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un faux maire arrêté avec plus de 1 000 faux documents officiels

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un faux maire arrêté avec plus de 1 000 faux documents officiels
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La Première Région de gendarmerie de Yaoundé a présenté un homme accusé de s’être fait passer pour le maire de la commune de Nguibassal, dans le département du Nyong-et-Kelle (région du Centre).

Le suspect, identifié comme Mvogo Désiré Gérémy, a été présenté à la presse à Yaoundé jeudi dernier.

Il a été présenté au chef du service de surveillance et des statistiques de la cellule judiciaire et de lutte contre le crime organisé de la Première Région de gendarmerie, le lieutenant Obama Odoumou.

Cet évènement s’est déroulé en présence du chef du bureau des enquêtes criminelles de la Première Région de gendarmerie, le lieutenant Mboutou Abessolo.

Le lieutenant Mboutou Abessolo a déclaré que le suspect avait été interpellé à Yaoundé le mardi 7 septembre, après des investigations préalables suite à une alerte.

Il a ajouté que le présumé criminel, qui a occupé le poste d’adjoint au maire de la commune de Nguibassal entre 2007 et 2013, avait été arrêté en possession de plus de 1 000 faux documents, allant de faux certificats de décès à de faux certificats de mariage. Il a déclaré que certains documents remontaient au début des années 1960, ce qui contraste fortement avec la réalité d’un conseil qui n’existait pas avant 1996.

« Lors de la perquisition, nous avons réalisé qu’il avait pratiquement transféré le conseil à Yaoundé, où il exerçait ses fonctions », a déclaré le lieutenant Mbouto Abessolos.

« Nous avons saisi plus d’un millier de documents, principalement des certificats de décès, des actes de mariage et d’autres documents qu’ils avaient confisqués au conseil, tous indiquant qu’ils avaient été signés par ce dernier. Nous y avons également retrouvé les certificats du conseil », a précisé le responsable.

Comment les gendarmes ont été alertés

Selon le lieutenant Mbouto Abessolo, une enquête a été ouverte après qu’un individu a signalé un possible acte criminel concernant un certificat de mariage.

L’officier de gendarmerie a déclaré que la personne de bonne volonté qui avait signalé l’affaire leur avait confié être en possession d’un certificat de mariage qu’il soupçonnait d’être falsifié, car la femme mentionnée comme épouse sur le document était une personne décédée qui n’était pas officiellement mariée à l’autre personne se faisant passer pour son mari.

« Pendant plusieurs heures, nous avons fouillé les archives et nous avons découvert que le document présenté était bel et bien un faux », a déclaré le lieutenant Mbouto Abessolo à propos des documents trouvés en possession du suspect.

« La falsification est flagrante. C’était une activité qui fonctionnait très bien pour le suspect », a-t-il ajouté.

La commune de Nguibassal déplore la situation

S’exprimant lors de la réunion d’hier, le premier adjoint au maire de la commune de Nguibassal, Mbog Dieudonné, a déclaré que la commune était déçue par l’incident.

Il a exhorté la population à la vigilance afin d’éviter de tels pièges à l’avenir.

« Tant que vous n’avez pas de banderole à la mairie, croyez-moi, tout ce que vous allez y faire est faux à 99 %. Car il faut d’abord installer la banderole avant de célébrer un mariage », a déclaré Mbog.

Appel à la vigilance…

Le lieutenant Obama Odoumou, chef du service de surveillance et des statistiques de la brigade des services judiciaires et de la criminalité organisée de la première région de gendarmerie, a exhorté la population et les autorités compétentes à la vigilance dans le traitement des documents administratifs à leurs niveaux respectifs.

Il a également appelé la population à faire preuve d’ouverture envers la gendarmerie, notamment en signalant les actes criminels et autres actes suspects via le numéro vert 113.

« Nous essayons de sensibiliser la population car le problème des faux documents est récurrent dans nos villes. Il est récurrent lors des concours, de la rentrée scolaire et autres », a déclaré le lieutenant Obama Odoumou.

« Les usagers sont toujours victimes de ce phénomène. C’est pourquoi nous appelons les autorités compétentes, qui sont les principales cibles car ce sont leurs signatures qui sont utilisées, à la vigilance. Nous appelons également la population à la plus grande vigilance et à signaler tout incident suspect à la gendarmerie, car celle-ci sera toujours sur le terrain pour intervenir immédiatement », a ajouté le responsable de la gendarmerie.

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INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale

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INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale
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En marge de la 6e session du Conseil des chefs de police d’Afrique centrale à Yaoundé, le Président de la Commission CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o et le président d’INTERPOL Lucas Philippe ont tenu une audience sur la libre circulation, la lutte contre la criminalité transfrontalière et l’équipement des frontières.

La sécurité au cœur de l’intégration. En marge de la 6ᵉ session ordinaire du Conseil des chefs de police d’Afrique Centrale à Yaoundé, consacrée au renforcement de la lutte contre la criminalité transfrontalière, le président de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), Monsieur Lucas Philippe, en visite de travail au Cameroun, a accordé une audience officielle au Président de la Commission de la CEMAC, S.E. Baltasar Engonga Edjo’o.

Cette rencontre institutionnelle a permis de faire le point sur les enjeux stratégiques de la libre circulation au sein de l’espace CEMAC, tout en abordant le financement prioritaire des infrastructures, telles que les postes-frontières juxtaposés.

Les échanges ont également mis l’accent sur le renforcement de la sécurité frontalière, qui a fait l’objet d’un plaidoyer ciblé du président de la Commission auprès de l’OIPC-INTERPOL, notamment à travers l’équipement en lecteurs de passeports biométriques.

L’objectif est clair : concilier fluidité et sécurité. Alors que la CEMAC promeut la libre circulation des personnes et des biens, la porosité des frontières alimente trafics, terrorisme et criminalité organisée.

De même, l’accompagnement de la Communauté dans la création de corps de police dédiés aux frontières et la formation spécialisée des personnels ont été sollicités, en vue de dynamiser la coopération et d’assurer la fluidité des échanges intracommunautaires.

Une coopération qui pourrait se traduire par un appui technique d’INTERPOL, l’accès à ses bases de données et le renforcement des capacités des polices frontalières des six États membres.

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le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria

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Le gouvernement camerounais active la stratégie de crise sanitaire pour prévenir une éventuelle importation de la maladie sur le territoire national.

Le Nigeria, pays voisin du Cameroun, a confirmé le 20 octobre dernier son premier cas de la maladie à virus Ebola, souche bundibugyo. Il s’agit d’une diplomate venue de l’Ouganda et qui a été prise en charge dans un hôpital privé à Abuja. Ce cas a permis d’identifier 44 cas contacts. Et les autorités ont renforcé la surveillance sanitaire ainsi que des contrôles aux frontières. Au Cameroun voisin, l’heure est à l’activation des mesures d’urgence pour prévenir l’importation de la maladie.

Le 2 octobre dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement, a réuni les autorités sanitaires en vue de l’évaluation de la situation liée à cette épidémie. Au cours de la réunion qu’il a présidée dans son cabinet à Yaoundé, Joseph Dion Ngute a tenu à savoir ce que le département ministériel chargé de la santé a déjà fait au moment où l’épidémie est aux portes du Cameroun, juste au Nigeria.

D’après le ministre de la Santé publique au sortir de cette rencontre, le Cameroun n’enregistre à date aucun cas suspect. Il est question d’assurer la préparation aux événements de santé publique avant leur arrivée. Parce que lorsque les mesures suivent la crise, celle-ci coûte plus cher, a-t-il confié aux médias.

Après cette réunion à l’immeuble Étoile à Yaoundé, le ministre de la Santé publique préside une autre rencontre de crise ce jeudi au centre de coordination des opérations d’urgence de santé publique à Yaoundé. La réunion permettra de faire une évaluation du niveau de préparation du pays face à une éventuelle entrée du virus Ebola. Cette évaluation aboutira à des mesures à prendre pour mettre à niveau la stratégie de riposte. Au sortir de cette réunion, le ministre Malachie Manaouda entend multiplier des rencontres à d’autres niveaux, en l’occurrence au niveau des entrées du pays.

Présent au Nigeria, le virus Ebola fait déjà des ravages dans d’autres pays d’Afrique. Le plus grand foyer se trouve en République démocratique du Congo où les autorités déclarent 9 952 cas confirmés dont 4 602 décès au 19 octobre 2026. Le virus est aussi présent en Ouganda, au Kenya. Comme le Cameroun, le Bénin aussi multiplie des réunions pour préparer la riposte.

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cinq jeunes de 19 à 24 ans interpellés dans une affaire de vols à l’arraché à moto

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Âgés de 19 à 24 ans et domiciliés au quartier Carrière, cinq individus ont été interpellés la semaine dernière par les éléments du poste de gendarmerie de ce quartier, commandé par l’adjudant-chef Parfait Iket.

Soupçonnés de vols aggravés à l’arraché commis à moto, ils auraient opéré en binômes dans plusieurs quartiers de l’arrondissement de Yaoundé Iᵉʳ, notamment Messa-Ekoazon, Doumassi, Nkoaba’a, Angono et Carrière.

Selon les enquêteurs, ces interpellations font suite à plusieurs plaintes de victimes et ont été facilitées par la collaboration de la chefferie de Messa-Ekoazon. Les perquisitions effectuées aux domiciles des suspects ont permis de saisir plusieurs chichas, du cannabis, des téléphones portables, des cartes nationales d’identité et une moto rouge sans plaque d’immatriculation.

L’enquête se poursuit pour identifier et interpeller d’éventuels complices.

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