Connect with us

Dernières actualités

Discours de haine : le Minpostel alerte sur les risques pour la paix et l’économie

Published

on

Discours de haine : le Minpostel alerte sur les risques pour la paix et l’économie
Spread the love

À un mois de l’élection présidentielle du 12 octobre, la période préélectorale apparaît propice à la montée en puissance des discours de haine. Cette initiative, portée par l’Association pour la Réhabilitation des Réfugiés, des Jeunes et des Femmes (ARREF), ambitionne de sensibiliser plus d’un million de personnes – jeunes, femmes, réfugiés, leaders d’opinion et influenceurs – aux dangers de ces discours sur le vivre-ensemble et, par ricochet, sur la stabilité économique du Cameroun.

« À la suite des instructions du chef de l’État, nous sommes engagés dans une campagne nationale de promotion de la cybersécurité et d’un usage responsable des réseaux sociaux. Dans un contexte où le Cameroun recherche la paix, cette campagne est la bienvenue », a déclaré la ministre. Dans sa leçon inaugurale, Minette Libom Li Likeng a rappelé qu’« un discours de haine désigne toute forme d’expression publique ou privée, verbale, écrite, visuelle ou symbolique, qui propage, incite ou justifie la haine à l’encontre d’un individu ou d’un groupe sur la base de critères identitaires ou sociaux ».

LES RESSORTS NUMÉRIQUES DE LA HAINE EN LIGNE

Dans son allocution, Minette Libom Li Likeng a souligné la responsabilité des plateformes numériques dans la prolifération des messages nocifs : « Dans l’environnement numérique actuel, les discours de haine ne circulent pas au hasard. Leur propagation est facilitée, amplifiée et parfois même provoquée par l’architecture technique des plateformes et les mécanismes cognitifs et émotionnels propres à la sphère numérique. » Elle a rappelé que la logique des likes, des partages et des retweets favorise les contenus polarisants et émotionnels : « Un message haineux ou stigmatisant a donc plus de chances d’être diffusé qu’un message neutre ou modéré. Les algorithmes de recommandation, en cherchant à maximiser l’attention des utilisateurs, transforment ces messages en contenus viraux. »

Depuis 2019, le Code pénal prévoit des peines d’emprisonnement d’un à deux ans et une amende de 300 000 à 3 millions de francs CFA pour « celui qui, par quelque moyen que ce soit, tient des discours de haine ou procède à des incitations à la violence contre des personnes en raison de leur appartenance tribale ou ethnique ».

UN ENJEU SOCIOPOLITIQUE AUX RETOMBÉES ÉCONOMIQUES

Les discours haineux et subliminaux ne sont pas seulement une menace sociale ou politique. Leur prolifération fragilise la cohésion nationale, alimente les tensions et menace directement la sécurité des investissements. Lors de la table ronde organisée au Minpostel, le Pr. Edmon Biloa, linguiste et vice-recteur de l’Université de Yaoundé I, a insisté sur le rôle du langage et des figures de style dans la propagation de la haine. Le Dr Ngwa Peter Holds, spécialiste en administration digitale, a pour sa part mis en avant la viralité des réseaux sociaux et le faible coût de diffusion de ces messages, qui « déstabilisent les efforts de régulation ».

Les conséquences économiques sont bien réelles. Comme l’a rappelé un panéliste, ces discours pourraient entraîner la destruction d’infrastructures, la désorganisation de chaînes de valeur locales, la fuite des investisseurs et une hausse des dépenses publiques consacrées au maintien de la paix et à l’aide humanitaire. « Le Cameroun, société profondément diverse, repose sur un équilibre sensible entre régions, cultures, langues et religions. Toute parole qui fracture, stigmatise ou oppose met en péril l’essence même de notre nation », a averti la ministre.

Déployée de septembre à décembre 2025, la campagne alternera conférences, tables rondes et actions de sensibilisation, en présentiel comme en ligne, et dans les langues locales et officielles. Elle s’inscrit dans la continuité de la stratégie nationale de cybersécurité, avec pour objectif de transformer la lutte contre les discours de haine en levier de paix, de stabilité et de prospérité économique.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

Rhône : à 108 ans, une femme victime d’un cambriolage à Villeurbanne

Published

on

Rhône : à 108 ans, une femme victime d’un cambriolage à Villeurbanne
Spread the love

Une femme de 108 ans a été retrouvée en état de choc et partiellement dénudée à son domicile de Villeurbanne, dans le Rhône. Une enquête a été ouverte pour vol par effraction et agression sexuelle après la découverte de la centenaire par son auxiliaire de vie.

Une centenaire retrouvée en état de choc

Les faits se sont produits vendredi 7 août, à Villeurbanne, près de Lyon. Aux alentours de 10h30, l’auxiliaire de vie de la victime s’est présentée à son domicile pour effectuer des soins.

Sur place, elle a découvert la femme de 108 ans sur son canapé, partiellement dénudée et visiblement très choquée. Face à cette situation, les secours ont rapidement été alertés.

La centenaire a été conduite à l’hôpital afin d’y subir des examens médicaux et différentes analyses. Son état a également conduit les autorités à envisager la possibilité d’une agression sexuelle.

« Une enquête pour vol par effraction et agression sexuelle, compte tenu de son état de nudité au moment de sa découverte, est diligentée par le parquet de Lyon », a indiqué le ministère public au Figaro.

À ce stade, les enquêteurs doivent encore établir précisément ce qui s’est passé dans le logement.

Une fenêtre forcée et des parfums volés

Les premières constatations orientent les investigations vers un cambriolage. Plusieurs individus auraient pénétré dans l’appartement après avoir forcé une fenêtre située dans la cuisine.

Une fois à l’intérieur, les suspects auraient fouillé plusieurs pièces du domicile. Des bouteilles de parfum auraient notamment été dérobées.

Reste désormais à déterminer si la victime a été directement confrontée aux cambrioleurs et dans quelles circonstances elle s’est retrouvée dans cet état. La qualification d’agression sexuelle fait justement partie des investigations ouvertes par le parquet de Lyon.

Les enquêteurs devront notamment exploiter les éventuelles traces laissées dans le logement et tenter d’identifier les personnes susceptibles d’avoir participé aux faits. L’enquête se poursuit.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com

Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Une jeune fille de 20 ans droguée en discothèque puis violée dans un hôtel

Published

on

Une jeune fille de 20 ans droguée en discothèque puis violée dans un hôtel
Spread the love

Dans le cadre de l’enquête sur le viol à Plaisir, deux suspects ont été interpellés la semaine dernière.

Dans la nuit du 24 au 25 juillet, une jeune fille de 20 ans s’était rendue avec trois amies à la discothèque «Le Loft Metropolis» à Rungis, dans le Val-de-Marne.

A l’intérieur de la boite de nuit, elles avaient été rejointes par quatre copains.

Après avoir consommé deux verres, la jeune femme a regagné la piste de danse puis, après, c’est le trou noir.

Elle se réveillera à 5h du matin nue, allongée aux côtés d’un inconnu, dans le lit d’une chambre de l’hôtel «Campanile» à Plaisir, dans les Yvelines.

Elle souffrait de douleurs vaginales et se souvenait avoir été contrainte de pratiquer une fellation à cet individu.

Terrifiée, la victime a quitté immédiatement l’établissement, a commandé un Uber, avant de porter plainte.

Les deux suspects ont été placés en garde à vue. Abdessatar A., déjà connu des services de police et sous OQTF, a nié les faits malgré les preuves.

Car son ADN a été retrouvé sur les vêtements de la victime et dans des prélèvements gynécologiques réalisés sur elle. Cet homme de 32 ans a été placé en détention provisoire.

Son complice Yassine T., a avoué avoir transporté la victime dans son véhicule et trouvé une chambre d’hôtel à son comparse pour que ce dernier ait des relations sexuelles avec elle.

Ce jeune homme de 27 ans, également connu des services de police, a été libéré sous contrôle judiciaire.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com

Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Vidéo,une jeune femme de 20 ans commande une course en Uber et le chauffeur retire son caleçon pour..

Published

on

Vidéo,une jeune femme de 20 ans commande une course en Uber et le chauffeur retire son caleçon pour.. 
Spread the love

Une course en VTC qui devait simplement lui permettre de rentrer chez elle a pris une tournure dramatique. À Caen, une jeune femme de 20 ans affirme avoir été violée par le chauffeur qui venait de la déposer à son domicile.

Une soirée qui vire au cauchemar à Caen

Les faits se seraient produits dans la nuit du 15 au 16 juillet 2026, à Caen, dans le Calvados.

Âgée de 20 ans, la jeune femme venait de passer la soirée avec sa petite amie. Au moment de rentrer, elle décide de prendre seule un Uber pour rejoindre son domicile.

Le trajet se déroule normalement. Le chauffeur la dépose finalement devant chez elle. Rien ne laisse alors penser que la soirée va prendre une tout autre tournure.

Quelques instants plus tard, le conducteur aurait repris contact avec elle. Il lui aurait proposé de revenir dans le véhicule pour fumer une cigarette avec lui.

La jeune femme, qui l’avait trouvé cordial pendant le trajet, accepte.

Le chauffeur VTC aurait agressé la jeune femme

Une fois installée de nouveau sur le siège passager, la situation aurait rapidement dégénéré.

Selon les éléments rapportés dans cette affaire, le chauffeur, âgé de 53 ans, se serait jeté sur la jeune femme avant de la violer.

Une scène particulièrement traumatisante pour la victime, qui venait pourtant de rentrer chez elle après une soirée ordinaire. Pourquoi serait-elle remontée dans le véhicule ? Elle aurait simplement accepté une proposition qu’elle ne pensait pas dangereuse.

Quelques heures après les faits présumés, la jeune femme s’est rendue auprès des autorités pour déposer plainte.

Le suspect placé en détention provisoire

Une enquête a rapidement été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances de cette agression présumée.

Le chauffeur, identifié comme Abdelwahab Amari, a été interpellé puis placé en garde à vue. D’après les informations rapportées, cet homme, père de trois enfants, n’était jusqu’alors pas connu des services de police.

Fin juillet 2026, il a été mis en examen pour viol et placé en détention provisoire.

Cette mise en examen ne signifie toutefois pas qu’il a été reconnu coupable. En France, toute personne mise en cause reste présumée innocente tant qu’une décision de justice définitive n’a pas établi sa culpabilité.

Sa demande de remise en liberté refusée

L’affaire connaît un nouveau développement quelques jours plus tard.

Le mardi 4 août 2026, la demande de remise en liberté formulée par le suspect a été refusée. Il reste donc détenu dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.

L’enquête devra désormais permettre de préciser les circonstances exactes de cette nuit et d’établir les responsabilités de chacun. Les investigations se poursuivent sous l’autorité de la justice.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com

Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici