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Cameroun : le secteur financier croît de 6,5 % en 5 ans, mais l’impact sur l’économie réelle reste limité

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Cameroun : le secteur financier croît de 6,5 % en 5 ans, mais l’impact sur l’économie réelle reste limité
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(Investir au Cameroun) – Selon les Comptes nationaux publiés par l’INS, le secteur financier camerounais affiche une croissance moyenne de 6,52 % entre 2019 et 2024, contribuant à la progression du tertiaire, évaluée à 4,2 % en 2024. Pourtant, malgré cette croissance soutenue, sa part dans l’économie reste limitée, représentant seulement 2 à 3 % du PIB, soit un volume cumulé de 3 571 milliards FCFA en valeur courante. Cette donnée souligne une croissance quantitative mais non structurante, le secteur peinant à impulser une transformation économique réelle.

Crédits bancaires : une répartition déséquilibrée

Au niveau du marché bancaire, les chiffres de mars 2025 révèlent un encours de crédits atteignant 6 126 milliards FCFA, en hausse de 19,6 %. Une lecture superficielle pourrait interpréter cette progression comme un signe de dynamisme. Mais une analyse plus fine montre une répartition profondément déséquilibrée : plus de 22 % des crédits sont accordés aux particuliers (1 300 milliards), dont près de 16 % pour la consommation, tandis que l’équipement industriel ne capte que 13,65 % et les entreprises individuelles à peine 5 %. Les crédits moyen terme représentent 43,51 % des encours, soutenant un commerce actif et une forte demande de biens importés, alors que le long terme, limité à 2,77 %, reste cantonné à l’habitat et à l’immobilier. L’agro-industrie, pourtant stratégique pour l’industrialisation et la création d’emplois, reste largement délaissée, un indicateur préoccupant pour la compétitivité à moyen terme.

En 2024, le PIB a progressé de 3,5 %, un rythme identique à celui de la consommation finale, principal moteur de la croissance. L’investissement productif a crû de 3,8 %, mais reste largement porté par les dépenses publiques, illustrant une économie encore peu capable de s’autoalimenter via des flux privés. Les services financiers ont contribué à hauteur de 719 milliards de FCFA au PIB, contre près de 6 000 milliards pour le secteur primaire, ce qui met en évidence une contribution encore marginale du secteur financier au développement économique réel.

Comparaison régionale et enjeux de l’inclusion financière

La comparaison avec la Côte d’Ivoire est éclairante : le taux de bancarisation y atteint 32 % en 2025, avec près de 30 % des crédits alloués aux PME grâce à des politiques ciblées et à la digitalisation bancaire. Au Cameroun, la bancarisation plafonne à 28 % selon l’Apeccam. Certes, le mobile money couvre désormais 40 % des adultes et les paiements digitaux représentent 30 % du PIB, mais cette dynamique reste largement urbaine et inégalement répartie, limitant son impact sur l’inclusion financière nationale.

La prudence des banques s’explique en partie par le contexte mondial et local : les crises récentes, de la pandémie à la guerre en Ukraine, ont fait grimper les créances douteuses à 10–15 % entre 2020 et 2022. Résultat : malgré 402 milliards FCFA de liquidités excédentaires, les établissements restent réticents à financer des projets industriels jugés plus risqués. Ce comportement contribue à un sous-financement structurel de l’économie réelle, freinant la compétitivité extérieure et maintenant une forte dépendance aux importations.

Ainsi, même si le déficit commercial a reculé à 256 milliards FCFA en 2024, le Cameroun reste confronté à un double défi : mobiliser l’épargne nationale vers l’investissement productif et élargir l’inclusion financière au-delà des grandes villes. Atteindre l’objectif de croissance moyenne de 8 % fixé par la SND30 nécessitera un secteur financier plus audacieux, capable de jouer pleinement son rôle moteur dans l’économie.

Amina Malloum

Lire aussi :

11-09-2025 – Cacao : les producteurs du département du Haut-Nkam encaissent 13 milliards de FCFA au cours de la campagne 2024-2025

20-08-2025 – Cacao : Olam choisit le Camerounais Joseph Manna pour renforcer sa position en Côte d’Ivoire

10-09-2025 – Cacao, caoutchouc et café impulsent la hausse des prix des produits exportés par le Cameroun en 2024

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Ouverture de la 2e Conférence du Bassin du Congo pour maintenir la souveraineté alimentaire et protéger la biodiversité

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Ouverture de la 2e Conférence du Bassin du Congo pour maintenir la souveraineté alimentaire et protéger la biodiversité
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YAOUNDE, 26 août (Xinhua) — La deuxième Conférence du Bassin du Congo s’est ouverte mardi à Yaoundé, la capitale camerounaise, dans l’objectif de maintenir la dynamique d’une agroécologie inclusive, de systèmes alimentaires durables, de préservation de la biodiversité et de justice climatique dans le Bassin du Congo, a rapporté la chaîne publique camerounaise CRTV.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la mobilisation régionale trois ans après le premier sommet tenu en août 2023 à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC). Organisé par l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), l’évènement rassemble pendant deux jours près de 120 acteurs régionaux, représentants gouvernementaux, organisations de la société civile, agriculteurs, chercheurs et communautés autochtones issus de six pays d’Afrique centrale : le Cameroun, le Gabon, la République du Congo, la RDC, la Centrafrique et la Guinée équatoriale.

« La population de l’Afrique va doubler d’ici 2050 et il faut produire davantage, transformer nos systèmes alimentaires pour pouvoir nourrir les populations », a déclaré le ministre camerounais de l’Agriculture, Gabriel Mbaïrobé. Il a appelé à un engagement de tous les acteurs pour gagner ce défi.

Concrètement, les organisateurs veulent promouvoir des pratiques agricoles qui nourrissent les populations locales sans détruire le couvert forestier d’Afrique centrale, deuxième plus grande forêt tropicale au monde après l’Amazonie.

A l’issue des travaux, les organisateurs prévoient l’adoption d’une déclaration qui devrait servir de boussole pour l’action régionale dans les années à venir. Fin

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Industrie : les prix sortie-usine accélèrent de 1,4 %, portés par le pétrole

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Industrie : les prix sortie-usine accélèrent de 1,4 %, portés par le pétrole
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(Investir au Cameroun) – Les prix à la production industrielle ont augmenté de 1,4 % au Cameroun au premier trimestre 2026, comparativement aux trois derniers mois de 2025. Il s’agit de leur deuxième hausse trimestrielle consécutive, après une progression de 1,1 % au quatrième trimestre 2025. Sur un an, l’augmentation reste limitée à 0,8 %, selon la note publiée le 7 août par l’Institut national de la statistique.

Cette évolution ne signifie pas que les volumes produits par l’industrie ont augmenté. L’Indice des prix à la production industrielle (IPPI) mesure les prix de vente départ usine des biens industriels fabriqués au Cameroun, hors taxes, subventions et coûts de transport.

L’extractif rebondit de 5 %, mais reste en recul sur un an

La hausse trimestrielle est principalement portée par les industries extractives, dont les prix de production ont progressé de 5 %. Dans le périmètre détaillé par l’INS, cette évolution correspond à l’extraction d’hydrocarbures.

L’Institut présente ce secteur comme le« principal vecteur de la hausse des prix à la production au premier trimestre 2026 ». Il attribue ce rebond à la fermeté des cours pétroliers et aux perturbations provoquées par la guerre opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël.

Les frappes conjointes américano-israéliennes ont commencé le 28 février, soit un mois avant la fin du trimestre. Le 12 mars, l’Agence internationale de l’énergie indiquait que les flux pétroliers passant par le détroit d’Ormuz, proches de 20 millions de barils par jour avant la guerre, avaient été réduits à un niveau résiduel. Le Brent avait alors frôlé 120 dollars avant de revenir autour de 92 dollars.

Cette chronologie montre que l’effet du conflit sur l’indice s’est principalement matérialisé en mars. Surtout, le rebond trimestriel n’efface pas le recul observé sur une période plus longue : par rapport au premier trimestre 2025, les prix à la production des industries extractives diminuent encore de 6,6 %.

L’agroalimentaire affiche une hausse annuelle de 5,5 %

Dans les industries manufacturières, les prix ont progressé plus modérément, de 0,5 % sur le trimestre et de 3,1 % sur un an. L’augmentation trimestrielle est principalement alimentée par la fabrication de meubles et les autres industries manufacturières, en hausse de 1,7 %, l’agroalimentaire, à 0,8 %, et la fabrication de produits minéraux, à 0,6 %.

La pression apparaît plus marquée dans l’agroalimentaire sur une période annuelle. Les prix de cette branche ont augmenté de 5,5 % par rapport au premier trimestre 2025. L’INS relie cette évolution aux coûts des intrants agricoles, des emballages et de la logistique locale.

À l’inverse, les prix de fabrication des produits minéraux reculent légèrement de 0,1 % sur un an. Ceux de la métallurgie et des ouvrages en métaux diminuent de 3,2 %. Les prix dans la production d’électricité et de gaz ainsi que dans les industries environnementales sont restés stables.

Une pression industrielle qui ne préjuge pas des prix en magasin

L’IPPI est calculé à partir d’un échantillon de 103 entreprises couvrant 328 couples produits-entreprises. Sélectionné selon la méthode dite decut-off, cet échantillon représente environ 80 % du chiffre d’affaires de chaque division industrielle couverte.

L’évolution de cet indice peut signaler des tensions en amont des chaînes de production. Elle ne permet toutefois pas de conclure à une répercussion automatique sur les prix payés par les consommateurs. Celle-ci dépend notamment des marges des entreprises, des stocks, des taxes, du transport et de la concurrence dans chaque marché.

Thierry Christophe Yamb

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Yvan Neyou dans le viseur de plusieurs clubs espagnols

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À quelques jours de la fermeture du mercato, l’avenir de Yvan Neyou pourrait s’écrire loin de Getafe. Le milieu de terrain camerounais suscite l’intérêt de plusieurs clubs espagnols, désireux de s’attacher ses services dans cette dernière ligne droite du marché des transferts.

Ces dernières semaines, Neyou a également reçu des propositions venues de Turquie et de Grèce, notamment de Volos. Le joueur a toutefois décliné ces pistes, privilégiant d’autres options pour la suite de sa carrière.

Selon les dernières informations, un départ en prêt reste à l’ordre du jour et pourrait intervenir avant la clôture du mercato. Les prochains jours seront donc décisifs pour Yvan Neyou, alors que plusieurs formations espagnoles se positionnent pour l’accueillir.

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