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Le MRC dénonce une «dérive autoritaire» post-électorale et réclame justice pour les victimes de la répression

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Le MRC dénonce une «dérive autoritaire» post-électorale et réclame justice pour les victimes de la répression
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Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) accuse le pouvoir en place d’avoir orchestré une répression systématique à la suite de l’élection présidentielle du 12 octobre. Le parti de l’opposition, dirigé par Mamadou Mota dénonce une « justice instrumentalisée » et appelle à une enquête internationale sur les violences qui auraient coûté la vie à deux manifestants.

Face à ce que le parti qualifie de « persécution post-électorale », le mouvement affirme que la capitale, Yaoundé, s’est transformée en un espace de traque politique où « l’arrestation au faciès » et la « répression arbitraire » remplaceraient désormais le dialogue démocratique. Selon le texte, de nombreux citoyens seraient interpellés pour avoir simplement « cru à l’illusion d’une démocratie sincère » en participant pacifiquement au scrutin présidentiel.

Le MRC dénonce une « justice à double vitesse », où les militants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir, pourraient manifester librement pour célébrer une victoire controversée, tandis que les partisans de l’opposition seraient violemment dispersés. Le communiqué parle d’« une rupture fondamentale du principe d’égalité devant la loi », accusant le gouvernement d’avoir « substitué le droit à la répression ».

Le parti affirme également que la répression aurait entraîné la mort de deux citoyens, qualifiés de « victimes d’un crime d’État ». Pour Mamadou Mota, ces décès ne peuvent être considérés comme de simples « dommages collatéraux », mais comme des « homicides politiques » engageant la responsabilité pleine et entière du gouvernement.

Dans une posture qualifiée de « défense de rupture », le MRC justifie son refus de se présenter devant le Conseil constitutionnel, qu’il considère comme un « simulacre de justice » voué à légitimer « une sentence écrite d’avance ». Le parti entend porter « l’accusation devant le peuple et devant l’histoire », affirmant que ce n’est pas lui qui est jugé, mais bien « un système autoritaire à bout de souffle ».

Le mouvement exige la libération immédiate des détenus politiques et la mise en place d’une commission d’enquête internationale et indépendante pour faire la lumière sur les conditions de la répression et les décès enregistrés.

En érigeant la « défense de rupture » en symbole de résistance politique, le MRC entend transformer la répression en procès de la dictature. « Le droit finira par vaincre la force », conclut Mamadou Mota.

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« On donnera tout » : Yvana Yakana Makana mobilise les supporters avant le grand rendez-vous face au FUS Rabat

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Lekié FF à l’assaut de l’Afrique, Yvana Yakana Makana lance un appel fort aux supporters avant le choc face au FUS Rabat. Le compte à […]

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Ivan Nana démarre fort avec Al Hilal SC : une première victoire pour marquer les esprits !

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À peine arrivé à Al Hilal SC, Ivan Nana n’a pas tardé à se mettre en évidence. Quelques jours seulement après avoir officialisé son engagement […]

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Blériot Nyemeck raconte comment Parfait Ayissi a perdu son poste de DG

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Blériot Nyemeck raconte comment Parfait Ayissi a perdu son poste de DG
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Blériot Nyemeck est revenu sur les circonstances qui ont conduit au départ de Parfait Ayissi de la direction générale d’Info TV.

Invité de l’émission Obama Times ce dimanche 1ᵉʳ novembre 2026, diffusée sur A1 TV et présentée par Ernest Obama, il a notamment évoqué les sollicitations répétées du promoteur de la chaîne, Dieudonné Mveng, pour qu’il prenne la tête de la télévision, ainsi que l’incident survenu lors de la couverture de la Coupe André Onana à Oveng.

Selon son témoignage, Dieudonné Mveng lui aurait proposé de devenir directeur général d’Info TV environ six mois après son arrivée au sein de la chaîne. Une proposition qu’il affirme avoir refusée à plusieurs reprises, alors que Parfait Ayissi occupait déjà cette fonction.

« On est resté dans cette discussion pendant 18 mois », a déclaré Blériot Nyemeck, expliquant avoir finalement accepté après une longue période de réticence, en raison de difficultés de fonctionnement qu’il dit avoir observées au sein de la chaîne.

Cameroun Actuel vous propose cet extrait de l’interview de Blériot Nyemeck sur A1 TV :

Blériot Nyemeck : Six mois après mon arrivée à Info TV, M. Dieudonné Mveng me propose de devenir directeur général d’Info TV. Alors que Parfait Ayissi est directeur général, je lui dis non, ce n’est pas possible. Il me dit non, je lui dis ce n’est pas possible.

On est resté dans cette discussion pendant 18 mois. C’est au 18ᵉ mois, pour une raison que je vais évoquer ici, que j’ai fini par accepter.

Ernest Obama : Pourquoi vous avez accepté ?

Alors, Dieudonné Mveng décide chaque fois qu’il y a un problème, chaque fois qu’il y a un malentendu, avec Parfait Ayissi, il m’en parle et je lui dis : « Il faut en parler à Parfait. » Il me dit non, il s’en plaint, il se plaint de beaucoup de petites choses, mais notamment du fait que Parfait, dès que les émissions sont finies, il rentre directement, il quitte l’Info TV.

Ernest Obama : Mais est-ce qu’il travaille là-bas ?

Blériot Nyemeck : Non, il était directeur général.

Ernest Obama : Mais le directeur ne doit pas rester au bureau tout le temps ?

Blériot Nyemeck : Non, non, le directeur suit la télé. Je ne parle pas du CEO, à moins que… Moi, c’est mon directeur qui gère au quotidien.

Donc, Dieudonné Mveng a besoin d’un directeur général présent, opérationnel. Alors, Parfait fait cela et Dieudonné pense qu’il doit s’en séparer. Je lui dis non.

Un jour, même Parfait et moi, nous discutons, on est allé lui dire que Nyemeck est en train… Je lui dis non, il n’en est rien. Dieudonné m’a proposé, je n’ai pas accepté.

Il se produit un événement un jour, lors de la coupe André Onana, à Oveng. Aristide Manda, je cite les contemporains, vient voir Parfait Ayissi. Il lui dit : Je veux que Info TV vienne couvrir l’événement.

Ils s’entendent et puis Aristide Manda verse ce qu’il faut pour la couverture. Il lui dit : « Mais je veux aussi que Blériot et toi soyez là, à mon nom. » Il donne à Parfait son carburant et il dit à Parfait : « Bon, tu remets ceci à Blériot. »

Parfait Ayissi me remet mon carburant, on va à Oveng. Quand l’équipe d’Info TV va à Oveng et à la fin de la cérémonie, l’équipe d’Info TV a des problèmes pour rentrer parce qu’on ne leur a pas donné leur argent de transport.

Ernest Obama : Qui n’a pas donné ?

Blériot Nyemeck : Parfait Ayissi ne leur a pas donné l’argent de transport. Et l’un des beaux-frères de Parfait est de la délégation, son beau-frère, le cousin à sa femme. Donc, les gars,

Ernest Obama : Est-ce qu’il avait vraiment reçu les frais de transport ?

Blériot Nyemeck : Il les avait reçus. Peut-être qu’il n’a jamais su.

Ernest Obama : Peut-être qu’il a oublié…

Blériot Nyemeck : J’ai dit à Dieudonné, tu aurais dû lui dire pourquoi tu l’as enlevé DG. Donc, alors, les gars, finalement, Aristide leur donne 10 000. Ils rentrent.

Quand ils arrivent, Dieudonné Mveng il décide que l’élément ne va pas passer. Aristide, qui a des accords avec André Onana, se rend compte. Il essaie d’appeler Dieudonné Mveng, Dieudonné Mveng ne le prend pas au téléphone.

Il est dépité. Il me joint. Il me dit Mais voici ce qui s’est passé. Tu sais, maintenant, le PDG m’insulte. Il dit que j’ai méprisé ses collaborateurs…

Je demande au PDG d’écouter Aristide ? Aristide Manda lui explique ce qui s’est passé et Dieudonné Mveng m’appelle et il me dit : je vais licencier Parfait Ayissi et je vais le relever de ses fonctions ce soir.

J’essaie encore de faire la médiation. Rien. […] Et Dieudonné, me dit : « Tu deviens DG. » Jamais de la vie, je ne peux pas remplacer Parfait Ayissi.

Et je lui suggère quelqu’un qui devrait le remplacer, puisqu’il est déjà décidé. Je lui suggère une femme qui avait été DGA. Il me dit non. Et lui-même propose une certaine Ilouga Hermine qu’il nomme.

Alors Parfait me reproche le fait que je ne l’ai pas prévenu des échanges que j’avais eus avec Dieudonné Mveng, sachant qu’on allait le relever de ses fonctions.

Mais je lui dis non, je ne pouvais pas revenir te dire que même si je te l’avais dit, qu’est-ce que cela aurait changé ? Parfait est donc relevé de ses fonctions de DG.

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