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Oligui Nguema met fin à l’exportation brute des ressources pour miser sur la transformation locale

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Oligui Nguema met fin à l’exportation brute des ressources pour miser sur la transformation locale
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Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a déclaré que le pays n’exporterait plus ses matières premières, mais les transformerait en produits finis afin de dynamiser l’économie locale, dans le cadre d’un changement stratégique de politique économique.

S’adressant à la nation le 30 août 2025, exactement deux ans après avoir renversé le président Ali Bongo par un coup d’État et mis fin à des décennies de règne de la famille Bongo, il a déclaré que cette mesure visait à promouvoir la souveraineté économique et à créer des emplois pour les Gabonais.

« Nous avons peut-être un drapeau, un hymne national, une constitution, mais si nous ne maîtrisons pas notre économie, nous ne serons jamais véritablement libres », a déclaré le président Oligui Nguema.

« Maîtriser notre économie nécessite la transformation locale de nos ressources naturelles, afin de créer de la valeur ajoutée, des emplois et de la richesse. »

Le président a présenté une vision visant à mettre fin au rôle du Gabon comme fournisseur de matières premières pour les marchés mondiaux.

« Le Gabon ne peut plus continuer à être un puits inépuisable d’où l’on extrait tout, sans aucun bénéfice réel pour le peuple gabonais », a-t-il déclaré.

« Désormais, nous devons transformer notre bois en meubles, notre pétrole en carburant raffiné, nos minerais en métaux précieux et alliages, notre or en bijoux finis, notre cacao en chocolat gabonais, notre marbre en carrelage et notre potasse en engrais. Nous ne serons plus des exportateurs de matières premières, mais des producteurs de richesses transformées.»

Rompre le cycle des exportations de matières premières

La nouvelle politique du Gabon répond à un défi majeur auquel l’Afrique est confrontée : de nombreux pays, pourtant riches en ressources naturelles, exportent des matières premières comme le pétrole, le bois et les minéraux vers les pays occidentaux et la Chine, pour ensuite importer des produits finis à des prix élevés.

Selon la Banque africaine de développement, l’Afrique représente plus de 30 % des réserves minérales mondiales, mais capte moins de 5 % du marché de la transformation à valeur ajoutée.

Cette situation a engendré une dépendance économique, des pays comme le Gabon exportant du pétrole brut, du manganèse et du bois tout en important du pétrole raffiné, des machines et des biens de consommation.

Le Gabon, pays d’Afrique centrale de seulement 2,3 millions d’habitants, dépend depuis longtemps du pétrole, qui représente près de 40 % de son PIB et 80 % de ses recettes d’exportation.

Malgré ces richesses naturelles, plus de 30 % des Gabonais vivent sous le seuil de pauvreté, une situation qu’Oligui Nguema entend améliorer en donnant la priorité à l’industrialisation locale.

« Sous la Ve République, le « GABON D’ABORD », qui implique la préférence nationale, ne doit pas être un simple slogan, mais une réalité que les pays amis doivent accepter, dans le respect de nos lois et réglementations », a-t-il déclaré.

Une vision pour la souveraineté du Gabon

Le président a présenté le coup d’État de 2023 comme « la première étape d’un long cheminement vers la souveraineté totale de notre nation ».

Outre la transformation économique, le président Nguema a déclaré qu’il renforcerait la sécurité intérieure et l’intégrité territoriale en augmentant les dépenses de défense.

« Nous moderniserons donc notre outil de défense en augmentant le budget alloué aux forces de défense et de sécurité, afin de les doter d’équipements de dernière génération et de renforcer leur formation », a-t-il déclaré.

Il a également appelé à cultiver « le patriotisme, l’unité, le sacrifice et la paix, valeurs qui caractérisent l’âme de notre nation ».

Le changement de politique du Gabon fait écho aux efforts déployés par les pays africains pour s’affranchir des modèles coloniaux d’extraction des ressources.

Des pays comme le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Nigéria et le Ghana ont également privilégié la transformation locale des matières premières.

Ces pays sont toutefois confrontés à des problèmes tels que l’insuffisance des infrastructures, la limitation des capitaux et la pression des marchés mondiaux.

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Au Nigeria, un membre de Boko Haram condamné à la peine de mort !

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La Haute Cour fédérale d’Abuja a condamné à la peine capitale Alkali Yarima, membre de Boko Haram détenu depuis 2015. Reconnu coupable de terrorisme et de plusieurs autres infractions, il écope également de lourdes peines de prison.

La justice nigériane a condamné, vendredi 26 juin, Alkali Yarima à la peine de mort pour son implication dans des activités terroristes au sein de Boko Haram. Détenu depuis 2015, il a été reconnu coupable de sept chefs d’accusation, dont le terrorisme, par la Haute Cour fédérale d’Abuja.

Selon le ministère public, l’accusé a rejoint Boko Haram en 2009 après avoir prêté allégeance à son fondateur, Mohammed Yusuf. Originaire de Mafa, dans l’État de Borno, il était connu sous le pseudonyme de « La’ari ».

Le juge James Omotosho l’a reconnu responsable de sa participation aux attentats perpétrés à Maiduguri en 2015. Il a également été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir reçu des armes et suivi un entraînement militaire en vue de commettre des actes terroristes. Cinq autres chefs d’accusation lui ont valu des peines allant de dix à trente-cinq ans de prison.

Le procureur général et ministre de la Justice, Lateef Fagbemi, qui dirigeait l’équipe de l’accusation, a réaffirmé la détermination des autorités nigérianes à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. Bien que la peine de mort soit toujours en vigueur au Nigeria, aucune exécution n’a été enregistrée depuis 2016.

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la France “prend acte de la décision unilatérale” du Burkina Faso

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La France déplore la décision du Burkina Faso de rompre unilatéralement leurs relations diplomatiques. Paris envisage de prendre des mesures réciproques.

Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé vendredi 26 juin, la rupture des relations diplomatiques avec la France. Pour Ouagadougou, « les conditions indispensables à la promotion de relations fondées sur le respect mutuel, la confiance réciproque et le principe de non-ingérence » ne sont plus réunies pour une coopération équilibrée.

Par ailleurs, le Burkina Faso dénonce aussi « un activisme incessant de Paris contre les intérêts du Faso et dénonce ces ambitions néocoloniales » et « impérialistes ». Le gouvernement burkinabè soupçonne également Paris de soutenir « des réseaux subversifs » et « les terroristes […] qui endeuillent le Sahel ».

Paris réagit et promet des mesures réciproques

Dans un communiqué, la diplomatie française dit prendre acte de la décision unilatérale du Burkina Faso. Paris regrette une décision hostile et sans fondement qui illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè. «Les mesures de réciprocité qui s’imposent sont en cours d’examen« , a précisé le ministère français des affaires étrangères.

Les relations entre la France et le Burkina Faso se sont tendues depuis le coup d’Etat qui a porté le Capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir en 2023. Le pays a opté pour une révolution progressiste et souverainiste. Il privilégie la diversification des relations avec la Russie et d’autres partenaires comme la Turquie.

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“Ne nous laissons pas distraire”, réagit Prof Jean Bahebeck

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Le professeur Jean Bahebeck estime que l’incident de faux décret survenu à la CRTV est trop beau pour être vrai. Pour l’universitaire, il s’agit d’une probable mise en scène pour détourner l’attention de l’opinion publique.

L’affaire de faux décret de remaniement ministériel et de nomination de Vice-président de la République continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique. Sur sa page Méta, le professeur Jean Bahebeck s’est prononcé sur cet incident.

À l’en croire, cet incident, qui «semble trop beau pour être vrai, relève probablement d’une mise en scène visant à détourner l’attention de l’opinion publique» sur les réelles préoccupations des Camerounais. «Ne nous laissons pas distraire alors que les véritables enjeux sociopolitiques sont ailleurs« , a-t-il insisté.

«Si cela était réel, le pays serait en état de panique avec un dispositif sécuritaire renforcé et un couvre-feu imposé« , analyse-t-il. C’est pourquoi Jean Bahebeck rappelle que le Cameroun dispose de l’un des meilleurs services d renseignements au monde.

Cette affaire de faux décret à la CRTV a relancé le débat sur la question de la délégation de pouvoir au Cameroun. Certains s’interrogent désormais sur l’authenticité de ces nombreux actes officiels qui sortent des murs des institutions de la République.

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