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Flash-back sur les dynamiques de coalition des formations politiques de l’opposition au Cameroun (1992-2025)

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Flash-back sur les dynamiques de coalition des formations politiques de l’opposition au Cameroun (1992-2025)
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Plus de trois décennies après la construction de plusieurs formes d’alliances politiques au Cameroun, aucune coalition d’organisations politiques n’a pu conquérir le pouvoir jusqu’à ce jour.

Toutes les coalitions de formations politiques de l’opposition camerounaise et de la société civile se sont toujours soldées par des calculs individualistes et opportunistes et des visées autocratiques débouchant sur la fissure et l’échec.

En 1991, une coalition de 25 organisations politiques et d’associations de défense de droits de l’Homme avait été constituée. Au cours de cette période marquée par la démocratisation et la libéralisation de la vie politique, c’est l’Union démocratique du Cameroun (UDC), dont le Président national est Adamou Ndam Njoya, qui accueille, d’ailleurs, l’assemblée de coordination à son siège à la fondation Njoya Arouna.

Cette alliance, déjà fortement réprimée par le régime en place, va voler en éclats à la veille de la présidentielle de 1992. Et pour cause: l’élection présidentielle à un tour suscite des ambitions organisationnelles, lesquelles font exploser la coordination. Du coup, les partis politiques font défection et de nouvelles alliances naissent.

C’est le cas, en l’occurrence, de l’Union pour le changement, qui a pour leader le feu chairman Ni John Fru Ndi du Social Democratic Front (SDF), l’alliance formée par l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), l’Union des populations du Cameroun (UPC) de Henri Hogbe Nlend et l’opposition patriotique de Ndam Njoya.

À l’approche de l’élection présidentielle de 92, la coalition de l’Union pour le changement s’est flagellée, tant le leader national de l’UDC va discréditer l’idée du choix de Fru Ndi comme candidat devant être investi à cette échéance cruciale.

Autre coalition foireuse, non des moindres, c’est celle de 2004 formée par la coalition nationale des partis politiques de l’opposition pour la réconciliation et la reconstruction (CNRR). Ce regroupement exprime, à cette époque, le vœu d’affronter le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) à la présidentielle de 2004 avec pour leader le Président national de l’Udc.

Ndam Njoya avait alors été désigné sur la base d’une dizaine de critères allant du patriotisme à un engagement sans faille pour le changement en passant par la santé physique et mentale et l’intégrité. Cette coalition va aussi imploser en raison de la défection de Fru Ndi suite au choix d’Adamu Ndam Njoya par le comité du Cnrr comme candidat à cette présidentielle.

Autre élection, autre alliance problématique. Le groupe de 7 (G7) naît au lendemain de l’élection présidentielle de 2011. L’on y retrouve l’Udc de feu Ndam Njoya, le CPP de Kah Walla, la Dynamique de Albert Djongang, l’AFP de Bernard Muna, l’Offre Orange de Hilaire Kamga, le Paddec de Jean de Dieu Momo et l’ADD de Garga Haman Adji.

Une autre entité en proie aux divisions internes, qui aboutit à la création d’une plateforme appelée Pacte républicain constituée des partis politiques tels que l’UDC, l’UFP, l’AFP et le Paddec. Mais en 2018, le Pacte républicain évolue à l’aune d’un jeu solitaire animé par l’ancien maire de la commune de Foumban, tant il y a eu, entre-temps, trois défections, en l’occurrence celle de l’Afp, qui, le 15 janvier 2018, apporte sa caution à la plateforme pour une nouvelle république de Me Akere Muna.

L’Union pour la fraternité et la prospérité (UFP), dont Olivier Bile est le leader, est candidate à la prochaine présidentielle sans que les membres signataires du pacte ne soient au courant de cette option. Le Paddec de Momo joue, en permanence, aux abonnés absents aux assises régulières du pacte républicain. A cause de cet état de choses, Ndam Njoya opte, à cette période-là, pour le pacte républicain citoyen.

En 2018, des leaders et acteurs politiques s’engagent, avant la présidentielle du 7 octobre, à construire des coalitions. La création, le 15 janvier 2018, de la plateforme pour une nouvelle république, dont la tête de proue est Me Akere Muna, se situe dans cette mouvance. Avaient rejoint Akere Muna à l’époque bien de formations politiques telles que l’Afp, l’Upc, le Manidem, etc.

Mais coup de théâtre à la veille de l’élection présidentielle, Akere Muna avait désisté et avait jeté le dévolu sur Maurice Kamto qui, lui, avait créé ce qu’il avait appelé une coalition gagnante constituée des partis politiques et des alliés tels que le Mpcn(Mouvement patriotique pour un Cameroun nouveau) de feu Paul Eric Kingue, le mouvement Agir de feu Christian Penda Ekoka, etc.

En 2024, d’autres dynamiques coalitives sont nées et ont alimenté, comme à l’accoutumée, les joutes. La coalition de l’Alliance politique pour le changement (Apc), dont le coordonnateur national par intérim est Jean-Michel Nintcheu, président national du Front pour le changement du Cameroun (Fcc), et qui avait désigné, depuis le congrès du Mrc en 2023, Maurice Kamto comme candidat à la prochaine présidentielle.

L’ancien président national du MRC, candidat du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) a été, le 5 août 2025, arbitrairement éliminé de la compétition électorale. Autre mouvement d’alliance créé, la coalition de l’Alliance pour la transition politique au Cameroun (Atpc) dirigée par Olivier Bile à laquelle l’honorable Cabral Libii Li Ngue Ngue, président national du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), et d’autres partis politiques avaient, au départ, apporté leur caution.

Quelques mois après, ce consortium s’est fissuré avec le départ de bien de figures telles que Akere Muna de l’Upr, Prosper Nkou Mvondo du parti Univers, de C. Libii du Pcrn, de Célestin Djamen de l’Appar et de Djeukam Tchameni.

Le président national du Social Democratic Front (SDF), l’honorable Joshua Osih, a émis, lui aussi, sa position le 17 février 2024 au sortir des assises du comité exécutif national du parti. Le chairman du Sdf, qui, lors des assises du dernier congrès, a fondé une alliance avec des confédérations syndicales, est d’accord pour une coalition politique qui rassemble et non celle qui divise.

En 2025, ont été créés, entre autres, le groupe de Douala (constitué de Anicet Ekane, Cyrille Sam Mbaka, Jean Calvin Aba’a Oyono et Abel Elimbi Lobe, éjectés quelques mois plus tard); le groupe de Foumban composé de quelques candidats à la présidentielle d’octobre prochain (P. Ndam Njoya, Ateki Seta Caxton, Hiram Samuel Iyodi, Serge Espoir Matomba, Akere Muna, Issa Tchiroma Bakary, etc).

Jusqu’ici, ces actions de mutualisation des forces politiques de l’opposition n’ont pas encore abouti à la détection de l’oiseau rare, candidat consensuel pour affronter le candidat du parti au pouvoir le 12 octobre. Au-delà de tout, l’on s’achemine, inexorablement, vers la flagellation, voire vers la fragmentation des oppositions camerounaises qui, au lieu d’aller en rangs serrés, risquent, si l’on n’y prend garde, c’est un rituel habituel, d’aller en rangs dispersés.

Mais, le bas-peuple n’est pas dupe, tant il sait quels sont ceux qui trahissent les coalitions à l’approche des échéances électorales importantes. Quiconque sait qui avait trahi en 1992, en 2004, en 2011 et en 2018. Il y aura, sans doute, de nouveaux traîtres ou des anciens traîtres qui referont surface pour commettre la basse besogne. C’est bien l’expression du jeu des leaders et acteurs politiques et leurs enjeux de positionnement.

Aux Camerounais électeurs le moment venu de voter pour le candidat idéal, dont le programme politique satisfera leurs attentes, leurs aspirations et desiderata. Restez concentrés !

Serge Aimé BIKOI

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8 816 milliards FCFA de budget, mais où passe réellement l’argent de l’État ?

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8 816 milliards FCFA de budget, mais où passe réellement l’argent de l’État ?
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Alors que le budget de l’État camerounais atteint 8 816,4 milliards de francs CFA en 2026, contre 3 746,6 milliards en 2015, l’économiste et responsable politique Louis-Marie Kakdeu s’interroge sur l’utilisation des ressources publiques.

Dans une chronique consacrée à la gestion des finances publiques, il pointe le poids de la dette, les dépenses de fonctionnement, les risques de corruption et les difficultés d’exécution des investissements.

Intitulée « Cameroun : où va l’argent de l’État ? », cette analyse met en débat l’efficacité de la dépense publique, au-delà de la progression des enveloppes budgétaires. Pour son auteur, l’augmentation des ressources mobilisées par l’État ne se traduit pas suffisamment par des infrastructures et des services publics à la hauteur des attentes des populations.

Lire la chronique de Louis Marie Kakdeu :

Cameroun : Où va l’argent de l’Etat ?

En dix ans, le budget de l’État du Cameroun a plus que doublé, passant de 3746,6 milliards FCFA en 2015 à 8816,4 milliards FCFA en 2026. Mais, alors que ces chiffres donnent l’impression d’une trajectoire ascendante de la puissance publique, une interrogation fondamentale demeure chez les citoyens : où va réellement ces milliards ? L’examen attentif des lois de règlement (documents arrêtant définitivement l’exécution des budgets votés à l’Assemblée nationale) et des rapports d’évaluation du FMI et de la Banque mondiale livre un constat sans équivoque : les arbitrages financiers de la dernière décennie ont été dominés par le poids de la dette publique, du fonctionnement institutionnel et des détournements des deniers publics, au détriment de l’investissement productif et des dépenses sociales.

1. Le service de la dette est le premier poste budgétaire du pays

L’argent public sert d’abord à rembourser les dettes. En 2024 seulement, le service de la dette publique représentait à lui seul 24% de l’ensemble des dépenses ordonnancées de l’État (avec plus de 1 600 milliards FCFA exécutés sur une prévision de 2 252 milliards FCFA). Il faut dire que la dette publique est passée de moins de 25% du PIB en 2015 à plus de 43% du PIB en 2024, ce qui asphyxie l’économie. Les rapports d’évaluation du FMI soulignent un risque élevé de surendettement, qui contraint l’État à consacrer près de 1 franc CFA sur 4 uniquement au paiement du principal et des intérêts de sa dette.

2. Fonctionnement et masse salariale

En 2024, les dépenses de personnel atteignaient 1490,5 milliards FCFA, soit 22,6% des dépenses ordonnancées. Sur dix ans, la masse salariale de la fonction publique a progressé de plus de 60%, alors que l’État ne produisait pas proportionnellement la croissance. Pire, la consommation de biens et services et les charges de fonctionnement des ministères et autres institutions représentent un bloc structurel d’environ 25% des budgets annuels, caractérisé régulièrement par des impayés et une accumulation de restes à payer (comme en témoigne la dette locative de l’État).

3. Les détournements de deniers publics en hausse

Si le rapport annuel de la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), pour l’exercice 2025, ne présente qu’un préjudice financier subi par l’État de 6,2 milliards FCFA, c’est parce qu’au fil du temps, l’on ne poursuit plus grand monde en justice ! La CONAC ne travaille que sur des cas signalés et/ou enrôlés ! Les détournements tracés et poursuivis par la justice et les organes de contrôle représentent moins de 2% du budget consolidé.

Or, dans la réalité, lorsque l’on regarde le rapport des bailleurs de fonds, la part réelle et systémique des détournements à travers des mécanismes de surfacturation, gaspillage, fraude, exécutions fictives, absentéisme payé (fonctionnaires fictifs), virements dérogatoires hors budget, est d’environ 15% de la valeur réelle du budget national annuel. Sauf que la corruption est devenue une normalité au Cameroun.

L’un des sujets les plus discutés dans les rapports de la Banque mondiale et du FMI sur le Cameroun porte sur les « subventions » aux produits pétroliers. Entre 2015 et 2023, cela a coûté plus de 2000 milliards FCFA au Trésor public. L’on appelle cela subvention alors que dans la structure des prix du litre de carburant, c’est le consommateur qui paie. Où part cet argent ? C’est aussi le consommateur qui paie la (re)construction de la SONARA, sauf que le budget annoncé a déjà été récolté plusieurs fois sans suite !

Pire, les rapports d’évaluation des bailleurs de fonds estiment que les détournements représentent une perte d’efficacité atteignant 30% du Budget d’Investissement Public (BIP). Sur la décennie, cela équivaut à un manque à gagner réel allant jusqu’à 4000 milliards FCFA sur la réalisation des infrastructures (routes, écoles, hôpitaux). L’opération de comptage physique des personnels de l’État (COPPE) a révélé sur la décennie des dizaines de milliers d’agents publics fictifs ou en situation d’irrégularité.

Les rémunérations indues versées et rattrapées représentaient jusqu’à 600 milliards FCFA sur la décennie, soit environ 4% de la masse salariale publique. Plus grave, l’audit approfondi mené sur les chapitres 65 (interventions de fonctionnement) et 94 (interventions en investissement) sur la décennie a mis en lumière l’évaporation de près de 1000 milliards FCFA au profit d’entreprises écrans ou pour des interventions dépourvues de justificatifs probants. Mais, comme j’ai dit, l’opération épervier s’est avérée politique et à tête chercheuse.

4. Les soldes engagées non décaissées

L’une des critiques récurrentes formulées par l’Assemblée nationale lors des débats sur les lois de règlement concerne le taux d’exécution des dépenses en capital (BIP). L’on a toujours parlé d’une sous-consommation chronique du budget et des emprunts. Sur la décennie, la part des SEND (Soldes Engagés Non Décaissés) s’est révélée particulièrement élevée, allant jusqu’à 70% du budget annuel global (soit environ les deux tiers du budget de l’État), et représentant près de 15% du PIB.

Les encours de SEND (prêts extérieurs signés avec les Partenaires Techniques et Financiers – PTF, mais non encore décaissés) ont fortement grimpé sous l’effet de l’accumulation des conventions de financement. En 2025, ils ont atteint le niveau critique de 5100 milliards FCFA, soit l’équivalent de près de 70% de l’ensemble des ressources et charges budgétisées de l’exercice. Le coût d’opportunité et les commissions d’immobilisation sont importants.

Le Cameroun subit le syndrome de la faible capacité d’absorption alors qu’il faut seulement travailler à résoudre les problèmes d’exécution qui sont : la faible maturité des projets, les retards dans les procédures d’expropriation, les lenteurs des décaissements et la complexité des procédures de passation des marchés publics.

En récapitulant les dix dernières années d’exécution budgétaire au Cameroun, l’on note qu’environ 15% seulement de l’argent public a été consacré au financement des routes, hôpitaux, écoles, réseaux électriques, etc. L’enjeu central pour la gestion des finances publiques camerounaises ne réside plus seulement dans la capacité à collecter des recettes ou à emprunter, mais dans la qualité de la dépense. Sans une restructuration audacieuse qui accorde la priorité absolue aux investissements générateurs de croissance, l’argent de l’État continuera principalement de financer son propre fonctionnement et le remboursement de ses dettes.

Courage à nous ! Pour ne pas rater mes prochaines chroniques, abonnez-vous et partagez autour de vous !

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale

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INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale
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En marge de la 6e session du Conseil des chefs de police d’Afrique centrale à Yaoundé, le Président de la Commission CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o et le président d’INTERPOL Lucas Philippe ont tenu une audience sur la libre circulation, la lutte contre la criminalité transfrontalière et l’équipement des frontières.

La sécurité au cœur de l’intégration. En marge de la 6ᵉ session ordinaire du Conseil des chefs de police d’Afrique Centrale à Yaoundé, consacrée au renforcement de la lutte contre la criminalité transfrontalière, le président de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), Monsieur Lucas Philippe, en visite de travail au Cameroun, a accordé une audience officielle au Président de la Commission de la CEMAC, S.E. Baltasar Engonga Edjo’o.

Cette rencontre institutionnelle a permis de faire le point sur les enjeux stratégiques de la libre circulation au sein de l’espace CEMAC, tout en abordant le financement prioritaire des infrastructures, telles que les postes-frontières juxtaposés.

Les échanges ont également mis l’accent sur le renforcement de la sécurité frontalière, qui a fait l’objet d’un plaidoyer ciblé du président de la Commission auprès de l’OIPC-INTERPOL, notamment à travers l’équipement en lecteurs de passeports biométriques.

L’objectif est clair : concilier fluidité et sécurité. Alors que la CEMAC promeut la libre circulation des personnes et des biens, la porosité des frontières alimente trafics, terrorisme et criminalité organisée.

De même, l’accompagnement de la Communauté dans la création de corps de police dédiés aux frontières et la formation spécialisée des personnels ont été sollicités, en vue de dynamiser la coopération et d’assurer la fluidité des échanges intracommunautaires.

Une coopération qui pourrait se traduire par un appui technique d’INTERPOL, l’accès à ses bases de données et le renforcement des capacités des polices frontalières des six États membres.

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le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria

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le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria
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Le gouvernement camerounais active la stratégie de crise sanitaire pour prévenir une éventuelle importation de la maladie sur le territoire national.

Le Nigeria, pays voisin du Cameroun, a confirmé le 20 octobre dernier son premier cas de la maladie à virus Ebola, souche bundibugyo. Il s’agit d’une diplomate venue de l’Ouganda et qui a été prise en charge dans un hôpital privé à Abuja. Ce cas a permis d’identifier 44 cas contacts. Et les autorités ont renforcé la surveillance sanitaire ainsi que des contrôles aux frontières. Au Cameroun voisin, l’heure est à l’activation des mesures d’urgence pour prévenir l’importation de la maladie.

Le 2 octobre dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement, a réuni les autorités sanitaires en vue de l’évaluation de la situation liée à cette épidémie. Au cours de la réunion qu’il a présidée dans son cabinet à Yaoundé, Joseph Dion Ngute a tenu à savoir ce que le département ministériel chargé de la santé a déjà fait au moment où l’épidémie est aux portes du Cameroun, juste au Nigeria.

D’après le ministre de la Santé publique au sortir de cette rencontre, le Cameroun n’enregistre à date aucun cas suspect. Il est question d’assurer la préparation aux événements de santé publique avant leur arrivée. Parce que lorsque les mesures suivent la crise, celle-ci coûte plus cher, a-t-il confié aux médias.

Après cette réunion à l’immeuble Étoile à Yaoundé, le ministre de la Santé publique préside une autre rencontre de crise ce jeudi au centre de coordination des opérations d’urgence de santé publique à Yaoundé. La réunion permettra de faire une évaluation du niveau de préparation du pays face à une éventuelle entrée du virus Ebola. Cette évaluation aboutira à des mesures à prendre pour mettre à niveau la stratégie de riposte. Au sortir de cette réunion, le ministre Malachie Manaouda entend multiplier des rencontres à d’autres niveaux, en l’occurrence au niveau des entrées du pays.

Présent au Nigeria, le virus Ebola fait déjà des ravages dans d’autres pays d’Afrique. Le plus grand foyer se trouve en République démocratique du Congo où les autorités déclarent 9 952 cas confirmés dont 4 602 décès au 19 octobre 2026. Le virus est aussi présent en Ouganda, au Kenya. Comme le Cameroun, le Bénin aussi multiplie des réunions pour préparer la riposte.

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