Actualités locales
Cemac : le financement bancaire en hausse de 11,3 % au deuxième trimestre 2025, porté par l’industrie et les services

(Investir au Cameroun) – Le volume des crédits accordés par les banques commerciales de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) a atteint 12 810,6 milliards de FCFA au deuxième trimestre 2025, selon le dernier rapport de politique monétaire publié par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Ce niveau marque une progression de 11,3 % par rapport au trimestre précédent, confirmant la remontée du financement de l’économie régionale.
Cette hausse traduit, selon la banque centrale, « le soutien accru du système bancaire à l’activité économique, notamment dans l’industrie et les services », deux secteurs qui tirent actuellement la reprise dans la sous-région. L’analyse sectorielle montre un regain d’investissement industriel conjugué à une demande soutenue de financement dans le tertiaire, notamment le commerce, les télécommunications et les prestations diverses.
L’examen par maturité révèle une progression contrastée selon les catégories de prêts. Les crédits à court terme ont augmenté de 15,5 %, contribuant à 8,3 points de la croissance totale des financements. Les crédits à moyen terme ont progressé de 5,1 %, soit 2,2 points de contribution, tandis que les crédits à long terme, bien qu’en forte hausse de 25,3 %, n’ont apporté qu’une contribution marginale de 0,8 point à la croissance globale.
La BEAC observe ainsi que, malgré l’expansion des prêts de moyen et long termes, plus adaptés à l’investissement productif, le marché du crédit reste dominé par les financements de court terme représentant plus de 70 % des concours bancaires. Ces prêts, dont la maturité ne dépasse pas 24 mois, servent majoritairement au financement de la consommation des ménages et des besoins de trésorerie des entreprises.
Cette structure du crédit reflète la prudence persistante du secteur bancaire face aux risques de défaut et à un environnement économique encore vulnérable, mais aussi la dynamique de reprise progressive portée par les secteurs productifs de la zone.
BRM
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27-03-2025 - Cemac : inadaptés à l’investissement, les crédits de court terme cumulent 83,6% des prêts bancaires au 3ᵉ trimestre 2024 |
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Actualités locales
un conseiller municipal tué malgré le paiement d’une rançon

Un conseiller municipal de Ndu, dans la région du Nord-Ouest, a été brutalement tué par des combattants séparatistes après plusieurs semaines de captivité, tandis qu’un employé municipal lutte pour sa survie après avoir traversé ce que le maire, Abdou Kafon Borno, décrit comme la même chambre de torture.
Dans un communiqué daté du 21 septembre, le maire indique que M. Issa Ntarike, conseiller pour Ntisaw et président du syndicat des chauffeurs de l’arrondissement de Ndu, a été enlevé le mardi 25 août et soumis à des tortures incessantes jusqu’à ce qu’il soit finalement tué le 15 septembre.
Sa famille aurait versé une somme considérable en guise de rançon, mais les combattants ont tout de même fini par l’exécuter. Son corps n’a pas encore été retrouvé. Il laisse dans le deuil une veuve et six enfants.
Le maire affirme que les ravisseurs étaient des combattants séparatistes (« Amba boys ») de la zone de Ngarbuh/Mbam.
Une autre victime, un employé de la mairie, lutte pour sa survie à l’annexe de l’hôpital régional de Nkambe après avoir subi le même calvaire. Sa famille a également été contrainte de verser des sommes importantes sous la menace.
La localité de Ndu vit depuis des mois sous ce que la mairie qualifie de « règne de la terreur », marqué par des enlèvements, des demandes de rançon et des actes de torture aggravée perpétrés par des combattants séparatistes. Le maire souligne que la communauté est en proie à une profonde angoisse, nul ne sachant qui sera la prochaine victime.
« Une poignée d’individus armés, se réclamant de la sécession, ont confisqué le destin de notre peuple et en disposent de manière irresponsable à des fins personnelles », peut-on lire dans le communiqué.
La mairie a appelé au dialogue communautaire, exhortant les autorités traditionnelles et religieuses, les organisations de la société civile et les leaders d’opinion à poursuivre les efforts de paix et de réconciliation précédemment engagés.
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Actualités locales
Numérique : le CITS26 veut faire du Cameroun une base d’externalisation des services numériques

(Investir au Cameroun) – Faire travailler depuis le Cameroun des développeurs, spécialistes de la donnée ou professionnels du support informatique pour des entreprises étrangères : c’est l’un des paris de la deuxième édition du Cameroon International Tech Summit (CITS26), prévue du 15 au 17 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé. Organisé par Mountain Hub sous le thème « The Bold Agenda », le sommet fait de l’externalisation des services numériques l’une de ses quatre priorités, avec l’emploi des jeunes, le financement des start-up et les technologies liées au développement durable.
Le modèle cité par Ayuk Etta, président du CITS et PDG de Mountain Hub, est celui de l’Inde, qui a développé une industrie de services informatiques réalisés à distance pour des entreprises étrangères.
« Les jeunes travaillent à partir de l’Inde pour développer les services pour les Américains. Nous, en tant que Camerounais, on peut faire ça ici au Cameroun. Nous sommes sur la même time zone qu’en Europe. Nous sommes bilingues », explique-t-il.
L’externalisation peut couvrir le développement de logiciels, la maintenance informatique, le traitement de données, le support technique ou la relation client. La prestation est réalisée au Cameroun mais facturée à un client étranger. Ayuk Etta estime toutefois que cette activité suppose une connexion internet fiable et une alimentation électrique stable.
120 000 diplômés, un chiffre non confirmé officiellement
Le promoteur du CITS rattache cette stratégie à l’insertion des jeunes diplômés. Il affirme que 120 000 diplômés universitaires arrivent chaque année sur le marché du travail camerounais et que seulement 5 % accèdent à des emplois qu’il qualifie de « traditionnels », soit environ 6 000 personnes.
Ces chiffres doivent rester attribués à Ayuk Etta. Aucune statistique officielle récente retrouvée ne permet de confirmer simultanément les 120 000 nouveaux diplômés par an et ce taux de 5 %.
Mountain Hub propose donc de chercher une partie de la demande de travail hors du marché national : une entreprise étrangère pourrait acheter au Cameroun des prestations numériques sans que les personnes qui les exécutent aient à émigrer. Ayuk Etta estime aussi que le pays doit mieux numériser, structurer et protéger ses données pour développer des outils d’intelligence artificielle adaptés aux réalités locales.
Un financement africain très concentré
Le CITS26 veut également rapprocher les start-up camerounaises des investisseurs. Ayuk Etta estime que l’écosystème compte encore trop peu d’entreprises capables d’absorber des financements de plusieurs millions d’euros.
« On doit avoir un écosystème qui peut produire cinq start-up qui peuvent absorber 5 millions d’euros. Et c’est ce travail que nous […] on souhaite faire avec le CITS », affirme-t-il.
Les données de Partech montrent l’écart avec les principaux pôles africains. En 2025, les entreprises technologiques du continent ont mobilisé 4,1 milliards de dollars en fonds propres et en dette, en hausse de 25 % sur un an. Le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria ont capté 72 % de ces financements.
Le Kenya arrive en tête avec 1,04 milliard de dollars, devant l’Afrique du Sud avec 715 millions, l’Égypte avec 604 millions et le Nigeria avec 572 millions. Derrière, le Sénégal a mobilisé 223 millions de dollars, le Ghana 90 millions et le Maroc 80 millions. Le Cameroun ne figure pas parmi les principaux marchés recensés.
10 000 participants visés à Yaoundé
Pour l’édition 2026, les organisateurs visent 10 000 participants physiques sur trois jours. Ils déclarent avoir accueilli plus de 8 000 personnes sur place et 50 000 en ligne lors de la première édition en 2024. Ces chiffres restent déclaratifs.
Le programme annonce 140 sessions sur sept thématiques, avec notamment un bootcamp d’innovation, un village des start-up, un salon de l’emploi, des démonstrations d’intelligence artificielle et des rencontres d’affaires.
La compétition Lion’s Den devient aussi la finale régionale camerounaise de la Startup World Cup. Dix start-up doivent pitcher le 17 octobre. Le gagnant intégrera le parcours vers la finale mondiale à San Francisco et recevra un billet d’avion aller-retour pour un représentant. Le million de dollars associé à la compétition n’est pas attribué à Yaoundé : il concerne le gagnant mondial, sous la forme d’un investissement pouvant aller jusqu’à ce montant.
Le CITS rattache enfin « The Bold Agenda » à la SND30, à l’Agenda 2063 de l’Union africaine et aux Objectifs de développement durable. La SND30 prévoit le développement des PME, de l’entrepreneuriat des jeunes et une meilleure adéquation entre formation et emploi.
Au-delà de l’audience du sommet, le pari sur l’externalisation se mesurera surtout aux contrats obtenus auprès de clients étrangers, aux emplois créés et aux financements mobilisés par les start-up camerounaises.
Ludovic Amara
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plusieurs quartiers seront privés d’eau potable le mardi 22 septembre
La Camwater a annoncé ce lundi 21 septembre, d’importantes perturbations dans la desserte en eau potable dans plusieurs quartiers de Maroua. Cette interruption est liée à des travaux de raccordement de nouvelles canalisations au réseau de transport existant interviendra le mardi 22 septembre 2026.
La desserte en eau potable sera temporairement perturbée dans plusieurs quartiers de la ville de Maroua, dans la région de l’Extrême-Nord. Selon un communiqué de la délégation régionale de l’Extrême-Nord de la Camwater, ces perturbations interviennent dans le cadre des travaux de raccordement de canalisations posées au titre du Projet 09 Villes – Phase 2 au réseau de transport existant DN400.
En effet, ces travaux nécessiteront l’arrêt temporaire de la production au champ captant de Kongola, entraînant une interruption de la distribution dans les quartiers Djarengol Kodeck, Dougoy, Doursoungo, Louggéo, Sararé, Ouro-Bikordi, Lopéré, Founangue, Kakatéré, Diguïrwo, Djoudandou, Doualaré, Pont Vert, Hardé, Domayo et Zokok.
Face à ces perturbations, l’entreprise dirigée par Dr Moussa Blaise invite les populations concernées à constituer des réserves d’eau avant le démarrage des travaux afin de limiter les désagréments. La remise en service des installations et le rétablissement progressif de la desserte sont prévus dès l’achèvement des travaux.
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