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« le candidat du Rdpc sera donc proclamé vainqueur du scrutin… »

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« le candidat du Rdpc sera donc proclamé vainqueur du scrutin… »
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Dans son éditorial du 22 octobre 2025, le directeur de publication de Mutations, le quotidien privé paraissant du côté de Yaoundé, soutient que Paul Biya est donc réduit à passer par « une souricière pour s’adjuger ce nouveau mandat et à déployer l’armée dans la rue pour faire avaler la pilule ».

Lire ici sa sortie :

Le Conseil constitutionnel ne trahira pas sa réputation, à l’occasion de l’élection présidentielle 2025. L’institution gardera, à l’instar de la célèbre Tour de Pise, son inclinaison si caractéristique en faveur d’une seule et même personne, en l’occurrence Paul Biya, dont les membres, amovibles, sont oints du décret.

Grande gueule repentie d’un système qui sait, au moindre coup de chaud, se recroqueviller automatiquement dans son bain de bave, tel un escargot, Issa Tchiroma Bakary a choisi de ne pas se soumettre à l’imperium des « sages », convaincu qu’il s’agirait d’une caution à sa « victoire volée ».

Le candidat du Rdpc sera donc proclamé vainqueur du scrutin, au milieu d’une scène désertée par ses principaux concurrents.

Mais, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. En se lançant dans la course pour un 8e mandat à 93 ans dont 43 de magistrature suprême, le candidat du Rdpc voulait d’une victoire claire, nette et sans bavure. Ce d’autant plus que ses stratèges ont fait feu de tout bois et obtenu la disqualification de son adversaire le plus redoutable, Maurice Kamto. Les mêmes l’ont assuré de ce que Issa Tchiroma Bakary, ferait, faute d’un appareil politique représentatif, au plus 5% des suffrages exprimés, dans le scénario le plus optimiste.

Coup de théâtre, le chef de l’État réélu ressort du scrutin avec un sacre entaché d’irrégularités, de vices bruyants et de contre-performances symboliques. Une victoire amère, une victoire au goût de défaite.

L’autopsie méticuleuse de cet extraordinaire retournement de situation révélera certainement une cécité stratégique du pouvoir et, partant, un déni morbide de la réalité, pourtant frappante.

La désespérance et le sursaut d’un peuple prêt à s’accrocher même à un « bon diable » pour se donner une nouvelle trajectoire, le report massif des voix des partisans de Maurice Kamto au bénéfice de Issa Tchiroma Bakary, principalement au motif d’avoir été le seul candidat à s’être distinctement démarqué pour une revendication éventuelle de victoire, la désaffection populaire vis-à-vis d’une certaine élite du Rdpc arrogante, condescendante, et dont la veulerie est allée jusqu’à la confiscation des gadgets de campagne du candidat du Rdpc ; toutes choses qui ont poussé de nombreux militants du « parti du flambeau » à s’abstenir ou à voter un autre candidat le 12 octobre 2025. Autant de contre-feux qui n’ont pas milité pour le plébiscite attendu du champion du Rdpc.

La campagne électorale a minima de Paul Biya, dont des fantassins cybernétiques, annonçaient pourtant, avec triomphalisme, la présence dans une demi-dizaine de villes du Cameroun, pour la circonstance, n’a, non plus, joué en sa faveur. Plus grave, la seule et unique étape de Maroua a été marquée par le délire ubuesque de Cavaye Yeguié Djibril, l’une des mascottes d’un régime qui dégage une odeur de naphtaline.

Paul Biya est donc réduit à passer par une souricière pour s’adjuger ce nouveau mandat et à déployer l’armée dans la rue pour faire avaler la pilule. La tectonique de cette victoire à la Pyrrhus lui impose une purge de son système et des réformes robustes à un rythme soutenu. Peu porté vers des mouvements diligents et de grande amplitude, Paul Biya n’a pourtant plus le temps pour allié. Dans la course contre la montre qu’il va engager dès sa prestation prochaine de serment, il ne sera pas différent d’un cycliste sur une pente raide. Il faudra pédaler et réenchanter. Au-delà du verdict programmé du Conseil constitutionnel, il est désormais question de gagner les cœurs et, partant, la paix.

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« nous ne roulons pour aucun clan »

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« nous ne roulons pour aucun clan »
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Le journal panafricain Jeune Afrique affirme n’être d’aucun clan au Cameroun et avoir d’énormes difficultés pour la collecte des informations.

Du fait de certains de ses articles, Jeune Afrique est considéré par de nombreux Camerounais comme attaché au régime Biya. Le journal affirme n’en être rien de tel. Le 1ᵉʳ novembre 2026, il a publié une sortie intitulée « Jeune Afrique, le Cameroun et les clans ». Dans ladite sortie, il indique combien il est difficile de collecter les informations dans le pays de Paul Biya. Et selon lui, cela est dû à une « féroce guerre de clans, sur fond de succession de Paul Biya ».

Pour montrer son indépendance éditoriale dans ses différentes publications, Jeune Afrique fait mention de certains de ses articles.

« Nous avons suscité la colère de Louis-Paul Motaze après un article sur des notes secrètes le concernant; l’ire de Ferdinand Ngoh Ngoh, qui a vu dans l’un de nos papiers une volonté de torpiller sa carrière; l’animosité d’Oswald Baboke, qui nous accuserait d’acharnement concernant le traffic d’or…Les proches de Chantal Biya sont agacés, ceux de Franck Biya aussi, tandis que Grégoire Owona nous appelle ‘Jeune à fric » », affirme le journal panafricain.

Les réticences ne sont pas uniquement avec le régime, mais aussi certains du côté de l’opposition. Il cite Maurice Kamto, l’ex-président du MRC, Issa Tchiroma Bakary, le président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), et Bello Bouba Maigari, le leader de l’UNDP. Ils n’acceptent pas de lui accorder une interview.

Pour ce qui est des clans, Jeune Afrique dit n’appartenir à aucun.

« Nous recevons des informations et nous les vérifions. Quand celles-ci viennent d’un « clan », nous les soumettons au contradictoire de ses adversaires. Qui, la plupart du temps, se murent dans le silence. Alamine Ousman Mey, sollicitée lorsque nous avons écrit son portrait, a décliné. Mounouna Foutsou, après avoir accepté une interview, n’est pas venu au rendez-vous et nous a laissés errer dans un grand hôtel parisien », affirme le journal.

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Dettes des CTD : l’État prévoit des retenues sur les dotations de décentralisation en 2027

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Dettes des CTD : l’État prévoit des retenues sur les dotations de décentralisation en 2027
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(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais prévoit de prélever directement sur la Dotation générale de la décentralisation (DGD) de 2027 la part revenant aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans le remboursement d’anciennes dettes commerciales. Cette disposition figure au point 41 de la lettre-circulaire conjointe du 29 octobre 2026, relative à la préparation des budgets des communes et des régions pour l’exercice 2027, publiée le 4 novembre dansCameroon Tribune.

La mesure concerne les dettes commerciales validées à l’issue de l’audit des arriérés de l’État et de ses démembrements sur la période 2000-2019. Le mécanisme d’apurement arrêté par le ministère des Finances en août 2024 prévoit une prise en charge de 70 % par l’État et de 30 % par les entités publiques débitrices. Pour les collectivités territoriales concernées, cette dernière part doit faire l’objet d’un prélèvement à la source sur les ressources de la DGD inscrites au titre de 2027.

Selon les résultats de l’audit rendus publics le 16 août 2024, les dettes commerciales validées à la charge des collectivités atteignaient 14,67 milliards de FCFA. L’application de la clé de répartition de 70 % pour l’État et de 30 % pour les entités débitrices correspondait, sur ce stock initial, à une contribution théorique de 10,27 milliards de FCFA pour l’État et de 4,40 milliards pour les collectivités.

Ces montants ne permettent cependant pas de déterminer les sommes qui seront effectivement prélevées en 2027. La nouvelle lettre-circulaire ne précise ni les remboursements déjà effectués depuis 2024 ni le solde de la dette commerciale restant à recouvrer auprès des collectivités.

Le calendrier initial prévoyait l’apurement des dettes commerciales auditées sur trois exercices, de 2024 à 2026. La mention de prélèvements dans la préparation budgétaire de 2027 pose donc la question de l’état d’avancement de cette opération, sans permettre à elle seule de conclure à un retard dans son exécution.

Parallèlement, les ministres des Finances et de la Décentralisation demandent aux collectivités de budgétiser au moins 30 % du volume global de leurs arriérés et dettes en 2027. Cette exigence, déjà formulée pour l’exercice 2026, vise un périmètre plus large que les seules dettes commerciales auditées. Le document ne précise pas comment les deux dispositifs seront articulés dans les budgets des collectivités concernées.

Baudouin Enama

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Manchester United lorgne Aboubakar Nagida, le jeune talent camerounais qui affole l’Europe !

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En quête de renforts au poste de latéral gauche, Manchester United aurait coché le nom d’Aboubakar Nagida. Le défenseur camerounais du Stade Rennais, suivi par […]

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