Actualités locales
une élection apaisée est un contrat social entre tous les acteurs
Le président du Conseil électoral d’ELECAM (Elections Cameroon), le Dr Enow Abrams Egbe, a réaffirmé la nécessité d’une responsabilité collective pour garantir une élection présidentielle apaisée et transparente.
Il s’exprimait jeudi à Yaoundé lors du 8e Forum national de concertation avec les acteurs électoraux.
La rencontre avait pour thème : « Élection présidentielle 2025 : Dialogue inclusif pour la participation citoyenne, une élection transparente et apaisée ».
Elle a réuni des représentants du gouvernement, des partis politiques, de la société civile, des chefs traditionnels, des chefs religieux, des médias et des partenaires internationaux.
« L’organisation d’une élection apaisée ne peut être la seule responsabilité d’ELECAM. Il s’agit d’un contrat social entre tous les acteurs du processus électoral », a déclaré le Dr Enow Abrams, insistant sur le fait que : « Les partis politiques doivent continuer à promouvoir une culture démocratique fondée sur le respect des règles, la tolérance et le patriotisme ».
Il a également déclaré que « …les leaders d’opinion doivent agir en artisans de paix, notamment dans leur communication en public et sur les réseaux sociaux ».
Il a appelé les médias à s’efforcer de relayer l’information auprès du public sans tomber dans le sensationnel ni la partialité.
Il a également appelé la société civile à une mobilisation générale des citoyens pour participer au processus, « en particulier les primo-votants et les groupes vulnérables ». L’inclusion et la transparence, a-t-il souligné, sont essentielles à l’acceptation des résultats.
… Il a insisté sur le fait que les parties prenantes « …ont la responsabilité collective de veiller à ce que l’élection présidentielle du 12 octobre se déroule dans un climat d’inclusion, de transparence et de sérénité », a-t-il déclaré.
Il a déclaré aux journalistes : « Notre objectif est de trouver des solutions qui encourageront la paix, la citoyenneté et le développement », a-t-il déclaré.
Le Dr Enow Abrams a noté que le nombre d’électeurs potentiels inscrits et de candidats à la présidence avait augmenté par rapport aux élections précédentes.
Inquiétudes des parties prenantes
Les participants à la consultation, notamment les représentants des partis politiques d’opposition et les membres de la société civile, ont salué le dialogue, mais ont mis en doute son efficacité.
Une représentante du Front social-démocrate (SDF), Muma Yvonne Bih, a déclaré que son parti considérait l’exercice comme trop bref pour produire des résultats tangibles.
« On ne peut pas consulter les gens en six heures et aboutir à des résolutions concrètes. Néanmoins, en tant qu’acteur, je me dois d’être présent, car en politique, il ne faut jamais abandonner sa place », a-t-elle fait remarquer.
Elle a également souligné l’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, déclarant : « J’espère qu’ELECAM nous indiquera comment les élections se dérouleront efficacement dans ces deux régions.»
Le directeur exécutif de Civic Watch, le Dr Ngala Desmond, a pour sa part insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les résolutions issues de ces échanges.
« À un mois des élections, on observe encore des discours de haine, de désinformation et des discours de division. Nous espérons qu’au final, nous aurons des élections transparentes et crédibles, non seulement en paroles, mais aussi en actes », a-t-il déclaré.
Il a suggéré que des séances de dialogue supplémentaires soient organisées avant le jour du scrutin. Un autre acteur de la société civile, Ernest Akoufou, a déploré que la consultation soit arrivée un peu tard.
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Actualités locales
« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »

Les incidents survenus au Lycée Technique Bilingue de Nsam, à Yaoundé, et les précédents troubles enregistrés au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe illustrent, selon l’observateur politique Jean-Paul Ntsengue, la capacité d’un incident ponctuel à déclencher une mobilisation collective lorsque les frustrations sociales se sont accumulées.
Dans une tribune intitulée « De la frustration collective à la contestation de l’ordre établi : il suffit d’une étincelle ! », Jean Paul Ntsengue estime que ces événements doivent être considérés comme des signaux d’alerte sur les tensions qui traversent la société camerounaise.
L’auteur rappelle que, dans le cas du Lycée Technique Bilingue de Nsam, des sanctions disciplinaires liées à la coiffure des élèves auraient précédé les violences. À Etoug-Ebe, il évoque une décision de fermeture du portail à 7 heures, qui aurait provoqué la colère d’élèves arrivés en retard avant de s’étendre à une partie plus large de l’établissement.
Lire la tribune de Jean Paul Ntsengue :
DE LA FRUSTRATION COLLECTIVE À LA CONTESTATION DE L’ORDRE ÉTABLI : IL SUFFIT D’UNE ÉTINCELLE !
La plus grande leçon que nous devons retenir des incidents récents au Lycée Technique Bilingue de Nsam à Yaoundé et, il y a quelques années, au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe, c’est la rapidité avec laquelle une étincelle peut entraîner un embrasement général de la société. Dans le premier cas, le renvoi disciplinaire des élèves pour coiffure non conforme a abouti à un drame.
Dans le deuxième cas, la fermeture du portail à 7 h du matin sur ordre du proviseur a déclenché la colère des élèves retardataires puis de l’ensemble des élèves du lycée. Dans les deux cas, les deux proviseures (des dames) ont été prises pour cible, leurs véhicules et d’importantes infrastructures de ces établissements ont été vandalisés.
Ces exemples, auxquels j’ajoute la grande émeute estudiantine de décembre 1987 suite au retard dans le paiement de certaines bourses aux étudiants, sont des indicateurs sérieux qui renseignent sur la fragilité de l’ordre lorsque des frustrations accumulées au sein d’un corps social explosent à l’occasion d’un incident mineur. Car en réalité, tout part inévitablement d’un contexte de frustrations accumulées, d’injustices ressenties, de perte de confiance envers les autorités et d’événements déclencheurs qui transforment le mécontentement latent en mobilisation collective.
Depuis la Révolution française de 1789 aux soulèvements populaires contemporains, notamment la grève actuelle des lycéens en France, l’histoire montre que des événements parfois limités et anodins peuvent provoquer des mouvements d’une ampleur inattendue lorsqu’ils cristallisent des frustrations préexistantes.
Dans le contexte camerounais actuel, de nombreux ingrédients sont disponibles pour nous plonger tous dans « une sauce bien pimentée ». En effet, des scandales touchant la gouvernance, la sécurité nationale et la sûreté de l’État se multiplient devant nos yeux indifférents ou impuissants.
Il est urgent de soigner et de sauver la République car la répétition des émeutes de février 2008, « émeutes de la faim » selon le président Paul Biya lui-même, pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables dans un contexte de repli identitaire et de contestations politiques.
Jean-Paul Ntsengue
Observateur neutre et indépendant de la scène politique
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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.
En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.
Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.
Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.
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