Actualités locales
les fédéralistes misent sur Issa Tchiroma pour “sauver” le Cameroun
La Coalition des groupes et militants fédéralistes du Cameroun (CCFGA), l’une des principales organisations fédéralistes du pays, a officiellement soutenu M. Issa Tchiroma Bakary à la présidence du Cameroun.
Cette annonce intervient à l’approche de l’élection présidentielle de 2025, annonçant un potentiel changement dans le paysage politique du pays.
Une organisation fédéraliste appelle au changement
Ce soutien a été confirmé à l’issue de deux assemblées générales tenues les 14 et 28 septembre 2025. Le président de la CCFGA, Michael Takie, a souligné que la décision de l’organisation reflète un engagement stratégique en faveur du fédéralisme et de la démocratie constitutionnelle comme solutions aux crises politiques et sociales persistantes du Cameroun.
« La réélection du président sortant représente un risque élevé d’implosion du Cameroun », a déclaré M. Takie. « M. Tchiroma est un candidat doté d’une vision fédéraliste pragmatique de l’avenir, d’un charisme rassembleur pour les Camerounais et d’une détermination inébranlable à défendre la volonté du peuple souverain exprimée par les urnes. »
La CCFGA s’est toujours attachée à résoudre le conflit prolongé et souvent négligé dans les anciennes régions du Cameroun méridional, à savoir le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. L’organisation est convaincue qu’une approche fédéraliste, alliée au dialogue et aux réformes constitutionnelles, offre une solution durable aux multiples défis du pays.
Un candidat engagé en faveur du fédéralisme et des réformes
M. Issa Tchiroma Bakary, dont la candidature a recueilli le soutien de nombreux acteurs de la société civile, s’est engagé à mettre en place un système fédéral permettant aux citoyens de participer à l’élaboration du contenu de la nouvelle constitution fédérale et à la définition des frontières des États fédérés.
Takie a souligné que l’approche de M. Tchiroma s’inscrit parfaitement dans la vision de la CCFGA pour la « nouvelle république fédérale ». Il a ajouté :
« L’ouverture de M. Tchiroma à la collaboration et sa volonté de privilégier le dialogue, comme en témoignent les négociations pour un candidat consensuel, permettront à son gouvernement de bénéficier des propositions avancées par d’autres candidats fédéralistes de renom à la présidence. »
La CCFGA reconnaît le rôle passé de Tchiroma au sein du gouvernement, mais souligne que son engagement en faveur de réformes significatives et du dialogue démocratique l’emporte sur toute association antérieure avec l’administration en place.
Élection : un référendum sur la gouvernance du président sortant
La CCFGA a présenté l’élection présidentielle de 2025 comme un référendum décisif sur la gouvernance du président sortant. La coalition exhorte les Camerounais non seulement à voter pour Tchiroma, mais aussi à défendre l’intégrité du processus électoral.
« Compte tenu de l’enthousiasme manifeste pour le changement et la candidature de M. Tchiroma, il n’est pas surprenant que le président sortant ait eu recours aux institutions de l’État pour intimider ce digne rival politique », a déclaré M. Takie. « Nous appelons les Camerounais à défendre l’intégrité des urnes et à veiller à ce que les résultats agrégés reflètent la volonté générale du peuple souverain du Cameroun. » Vers un Cameroun fédéré
L’approbation de la CCFGA témoigne d’un soutien fort à la vision d’Issa Tchiroma Bakary d’un Cameroun uni et fédéré. Le président Takie a conclu : « Marchons résolument vers un nouveau Cameroun avec Tchiroma, vers une nation unie et fédérée. »
À l’approche des élections cruciales de 2025, la vigilance est de mise : la dynamique continue d’évoluer et de nouvelles alliances se forment. L’attention sera désormais portée sur l’influence de cette approbation sur le sentiment des électeurs et sur le mouvement fédéraliste au Cameroun.
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Actualités locales
Inauguration de l’usine Denky à Badenkop

C’était ce vendredi 26 juin 2026. Une inauguration placée sous l’égide du ministre du Commerce, et le ministre de l’Agriculture et du Développement rural.
L’entrepreneure camerounaise Lisette Claudia Tame vient d’inaugurer, le vendredi 26 juin 2026, une importante usine agroalimentaire nommée Denky à Badenkop, dans l’arrondissement de Bangou (Département des Hauts-Plateaux, Région de l’Ouest). Actu Cameroun apprend que ce projet s’inscrit en droite ligne avec la politique d’import-substitution du Cameroun et les objectifs de la SND30.
L’initiative est portée par Meta Invest, elle marque un tournant décisif dans la stratégie de transformation locale des produits agricoles. L’inauguration s’est déroulée en présence de deux membres du gouvernement camerounais, Luc Magloire Mbarga Atangana, Ministre du Commerce et Gabriel Mbairobe, ministre de l’Agriculture et du Développement rural. Le financement et l’accompagnement de cette infrastructure ont été assurés par la banque BGFIBank Cameroun. Il s’agit de la troisième usine implantée par cette jeune entrepreneure à travers le pays en moins de deux ans.
Selon Lisette Claudia Tame, ce projet est spécialisé dans la transformation du maïs, du sucre, du plantain et de la pomme de terre. Il ambitionne de créer des emplois, de freiner l’exode rural, de valoriser les productions agricoles nationales et de contribuer à l’atteinte des objectifs de la SND30. Une nouvelle étape dans la promotion de la transformation locale au service du développement.
L’usine dispose d’une capacité annuelle de transformation estimée entre 5 200 et plus de 6 000 tonnes de produits agricoles locaux. Aussi, l’unité industrielle est bâtie sur un site de trois hectares concédé par l’État. Le projet prévoit de créer entre 350 et plus de 550 emplois directs pour freiner l’exode rural.
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Bientôt le partenariat public-privé dans le transport de l’énergie

Selon le journaliste Albin Njilo, le ministre l’a révélé au cours d’une audience avec l’ambassadeur d’Italie au Cameroun, Filippo Scammacca del Murgo, accompagné de Riccardo Rossi Van Lamsweerde, chef du bureau régional de la Cassa Depositi e Prestiti, l’institution financière publique italienne.
Dos au mur, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie revient enfin à la formule tant promise par les économistes, dont le regretté Christian Penda Ekoka : le partenariat public-privé (PPP) dans les secteurs d’investissements lourds. De l’avis du journaliste économique Albin Njilo, L’État du Cameroun est en difficulté, avec un déficit de trésorerie qui ralentit les investissements. Plus encore, le ministère des Finances, pris dans l’étau du remboursement de dettes improductives, n’est pas capable de régler KPDC, privant ainsi le pays de 300 MW d’électricité.
Le Cameroun perd chaque jour 30 MW d’énergie électrique, qui se volatilisent à travers un réseau de transport défectueux. Ces 30 MW équivalent à la production actuelle du barrage de Lagdo. Le partenariat public-privé permettra aux investisseurs de venir injecter des capitaux dans ces projets. Le ministre l’a révélé au cours d’une audience avec l’ambassadeur d’Italie au Cameroun, Filippo Scammacca del Murgo, accompagné de Riccardo Rossi Van Lamsweerde, chef du bureau régional de la Cassa Depositi e Prestiti, l’institution financière publique italienne.
«Il reste à demander au ministre des Transports pourquoi il doit endetter les pauvres citoyens pour des projets routiers régulièrement confiés à des imposteurs, alors qu’un partenariat public-privé réglerait la situation. Notons que cette perte de 30 mw de la production est connue depuis plusieurs années, évoquée pour la première fois en 2014. Mais dans sa planification, le gouvernement a préféré au lieu de bloquer cette hémorragie, investir plus de 100 milliards de FCFA sur le barrage de Mekin», ajoute-t-il.
Le partenariat public-privé implique le pilotage, de la conception jusqu’à la réalisation et la gestion, de projets généralement lourds par des partenaires privés, excluant ainsi les fonctionnaires de la direction des opérations. Une solution idoine pour le Cameroun, qui se distingue trop souvent par des projets immatures ou encore des éléphants blancs. «Le ministère des Transports, qui devrait être le premier abonné à ce modèle de financement, est aux abonnés absents. Les fonctionnaires tiennent à être au cœur des projets routiers qui durent une éternité, à l’image des autoroutes Douala-Yaoundé ou encore Yaoundé-Nsimalen», poursuit Albin Njilo.
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« On investit dans un pays qui décide et non dans un pays qui attend ››
Dans son discours de circonstance le 23 juin 2026 à Douala, lors de l’Assemblée générale ordinaire du Gecam, Célestin Tawamba est revenu sur les freins à l’investissement dans un pays comme le Cameroun.
Le temps de l’Assemblée générale ordinaire du Gecam, Célestin Tawamba, le président du Gecam jette un regard panoramique sur la situation désastreuse de notre économie actuellement. «Dans un monde où les économies se livrent une concurrence acharnée pour attirer les capitaux, les talents et les technologies, la qualité de la gouvernance est devenue un facteur majeur de compétitivité», clarifie le patron des patrons.
Selon lui, les investisseurs regardent les infrastructures. «Ils regardent l’approvisionnement énergétique et son coût. Ils regardent la fiscalité. Mais ils regardent surtout la capacité d’un pays à décider, à exécuter et à tenir ses engagements. On investit dans un pays qui décide et non dans un pays qui attend. C’est sur ce terrain que se jouera une part importante de l’avenir économique du Cameroun. Et c’est sur ce terrain que le Gecam continuera d’apporter sa contribution avec responsabilité, indépendance et patriotisme», poursuit-il.
Pour lui, la question n’est donc plus de savoir ce qu’il faut faire. «La véritable question est désormais de savoir : Comment faire plus vite ? Comment faire mieux ? Et surtout comment obtenir des résultats mesurables ? Le temps du diagnostic doit progressivement céder la place au temps de l’exécution… Le temps des intentions doit laisser place au temps des réalisations et le temps des promesses doit devenir celui des résultats», ajoute le président du Gecam.
Il soutient par ailleurs que le Cameroun connaît aujourd’hui une situation singulière, caractérisée par une forme d’attentisme qui finit par affecter l’ensemble de la vie économique. «Les décisions structurantes se font rares. Les arbitrages prennent du temps. Les projets, lorsqu’ils existent, avancent plus lentement qu’ils ne le devraient. Les administrations privilégient souvent la prudence à l’initiative, et les opérateurs économiques évoluent dans un environnement où la visibilité devient chaque jour plus difficile. Cette situation n’est pas sans conséquence sur la confiance des investisseurs ni sur le moral des chefs d’entreprise», conclut-il.
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