Actualités locales
présidentielle 2025 – Issa Tchiroma se déclare « vainqueur »

Dans une déclaration ce mardi 14 octobre 2025 au petit matin, le candidat du Fnsc souligne que le choix du peuple doit être respecté.
Lire ici sa sortie :
Mes chers compatriotes,
Camerounaises, Camerounais,
Aujourd’hui, c’est avec une émotion profonde et une immense fierté que je m’adresse à vous. Ensemble, nous avons écrit l’histoire.
Durant cette campagne, j’ai vu un Cameroun debout. J’ai vu des femmes, des hommes, des jeunes et des anciens braver les menaces, affronter les intimidations, mais rester mobilisés. J’ai vu des électeurs veiller dans les bureaux de vote jusqu’au bout de la nuit, pour protéger leur voix, pour défendre la vérité des urnes. Ce courage, cette détermination resteront à jamais gravés dans la mémoire de notre Nation.
Je veux d’abord dire merci au peuple camerounais. Merci d’avoir cru en moi, merci d’avoir cru en nous, merci d’avoir cru au changement. Merci à tous ceux qui ont voté, et à tous ceux qui ont protégé leur vote. Vous êtes les véritables héros de cette victoire.
Ma reconnaissance va aussi à tous les hommes et toutes les femmes qui ont mené ce combat avant moi. Sans votre travail, nous n’en serions pas là. Pour cela, je vous dis merci.
Je remercie également les candidats qui, déjà, m’ont adressé leurs félicitations et ont reconnu la volonté du peuple. Leur geste honore notre démocratie et marque le début d’une nouvelle ère où l’unité de l’opposition et de la société civile devient une force irrésistible.
Mes chers compatriotes, notre victoire est claire. Elle doit être respectée. Nous avons mis le régime devant ses responsabilités : soit il montre sa grandeur en acceptant la vérité des urnes, soit il choisit de plonger le pays dans un tourment qui laissera une cicatrice indélébile dans le cœur de notre Nation.
Je veux le dire avec gravité et simplicité : le peuple a choisi. Et ce choix doit être respecté.
J’appelle toutes les institutions, toutes les autorités administratives, tous les responsables à ne pas se rendre ennemis du peuple qu’ils sont censés servir. Le temps de la peur, des manipulations et des faux calculs est révolu. Le seul camp qui compte aujourd’hui, c’est celui du Cameroun.
À nos forces de défense et de sécurité, je rends hommage pour votre loyauté. Je vous appelle à rester du côté de la République et de la paix. Ne laissez personne vous détourner de votre mission sacrée : protéger le peuple, et non un pouvoir.
À la jeunesse du Cameroun, je dis : l’avenir vous appartient.
À nos enseignants, à nos travailleurs, à nos paysans, à nos soldats, à nos journalistes, à notre diaspora, je redis : vous avez tenu bon, et vous avez gagné.
Cette victoire n’est pas celle d’un homme, ni celle d’un parti. C’est la victoire d’un peuple. C’est la victoire du Cameroun.
Ensemble, nous allons tourner la page. Ensemble, nous allons réconcilier notre Nation, refonder nos institutions et ouvrir le chemin d’un avenir juste, digne et fraternel.
Dans les jours qui viennent, je partagerai avec vous un rapport détaillé de vos votes par région, tel que compilé à partir des résultats affichés publiquement, conformément à l’article 113 du code électoral, dans les bureaux de vote nationaux et dans la diaspora. Ces résultats m’ont profondément ému : ils montrent que cette victoire dépasse ma personne. Elle est une sanction claire du régime en place et un plébiscite en faveur d’un changement immédiat, car la victoire est écrasante.
Mes chers compatriotes, le monde entier nous regarde. L’histoire nous observe. Soyons à la hauteur de ce moment. Nous demandons au régime en place de faire preuve de grandeur et d’honorer la vérité des urnes par un geste attendu : ce coup de fil de félicitations qui démontrera la maturité politique de notre Nation et la force future de notre démocratie.
Aujourd’hui commence une nouvelle ère.
Aujourd’hui commence le Cameroun de l’espérance.
Vive le Cameroun !
Vive la République !
Vive le Peuple souverain !
Issa Tchiroma
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Actualités locales
« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.
Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.
Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.
Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.
Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :
Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972
Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.
Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.
Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.
Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.
Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.
Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.
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