Actualités locales
Présidentielle 2025 : Dieudonné Essomba dénonce une campagne « sans cap »


Selon l’économiste Dieudonné Essomba, les différents candidats en course pour la présidentielle d’octobre 2025 évite les questions essentielles, notamment les principaux défis économiques qui attendent le prochain chef de l’Etat.
Dans une tribune, il se demande qui, parmi les candidats, aura le courage et la légitimité de mener ce programme d’austérité à partir de 2026, avec des coupes douloureuses sur les salaires ou une dévaluation du CFA ? Et surtout, qui va mettre fin çà cette spirale infernale de crises qui se succèdent l’une à l’autre, au travers des réformes fondamentales sur la Monnaie et sur les politiques spatiales ?
« PRESIDENTIELLES 2025 : QUI CHOISIR, EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE ?
Comme d’habitude, la campagne électorale du Cameroun s’enfonce dans la diversion, le folklore et le falbala. On attendait davantage un débat sur les programmes et le profil des gens capables d’adresser efficacement les principaux défis auxquels le Cameroun est confronté.
Mais aujourd’hui, la campagne se noie dans des tractations opportunistes ou sur fonds de revanche ethno-régionale dont l’efficacité opératoire est totalement nulle dans notre contexte.
Peu de gens évoquent les principaux défis qui attendent le nouveau Chef de l’État, et qui sont pourtant clairs :
1. LA CRISE ECONOMIQUE
La crise économique, longtemps niée, gagne en intensité, en dépit des Programmes Economiques et Financiers signés avec le FMI en 2017.
Les indicateurs fondamentaux poursuivent leur dégringolade, avec une dette publique qui explose à 14.000 milliards, et une dette extérieure de plus de 11.000 Milliards, face à un déficit structurel de la balance courante, qui enlève toute perspective de remboursement, à moins de recourir à de dures politiques d’austérité et une dévaluation sévère du CFA, comme le présage la réunion en urgence des Chefs d’Etat de la CEMAC l’an passé.
QUESTION : qui, parmi les candidats, aura le courage et la légitimité de mener ce programme d’austérité à partir de 2026, avec des coupes douloureuses sur les salaires ou une dévaluation du CFA ? Et surtout, qui va mettre fin çà cette spirale infernale de crises qui se succèdent l’une à l’autre, au travers des réformes fondamentales sur la Monnaie et sur les politiques spatiales ?
2. L’ILLIQUIDITE DU TRESOR PUBLIC
La Trésorerie de l’Etat est trop contrainte, et ne peut répondre aux besoins d’entretien et de maintenance des infrastructures qui se délitent, comme le réseau routier ou l’enlèvement des ordures, et même se révèle incapable de supporter les dépenses basiques d’une administration que sont le paiement régulier des salaires, les missions et les divers arriérés dus aux agents publics et aux entreprises. Les dépenses liées à l’insécurité explosent et l’Etat est obligé de recourir compulsivement à l’endettement, y compris pour le fonctionnement et l’investissement dans le domaine social, sans véritable perspective de remboursement.
QUESTION : quel est le candidat dont le programme et le profil laissent espérer des mesures adéquates, souvent radicales pour mettre fin à l’incapacité du Trésor Public à entretenir les infrastructures collectives tout en assumant les missions régaliennes telles que le paiement des salaires et la lutte efficace contre l’insécurité ?
3. LA CRISE ANGLOPHONE
Depuis 2016, soit 9 ans, des Groupes Séparatistes ont pris les armes pour imposer la Sécession de l’ancien Cameroun Anglophone. Le Gouvernement a cru résoudre le problème par la force, mais on voit bien que cette stratégie n’a pratiquement rien arrangé. Rien que ces deux dernières semaines, les Séparatistes ont poursuivi leurs exactions, tuant une dizaine de personnels des Forces de Défense et de Sécurité et imposant un sévère lock-down que n’arrive pas à desserrer le Gouvernement, malgré une débauche d’efforts militaires.
QUESTION : quel candidat sera capable de réinstaurer le fédéralisme, sans le moindre faux-fuyant, sans tergiversation, car seul le fédéralisme formel, de JURE permet de conjurer une Sécession de cette ampleur ? Les alternatives du type « statut spécial » ne font qu’envenimer la situation, car souvent d’inspiration française, elles confortent les Séparatistes dans leur conviction d’avoir été colonisés par les Francophones.
4. LA POLARISATION ECONOMIQUE
Yaoundé et Douala représentent 30% de la population, mais concentrent plus de 90% des guiches de financement, plus de 95% de la masse monétaire, plus 80% de fonctionnaires, etc. L’habitant de Yaoundé et de Douala est 8 fois plus riche que le Camerounais moyen. La conséquence est la transformation du reste du Cameroun en un désert économique qui ne peut valoriser les dotations factorielles de chaque Région. Simultanément, Yaoundé et Douala se retrouve confrontée à une croissance exorbitante qui déborde totalement les capacités de régulation et de contrôle du système institutionnel.
QUESTION : Quel candidat sera capable de briser l’égoïsme et l’égocentrisme de la bureaucratie centrale de Yaoundé et de transférer physiquement les ressources financières et humaines dans les Régions, afin qu’elles y soient consommées et développent les activités dans ces Régions ?
5. L’INOPERATIONNALITE DES INSTITUTIONS
Nos institutions sont marquées par la confusion des rôles, le chevauchement des compétences et une opacité dans le partage des responsabilités. Le Parlement, réduit à une simple caisse d’enregistrement, se retrouve incapable d’initier la moindre loi ou de débattre des problématiques aussi fondamentales que la crise anglophone. Le Premier Ministre est mis entre parenthèses par les « hautes instructions » et le Palais Présidentiel est devenu une boite noire dont personne ne peut décrire le fonctionnement. La Justice elle-même n’a pas les coudées franches et ne peut sévir contre les multiples dérives de captation de l’Etat par des réseaux privés.
QUESTION : quel est le candidat qui, par son programme et son profil personnel, peut mettre fin à ce genre de fonctionnement de l’Etat, où les institutions en sont qu’un décor ?
6. LE COMMUNAUTARISME POLITIQUE
La vie électorale du Cameroun reste plombée dans un communautarisme radical, avec des suffrages qui recoupent systématiquement des espaces sociologiques bien définis et surtout, un pouvoir central qui contrôle tous les 7500 milliards du pays et les 35.000 postes de gestion, et dont la conquête ou le maintien apparait comme un enjeu de mort, ne s’exprimant qu’en termes de rotation tribale et de bras-de-fer entre les Régions.
QUESTION : quel est le candidat dont l’objectif est de démanteler ce pouvoir monstrueux et démoniaque, principale source de conflits et de haine, pour le disperser aux Régions, afin de le confiner à des activités stratégiques nécessaires pour la Nation ?
7. LA DEFAILLANCE DES POLITIQUES SOCIALES
La situation sociale du Cameroun se caractérise un chômage massif, notamment de la jeunesse, et des revenus faibles des ménages, par le fait d’une croissance économique atone, déclenchant une paupérisation des populations, une importante émigration irrégulière particulièrement meurtrière, sans compter l’insécurité ambiante qui prend des formes de plus en plus explosives comme le phénomène des « microbes ».
QUESTION : Quel le programme novateur qui tranche avec les politiques publiques du régime de Biya et qui est capable de restaurer une croissance saine, porteuse d’emplois et de revenus décents ?
Voilà en gros les enjeux des élections présidentielles et les Camerounais devraient choisir le candidat capable de répondre à ces défis, à travers son programme et son profil.
Qu’en est-il maintenant des candidats et de leur programme ?
POUR UN CHOIX ECLAIRE
Un programme se caractérise par sa profondeur stratégique et sa puissance heuristique, autrement dit, sa capacité à surmonter les défis identifiés avec une grande efficacité. Il ne s’agit pas d’opposer à chaque défi une solution spécifique, mais de voir comment une batterie de solutions peut permettre de résoudre un grand nombre de problèmes à la fois.
Ainsi, l’adoption d’un modèle fédéral bien conçu et bien négocié résout simultanément le communautarisme politique et la polarisation économique tout en atténuant la crise anglophone.
De ce point de vue et parmi les programmes que j’ai eus à analyser, je dois dire que le seul qui me parait le plus approprié pour faire front à ces défis est, et de très loin, celui de Joshua OSIH.
La campagne électorale doit donc se présenter comme un tête-à-tête entre deux candidats :
-BIYA BI MVONDO Paul Barthelemy, ancien Etudiant de l’Institut des Hautes Etudes d’Outremer, avec pour Diplôme « Administrateur des Colonies de la France d’Outremer », Président de la République depuis 42 ans et le plus vieux Chef d’Etat d la planète
-OSIH NABANGUI Joshua, titulaire d’un MBA, entrepreneur dans le domaine de l’aviation, Député de la Nation.
Dieudonné Louison Ambroise Essomba »
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Ecobank Cameroun : le bilan se contracte de 25 milliards de FCFA en septembre, malgré la hausse des crédits

(Investir au Cameroun) – Ecobank Cameroun a enregistré une baisse de 25,121 milliards de FCFA de son total de bilan entre août et septembre 2026. Selon sa situation mensuelle provisoire arrêtée au 30 septembre, le total des actifs de la banque est passé de 622,710 milliards à 597,589 milliards de FCFA, soit un recul de 4 % en un mois. Cette contraction intervient alors que les crédits à la clientèle continuent de progresser légèrement.
Le mouvement le plus important concerne les titres de placement et valeurs assimilées. Leur encours recule de 271,423 milliards de FCFA à fin août à 249,447 milliards à fin septembre, soit une diminution de 21,976 milliards de FCFA (8,1 %). Ce poste regroupe les titres de placement ainsi que les valeurs reçues en pension ou achetées ferme.
Les opérations interbancaires et de trésorerie à vue reculent également. Leur encours passe de 76,447 milliards à 66,010 milliards de FCFA, soit une baisse de 10,437 milliards (13,7 %).
Les dépôts diminuent de 11,6 milliards de FCFA
Au passif, les dépôts de la clientèle s’établissent à 459,669 milliards de FCFA fin septembre, contre 471,229 milliards un mois auparavant. Le recul atteint 11,560 milliards, soit 2,5 %.
Cette évolution concerne principalement les comptes à vue, dont les encours diminuent de 22,356 milliards pour revenir à 320,618 milliards de FCFA.
À l’inverse, les dépôts à terme progressent de 17,975 milliards à 26,014 milliards de FCFA, soit une hausse de 44,7 %. Les comptes d’épargne augmentent également, passant de 110,280 milliards à 113,037 milliards. Ces progressions compensent partiellement la diminution des comptes à vue.
Les crédits progressent légèrement malgré le repli des dépôts
Les concours à la clientèle, calculés en additionnant les différentes catégories de crédits et les comptes débiteurs, atteignent 252,255 milliards de FCFA à fin septembre, contre 250,662 milliards un mois auparavant. L’augmentation est de 1,593 milliard de FCFA, soit 0,6 %.
Le rapport comptable entre les crédits et les dépôts passe ainsi de 53,2 % à fin août à 54,9 % à fin septembre. Cette évolution résulte de la progression modérée des crédits et de la diminution des dépôts. Cet indicateur ne doit toutefois pas être assimilé aux ratios prudentiels réglementaires de liquidité.
Autre évolution dans la structure du bilan : les crédits à la clientèle dépassent désormais légèrement le poste des titres de placement et valeurs assimilées, avec un écart de 2,808 milliards de FCFA. À fin août, les titres et valeurs assimilées excédaient encore les crédits de 20,761 milliards.
À fin septembre, le bilan d’Ecobank Cameroun se situe également 19,401 milliards de FCFA sous son niveau de fin décembre 2025, établi à 616,990 milliards.
Baudouin Enama
Lire aussi :
18-09-2026 – Ecobank Cameroun réalise 22,5 milliards de FCFA de bénéfice en huit mois, 82 % de son résultat de 2025
07-05-2026 – Ecobank Cameroun porte son dividende à 24,5 milliards FCFA au titre de 2025
03-05-2026 – Ecobank Cameroun affiche un bénéfice record de 27,29 milliards de FCFA, en hausse de 30 % en 2025
20-01-2026 – Infrastructures : Ecobank cible l’entretien routier et les grands chantiers via un partenariat avec le Fonds routier
12-12-2025 – Commerce intra-africain : Ecobank connecte 1 200 PME camerounaises via sa plateforme Single Market Trade Hub
13-11-2025 – Ecobank accompagne Cadyst Group dans la reprise des filiales de Somdia au Cameroun et au Congo
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Drame du Lycée Technique de Nsam : quand la rigidité administrative tue l’avenir de la jeunesse camerounaise
L’émotion est vive à Yaoundé après le décès tragique de deux élèves du Lycée Technique de Nsam, survenu à la suite de leur renvoi de […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Yaoundé lance les Rencontres du H2RIAC pour faire de la science un moteur régional

Sous la présidence de la ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation, Dr Madeleine Tchuinte, les Rencontres du Hub régional de recherche et d’innovation d’Afrique centrale (H2RIAC) se sont ouvertes ce 22 octobre 2026. Ces assises réunissent les six États de la zone CEMAC autour d’une ambition commune, à savoir : transformer la recherche et l’innovation en levier concret d’intégration et de développement dans la sous-région.
Ouvertes à Yaoundé en présence de S. E. Sylvain Riquier, ambassadeur de France au Cameroun, les rencontres du hub régional de recherche et d’innovation en Afrique centrale apparaissent comme une réponse aux défis régionaux. Ces assises constituent un dispositif innovant et intégrateur, destiné à renforcer la coopération scientifique dans la sous-région. Son intérêt réside dans la mutualisation des ressources humaines, techniques et financières, la circulation des savoirs et la conception de programmes communs adaptés aux défis locaux : santé, environnement, climat, numérique, sécurité alimentaire ou transition verte.
Pour les pays de la CEMAC, l’enjeu est double. Il s’agit d’abord de donner davantage de visibilité à leurs chercheurs et institutions sur la scène internationale. Il s’agit ensuite de rapprocher la recherche des besoins réels des populations et des économies nationales, afin que l’innovation cesse d’être perçue comme une activité isolée pour devenir un instrument de politique publique. Le Cameroun y joue un rôle particulier de facilitateur. « Le H2RIAC sera ce que nous en ferons collectivement. Le Cameroun en sera le facilitateur résolu ; il ne prétend pas en être propriétaire », a déclaré Dr Madeleine Tchuinte, appelant les États à bâtir une gouvernance partagée et équitable.
Des objectifs précis
Les Rencontres visent à positionner le H2RIAC dans l’écosystème scientifique régional et à permettre son opérationnalisation. Plus concrètement, elles doivent capitaliser sur les acquis de programmes régionaux d’excellence, sensibiliser la communauté scientifique aux nouvelles orientations partenariales et aux opportunités de financement, définir les priorités du Hub, proposer son mode de gouvernance et préparer un plan d’actions collaboratif.
La première journée, consacrée aux panels et tables rondes, a permis de partager les résultats de programmes tels que ARISE, le programme Recherche et Innovation de l’OEACP, le PDTIV, le PRICNAC, ainsi que le plan de coopération du CNRS avec l’Afrique. Les échanges ont également porté sur le dialogue de haut niveau Union européenne–Union africaine sur la science, la technologie et l’innovation.
Vers des résultats concrets
À l’issue des travaux, les organisateurs attendent des orientations prioritaires clairement formulées, une proposition de gouvernance et un plan d’actions fédérateur. La seconde journée, organisée sous forme d’atelier restreint, doit permettre aux représentants des six États d’approfondir la structuration institutionnelle du Hub.
Un projet issu d’un long processus
Ces rencontres s’inscrivent dans la continuité de l’atelier de préfiguration du H2RIAC, organisé à Yaoundé le 18 juillet 2025 par le MINRESI, l’Ambassade de France et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). À ce moment, les représentants du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad avaient déjà identifié les priorités scientifiques régionales, les opportunités de coopération et les mécanismes de mise en place d’un réseau scientifique intégré.
L’initiative trouve également son origine dans la Déclaration d’intention conjointe signée en 2023 entre le Cameroun et la France, lors de la Semaine de la science camerounaise en France. Elle répond à un constat partagé : l’Afrique centrale dispose de compétences et de potentialités scientifiques, mais souffre d’un déficit de financement, d’infrastructures et de coordination entre les institutions de recherche.
Ces rencontres s’achèvent ce 23 octobre 2026 à Yaoundé.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales7 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















