Actualités locales
« Issa Tchiroma est un homme d’expérience, il veut redresser le pays »

Dans une tribune publiée par le président de l’Alliance des forces progressistes (Afp), il souligne que bien avant le scrutin du 12 octobre 2025, Issa Tchiroma a été le candidat consensuel de l’opposition.
Lire ici sa sortie :
Cameroun : Le jour d’après est un jour d’espoir et de reconstruction.
Nos compatriotes ont une expression qui exprime leur impuissance et leur lassitude : « On va faire comment..» ? C’est terminé. Après 43 ans d’une présidence ininterrompue qui ressemble à un règne, le Cameroun tourne la page de ses insuffisances. Définitivement. Nombre de nos compatriotes n’ont connu que ce régime qui nous a précipité dans l’abîme. Il y a 40 ans, nous étions fiers d’être Camerounais/es. Notre pays était prometteur. Notre pays comptait le plus d’enfants scolarisés et le plus d’intellectuels en Afrique.
Nombre de ressortissants de la sous-région venaient se former au Cameroun. C’était la certitude d’une formation à la hauteur des standards européens. Les bacheliers qui allaient en Europe avaient un niveau supérieur à celui de leurs camarades. Notre pays était émergent. Plein de potentialités et de promesses. L’avenir nous appartenait. Être Camerounais était comme une marque de fabrique. L’assurance d’une compétence et d’une crédibilité. Et puis la machine s’est grippée.
L’héritage dont nous disposions s’est fondu comme neige au soleil. Les héritiers du régime du premier président Ahmadou Ahidjo n’ont été que des jouisseurs patentés. Dans une famille dit-on, il y a les bâtisseurs. Ceux qui ont un projet, une idée et une vision, Ils construisent l’avenir. Et puis il y a ceux dont le seul mot d’ordre est de faire bombance. De jouir des avantages laissés à leur disposition. Des jouisseurs nés. Ils dépensent sans vergogne. Ils vivent sur un grand pied. Quitte à tout dilapider.
Après eux, le déluge, le chaos pour n’avoir rien à regretter. Le martyr depuis 43 ans. Les Camerounais/es sont un peuple discipliné. Un atout et une faiblesse. Nos compatriotes ont mis du temps à comprendre que leurs dirigeants avaient perdu le sens des réalités. La fracture s’est faite avec le départ du premier président. Au cours du règne interminable de son successeur, nous avons assisté à un changement de paradigme.
Les mots ont remplacé les actions. Faute de vision d’avenir, de perspective et d’ambition, des cabinets de communication ont été abondamment sollicités. Des slogans pompeux et ronflants ont été livrés à la population. « Les grandes ambitions. Les grandes réalisations. Les grandes espérances.. » Des resucées qui ont coûté des fortunes au contribuable. Des mots creux sans véritable prise sur les réalités vécues. Pendant ce temps , la gabegie, la concussion, les détournements indus, le népotisme ne se sont jamais aussi bien portés.
Notre pays a défrayé la chronique des pays les plus corrompus au monde. Faute d’espérance et de perspective d’avenir, nos compatriotes affrontent la mer Méditerranée au péril de leur vie. Ils engraissent les requins et deviennent des esclaves dans certains pays arabes. Et que fait notre gouvernement? Rien.
Tant que leurs vins fins coulent à flot, tant que leurs petits arrangements entre copains et coquins prospèrent, tant que leurs poissons braisés et leurs maîtresses sont au rendez-vous.. Les jaloux n’ont qu’à maigrir. Après avoir touché le fond on creuse où on remonte?
Les élections présidentielles d’Octobre 2025 étaient un baromètre. L’occasion de renverser la table et de tourner la page des années de marasme et de vilénie. Comme à son habitude, le pouvoir a décidé de couper des têtes, de briser des mollets et de corrompre. Un mode opératoire bien huilé. Le président du MRC, Maurice Kamto a été évincé. C’était sans compter avec la défection et le divorce d’un allié de longue date. Il fallait secouer le cocotier.
Issa Tchiroma Bakari est un fidèle d’entre les fidèles. Une voix forte et respectée du régime Biya. Il a occupé des ministères importants sinon régaliens avant de faire défection. Un divorce tonitruant qui a pris de cours le régime en place et le RDPC en particulier. Celui-ci a feint de ne pas marquer le coup. Un tremblement de terre dans le Landerneau local. Comment capitaliser cette défection? Le Groupe de Douala. Pour un candidat consensuel.
Je l’ai dit dans mes interviews. L’idée de ce Groupe est celle d’Elimbi Lobe. J’ai trouvé l’initiative séduisante et je me suis engagé corps et âme pour lui trouver une réalité et des perspectives.
D’autres figures y ont contribué.( Ekane et Djeukam après le depart d’Elimbi Lobe). Un travail discret et dans l’ombre a pris forme. Méthodiquement. Un travail harassant. Ne pas compter son temps et ses efforts. Le Groupe de Douala a été moqué et vilipendé. Certains ont prétendu que c’était une coquille vide. Un projet mort-né après quelques tensions internes.
Nous avons écrits aux prétendants à l’élection présidentielle. Il fallait que l’Opposition fasse taire ses égos et range ses ergots. Faire cavalier seul c’était reproduire les erreurs du passé. Comment se mettre ensemble, comment bâtir un projet fédérateur et trouver un candidat consensuel pour une période transitoire ? La vérité me commande de vous dire que j’ai enfourché nos bâtons de pèlerins pour aller à leur rencontre.
L’occasion de prendre la mesure de leur détermination et de leur engagement. Sonder leurs intentions. Prendre le pouls de leur détermination Issa Tchiroma Bakary s’est avéré être le candidat consensuel. J’ai su dès lors que les quolibets et les commentaires vexatoires contre le Groupe de Douala n’avaient plus de prise.
Issa Tchiroma Bakary est un homme d’expérience. Un poids lourd dans la sphère politique locale. Il connaît le système. Ses atouts comme ses faiblesses. C’est un homme engagé qui a servi son pays avant de s’extraire d’un ministère confortable et risquer sa trajectoire politique. Nous nous sommes parlés à cœur ouvert avant le vote. Le président de transition que j’appelle de mes vœux est un homme d’expérience qui n’a pas d’autre ambition que de redresser notre pays.
Il aura fort à faire tant ce pays est tombé dans les abîmes. Il devra s’entourer de jeunes pouces qui vont se frotter aux réalités de ce pays, à ses lourdeurs tant il est sclérosé. Il faudra de la patience et de la détermination. Beaucoup de courage aussi pour changer de paradigme. Le futur président a montré sa détermination, une volonté chevillée au corps. Le redressement c’est lui. Il est la voix du peuple. Il porte ses ambitions et ses espérances. Il est l’Espoir du peuple camerounais.
Cyrille SAM MBAKA
Président National de l’Alliance des Forces Progressistes
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Investir au Cameroun est en deuil

(INVESTIR AU CAMEROUN) – Nous avons appris avec une profonde tristesse la disparition de notre collaborateur et représentant d’Investir au Cameroun au Cameroun, Albert Massimb, décédé le 10 juin des suites d’un malaise cardiaque.
Pendant de nombreuses années, Albert a incarné avec professionnalisme, discrétion et engagement les valeurs de notre média. Son attachement au Cameroun, sa connaissance du terrain, sa rigueur et sa bienveillance ont largement contribué au développement et au rayonnement d’Investir au Cameroun.
Au-delà du collaborateur exemplaire, nous perdons un homme profondément humain, toujours disponible pour échanger, conseiller et partager sa vision d’un Cameroun riche de ses talents, de ses ressources et de son potentiel. Albert croyait en l’avenir de son pays et n’a jamais cessé de promouvoir ses opportunités avec conviction et passion.
Son départ laisse un grand vide pour notre équipe, mais également pour tous ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés au fil des années. Son professionnalisme, sa fidélité et son dévouement resteront gravés dans notre mémoire.
En ces moments douloureux, nos pensées les plus sincères vont à son épouse, à ses enfants, à sa maman, à ses sœurs, ses frères, ainsi qu’à l’ensemble de sa famille et de ses proches. Nous partageons leur peine et leur adressons nos plus profondes condoléances.
Au nom de toute l’équipe d’Investir au Cameroun, nous rendons hommage à un homme d’exception qui a marqué notre histoire et contribué à notre aventure commune.
Merci, Albert.
Que ton âme repose en paix.
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l’homosexualité criminalisée avec jusqu’à 20 ans d’emprisonnement et 100 millions FCFA d’amendes

Au Niger, les parlementaires ont adopté une loi criminalisant l’homosexualité sur le territoire national.
La réforme du code pénal adopté par les députés avait été engagée sous le régime du président Mohamed Bazoum,
renversé par un coup d’État en juillet 2023
La nouvelle loi réprime sévèrement les relations entre personnes de même sexe et des peines de prison pouvant aller jusqu’a 20 ans de prison ainsi que des amendes pouvant atteindre 100 millions de francs CFA sont prévues.
La loi prévoit qu’un « acte impudique » ou « contre-nature », des relations sexuelles entre personnes de même sexe, ainsi qu’un changement ou une tentative de changement de sexe, sont désormais passibles de cinq à dix ans d’emprisonnement.
La nouvelle législation prévoit un doublement des peines d’emprisonnement pour des cas d’union de couples homosexuels.
Ainsi des peines de 10 à 20 ans d’emprisonnement sont prévues à l’encontre des personnes concernées par les mariages mais aussi de leurs témoins ou organisateurs.
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Bananes : à 106 447 tonnes, les exportations du Cameroun à fin mai 2026 progressent de 19,9% en glissement annuel

(Investir au Cameroun) – Au cours des cinq premiers mois de l’année 2026, les exportations de la banane au Cameroun connaissent une embellie, comparé à la même période l’année dernière. Selon les statistiques de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), ces ventes à l’international ont atteint 106 447 tonnes, en hausse de 21 088 tonnes (+19,9%) par rapport aux 85 359 tonnes exportées à fin mai 2025.
Le groupe français Compagnie fruitière de Marseille, à travers ses deux filiales au Cameroun, a une nouvelle fois porté cette amélioration des volumes vendus. En effet, le pays tient la hausse de ses exportations de bananes entre janvier et mai 2026 à la société des Plantations du haut Penja et à la Compagnie des bananes de Mondoni (CDBM), dont les ventes ont respectivement progressé de 19,5% et 39,9% à fin mai 2026.
Dans le détail, PHP, le leader de la banane au Cameroun, a enregistré une augmentation de ses ventes de 19,5%, passant de 61 227 tonnes entre janvier et mai 2025 à 76 093 tonnes à fin mai 2026, correspondant à une hausse de 14 866 tonnes sur les deux périodes. La CDBM, elle, enregistre la plus forte progression des ventes en valeur relative à fin mai 2026, à 12 326 tonnes. En effet, ce producteur n’avait vendu que 7409 tonnes de bananes à l’international au cours des cinq premiers mois de l’année 2025. Ses volumes expédiés vers le marché mondial à fin mai 2026 représentent une augmentation substantielle de 39,9% en glissement annuel, soit 4917 tonnes en valeur absolue.
Une résistance aux effets de la saison sèche
Les exportations de la Cameroon Development Corporation (CDC), l’entreprise publique de la filière et unique opérateur à capitaux nationaux, ont également progressé au cours de la période, mais de façon moins vigoureuse. Celles-ci sont ressorties à 18 028 tonnes à fin mai 2026, selon les chiffres compilés par l’Assobacam. Ces ventes progressent de 1305 tonnes en glissement annuel, correspondant à une augmentation de 7,2% en valeur relative.
L’augmentation des ventes de bananes enregistrée au Cameroun à fin mai 2026 survient en saison sèche, période souvent marquée par un recul de la production. On a pu l’observer tout au long du mois de mai 2026. Au cours de ce mois, tous les producteurs de bananes du Cameroun ont enregistré les volumes d’exportation les plus faibles depuis le début de l’année. Mais plus globalement, le maintien des ventes à l’international à la hausse sur les cinq premiers mois de 2026, en dépit de la rudesse du climat, peut traduire l’efficacité des dispositifs d’irrigation mis en place par les producteurs.
Au Cameroun, la banane est parmi les principaux pourvoyeurs de recettes en devises. En 2025, par exemple, les ventes de ce fruit à l’international ont généré 67,7 milliards de FCFA de revenus au pays. Cette enveloppe est en hausse de 84,7% en glissement annuel, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (INS), l’organisme en charge de l’élaboration de la statistique officielle au Cameroun.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
05-06-2026 - Bananes : avec des ventes en hausse de 16,4% et 34,8%, la CDC et la CDBM sauvent les exportations du Cameroun en mai 2026
04-06-2026 - Bananes : les exportations de PHP tombent à 9207 tonnes en mai 2026, son niveau le plus bas depuis le début de l’année10
04-2026 - Bananes : les exportations du Cameroun en hausse de 22,4% en mars 2026, portées par la PHP
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