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l’Afrique gagne-t-elle enfin sa part du football mondial ?

Le soutien affiché par Samuel Eto’o au président de la FIFA, Gianni Infantino, continue d’alimenter le débat sur la place de l’Afrique dans l’économie du football mondial.
Dans une analyse publiée après l’intervention du président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) sur CNN, le stratège en communication Frenzie Tang estime que l’enjeu dépasse le duel entre partisans et adversaires du dirigeant de la FIFA.
Selon l’auteur, la question centrale est de savoir qui bénéficie réellement de la croissance spectaculaire de l’industrie mondiale du football. Il relève que le continent africain dispose désormais d’un poids accru dans les compétitions internationales et bénéficie de financements plus importants de la FIFA.
L’Afrique compte 54 associations membres de la FIFA, contre 55 pour l’Union européenne de football (UEFA). Pour la Coupe du monde 2026, le continent dispose de dix places, contre cinq lors des éditions précédentes. L’Europe compte, elle, 16 représentants.
Le montant des primes distribuées lors du Mondial a également progressé, passant d’environ 266 millions de dollars en 2006 à 440 millions en 2022, puis à 655 millions en 2026, selon les chiffres cités par Frenzie Tang.
Lire l’analyse ci-dessous :
« Eto’o, Infantino et le vrai prix du rééquilibrage du football mondial
A l’analyse, l’interview de Samuel Eto’o sur CNN, le 24 août 2026, dépasse la simple défense de Gianni Infantino. Mieux, elle pose une question qui mérite d’être regardée autrement : qui profite réellement de la croissance spectaculaire de l’économie du football mondial ?
En soutenant le président de la FIFA, le président de la FECAFOOT défend notamment une vision : celle d’une FIFA qui redistribue davantage de ressources aux fédérations, particulièrement aux pays qui disposent de moins de moyens.
En effet, les chiffres donnent du crédit à cette lecture. L’Afrique possède 54 associations membres de la FIFA, contre 55 pour l’UEFA. En 2026, l’Afrique aligne dix représentants à la Coupe du monde, contre cinq lors des éditions précédentes. L’Europe, elle, passe de 13-14 à 16 équipes. Dans le même temps, le prize money du Mondial atteint 655 millions de dollars, contre 440 millions en 2022 et environ 266 millions en 2006.
Mais le véritable changement se trouve peut-être dans FIFA Forward. Depuis 2016, ce mécanisme a profondément augmenté les ressources destinées aux 211 associations membres. Pour l’Afrique, la FIFA estime à environ 1,08 milliard de dollars les investissements directement consacrés aux associations africaines depuis le lancement du programme, avec une projection à 1,28 milliard en incluant les autres niveaux du football africain.
Jusqu’à là, peut-on dire que l’Afrique est enfin en train de rattraper l’Europe ? Pas encore. Car, le même dollar FIFA n’a pas la même portée au Cameroun, au Sénégal ou au Maroc qu’en France, en Allemagne ou en Angleterre. L’Europe conserve une puissance incomparable en matière de droits TV, de sponsoring, de revenus des clubs, d’infrastructures et de formation.
Plus révélateur encore, l’argent versé aux clubs pour la mise à disposition des internationaux retourne majoritairement vers l’Europe, puisque la plupart des joueurs africains évoluent dans les championnats européens.
Le paradoxe est donc patent. La FIFA redistribue davantage à l’Afrique, mais l’écosystème économique du football continue largement de profiter à l’Europe.
C’est pourquoi le débat autour de FIFA Forward Enterprise mérite mieux qu’un affrontement entre pro et anti-Infantino. La vraie question devrait être celle-ci : comment transformer la croissance des revenus du football mondial en développement durable des fédérations africaines ?
Pour le Cameroun, cela signifie des centres de formation, des compétitions régulières, des infrastructures, du football féminin, de l’arbitrage, de la médecine sportive et surtout une gouvernance capable de transformer les financements en résultats.
Eto’o défend Infantino. Il peut se tromper. C’est juste un humain. Mais derrière cette alliance politique, se trouve peut-être une question beaucoup plus grande : l’Afrique veut-elle seulement recevoir davantage d’argent du football mondial, ou veut-elle enfin participer davantage à la création de sa richesse ?
C’est là que se jouera le véritable rééquilibrage. Et l’implication de tous est, une fois de plus, sollicitée. Si nous travaillons ensemble, pour les générations futures et non pour nos intérêts personnels, l’Afrique s’en sortira avec davantage de souveraineté et de progrès.
Frenzie Tang »
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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir

L’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’homme du 6 novembre 1982, Son Excellence Paul Biya.
En conférence de presse le lundi 26 octobre 2026 à Ebolowa, Roger Davy Ella Enguele, le secrétaire général du bureau exécutif national de l’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora, a confié aux journalistes accrédités que l’initiative dans ses deux déclinaisons consiste dans un premier volet à organiser le 5 novembre 2026 une méga veillée de sensibilisation et de remobilisation des jeunes, des femmes et des hommes autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président de la République Son Excellence Paul Biya au quartier Mbanga.
La deuxième articulation sera une séquence d’éducation au patriotisme et au loyalisme qui sera axée sur une orientation pour une ruée massive vers les urnes pour les élections municipales et législatives à venir dans la ville d’Ebolowa et ses environs.
Ces interventions, a précisé Roger Davy Ella Enguele, sont accompagnées et soutenues de bout en bout par les chefs des communautés anglophones, Bamileke, Haoussa, et les leaders des autres communautés des ressortissants des autres régions de l’Est, du Centre, du Littoral, du département de l’Océan qui ont souscrit entièrement à cette démarche. Car si Mbanga est un quartier cosmopolite, il reste également et pour toujours un bastion infranchissable du RDPC, donc une propriété exclusive de Son Excellence Paul Biya.
La pensée politique de Paul Biya
Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 6 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.
Le nouveau chef de l’État décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.
Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).
Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : «le nom Rassablement Décmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens les plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique« .
Le « vent d’Est » dont parle le chef de l’État stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l’apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année-là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste.
C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’État lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’État. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.
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