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Roger MBASSA NDINE:« Nous souhaitons un système de passation de marchés adapté aux CTD »

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Roger MBASSA NDINE:« Nous souhaitons un système de passation de marchés adapté aux CTD »
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Monsieur le Maire, les routes de Douala connaissent une dégradation depuis de longs mois. Pourquoi attendre la saison de pluies pour engager des travaux ?

La réponse est évidente. Si vous avez 9 mois de saison de pluie, il vous reste combien de mois pour la saison sèche ? Qu’est-ce que vous faites ? Vous êtes bien obligés de travailler aussi en saison de pluie, parce que vous ne pouvez pas en 3 mois de saison sèche faire tout le travail. Prenez le cas de cette année, même de l’année dernière surtout, parce que cette année n’est pas terminée. L’année dernière, les pluies ont commencé en mars et jusqu’en décembre, il pleuvait.

Le premier jour de décembre, l’année dernière, il a plu. Donc, on est bien obligés à un moment d’intervenir. L’intensification de pluie en 2024-2025, l’intensité cumulée est telle que le réseau s’est dégradé de manière accélérée, ce qui fait que les mesures que nous avons prises se sont avérées insuffisantes. Donc, nous faisons un plan d’urgence. Je vous l’ai dit que ce plan d’urgence, nous l’avons communiqué au gouvernement, nous l’avons communiqué à la présidence de l’Agriculture publique pour faire savoir l’ampleur des dégâts qu’il y a à Douala et la nécessité, dans tous les cas, de prendre des mesures rapides, plus immédiates.

La deuxième raison qui est évidente, c’est que nous, avec mon collègue le maire de Yaoundé, nous avons saisi le premier et ça le dernier pour ça, c’est de dire que nous avons un système de passation des marchés qui est trop lourd pour les villes. Nous avons justement le besoin de passer des marchés et le système ne nous permet pas. Si vous prenez six mois, huit mois pour passer un marché, vous n’en sortez pas. Et quand le marché est passé, vous êtes parfois obligés de commencer les travaux en saison de pluie.

Nous l’avons exprimé au premier ministre, et au Secrétaire Général de la Présidence de la République que nous souhaitons avoir un système de passation de marchés adapté aux collectivités territoriales décentralisées, comme on en a fait pour les établissements publics administratifs. Le système actuel ne nous permet pas de réagir aussi vite que nous le pourrons.

Qu’en est il du fonctionnement de la Régie des Routes et des Constructions qui est une structure créée pour faire face à la situation que nous vivons actuellement ?

Les équipements que nous avons commandés, et pour lesquels nous avons sécurisé un financement de plusieurs milliards, ces équipements, jusqu’à aujourd’hui, n’ont pas pu être livrés. Nous avons à peu près une soixantaine d’équipements d’engins qui auraient été livrés depuis. Pendant deux ans, on a fait des va et vient entre Douala et Yaoundé, et nous n’avons pas pu, à ce jour, avoir les équipements. Donc les équipements avec lesquels nous travaillons, ce sont des équipements que nous avons pu remettre en chantier. Nous avons emprunté les équipements du conseil régional, et nous avons également des équipements pris ailleurs. Et quand vous regardez la facture des locations d’engins, elle est extrêmement lourde. Mais si on ne faisait pas ça, même le peu qu’il y a, on ne pourrait pas le faire.

Sur la qualité des travaux, on constate que plusieurs axes aussi tôt réhabilités retombent en décrépitude. Comment expliquez-vous cela ?

En réalité, regardez bien, aujourd’hui quand vous faites 100 m de pavé, la partie qui vous avez mis de pavé reste. Mais comme la route est vieille, 50 mètres plus loin, vous avez des trucs qui commencent à se faire dans les mois qui viennent. Donc on n’a pas perdu cette partie. Simplement, il y a le réseau routier, cet endroit-là est un réseau très vieux et qui n’a pas eu l’entretien qu’il fallait.

L’autre chose, c’est l’intensité de la pluie, si vous versez de la pozzolane sur une route en dégradation, vous revenez dessus une semaine après, c’est comme si vous n’avez rien fait. Nous avons donc essayé d’aller plus loin, de faire des mélanges de pozzolane gravier, et nous allons également implémenter très prochainement un mélange avec du ciment et de l’hydrofuge, pour que, lorsqu’elle intervient, ça dure au moins quelques mois, que ça ne se déterre pas à la moindre saison, à la moindre pluie qui tombe. Parce que le problème est aussi là.

Jusqu’à présent, nous travaillons sur un mélange de ce genre, donc de la pozzolane et du gravier, mais dès que la pluie tombe, après, vous avez l’impression que rien ne s’est fait. Regardez l’intensité des travaux que nous allons faire sur la route de Monendale. On a versé des dizaines et des dizaines de camions avec pozzolane à aller sur cette route aujourd’hui. Vous avez l’impression que rien n’a été fait. Nous avons donc dit qu’on ne peut pas recommencer à faire le même travail tout le temps, parce qu’il y a d’autres coins de la ville qui ont besoin d’autres interventions. Donc la Régie fait avec les moyens dont elle dispose, mais je voudrais rendre hommage à cette Régie et regarder l’éclairage public. Parce que la Régie des Routes et des Constructions ne fait pas seulement les routes, elle fait également l’éclairage public.

Au 20 août 2025, les chiffres que votre collectivité a elle-même rendu public laissent voir moins de 50% de taux d’exécutions des travaux. Comment comprendre une telle performance après plus d’un semestre sur l’exercice budgétaire ?

Depuis que nous avons été élus, nous faisons chaque année un plan d’entrée en campagne de la saison de pluie, et nous faisons après la saison de pluie un plan de sortie de campagne pour mettre le réseau routier en état. Et je crois que vous qui êtes les historiens, vous allez peut-être quand même témoigner que depuis 2020, on a pu réussir à tenir jusque-là. Je crois que même en termes de dégradations, on n’a jamais atteint le niveau de dégradation actuel. Parce que justement, ce plan existe. Et nous le tenons.

Nous avons dû faire un plan d’urgence parce que la dégradation du réseau s’est accélérée sous le coup de deux longues saisons de pluie qui ont toutes commencé à Mars. En principe, je ne suis pas géographe, mais il me semble qu’une saison de pluie ne commençait pas à Mars. Elle commençait un peu plus tard. Donc quand elle commence à Mars, nous n’avons plus qu’une fenêtre de trois mois pour faire des travaux. Et là, ça devient très compliqué. Nous avons pensé qu’il y aurait une accalmie. Il n’y a pas eu. Nous nous sommes donc lancés dessus. Et quand on dit que nous allons faire un plan de campagne de 30% après 8-9 mois, non.

Le plan de campagne ne commence pas en janvier. En janvier, nous sommes encore en saison sèche. Le plan de campagne pour en faire une saison de pluie, normalement, il commence en avril-mai. Et c’est pour six mois, en principe. Mais ici, nous avons maintenant une saison de pluie qui dure neuf mois. Donc je ne vois pas qu’il y ait une sous-performance en tant que telle. Nous avons pris un crédit de 6 milliards. Aussi curieux que ça puisse paraître, nous avons déjà remboursé les trois quarts du crédit, mais les enjeux ne sont pas là, à cause des possibilités de passation de marché. Nous ne pouvons pas courir plus vite que la musique. Si la musique de passation de marché est celle-là, nous sommes obligés de nous en tenir à ce rythme-là.

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Agroalimentaire : DENKY peaufine son installation dans la région de l’Ouest Cameroun

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Agroalimentaire : DENKY peaufine son installation dans la région de l’Ouest Cameroun
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Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la création de plusieurs centaines d’emplois et répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution au Cameroun.

La région de l’Ouest Cameroun, département des Haut-plateaux dans le village Badenkop va s’enrichir d’une usine de transformation des produits alimentaires.

Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la transformation du maïs et consacrera accessoirement des mini unités au développement des ressources telles que la pomme de terre, le plantain, la viande de porc, le sucre, avec l’ambition d’en faire à terme des unités autonomes, qui constitueront le complexe industriel qu’il est prévu de réaliser sur le même site.

Selon les prévisions, DENKY envisage de transformer chaque année : 500 tonnes de maïs ; 5 000 tonnes de sucre ; 300 tonnes de plantains et de pommes de terre ; 200 tonnes de fruits ; 200 tonnes de viande de porc. Le projet va générer 150 emplois directs et 200 emplois indirects. L’idée est de soutenir et de développer l’agriculture locale en encourageant des initiatives d’extension chez les agriculteurs locaux déjà actifs.

DENKY envisage également de fédérer les différents acteurs présents sur les chaines de valeurs des matières premières ciblées, pour garantir un fonctionnement régulier, et bien portant de ces différentes branches.

La cérémonie d’ouverture prévue vendredi 26 juin 2026 a pour objectif d’informer les acteurs du secteur agroindustriel de l’entrée d’une nouvelle unité dans la famille des transformations, présenter au gouvernement la réalisation d’un projet pour lequel ils ont été sollicités et présenter la vision qui fonde et accompagne cette réalisation.

Cet ouvrage vient répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution, en proposant des produits issus des terres camerounaises, sous des aboutissements qui tutoient valablement l’offre étrangère.

Portrait

LISETTE CLAUDIA TAME SOUMEDJONG, CEO d’Africa Processing Company SA.

Lisette Claudia Tame est à la tête d’African Processing Company, la quatrième usine de transformation de cacao au Cameroun. Elle a su imposer sa marque de chocolats haut de gamme, Ca’Oly , symbole d’innovation, de qualité et de respect de l’environnement.

Son parcours est marqué par la détermination et la résilience. Après plusieurs années passées en Europe, elle fait le choix de revenir au pays pour y investir et bâtir un projet porteur de sens. Un pari réussi : son entreprise génère aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de FCFA et a permis la création de près de 200 emplois directs et indirects.

En janvier 2025, elle inaugure une usine de transformation de cacao à Okoa Maria, près de Mbankomo. Dotée d’une capacité de broyage annuelle de 4 000 tonnes, cette installation place APC SA parmi les cinq principaux acteurs nationaux du secteur, rivalisant désormais avec des poids lourds tels que Sic Cacaos et Chococam.

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Commerce extérieur : les entreprises camerounaises mal préparées à l’accès sans droits de douane au marché chinois

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Commerce extérieur : les entreprises camerounaises mal préparées à l’accès sans droits de douane au marché chinois
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L’ouverture totale du marché chinois aux produits africains constitue sans doute l’une des mesures commerciales les plus importantes de ces dernières années pour les économies du continent. Depuis le 1er mai 2026, la République populaire de Chine applique en effet une politique de tarif douanier zéro sur les importations en provenance des pays africains. Concrètement, les produits camerounais peuvent désormais accéder à l’un des plus vastes marchés du monde sans supporter les droits de douane qui réduisaient jusqu’ici leur compétitivité.

Une décision saluée par le gouvernement camerounais qui y voit une occasion exceptionnelle de renforcer les exportations nationales et de promouvoir le « Made in Cameroon » auprès de plus de 1,4 milliard de consommateurs. Dans un communiqué adressé aux opérateurs économiques, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a invité les entreprises concernées à accomplir les formalités nécessaires afin de bénéficier de ce nouveau régime préférentiel. Les filières du cacao, du café, du bois transformé, du coton, des fruits, des épices, des huiles végétales, des produits artisanaux ou encore des cornes séchées figurent parmi les principaux secteurs susceptibles de tirer profit de cette ouverture.

Pékin a par ailleurs mis en place des mécanismes de facilitation des exportations africaines, notamment à travers les « Corridors verts », destinés à fluidifier les échanges commerciaux et logistiques. Sur le papier, le Cameroun dispose pourtant de nombreux atouts pour profiter pleinement de cette nouvelle donne.

Le pays possède une diversité agroécologique rare en Afrique centrale, une production agricole abondante et des ressources forestières considérables. Du cacao aux fruits tropicaux, en passant par le café, le miel, les épices, le poivre de Penja, les huiles végétales ou les produits artisanaux, l’offre exportable existe bel et bien. À cela s’ajoute une position géographique stratégique qui fait du Cameroun une porte d’entrée naturelle vers les marchés de la sous-région.

Pourtant, entre le potentiel affiché et la capacité réelle des entreprises à exporter vers la Chine, le fossé demeure important. L’accès préférentiel au marché chinois ne garantit pas automatiquement une augmentation des exportations. Encore faut-il que les producteurs soient capables de satisfaire aux exigences de qualité, de traçabilité, de conditionnement et de certification imposées par les autorités chinoises. Or, sur ce terrain, beaucoup d’entreprises camerounaises restent insuffisamment préparées.

Les petites et moyennes entreprises, qui constituent l’essentiel du tissu productif national, manquent souvent des moyens techniques et financiers nécessaires pour franchir ces barrières. C’est précisément sur ce point que les limites de l’action publique apparaissent. Si l’annonce de l’ouverture du marché chinois a été largement relayée, les mesures concrètes d’accompagnement restent encore peu visibles. Les opérateurs ont besoin d’informations détaillées sur les procédures d’accès, de formations sur les normes exigées, d’un appui à la certification, d’infrastructures logistiques adaptées et surtout de mécanismes de financement dédiés à l’exportation. Sans cet écosystème d’accompagnement, seuls quelques grands groupes déjà structurés seront en mesure de saisir cette opportunité, laissant de côté une grande partie des producteurs locaux.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que les échanges entre Yaoundé et Pékin demeurent profondément déséquilibrés. Selon les données de l’Institut national de la statistique, les exportations camerounaises vers la Chine reposent encore essentiellement sur les matières premières brutes. Le pétrole, le gaz naturel liquéfié, le bois et le coton dominent largement les flux commerciaux. Cette spécialisation maintient le pays dans une position de fournisseur de ressources peu transformées, tandis que la plus grande partie de la valeur ajoutée est créée à l’étranger. L’exonération douanière décidée par la Chine offre donc au Cameroun une occasion rare de changer de modèle.

Mais pour transformer cette ouverture en véritable levier de développement industriel, il faudra aller bien au-delà des déclarations d’intention. L’État, les banques, les organisations patronales et les investisseurs privés sont appelés à construire un dispositif cohérent permettant aux entreprises nationales de conquérir durablement ce marché. Faute d’une telle mobilisation, le risque est grand de voir cette opportunité historique profiter à une poignée d’acteurs seulement, tandis que le pays continuera d’exporter principalement des matières premières, sans parvenir à réduire le déséquilibre de sa balance commerciale avec la deuxième puissance économique mondiale.

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Infrastructures routières : 240 milliards FCFA pour la reconstruction du corridor Douala-Bangui

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Infrastructures routières : 240 milliards FCFA pour la reconstruction du corridor Douala-Bangui
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Selon le document d’évaluation du projet (PAD) rendu public le 12 juin 2026, le Cameroun bénéficiera d’un financement de 240,4 milliards de FCFA (425 millions de dollars), composé d’un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) de 230,3 milliards de FCFA (407 millions de dollars) et d’un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) de 10,1 milliards de FCFA (18 millions de dollars).

Cette enveloppe représente l’essentiel du financement de la première phase du Programme de corridor économique Douala-Bangui, dont le coût total s’élève à 297,05 milliards de FCFA (525 millions de dollars). La République centrafricaine recevra un don IDA de 51 milliards de FCFA (90 millions de dollars), tandis que la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) bénéficiera d’un don de 5,6 milliards de FCFA (10 millions de dollars) pour soutenir les réformes régionales de facilitation du commerce et du transport.

L’approbation du financement par le Conseil d’administration de la Banque mondiale le 12 juin dernier marque le passage du projet de la phase de préparation à celle de mise en œuvre. Cette validation autorise désormais la signature des accords de financement et le démarrage des activités prévues. Quelques jours avant cette échéance, le ministère camerounais des Travaux publics (Mintp) indiquait déjà que toutes les conditions préalables avaient été remplies.

Dans un compte rendu publié à l’issue d’une réunion tenue le 10 juin 2026 entre le ministre des Travaux publics et une délégation de la Banque mondiale conduite par Anne-Cécile Souhaid, directrice de la division Afrique de l’Ouest et du Centre, le département ministériel soulignait que « toutes les conditions préliminaires ont été satisfaites par le Cameroun pour mobiliser les ressources nécessaires à la reconstruction des axes du corridor Douala-Bangui ». Réhabiliter les principaux axes du corridor.

Ce financement s’inscrit dans une approche programmatique multiphase (MPA) dont l’enveloppe globale est estimée à plus de 600 milliards de FCFA (1,2 milliard de dollars). L’objectif est de renforcer la compétitivité du principal corridor commercial reliant le port de Douala à la République centrafricaine.

La première phase prévoit notamment la réhabilitation de la section Edéa-Yaoundé (164 km) au Cameroun et de la route Baoro-Bossemptélé en République centrafricaine. Des interventions ciblées sont également programmées sur les axes Ayos-Bertoua-Garoua-Boulaï (environ 575 km) et Bangui-Bossemptélé afin d’assurer la continuité du trafic. Le projet intègre également des mesures de sécurité routière fondées sur l’approche « Safe System », incluant l’amélioration des infrastructures critiques, le contrôle de la vitesse et le renforcement de la prise en charge post-accident.

UN PROJET À VOCATION ÉCONOMIQUE ET RÉGIONALE

Au-delà de la réhabilitation des routes, le programme vise à stimuler l’activité économique le long du corridor. Des études seront réalisées pour plusieurs projets structurants, dont la zone industrielle et la plateforme logistique d’Edéa, le complexe économique et touristique Mouanko-Yoyo, la Zone économique spéciale du bois de Bertoua, ainsi que le port sec de Béloko et la Zone économique spéciale de Boali en République centrafricaine.

Le projet prévoit également des investissements sociaux, notamment dans les écoles, les centres de santé, les centres de formation professionnelle et les marchés, avec une attention particulière à l’entrepreneuriat féminin. Enfin, une composante régionale mise en œuvre avec l’appui de la CEMAC doit permettre de fluidifier le commerce sur le corridor grâce à la numérisation des procédures, à l’extension du guichet unique, à la mise en place de plateformes logistiques numériques et au renforcement de la coordination entre les États concernés. L’objectif est de réduire les coûts et les délais de transport sur l’un des axes commerciaux les plus stratégiques d’Afrique centrale.

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