Actualités locales
Le message de Armand Okol aux policiers, gendarmes et militaires

Le secrétaire à la Communication du Parti camerounais pour la réconciliation nationale, parle de la présence des forces de défense et de sécurité dans la ville de Yaoundé, capitale politique du 237 (Cameroun).
Lire ici son texte :
POLICIERS, GENDARMES, MILITAIRES, ALLÔ !
Depuis quelques jours, la ville de Yaoundé a fière allure. En 24 années passées sans discontinuer dans la capitale siège des institutions Républicaines et de mémoire, je n’ai pas souvenance d’avoir connu une telle présence visible et dissuasive des hommes en tenue dans les carrefours et les artères de la cité.
Et sincèrement, ça fait non seulement plaisir, mais ça rassure. C’est la preuve palpable et tangible que le pays est debout, la République est sereine, la Nation est inébranlable.
Chapeau bas aux fmo et fds.
Jamais vous n’avez aussi bien porté haut l’emblème <
D’ailleurs, cette militarisation de la ville aux sept collines n’est pas la seule bonne nouvelle du moment à mettre à l’actif de ce régime exemplaire. Les Yaoundéens ont dû – comme moi – faire le constat de ce que ça circule mieux <
On applaudit pour qui?
Pour le super Maire de la ville évidemment.
Congratulations à Madame la Ministre du Développement Urbain et de l’Habitat.
Gratitude à l’inamovible Ministre des Travaux Publics.
Franchement, ça donne !
Grâce à cette nouvelle technologie du bitumage des routes à base de la boue saupoudrée d’un zeste de gravillon, j’ai l’intime conviction que sous peu, les chinois – copieur-colleurs devant l’Éternel – viendront bientôt se former au savoir faire camerounais.
Bravo LE KONTINENT!
Si l’on ajoute à ce tableau déjà très reluisant du pays, la très bonne, je dirais même la parfaite organisation de l’élection présidentielle du 12 octobre dernier, il y a toutes les raisons de se sentir privilégié de vivre dans la capitale africaine la plus sécure du moment.
Tout est mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Là où le bas blesse, c’est que pendant que le pouvoir multiplie de telles actions salvatrices pour améliorer le quotidien des citoyens et concitoyens, l’on apprend que certains anti patriotes nés, annoncent ça et là des manifestations et des mouvements de contestation au prétexte – bien évidemment fallacieux – d’un scrutin entaché d’interminables irrégularités.
Quelle ingratitude envers et contre un régime qui a pourtant offert à toutes/tous le paradis terrestre !
Heureusement, les chefs de corps et chefs d’unités veillent au grain. Explication logique de ces escouades d’éléments déployés sur le terrain ces derniers jours pour mater la moindre velléité de tentative de troubles à l’ordre public.
Le patriote que suis-je se sent donc l’obligation d’être la sentinelle de la République.
C’est pourquoi je joins ma voix à celle des donneurs d’ordres pour demander aux sbires de faire résonner la matraque et le fouet. Braves soldats et fonctionnaires de police, faîtes le job, fouettez-moi ces éternels insatisfaits à volonté. Cognez aussi fort que possible ces ennemis de la République même s’ils/elles mijotent de manifester à mains nues, selon le principe de non-violence.
Du moment où ceux qui projettent de manifester – droit de non droit – croient aimer le Cameroun plus que vous, il faut agir, sans réserve et sans pitié. Rien ne peut justifier que tous les camerounais sans exclusive, nés de la cuisse de Jupiter, ayant des privilèges infinis pour mener le train de vie de pacha qui a court dans ce pays, rien ne peut justifier disais-je, que toutes ces femmes et tous ces hommes à l’opulence débordante, nourrissent le moindre ressentiment pour un pouvoir qui leur a tout donné.
D’ailleurs, si ça se trouve, personne, pas un seul de ceux qui se plaignent ne fait partie de vos progénitures, aucun d’eux n’a le moindre lien de parenté avec chacun d’entre vous, il n’existe aucune proximité quelconque entre ces plaintifs et vous.
J’ai ouï-dire que lundi prochain, jour de proclamation des résultats de la dernière comédie électorale sera aussi jour de fessée nationale.
Petit conseil mesdames et messieurs les <
Le pays vous appartient, alors s’il vous est demandé – comme c’est le cas – de déserter vos lieux habituels d’exercice du métier des armes pour vous en servir contre le peuple qui exprime pacifiquement le droit de faire entendre sa voix, posez-vous cette seule question :
« dans ce pays si prospère où il fait si bon vivre, nos enfants, nos conjoint(e)s, nos frères et sœurs, nos parents, nos familles et ami(e)s, nos proches, nos connaissances sont-elles/ils à l’abri de lendemains incertains »?
Si la réponse à cette question est à l’affirmative, alors exécutez les ordres, et bastonnez-moi correctement et bien quiconque osera encore se plaindre de quoi que ce soit dans ce pays.
Mais si la réponse est à la négative, alors ravisez vous, rangez vos instruments de torture, de peur de sceller à jamais le sort d’un pays déjà agonisant, le sort des vôtres aussi, idem pour le votre même…
Armand Okol, fils de militaire.
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une mission américaine au Cameroun pour renforcer la Marine nationale

Du 14 au 18 septembre 2026, une mission d’expertise technique américaine a effectué une visite de travail au Cameroun, dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale en matière de sécurité et de sûreté maritimes.
Ouverte à la Base Navale de Douala, cette mission a permis d’examiner plusieurs sites appelés à accompagner la montée en puissance de la Marine Nationale, notamment à travers le renforcement de son soutien infrastructurel et de ses capacités de conduite des opérations maritimes.
Les travaux se sont poursuivis dans la région du Sud-Ouest, notamment à la Base Navale de Limbé, autour des perspectives d’amélioration des capacités d’accueil, de mise à l’eau et de déploiement des unités navales, ainsi que du développement d’infrastructures adaptées aux exigences opérationnelles.
Au-delà des échanges techniques, cette mission marque une étape dans la maturation de projets structurants, destinés à consolider l’outil infrastructurel, la coordination opérationnelle, la surveillance et la connaissance de l’environnement maritime.
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Ciment : avec sa marque Nono Cement, le Chinois CAC vient durcir la concurrence au Cameroun

(Investir au Cameroun) – Central Africa Cement (CAC), entreprise portée par des investisseurs chinois, étend la distribution de sa marque Nono Cement à Yaoundé. Dans plusieurs quincailleries visitées mi-septembre 2026 parInvestir au Cameroun, le sac de 50 kg est proposé à 5 000 FCFA, contre 5 100 à 5 300 FCFA pour certaines références concurrentes présentées dans les mêmes points de vente.
L’écart atteint ainsi 100 à 300 FCFA par sac, soit environ 2 % à 5,7 % par rapport aux prix concurrents observés. Ces relevés restent cependant limités à un échantillon de quincailleries de Yaoundé et ne permettent pas d’établir un prix moyen national.
«C’est le ciment Nono, un nouveau produit fabriqué par des Chinois à Edéa. Il se vend beaucoup en ce moment, certainement parce que les gens veulent le tester», confie un tenancier de quincaillerie à Nkozoa, dans la périphérie de la capitale. CAC n’a publié ni volumes de ventes ni données sur l’étendue de son réseau de distribution. L’intérêt signalé par les commerçants ne peut donc pas encore être assimilé à une progression mesurée de ses parts de marché.
L’emballage identifie Central Africa Cement comme producteur. Son usine d’Edéa a été inaugurée le 19 septembre 2025 par le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry. Le Rapport sur la dynamique de l’investissement privé en 2025, publié le 31 août 2026 par le ministère de l’Économie, chiffre le projet à 12 milliards de FCFA et l’attribue à des investisseurs chinois.
La présence de Nono Cement à Yaoundé, près d’un an après cette inauguration, ne signifie toutefois pas que le produit vient seulement d’être commercialisé au Cameroun. Il a pu être distribué auparavant à Edéa, Douala ou dans d’autres localités. Aucune date officielle de lancement commercial n’a été rendue publique.
Une capacité comprise entre 1 et 1,5 million de tonnes selon les sources
Le Minepat attribue à CAC une capacité installée de 1,5 million de tonnes par an. Ce chiffre est contredit par les informations communiquées lors de l’inauguration.Cameroon Tribuneindiquait le 22 septembre 2025 une capacité annuelle d’un million de tonnes.
Le Guardian Postdu 23 septembre 2025 rapportait également un million de tonnes, réparties entre 300 000 tonnes d’une première gamme et 700 000 tonnes d’une seconde, selon le directeur général de CAC, Willy Valère Foamouwe Nono. L’écart de 500 000 tonnes entre ces données n’est expliqué dans aucun des documents consultés.
L’usine mélange de la pouzzolane et du calcaire extraits localement avec du clinker importé. L’utilisation de ces matières locales peut réduire la quantité de clinker nécessaire par tonne de ciment, mais CAC demeure tributaire de cet intrant semi-fini, obtenu par cuisson du calcaire et indispensable à la fabrication du ciment.
La facture du clinker atteint 97,1 milliards de FCFA
Cette dépendance reste importante à l’échelle nationale. Selon les données de la douane reprises dans le Rapport sur l’économie camerounaise en 2025, le pays a importé 3,107 millions de tonnes de clinker pour 97,1 milliards de FCFA en 2025, contre 2,577 millions de tonnes pour 84,9 milliards en 2024.
Les importations ont donc progressé de 20,5 % en volume et de 14,4 % en valeur. Rapportée aux tonnages, la valeur moyenne déclarée est passée d’environ 32 929 à 31 255 FCFA la tonne, soit une baisse de 5,1 %, selon les calculs d’Investir au Cameroun. La diminution du coût moyen n’a pas empêché la facture totale d’augmenter de 12,2 milliards de FCFA en un an.
Ces données ne permettent pas d’attribuer la hausse des importations à une entreprise précise. Elles montrent cependant que l’augmentation des capacités locales de broyage ne s’est pas encore traduite par une réduction des achats extérieurs de clinker.
Huit producteurs, mais pas autant de données sur la production réelle
Avec CAC, le marché compte au moins huit producteurs dont les produits sont signalés comme commercialisés : Cimencam, Cimaf, Dangote Cement, Medcem, Mira Company, Cimpor, Sinafcim — qui commercialise la marque Cimaco — et Central Africa Cement. Il s’agit d’un décompte des entreprises, et non des usines, certains opérateurs disposant de plusieurs sites.
La fin du monopole de Cimencam remonte à février 2014, lorsque Cimaf a commencé à vendre le ciment produit dans son unité de Bonabéri, après 48 ans de domination du producteur historique, selonWorld Cement, le 18 février 2014. Dangote Cement a ensuite commencé à expédier sa production de Douala en mars 2015, d’après son rapport annuel 2015.
Yousheng Cement ne doit pas encore être ajouté aux producteurs opérationnels. Le Minepat indique que les travaux de son usine de Dibamba, d’un coût annoncé de 30 milliards de FCFA et d’une capacité projetée de 1,8 million de tonnes, devaient s’achever en 2026. Aucun démarrage effectif de sa production n’a pu être vérifié.
Le gouvernement considère désormais les capacités installées comme supérieures à la demande nationale. Mais une capacité nominale mesure le maximum théorique d’une usine, pas sa production effective. Les données publiques disponibles ne précisent ni les taux d’utilisation des nouvelles unités ni leurs ventes.
Le prix de 5 000 FCFA observé pour Nono Cement doit également être comparé à des produits de même classe de résistance. Depuis le 9 décembre 2024, les prix maximaux de Cimencam à Yaoundé sont, par exemple, de 4 600 FCFA pour le ciment 32.5R et de 5 200 FCFA pour le 42.5R, selon le communiqué du ministère du Commerce rapporté le 6 décembre 2024.
En l’absence d’une grille publique propre à Nono Cement et d’une identification certaine de la classe comparée dans chaque quincaillerie, les 5 000 FCFA constituent un prix ponctuellement observé à Yaoundé. Ils ne suffisent pas encore à démontrer une baisse générale ou durable des prix du ciment.
Brice R. Mbodiam
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Jean-Marc Soboth raconte Anani Rabier Bindji, « l’enfant de la Deuxième Guerre mondiale »

Le journaliste Jean-Marc Soboth a rendu hommage à Anani Rabier Bindji, figure du journalisme camerounais, dans un témoignage retraçant leur rencontre et plusieurs décennies de compagnonnage dans les médias.
Jean-Marc Soboth raconte avoir fait la connaissance d’Anani Rabier Bindji il y a environ trente ans, lorsque celui-ci fréquentait les locaux du quotidien La Nouvelle Expression, à Akwa, à Douala. D’abord venu pour y publier des articles d’opinion, il s’était progressivement rapproché de la rédaction jusqu’à devenir, selon son témoignage, un chroniqueur occasionnel.
Les deux hommes n’appartenaient pas à la même génération de journalistes. Soboth décrit un homme plus âgé, à l’élégance discrète, qui maîtrisait notamment plusieurs langues camerounaises et avait déjà une longue expérience de la presse panafricaine.
Lire le témoignage de Jean-Marc Soboth :
« Témoignage pour Anani Rabier Bindji
J’ai connu Anani Rabier Bindji il y a trois décennies à Douala.
C’était une rencontre du hasard. Il venait au journal La Nouvelle Expression à Akwa-Douala pour publier des articles d’opinion.
Au passage, il devisait rapidement avec les journalistes. À la fin, parce qu’il était un jusqu’au-boutiste, il était devenu un chroniqueur occasionnel, à l’instar des Vincent Ndoumbè Doualla, Jean Takougang, Ndzana Seme, Boh Herbert Yusimbom, Suzanne Kalla Lobè…
C’est que, nous ne faisions pas partie de la même génération. On ne l’avait pas connu. On découvrait cet inconnu des médias à l’élégance sobre, s’exprimant couramment en Duala, Ewondo, Eton…
À la faveur du retour au pluralisme politique des années 1990 et à la libération des médias, nous étions en effet la jeune génération qui avait pris le pouvoir éditorial dans les tout nouveaux médias dits indépendants qui, alors, se résumaient à de tabloïds populaires comme Le Messager de Pius N. Njawe, La Nouvelle Expression de Séverin Tchounkeu et Challenge Hebdo de Benjamin Zébazé.
D’autant que les médias audiovisuels privés n’étaient pas encore formellement autorisés par le régime Biya.
Anani Rabier Bindji a donc réussi à infiltrer une génération qui n’était pas la sienne. La nôtre.
Il avait pourtant l’âge de nos parents sans en avoir l’apparence. Il appartenait à la génération des Abodel Karimou (La Gazette) mais avait plutôt exercé à Paris où régnaient de grands reporters célèbres comme son congénère malgache Sennen Andriamirado.
Il avait plusieurs fois parcouru toute l’Afrique francophone. Il s’en était manifestement bâti une petite fortune. À Douala, il vivait quasiment seul dans sa grande villa de Bonabéri.
Il m’avait fait visiter sa maison quelquefois pour me faire découvrir de nombreux souvenirs, ces grandes photos encadrées avec une pléthore de chefs d’État africains avec lesquels il semblait très ami. En cela, je pense qu’il avait précédé des globetrotters comme Blaise Pascal Talla de Jeune Afrique Économie.
Même s’il était très discret sur sa vie privée, j’avais pu lui arracher quelques bouts de phrase sur sa vie conjugale à Paris notamment. Elle se serait terminée de manière chaotique, avec en l’occurrence une série de procès autour d’un divorce qui ont manqué de le ruiner.
Au moment où il travaillait pour les panafricains parisiens, Anani Rabier Bindji excellait dans le relationnel, d’où sa proximité presque amicale avec les chefs d’État africains, dont la plupart n’existent plus.
Au moment de sa reconversion dans la nouvelle presse écrite et ensuite audiovisuelle, il a laissé exploser sa passion pour le journalisme pur et dur, de manière essentiellement autodidacte.
Je ne vendais pas cher sa peau au départ.
Il s’est largement impliqué dans la création à Douala en mai 2002 du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) dont j’étais le premier président. J’étais évidemment surpris lorsqu’il a déclaré à la télé un jour que le Syndicat des journalistes avait été confisqué par « Soboth et ses petits copains ».
Je pense lui avoir suggéré, lorsqu’il avait l’intention de lancer l’émission La Tribune de l’histoire l’importance de travailler avec des historiens de métier et des témoins connus. Il a vite botté en touche ma prétention « académique ». Pour un journaliste travaillant bénévolement, cette perspective était utopique parce que coûteuse et complexe dans un contexte de carriérisme des enseignants d’histoire.
J’étais donc assez sceptique quant à l’avenir d’une émission où il entendait être à lui tout seul journaliste, historien et témoin principal.
C’était minimiser la mémoire phénoménale de l’enfant de la Deuxième Guerre mondiale devenu une véritable bibliothèque vivante. C’était faire fi de la détermination du gars de New-Bell et de ce sens relationnel exceptionnel qui l’ont fait traverser trois générations de journalistes – y compris celle, actuelle, qui ne nous connaît même pas! – en tant qu’acteur et actif.
Il s’est imposé à la chaine Canal 2 International de notre ami Emmanuel Chatué à travers d’innombrables faits inédits de l’histoire méconnue du Cameroun.
Il a montré que l’absence d’une histoire décolonisée de l’Afrique dans notre système académique est une niche inimaginable dans l’univers médiatique du continent.
Nous te remercions pour ta vie.
Nous célébrons ta vie.
Merci beaucoup, mon cher Anani Rabier Bindji,
Jean-Marc Soboth »
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