Actualités locales
À 26 ans, la Camerounaise Gael Neba décroche un doctorat en pharmacologie au Royaume-Uni
Originaire d’un pays où de nombreuses jeunes filles rencontrent encore des obstacles pour accéder à l’éducation, l’histoire du Dr Gael Neba Ambe est à la fois un triomphe personnel et une source d’inspiration nationale.
Âgée de 26 ans, elle a récemment obtenu un doctorat en pharmacologie et chimie médicinale de l’Université De Montfort au Royaume-Uni, donnant ainsi un puissant exemple de persévérance et d’ambition aux filles du Cameroun et d’ailleurs.
« Un reflet de la persévérance »
Partageant son histoire avec Mimi Mefo Info, le Dr Neba a décrit son parcours comme une preuve de ce que la détermination peut accomplir malgré les difficultés.
« J’ai récemment obtenu mon doctorat en pharmacologie et chimie médicinale… après avoir obtenu mon diplôme à 25 ans et l’avoir officiellement obtenu à 26 ans », a-t-elle écrit dans un courriel.
« En tant que jeune Camerounaise, je crois que cet accomplissement témoigne de la persévérance, du dévouement et du potentiel illimité des Camerounaises sur la scène internationale. »
Ses paroles trouvent un profond écho dans une société où les mariages précoces, la pauvreté et le manque d’opportunités empêchent souvent les jeunes filles de poursuivre des études supérieures.
Éducation au Cameroun : une ascension fulgurante pour les filles
Selon l’UNESCO, des milliers de filles camerounaises en âge scolaire abandonnent chaque année leurs études en raison de difficultés culturelles, financières et liées aux conflits. Les communautés rurales, en particulier, connaissent des taux d’abandon scolaire plus élevés, où les filles sont souvent contraintes de se marier ou d’assumer des responsabilités domestiques.
L’histoire de la réussite du Dr Neba souligne l’importance d’offrir des chances égales aux filles en matière d’éducation. Elle rappelle qu’avec un soutien adéquat, elles peuvent exceller non seulement au niveau local, mais aussi sur la scène internationale.
Une carrière ancrée dans la science et l’impact
Sur son profil LinkedIn, le Dr Neba se présente comme une « chercheuse déterminée avec plus de quatre ans d’expérience en chimie et pharmacologie des produits naturels, spécialisée dans la découverte de médicaments contre le cancer et la caractérisation de composés bioactifs ».
Ses recherches portent sur des techniques de pointe telles que la HPLC, la LC-MS, l’UPLC-QTOF-MS, la GC-MS et la RMN, avec des applications dans le profilage de produits naturels pour le développement de médicaments et l’évaluation de leur pharmacocinétique et de leur toxicité.
« Je m’épanouis au sein d’équipes multidisciplinaires, et j’ai un don pour traduire des données complexes en informations exploitables », souligne-t-elle, soulignant sa vision de l’avancement des sciences pharmacologiques.
Son expertise reflète non seulement l’excellence académique, mais aussi un engagement à contribuer à des solutions aux défis de santé mondiale, tels que le traitement du cancer.
Au-delà du laboratoire : Une ardente défenseure de la représentation
Le parcours du Dr Neba a également une portée symbolique. À l’heure où le Cameroun est confronté à des inégalités en matière d’éducation, sa réussite souligne la nécessité de donner à davantage de filles les moyens de rêver au-delà des limites sociétales.
Elle explique :
« Cette réussite est non seulement une étape personnelle, mais aussi un moment de fierté pour le Cameroun.»
En parlant ouvertement de son parcours, elle espère inspirer les jeunes filles à considérer l’éducation comme une voie vers l’autonomie et un impact mondial.
Un message d’espoir
Dans un monde où la voix des jeunes femmes africaines est trop souvent étouffée, l’histoire du Dr Neba apporte une note d’optimisme rafraîchissante. Sa réussite ne repose pas seulement sur l’excellence académique : elle est aussi une question de représentativité, de résilience et de potentiel inexploité de la jeunesse camerounaise.
Son histoire soulève une question plus vaste : que pourrait accomplir le Cameroun si chaque fille avait la chance d’apprendre, de rêver et de s’épanouir comme le Dr Neba ?
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Cabral Libii veut une sanction qui fasse peur aux criminels

Face à la multiplication des violences faites aux femmes au Cameroun, le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), Cabral Libii, appelle à un durcissement de la répression contre les auteurs de féminicides.
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, l’opposant dit son indignation devant les femmes qui continuent de mourir sous les coups et les violences de leurs partenaires.
« CONTRE LES FÉMINICIDES, L’URGENCE D’UNE RÉPRESSION QUI JETTE L’EFFROI !
Je ne sais pas pour vous, mais lorsque je pose un regard sur une femme, je vois ma propre mère, je vois mon épouse, ma fille, ma sœur.
Au Cameroun, trop de femmes meurent sous les coups, les violences et la barbarie. C’est juste insupportable !
Si seulement avant de lever la main sur une femme, l’homme pensait à sa mère, si avant de la menacer, il pensait à sa sœur, si avant de la frapper, il pensait à sa fille, si avant d’ôter la vie, il se demandait ce qu’il ressentirait si c’était la femme qu’il aimait le plus au monde…
Aucune colère, aucune jalousie, aucune humiliation, aucune dispute ne donne le droit de frapper ou de tuer. Une société qui banalise la violence contre les femmes finit par banaliser la violence contre la vie elle-même. Il est temps de durcir la répression à un point tel qu’elle crée dès l’énoncé un effroi dissuasif ! », écrit Cabral Libii.
Selon un décompte, huit femmes ont été tuées en l’espace de huit jours, dans des affaires impliquant des partenaires intimes, des hommes connus des victimes, ou plus largement liées à des violences fondées sur le genre.
Selon le journal Koaci, cette accumulation en si peu de temps pose une question qui dépasse le seul fait divers : à partir de quel seuil ces drames cessent-ils d’être traités comme des faits isolés pour être reconnus comme une crise nationale ? Le rythme des décès observés ces derniers jours relance également les interrogations sur la prise en charge des violences domestiques et basées sur le genre, ainsi que sur la réponse apportée par les pouvoirs publics face à une liste de victimes qui continue de s’allonger.
L’opposition interpelle le gouvernement
Ce bilan a provoqué une réaction publique d’Hélène Ekwessa, vice-présidente du Front pour le Changement du Cameroun. Dans une déclaration diffusée ce mercredi, elle interpelle directement Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la femme et de la famille, qu’elle somme de présenter un plan national concret de lutte contre les féminicides, sous peine de quitter ses fonctions.
Pour la responsable politique, le pays a franchi un seuil critique : les femmes camerounaises ont, selon ses mots, besoin de protection plutôt que de compassion posthume. Sa déclaration réclame la mise en place d’un dispositif d’alerte accessible, de structures d’accueil dédiées aux victimes, et d’un suivi rigoureux des plaintes déposées.
Elle dénonce également un cycle récurrent où l’émotion suscitée par chaque drame finit par retomber, jusqu’au meurtre suivant. Son texte appelle enfin à des sanctions judiciaires strictes contre les auteurs de féminicides — sans qu’une dispute conjugale ou la consommation d’alcool ne puisse constituer une circonstance atténuante — ainsi qu’à un travail d’éducation à la non-violence dès le milieu scolaire.
À ce stade, la réponse de l’État reste fragmentée : une fermeture administrative ponctuelle d’un établissement, une enquête judiciaire en cours, et une interpellation politique adressée à un seul ministère. Reste à savoir si le cumul de ces huit décès en huit jours suffira à déclencher une réponse structurelle, seule à même de répondre à une question désormais posée publiquement : combien de femmes devront encore mourir avant que le Cameroun ne traite le féminicide comme une urgence nationale ?
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Aston Villa s’intéresse à Christian Kofane

Aston Villa a pris contact avec le Bayer Leverkusen au sujet de Christian Kofane. Selon Jacob Tanswell et David Ornstein, le club anglais s’intéresse depuis longtemps à l’attaquant camerounais de 20 ans, bien avant son arrivée en Allemagne.
Les Villans auraient donc décidé de passer à l’action en se renseignant sur les conditions d’un éventuel transfert. Mais pour l’heure, Leverkusen ne semble pas disposé à ouvrir la porte à un départ de son jeune buteur.
Arrivé d’Albacete il y a un an pour un peu plus de 5 millions d’euros, Kofane s’est rapidement imposé dans l’effectif allemand. Pour sa première saison sous les couleurs du Bayer, l’international camerounais a disputé 44 rencontres, avec sept buts et neuf passes décisives à son actif.
Malgré l’intérêt insistant d’Aston Villa, le dossier s’annonce donc compliqué. Le club anglais devra convaincre Leverkusen de revoir sa position s’il souhaite attirer l’un des jeunes attaquants les plus suivis de son effectif.
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l’Afrique gagne-t-elle enfin sa part du football mondial ?

Le soutien affiché par Samuel Eto’o au président de la FIFA, Gianni Infantino, continue d’alimenter le débat sur la place de l’Afrique dans l’économie du football mondial.
Dans une analyse publiée après l’intervention du président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) sur CNN, le stratège en communication Frenzie Tang estime que l’enjeu dépasse le duel entre partisans et adversaires du dirigeant de la FIFA.
Selon l’auteur, la question centrale est de savoir qui bénéficie réellement de la croissance spectaculaire de l’industrie mondiale du football. Il relève que le continent africain dispose désormais d’un poids accru dans les compétitions internationales et bénéficie de financements plus importants de la FIFA.
L’Afrique compte 54 associations membres de la FIFA, contre 55 pour l’Union européenne de football (UEFA). Pour la Coupe du monde 2026, le continent dispose de dix places, contre cinq lors des éditions précédentes. L’Europe compte, elle, 16 représentants.
Le montant des primes distribuées lors du Mondial a également progressé, passant d’environ 266 millions de dollars en 2006 à 440 millions en 2022, puis à 655 millions en 2026, selon les chiffres cités par Frenzie Tang.
Lire l’analyse ci-dessous :
« Eto’o, Infantino et le vrai prix du rééquilibrage du football mondial
A l’analyse, l’interview de Samuel Eto’o sur CNN, le 24 août 2026, dépasse la simple défense de Gianni Infantino. Mieux, elle pose une question qui mérite d’être regardée autrement : qui profite réellement de la croissance spectaculaire de l’économie du football mondial ?
En soutenant le président de la FIFA, le président de la FECAFOOT défend notamment une vision : celle d’une FIFA qui redistribue davantage de ressources aux fédérations, particulièrement aux pays qui disposent de moins de moyens.
En effet, les chiffres donnent du crédit à cette lecture. L’Afrique possède 54 associations membres de la FIFA, contre 55 pour l’UEFA. En 2026, l’Afrique aligne dix représentants à la Coupe du monde, contre cinq lors des éditions précédentes. L’Europe, elle, passe de 13-14 à 16 équipes. Dans le même temps, le prize money du Mondial atteint 655 millions de dollars, contre 440 millions en 2022 et environ 266 millions en 2006.
Mais le véritable changement se trouve peut-être dans FIFA Forward. Depuis 2016, ce mécanisme a profondément augmenté les ressources destinées aux 211 associations membres. Pour l’Afrique, la FIFA estime à environ 1,08 milliard de dollars les investissements directement consacrés aux associations africaines depuis le lancement du programme, avec une projection à 1,28 milliard en incluant les autres niveaux du football africain.
Jusqu’à là, peut-on dire que l’Afrique est enfin en train de rattraper l’Europe ? Pas encore. Car, le même dollar FIFA n’a pas la même portée au Cameroun, au Sénégal ou au Maroc qu’en France, en Allemagne ou en Angleterre. L’Europe conserve une puissance incomparable en matière de droits TV, de sponsoring, de revenus des clubs, d’infrastructures et de formation.
Plus révélateur encore, l’argent versé aux clubs pour la mise à disposition des internationaux retourne majoritairement vers l’Europe, puisque la plupart des joueurs africains évoluent dans les championnats européens.
Le paradoxe est donc patent. La FIFA redistribue davantage à l’Afrique, mais l’écosystème économique du football continue largement de profiter à l’Europe.
C’est pourquoi le débat autour de FIFA Forward Enterprise mérite mieux qu’un affrontement entre pro et anti-Infantino. La vraie question devrait être celle-ci : comment transformer la croissance des revenus du football mondial en développement durable des fédérations africaines ?
Pour le Cameroun, cela signifie des centres de formation, des compétitions régulières, des infrastructures, du football féminin, de l’arbitrage, de la médecine sportive et surtout une gouvernance capable de transformer les financements en résultats.
Eto’o défend Infantino. Il peut se tromper. C’est juste un humain. Mais derrière cette alliance politique, se trouve peut-être une question beaucoup plus grande : l’Afrique veut-elle seulement recevoir davantage d’argent du football mondial, ou veut-elle enfin participer davantage à la création de sa richesse ?
C’est là que se jouera le véritable rééquilibrage. Et l’implication de tous est, une fois de plus, sollicitée. Si nous travaillons ensemble, pour les générations futures et non pour nos intérêts personnels, l’Afrique s’en sortira avec davantage de souveraineté et de progrès.
Frenzie Tang »
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