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« monsieur Owona, notre très inutile Ministre du travail et de la sécurité sociale »

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« monsieur Owona, notre très inutile Ministre du travail et de la sécurité sociale »
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Le cadre du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) répond violement au Secrétaire général adjoint du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), qui a voulu par tous les moyens créer un lien entre les casses de Dschang et Maurice Kamto.

Lire ici la réponse du Dr Appollinaire Legrand OKO à M. Grégoire Owona :

Monsieur Grégoire OWONA,

J’ai pris connaissance du texte que vous avez publié hier sur votre page Facebook. Il ambitionne être une réponse à la position exprimée par Maurice KAMTO sur la récente élection présidentielle au Cameroun. Rustique et fade, on a du mal à croire que ce texte a été écrit par une personnalité qui occupe une fonction importante au sein de l’appareil d’Etat et son parti. Mais, à chacun son style… Passons.

Je me suis autorisé une question préalable. Pourquoi vous, Monsieur OWONA, n’avez pas réagi depuis que l’opinion réclame la vérité des urnes ? Des personnalités connues de la scène politique se sont pourtant déjà exprimées sur le sujet. Plusieurs candidats à la présidentielle ont exigé le respect de la vérité des urnes. Depuis plusieurs jours, vous êtes silencieux. Il a fallu que le Professeur Maurice KAMTO s’exprime sur le sujet pour que, le même jour, vous réagissiez. Maurice KAMTO est manifestement votre cauchemar. Il suffit qu’il tousse pour que le responsable du RDPC que vous êtes se croit investi du devoir de répondre.

L’idée la plus sournoise de votre texte est sans doute la corrélation hasardeuse que vous tentez de faire entre les évènements de Dschang et le village du Professeur Maurice KAMTO. Quelle misère ! Les localités de Dschang et de Baham ne sont pas si proches que vous l’insinuez. Pour aller de la première localité à la seconde, il faut sortir du Département de la Menoua, traverser le Département de la Mifi, puis celui du Koung-Khi, puis atteindre celui des Hauts-Plateaux et rouler jusqu’à Baham.

En voiture, ça ferait plus d’une heure et demie. Baham est effectivement le village natal du Professeur Maurice KAMTO et de ses aïeux. Son papa et sa maman y sont enterrés. Quel lien vous, le Ministre de Monsieur BIYA, tentez-vous d’établir entre ces deux localités ? Maurice KAMTO serait-il responsable des évènements contestataires de Dschang ? Quel lien essayez-vous de construire et de diffuser dans l’opinion entre lui et les citoyens Camerounais de Dschang qui sont responsables des actes qui vous semblent vous scandaliser ?

Vous parlez de Maurice KAMTO qui est du lointain Baham, mais vous oubliez une personnalité plus proche, le Vice Premier Ministre, Jean NKUETE, votre camarade du RDPC dont vous êtes, officiellement, l’adjoint. Je vous apprends que son village natal se trouve dans l’Arrondissement de PENKA Michel, à quelques minutes de Dschang, dans le même Département de la Menoua. Il faut avoir une âme rétrograde et obscurcie par la haine comme la vôtre pour essayer, face à des problèmes politiques sérieux de fraudes électorales, de ramener des citoyens Camerounais à leur village. Comme moi, Maurice KAMTO vit à Yaoundé et non dans son village natal. Vous-mêmes ne vivez pas dans le vôtre, car vous en avez bien un. Alors pourquoi ramener le Professeur KAMTO à Baham ? Quelle est cette conception essentiellement villageoise que vous avez des citoyens camerounais et qui est constante chez vous, année après année, décennie après décennie ? Après toutes ces décennies aux cotés Monsieur Paul BIYA, est-ce là tout ce que vous avez pu apprendre de lui ?

Désormais, les citoyens camerounais de Douala, de Garoua ou d’autres localités qui ont contesté à leur manière les résultats de la présidentielle doivent savoir que Monsieur OWONA, notre très inutile Ministre du travail et de la sécurité sociale, leur trouvera certainement un lien fantasmé avec Maurice KAMTO.

Cette manie dangereuse que vous avez de diffuser la haine au Cameroun et de stigmatiser certains compatriotes est indigne d’un responsable public.

Les leaders politiques doivent susciter de l’harmonie entre les citoyens, créer des ponts et des passerelles, au lieu d’en rompre. Dans le cas d’espèce, il faut bien observer que le Professeur Maurice KAMTO n’était pas candidat à cette élection, toute la sauvagerie du régime du RDPC s’étant déployée pour l’éliminer, afin d’offrir un boulevard électoral au plus ancien dictateur du monde. Mais même n’étant pas candidat, Monsieur OWONA fait l’effort extraordinaire de mêler Maurice KAMTO aux évènements de Dschang.

Monsieur OWONA, vous demandez à Maurice KAMTO dans votre texte d’être pédagogique. Les Camerounais ont vu qu’il l’a été depuis des années, bien avant votre demande. Il a été décisif dans l’éveil de la conscience politique et patriotique des Camerounais. Pour la dernière présidentielle, il a initié plusieurs procédures devant le Conseil Constitutionnel, le Conseil Electoral d’ELECAM et les juridictions administratives. Maurice KAMTO en tant que Président National du MRC a saisi le Conseil Constitutionnel afin que soient respectées par ELECAM, les dispositions de l’article 80 du Code électoral.

Toutes les procédures initiées ont connu le même destin, favorable à la fraude électorale du RDPC. Même après la convocation du corps électoral, Maurice KAMTO, candidat déclaré, l’a encore fait. Il a par ailleurs dénoncée l’accord obscur signé entre l’ONU et ELECAM dont l’enjeu ultime semble être, jusqu’ici, la signature du code de bonne conduite par les candidats à la présidentielle, et qui les oblige à respecter le « jeu » électoral et les « résultats » qui en découleraient.

Vous affirmez que les Camerounais auraient compris la duperie de Maurice KAMTO. Vous parlez de quels Camerounais ? Ceux qui ont infligé à votre candidat la honte électorale qui s’est vue là ? On a rarement vu un homme aussi massivement rejeté par ses concitoyens que ne l’est Monsieur BIYA en ce moment. Lui et ses suiveurs comme vous sont devenus une caste illégitime qui s’impose aux Camerounais par la force et l’arbitraire.

Après la lecture de votre texte, j’ai réalisé que vous avez manqué une occasion de vous taire. Vous n’auriez jamais dû sortir du laboratoire à fraudes post-électorales du RDPC qui vous absorbe depuis le 12 octobre dernier. J’ai vu une photo de vous assis dans ce qui apparaissait comme votre quartier général de campagne. Vous aviez le visage des mauvais jours. Celui qu’on affiche quand toutes les prévisions tombent à l’eau, qu’on se rend compte que Monsieur Paul BIYA est rejeté à Maroua et à Ebolowa, à Ngaoundéré à Bafang, etc. Votre mentor n’est plus une bonne marchandise politique ! Il ne se vend plus. Il est devenu un projet politique vétuste, usé par le temps, son incompétence et son bilan catastrophique.

Maintenant, retournez au Labo et voyons ce qui en sortira la semaine prochaine.

Dr. Appollinaire Legrand OKO »

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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8 816 milliards FCFA de budget, mais où passe réellement l’argent de l’État ?

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8 816 milliards FCFA de budget, mais où passe réellement l’argent de l’État ?
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Alors que le budget de l’État camerounais atteint 8 816,4 milliards de francs CFA en 2026, contre 3 746,6 milliards en 2015, l’économiste et responsable politique Louis-Marie Kakdeu s’interroge sur l’utilisation des ressources publiques.

Dans une chronique consacrée à la gestion des finances publiques, il pointe le poids de la dette, les dépenses de fonctionnement, les risques de corruption et les difficultés d’exécution des investissements.

Intitulée « Cameroun : où va l’argent de l’État ? », cette analyse met en débat l’efficacité de la dépense publique, au-delà de la progression des enveloppes budgétaires. Pour son auteur, l’augmentation des ressources mobilisées par l’État ne se traduit pas suffisamment par des infrastructures et des services publics à la hauteur des attentes des populations.

Lire la chronique de Louis Marie Kakdeu :

Cameroun : Où va l’argent de l’Etat ?

En dix ans, le budget de l’État du Cameroun a plus que doublé, passant de 3746,6 milliards FCFA en 2015 à 8816,4 milliards FCFA en 2026. Mais, alors que ces chiffres donnent l’impression d’une trajectoire ascendante de la puissance publique, une interrogation fondamentale demeure chez les citoyens : où va réellement ces milliards ? L’examen attentif des lois de règlement (documents arrêtant définitivement l’exécution des budgets votés à l’Assemblée nationale) et des rapports d’évaluation du FMI et de la Banque mondiale livre un constat sans équivoque : les arbitrages financiers de la dernière décennie ont été dominés par le poids de la dette publique, du fonctionnement institutionnel et des détournements des deniers publics, au détriment de l’investissement productif et des dépenses sociales.

1. Le service de la dette est le premier poste budgétaire du pays

L’argent public sert d’abord à rembourser les dettes. En 2024 seulement, le service de la dette publique représentait à lui seul 24% de l’ensemble des dépenses ordonnancées de l’État (avec plus de 1 600 milliards FCFA exécutés sur une prévision de 2 252 milliards FCFA). Il faut dire que la dette publique est passée de moins de 25% du PIB en 2015 à plus de 43% du PIB en 2024, ce qui asphyxie l’économie. Les rapports d’évaluation du FMI soulignent un risque élevé de surendettement, qui contraint l’État à consacrer près de 1 franc CFA sur 4 uniquement au paiement du principal et des intérêts de sa dette.

2. Fonctionnement et masse salariale

En 2024, les dépenses de personnel atteignaient 1490,5 milliards FCFA, soit 22,6% des dépenses ordonnancées. Sur dix ans, la masse salariale de la fonction publique a progressé de plus de 60%, alors que l’État ne produisait pas proportionnellement la croissance. Pire, la consommation de biens et services et les charges de fonctionnement des ministères et autres institutions représentent un bloc structurel d’environ 25% des budgets annuels, caractérisé régulièrement par des impayés et une accumulation de restes à payer (comme en témoigne la dette locative de l’État).

3. Les détournements de deniers publics en hausse

Si le rapport annuel de la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), pour l’exercice 2025, ne présente qu’un préjudice financier subi par l’État de 6,2 milliards FCFA, c’est parce qu’au fil du temps, l’on ne poursuit plus grand monde en justice ! La CONAC ne travaille que sur des cas signalés et/ou enrôlés ! Les détournements tracés et poursuivis par la justice et les organes de contrôle représentent moins de 2% du budget consolidé.

Or, dans la réalité, lorsque l’on regarde le rapport des bailleurs de fonds, la part réelle et systémique des détournements à travers des mécanismes de surfacturation, gaspillage, fraude, exécutions fictives, absentéisme payé (fonctionnaires fictifs), virements dérogatoires hors budget, est d’environ 15% de la valeur réelle du budget national annuel. Sauf que la corruption est devenue une normalité au Cameroun.

L’un des sujets les plus discutés dans les rapports de la Banque mondiale et du FMI sur le Cameroun porte sur les « subventions » aux produits pétroliers. Entre 2015 et 2023, cela a coûté plus de 2000 milliards FCFA au Trésor public. L’on appelle cela subvention alors que dans la structure des prix du litre de carburant, c’est le consommateur qui paie. Où part cet argent ? C’est aussi le consommateur qui paie la (re)construction de la SONARA, sauf que le budget annoncé a déjà été récolté plusieurs fois sans suite !

Pire, les rapports d’évaluation des bailleurs de fonds estiment que les détournements représentent une perte d’efficacité atteignant 30% du Budget d’Investissement Public (BIP). Sur la décennie, cela équivaut à un manque à gagner réel allant jusqu’à 4000 milliards FCFA sur la réalisation des infrastructures (routes, écoles, hôpitaux). L’opération de comptage physique des personnels de l’État (COPPE) a révélé sur la décennie des dizaines de milliers d’agents publics fictifs ou en situation d’irrégularité.

Les rémunérations indues versées et rattrapées représentaient jusqu’à 600 milliards FCFA sur la décennie, soit environ 4% de la masse salariale publique. Plus grave, l’audit approfondi mené sur les chapitres 65 (interventions de fonctionnement) et 94 (interventions en investissement) sur la décennie a mis en lumière l’évaporation de près de 1000 milliards FCFA au profit d’entreprises écrans ou pour des interventions dépourvues de justificatifs probants. Mais, comme j’ai dit, l’opération épervier s’est avérée politique et à tête chercheuse.

4. Les soldes engagées non décaissées

L’une des critiques récurrentes formulées par l’Assemblée nationale lors des débats sur les lois de règlement concerne le taux d’exécution des dépenses en capital (BIP). L’on a toujours parlé d’une sous-consommation chronique du budget et des emprunts. Sur la décennie, la part des SEND (Soldes Engagés Non Décaissés) s’est révélée particulièrement élevée, allant jusqu’à 70% du budget annuel global (soit environ les deux tiers du budget de l’État), et représentant près de 15% du PIB.

Les encours de SEND (prêts extérieurs signés avec les Partenaires Techniques et Financiers – PTF, mais non encore décaissés) ont fortement grimpé sous l’effet de l’accumulation des conventions de financement. En 2025, ils ont atteint le niveau critique de 5100 milliards FCFA, soit l’équivalent de près de 70% de l’ensemble des ressources et charges budgétisées de l’exercice. Le coût d’opportunité et les commissions d’immobilisation sont importants.

Le Cameroun subit le syndrome de la faible capacité d’absorption alors qu’il faut seulement travailler à résoudre les problèmes d’exécution qui sont : la faible maturité des projets, les retards dans les procédures d’expropriation, les lenteurs des décaissements et la complexité des procédures de passation des marchés publics.

En récapitulant les dix dernières années d’exécution budgétaire au Cameroun, l’on note qu’environ 15% seulement de l’argent public a été consacré au financement des routes, hôpitaux, écoles, réseaux électriques, etc. L’enjeu central pour la gestion des finances publiques camerounaises ne réside plus seulement dans la capacité à collecter des recettes ou à emprunter, mais dans la qualité de la dépense. Sans une restructuration audacieuse qui accorde la priorité absolue aux investissements générateurs de croissance, l’argent de l’État continuera principalement de financer son propre fonctionnement et le remboursement de ses dettes.

Courage à nous ! Pour ne pas rater mes prochaines chroniques, abonnez-vous et partagez autour de vous !

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale

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INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale
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En marge de la 6e session du Conseil des chefs de police d’Afrique centrale à Yaoundé, le Président de la Commission CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o et le président d’INTERPOL Lucas Philippe ont tenu une audience sur la libre circulation, la lutte contre la criminalité transfrontalière et l’équipement des frontières.

La sécurité au cœur de l’intégration. En marge de la 6ᵉ session ordinaire du Conseil des chefs de police d’Afrique Centrale à Yaoundé, consacrée au renforcement de la lutte contre la criminalité transfrontalière, le président de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), Monsieur Lucas Philippe, en visite de travail au Cameroun, a accordé une audience officielle au Président de la Commission de la CEMAC, S.E. Baltasar Engonga Edjo’o.

Cette rencontre institutionnelle a permis de faire le point sur les enjeux stratégiques de la libre circulation au sein de l’espace CEMAC, tout en abordant le financement prioritaire des infrastructures, telles que les postes-frontières juxtaposés.

Les échanges ont également mis l’accent sur le renforcement de la sécurité frontalière, qui a fait l’objet d’un plaidoyer ciblé du président de la Commission auprès de l’OIPC-INTERPOL, notamment à travers l’équipement en lecteurs de passeports biométriques.

L’objectif est clair : concilier fluidité et sécurité. Alors que la CEMAC promeut la libre circulation des personnes et des biens, la porosité des frontières alimente trafics, terrorisme et criminalité organisée.

De même, l’accompagnement de la Communauté dans la création de corps de police dédiés aux frontières et la formation spécialisée des personnels ont été sollicités, en vue de dynamiser la coopération et d’assurer la fluidité des échanges intracommunautaires.

Une coopération qui pourrait se traduire par un appui technique d’INTERPOL, l’accès à ses bases de données et le renforcement des capacités des polices frontalières des six États membres.

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le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria

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le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria
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Le gouvernement camerounais active la stratégie de crise sanitaire pour prévenir une éventuelle importation de la maladie sur le territoire national.

Le Nigeria, pays voisin du Cameroun, a confirmé le 20 octobre dernier son premier cas de la maladie à virus Ebola, souche bundibugyo. Il s’agit d’une diplomate venue de l’Ouganda et qui a été prise en charge dans un hôpital privé à Abuja. Ce cas a permis d’identifier 44 cas contacts. Et les autorités ont renforcé la surveillance sanitaire ainsi que des contrôles aux frontières. Au Cameroun voisin, l’heure est à l’activation des mesures d’urgence pour prévenir l’importation de la maladie.

Le 2 octobre dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement, a réuni les autorités sanitaires en vue de l’évaluation de la situation liée à cette épidémie. Au cours de la réunion qu’il a présidée dans son cabinet à Yaoundé, Joseph Dion Ngute a tenu à savoir ce que le département ministériel chargé de la santé a déjà fait au moment où l’épidémie est aux portes du Cameroun, juste au Nigeria.

D’après le ministre de la Santé publique au sortir de cette rencontre, le Cameroun n’enregistre à date aucun cas suspect. Il est question d’assurer la préparation aux événements de santé publique avant leur arrivée. Parce que lorsque les mesures suivent la crise, celle-ci coûte plus cher, a-t-il confié aux médias.

Après cette réunion à l’immeuble Étoile à Yaoundé, le ministre de la Santé publique préside une autre rencontre de crise ce jeudi au centre de coordination des opérations d’urgence de santé publique à Yaoundé. La réunion permettra de faire une évaluation du niveau de préparation du pays face à une éventuelle entrée du virus Ebola. Cette évaluation aboutira à des mesures à prendre pour mettre à niveau la stratégie de riposte. Au sortir de cette réunion, le ministre Malachie Manaouda entend multiplier des rencontres à d’autres niveaux, en l’occurrence au niveau des entrées du pays.

Présent au Nigeria, le virus Ebola fait déjà des ravages dans d’autres pays d’Afrique. Le plus grand foyer se trouve en République démocratique du Congo où les autorités déclarent 9 952 cas confirmés dont 4 602 décès au 19 octobre 2026. Le virus est aussi présent en Ouganda, au Kenya. Comme le Cameroun, le Bénin aussi multiplie des réunions pour préparer la riposte.

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