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Produits Blédine : le ministre de la Santé ordonne leur retrait préventif malgré le démenti du Mincommerce

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Produits Blédine : le ministre de la Santé ordonne leur retrait préventif malgré le démenti du Mincommerce
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(Investir au Cameroun) – Le 26 septembre 2025, le ministère du Commerce avait tenté de rassurer les consommateurs camerounais après l’alerte sanitaire lancée en France et le rappel de plusieurs lots de céréales infantiles de la marque Blédine, fabriqués par le groupe Danone. Dans sa communication, le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana avait assuré qu’« aucun des lots concernés par la mesure de retrait n’est en circulation sur le marché camerounais ».

Pourtant, quelques heures plus tard, le ministère de la Santé publique a adopté une position plus prudente. Dans un communiqué officiel, le ministre Manaouda Malachie a « instruit le retrait préventif immédiat de tous les lots de la marque Blédine, jusqu’à la fin des investigations et la confirmation de leur conformité ».

Interdiction de consommation et appel à la vigilance

Le ministre de la Santé va plus loin en interdisant formellement la consommation de ces produits. « En attendant, la population est appelée à ne pas consommer les produits susmentionnés et à signaler tout événement indésirable suspecté (troubles digestifs, réactions inhabituelles) auprès des structures de santé les plus proches », précise le communiqué.

L’alerte française concerne plusieurs références de la gamme Blédine, notamment : Blédine céréales saveur Biscuit 400 g, Blédine saveur Biscuitée & Lait 250 g, Blédine Miel & Lait 250 g et Blédine Banane & Lait 250 g.

Ces produits ont été rappelés en raison de la présence d’aflatoxines, des toxines produites par certaines moisissures. À forte dose, elles peuvent provoquer une intoxication aiguë (aflatoxicose) pouvant mettre en danger la vie du consommateur. Les aflatoxines sont également connues pour altérer l’ADN et provoquer des cancers chez l’animal.

Le Gabon avait déjà pris les devants dans cette affaire. Dans un communiqué publié le 22 septembre sur sa page Facebook, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) avait invité les consommateurs à une vigilance accrue, en recommandant de ne pas consommer les produits concernés et « de les rapporter au point de vente ou de contacter l’AGASA ».

Amina Malloum

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Dédoublement de la pénétrante Nord de Yaoundé : les travaux de chaussée et d’assainissement s’améliorent

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Les travaux de dédoublement de la pénétrante Nord de Yaoundé entre Olembé et l’échangeur d’Obala, se poursuivent avec une présence des équipes d’Arab Contractors sur […]

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Guinness Cameroon : la Cemac valide l’exécution de la feuille de route de Castel, sans chiffrer les investissements

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Guinness Cameroon : la Cemac valide l’exécution de la feuille de route de Castel, sans chiffrer les investissements
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(Investir au Cameroun) – La Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) juge« très satisfaisante » l’exécution des engagements pris par le groupe Castel lors du rachat de Guinness Cameroon. Mais, trois ans après l’autorisation de l’opération, ni le régulateur communautaire ni Boissons du Cameroun ne publient de bilan chiffré actualisé des investissements, des emplois ou des nouvelles capacités de production.

Le 21 juillet 2026, les autorités communautaires et camerounaises de la concurrence ont conduit leur troisième évaluation annuelle de cette opération de concentration, autorisée en mars 2023. Cette validation avait été assortie d’engagements sur cinq ans portant notamment sur les investissements industriels, le développement de la production locale, l’extension du réseau de distribution et la création d’emplois.

La mission de contrôle a inspecté l’ancienne usine Guinness de Ndokoti, à Douala, ainsi que les installations de la Société camerounaise de verrerie (Socaver), filiale de Boissons du Cameroun.

À l’issue de cette évaluation, Léopold Noël Boumsong, président de la Commission nationale de la concurrence et du Conseil communautaire de la concurrence, a assuré que l’entreprise se trouvait« en avance sur l’ensemble de sa feuille de route, allant même au-delà des exigences initiales ».

Un programme de 200 milliards de FCFA, mais aucun bilan actualisé

L’appréciation positive du régulateur n’est accompagnée d’aucune donnée permettant d’en mesurer précisément la portée. Le communiqué de Boissons du Cameroun ne chiffre ni les investissements cumulés depuis 2023, ni les emplois créés ou maintenus, ni les capacités industrielles effectivement installées.

Il ne précise pas davantage la valeur des achats effectués auprès des fournisseurs locaux ou le niveau d’avancement des différentes composantes du programme annoncé au moment de l’acquisition.

Castel avait pourtant présenté un plan d’investissements de 200 milliards de FCFA sur cinq ans. Celui-ci devait notamment financer trois nouvelles lignes de production à Yaoundé, Garoua et Bafoussam, pour une capacité annuelle cumulée de 2,1 millions d’hectolitres, ainsi que l’extension des installations de Socaver.

Lors de la première évaluation annuelle, en 2024, l’entreprise avait annoncé avoir déjà investi 45 milliards de FCFA. Deux ans plus tard, aucun montant actualisé n’est communiqué à l’issue de la troisième mission de contrôle.

L’absence de ces indicateurs limite la possibilité d’évaluer l’écart entre les engagements initiaux, les dépenses effectivement réalisées et les résultats industriels obtenus.

Une acquisition valorisée à près de 300 milliards de FCFA

Le rachat de Guinness Cameroon avait été annoncé en juillet 2022 par le groupe britannique Diageo pour un montant de 389 millions de livres sterling, soit environ 300 milliards de FCFA.

L’opération permet à Castel, à travers Boissons du Cameroun, de produire et de distribuer les marques Guinness sur le marché camerounais dans le cadre d’un contrat de licence et de redevances conclu avec Diageo.

Pour les autorités de concurrence, cette transaction représente aussi un test de l’efficacité du dispositif communautaire de contrôle des concentrations. Seli Mbogo Ngabo, président de la Commission de la Cemac, la présente comme« l’un des premiers cas d’école démontrant que notre dispositif réglementaire est parfaitement fonctionnel ».

Cette appréciation repose sur le mécanisme de suivi imposé à Castel après l’autorisation du rachat. Pendant cinq ans, le groupe doit rendre compte de l’exécution de ses engagements afin d’éviter que la concentration du marché ne se traduise par une diminution des investissements, de la production locale ou de l’emploi.

Le caractère fonctionnel de ce contrôle dépend toutefois également de la transparence des évaluations. Or, le communiqué ne publie ni les objectifs annuels assignés à l’entreprise ni les résultats vérifiés par les autorités.

Socaver érigée en levier d’intégration régionale

La Commission de la Cemac estime également que le rachat favorise l’intégration industrielle dans la sous-région. Socaver fabrique désormais des bouteilles, des emballages et des casiers destinés notamment aux marchés tchadien et centrafricain.

Cette activité pourrait renforcer les échanges intracommunautaires et réduire la dépendance des brasseries régionales aux emballages importés hors de la Cemac. Les volumes produits, les quantités exportées et la valeur de ces ventes ne sont cependant pas précisés.

Le communiqué ne permet donc pas d’évaluer la contribution réelle de Socaver aux exportations camerounaises, au chiffre d’affaires régional du groupe ou à l’approvisionnement des filiales de Castel en Afrique centrale.

Garoua et Yaoundé au programme du contrôle de 2027

Le suivi communautaire doit se poursuivre en 2027. Le directeur général de Boissons du Cameroun, Stéphane Descazeaud, a annoncé que la prochaine mission serait étendue aux sites de production de Garoua et de Yaoundé.

Le communiqué ne mentionne toutefois pas le site de Bafoussam, alors que celui-ci figurait parmi les trois implantations retenues dans le programme industriel annoncé en 2023.

Cette absence ne signifie pas nécessairement que le projet a été abandonné. Elle laisse néanmoins sans réponse la question de son niveau d’avancement et du calendrier prévu pour la nouvelle ligne de production.

À mi-parcours de la période de suivi, la Cemac considère donc que Castel respecte, voire dépasse, ses engagements. Mais faute de données actualisées, cette appréciation reste difficile à confronter aux objectifs initiaux. La prochaine évaluation devra permettre de vérifier si la satisfaction affichée par le régulateur se traduit effectivement par l’exécution du programme de 200 milliards de FCFA, l’augmentation des capacités locales et la création d’emplois mesurables.

B.E

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L’hépatite, test de la souveraineté sanitaire de l’Afrique

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Aujourd’hui, Africa CDC publie la Boîte à outils opérationnelle pour la prévention, le diagnostic et la prise en charge de l’hépatite B. C’est un document […]

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