Actualités locales
Mariée de force à 18 ans, elle tombe amoureuse d’un autre et hésite à tout quitter
Le témoignage bouleversant d’une jeune Camerounaise de 22 ans suscite une vague d’émotion sur les réseaux sociaux. Mariée de force à un homme de 44 ans qu’elle dit ne jamais avoir aimé, elle confie aujourd’hui être tombée éperdument amoureuse d’un autre, rencontré sur Facebook.
Dans son récit, la jeune femme explique que sa mère l’a promise très tôt à un homme, un engagement scellé sans son consentement. « Si tu refuses ce mariage, je te bannis de la famille », lui aurait lancé sa mère. Par peur d’être rejetée, elle s’est résignée à se marier dès la fin du collège.
Quatre ans plus tard, elle vit un profond conflit intérieur. Son mari, qu’elle décrit comme « gentil et respectueux », est souvent absent plusieurs mois pour son travail. La solitude l’a poussée à échanger régulièrement en ligne avec un ancien voisin, avec qui un lien affectif s’est rapidement noué. Deux ans après, l’attachement s’est transformé en amour.
Lire le témoignage :
MA MÈRE M’A DONNÉ À UN HOMME QUE JE NE VOULAIS PAS. AUJOURD’HUI JE SUIS GRAVEMENT AMOUREUSE D’UN AUTRE.
Bonsoir à tous les abonnés, j’ai besoin de vos conseils car je suis dans une situation très délicate. Je suis âgée de 22 ans et mon mari a 44 ans, il est entrepreneur et nous avons un garçon de 4 ans. Tout a commencé quand j’étais en 4ᵉ, ma mère me disait à chaque fois qu’elle m’avait fiancée alors que j’avais 3 ans, je prenais cela pour un amusement jusqu’à ce que j’aie obtenu mon BEPC.
Un jour, elle m’a dit de me préparer pour mon mariage qui était pour bientôt, et ce jour-là, j’étais tellement en colère et en larmes que je lui ai dit que je ne voulais pas de ce mariage, elle ne pouvait pas me forcer à me marier. Elle m’a juste dit un seul mot qui m’a beaucoup marqué et fait peur, à savoir que si je refusais ce mariage, elle me bannirait de la famille, car mon père était également pour. J’avais tellement peur que j’ai fini par accepter le mariage.
Après le mariage, je n’étais pas du tout heureuse car je ne l’aimais pas, mais j’ai fini par me résigner à l’idée que je suis condamnée, car je l’ai fait pour ma mère et je dois l’honorer. Je me suis forcée à l’aimer jours et nuits, mais sans issue. Mon mari est vraiment quelqu’un d’aimable et très respectueux, mais il est rarement à la maison à cause de son travail. Souvent il peut rester 5 mois ou 7 mois sans rentrer, et on peut passer 4 à 5 jours sans appel à cause du réseau.
Beaucoup de fois, je m’ennuyais et je me sentais seule, donc je passais presque tout mon temps sur WhatsApp et Facebook pour causer avec mes amis. Une nuit, un jeune que je connaissais très bien dans mon ancien quartier, avec qui je n’avais pas de relations, m’a envoyé une invitation sur Facebook et j’ai accepté.
Dès lors, on a commencé à causer, le courant passait très bien, il me disait à peu près tout sur lui et moi, à chaque fois que j’avais besoin de quelqu’un pour causer, il était là pour moi. Je connaissais tout sur lui, lui pareil, je me suis vraiment attachée à lui. Comme d’habitude, c’est lui qui m’écrivait en premier pour me souhaiter bonjour.
Un jour, je me suis réveillée et je n’ai pas vu son message, immédiatement je me suis dit qu’il avait un problème car ce n’était pas dans ses habitudes. Les jours passaient, je me sentais triste comme si quelque chose me manquait, je n’arrivais pas à bien manger comme si cela me manquait.
Après une semaine, il s’est reconnecté, il m’a expliqué qu’il était gravement malade et qu’il voulait aussi me dire autre chose, qu’il était tombé éperdument amoureux de moi, et c’est dans sa maladie qu’il a réalisé cela. Je pourrais pas refuser son amour car je ressentais la même chose, donc on a entamé une relation à distance et cela fait 2 ans maintenant, et je l’aime énormément. Je sais que ce que je fais est très mal, car j’ai trop de sentiments pour mon mari, mais c’est plus fort que moi. S’il vous plaît, ne me jugez pas.
Hier, il m’a dit qu’il est temps de quitter mon mari et d’aller m’installer avec lui. J’ai besoin de vos conseils, car je ne sais pas quoi faire. Si je quitte mon mari, ma famille ne me pardonnera jamais, surtout ma maman. Qu’est-ce que je dois faire ? J’ai vraiment besoin de vos conseils.
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Actualités locales
Paul Biya, un dieu de la politique

L’avocat et homme politique, président général de l’Union des populations africaines (UPA), a fait cette déclaration ce dimanche 23 août 2026, lors de son passage dans l’émission Libre Expression sur la chaîne Info TV.
Dans l’émission Libre Expression de ce dimanche sur la chaîne Info TV, Me Jean Guy Zogo surfe sur la longévité politique et qualifie le président de la République de « dieu de la politique » pour illustrer sa capacité unique à se maintenir au pouvoir pendant plus de 40 ans.
Selon lui, que l’on apprécie ou non l’homme d’État, les chercheurs et analystes du monde entier viendront inévitablement au Cameroun pour étudier les rouages et les stratégies de son parcours politique.
Soutien aveugle au régime
«Paul Biya, c’est un dieu de la politique. Je le dis toujours : vous pouvez l’aimer ou ne pas l’aimer, mais je vous garantis que les gens feront le voyage pour venir étudier son parcours politique. Des thèses et des doctorats seront écrits par dizaines. Parce qu’il est difficile de comprendre comment quelqu’un a réussi, dans un pays où le niveau intellectuel est aussi élevé et je ne parle pas de diplômes, je parle des gens qui réfléchissent. Les gens réfléchissent au Cameroun», a-t-il soutenu dans le programme dominical.
Dans la foulée, il juge cette longévité d’autant plus marquante qu’elle s’exerce face à une population camerounaise dotée d’une forte maturité politique et d’un esprit de réflexion développé. Malgré ce compliment sur la stratégie politique pure, l’analyse de Me Jean Guy Zogo ne constitue pas un soutien aveugle au régime.
« On va encore faire comment ? »
Il s’interroge ouvertement sur les méthodes psychologiques et politiques qui poussent une partie des citoyens à accepter la répression ainsi que les dures réalités économiques quotidiennes. «Mais comment a-t-on réussi à cadrer les gens dans un système où la répression devient presque normale ? Lorsque vous êtes réprimé, c’est normal. Parfois, vous êtes réprimé à tort, alors que vous êtes victime d’une injustice, mais vous finissez par avoir l’impression que c’est normal, que ça va de soi. D’ailleurs, la phrase qui nous intéresse, c’est : « On va encore faire comment ? », questionne-t-il.
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Travaux d’entretien sur la Route Nationale 1 à Bertoua

Les travaux d’entretien confortatif de la Route Nationale 1 se poursuivent à Bertoua. Le 22 août 2026, l’entreprise ENTREBATT SARL a engagé le traitement des nids-de-poule isolés sur la section urbaine, avant un redéploiement de ses équipes vers l’axe Gado-Badzéré–Garoua-Boulaï, où les dégradations sont plus importantes.
Sur la section comprise entre le PK 1+200 et le PK 05 à Bertoua, deux équipes d’ENTREBATT SARL sont mobilisées pour résorber les dégradations ponctuelles de la chaussée. L’intervention vise notamment les nids-de-poule et les zones présentant des dégradations en bandes.
La méthode mise en œuvre comprend plusieurs étapes : sciage de la chaussée endommagée, décaissement des parties dégradées, rechargement à la grave concassée 0/31,5, puis application du béton bitumineux. Cette technique doit permettre de restaurer localement la structure et la surface de roulement.
Une fois les travaux achevés sur cette section urbaine, les équipes seront redéployées en rase campagne, sur la section Gado-Badzéré–Garoua-Boulaï. Les interventions y seront davantage concentrées, compte tenu de l’ampleur plus importante des dégradations constatées sur cet axe de la Nationale 1.
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Une mère ligotée par son mari jaloux

Oscar T., commerçant de 54 ans, s’est irrité samedi de ce que Dorcas reçoive seule de l’argent de leurs rejetons, aujourd’hui à l’étranger grâce à lui, relate Alliance Nyobia de Cameroon Tribune
Lire ici son texte :
Dorcas T., 44 ans, ménagère, a été secourue dimanche par une équipe des Esir (police). La dame était sur son lit, en sueur et en pleurs, ligotée comme un saucisson sec. La scène se passe au quartier Nkomba à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala IV.
Selon les informations obtenues par CT, tout part d’un problème d’argent au sein de ce couple dont le premier enfant naît quand Dorcas a à peine 18 ans. Après ce garçon, Oscar et son épouse en ont eu deux autres. Deux vivent et travaillent en Europe, la dernière finit ses études de médecine en Afrique du Sud, et gagne déjà des sous grâce à des jobs.
Mercredi dernier, un papier attire l’attention d’Oscar dans sa chambre : un bordereau de réception d’argent. Cinq mille euros (environ 3 277 000 F) envoyés d’Europe par un des enfants. Oscar est étonné. Dorcas ne lui en a rien dit. Sa curiosité piquée, il fouille le sac sur lequel il a trouvé le bordereau. Bingo ! Il en contient beaucoup d’autres. Le commerçant constate que son épouse reçoit de l’argent de leurs enfants – on ignore depuis quand. L’homme se fait une copie des documents.
Deux jours plus tard, il demande de l’argent à sa femme pour un voyage d’affaires à l’Est. Cinq cent mille F. « Je vais prendre où ? », dit Dorcas, qui assure qu’elle n’a que le reste d’argent de ration. « Sauf si tu veux que je te donne ça, et on reste sans manger », ajoute-t-elle.
Le lendemain samedi, Oscar remet ça : « Pourquoi tu ne me donnes pas l’argent ? ». Dorcas persiste : elle n’en a pas. « Sauf si je vais emprunter à notre réunion », dit la dame, en référence à l’association F2, soit « Femmes fidèles », dont elle est membre. Oscar ne dit rien.
En soirée le même samedi, il tente une dernière fois sa chance. Là, Dorcas s’irrite : « Tu commences à me déranger ! » Oscar fait son sac et attend l’heure pour son voyage de nuit. La dame dira plus tard à la police avoir le sommeil lourd. Elle n’a donc rien senti… Réveillée en pleine nuit, elle amorce un mouvement qu’elle sent entravé. Puis réalise la situation : elle est pieds et poings liés. Avec le genre d’élastique servant à fixer les bagages sur une moto. La dame appelle René, le neveu qu’elle héberge. Mais apparemment, le sommeil lourd est de famille. Dorcas se met alors à crier dans la nuit.
Lucien, un voisin, réveillé par les cris, appelle Oscar vers 4 h. Apprenant que ce dernier est en déplacement, il conclut : « On est en train d’agresser ta femme ». Réponse : « Elle n’est pas agressée, c’est une punition ». À son tour, Marguerite, épouse de Lucien, est réveillée. Elle appelle sa voisine. Dorcas voit l’appel, et hurle : « Je suis ligotée ! Je ne peux pas décrocher ! ». Marguerite, en service aux Affaires sociales, appelle la police.
La patrouille arrive, enfonce la porte centrale, ce qui réveille enfin René. Dorcas est hydratée, puis conduite dans une formation sanitaire. Joint au téléphone par l’inspecteur, Oscar ne nie rien. Et se dit scandalisé que les enfants pour lesquels il s’est battu n’envoient de l’argent qu’à leur mère, qu’il a par ailleurs accusée de « manger » cet argent « avec quelqu’un d’autre », sans toutefois prouver cette accusation contre une membre de l’association F2. Oscar est attendu mercredi à Douala.
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