, que l’amour ne tue pas.

Ma famille et moi, par la modicité de nos moyens, vous faisons un virement de cinquante mille francs CFA pour demander à la Conférence des Évêques une célébration eucharistique en mémoire de ces femmes victimes de la violence des hommes dans le champ de l’amour. Que cette messe soit un signe de conversion, un appel à la conscience, un acte de réparation.

Car, comme le rappelle Gaudium et Spes : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, surtout des pauvres et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ. »

Monseigneur, que votre voix s’élève. Qu’elle soit celle du pasteur qui ne fuit pas devant le loup. Qu’elle soit celle du père qui protège ses filles. Qu’elle soit celle du prophète qui rappelle que la vie est sacrée.

Recevez, Monseigneur, l’expression de mon profond respect et de ma prière.

Prof Vincent Sosthène Fouda

sos.fouda@gmail.com

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