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Route Edéa-Kribi : Somaf sommée de reprendre les travaux malgré les pluies

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Route Edéa-Kribi : Somaf sommée de reprendre les travaux malgré les pluies
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(Investir au Cameroun) – Les travaux de confortation de la route Edéa-Kribi, longue de 146 km, sont actuellement à l’arrêt. C’est ce qu’ont constaté les responsables du ministère des Travaux publics lors de la revue des projets routiers organisée ce jour à Yaoundé. Selon le ministère, sous prétexte des pluies, l’entreprise Somaf, chargée de ce chantier, a « démobilisé sans préavis l’ensemble de son personnel et de son matériel depuis mi-juillet 2025 ». L’entreprise ne s’est pas encore remobilisée, malgré plusieurs interpellations.

Si les ingénieurs du ministère reconnaissent que la pluviométrie actuelle dans la région du Littoral complique l’exécution des travaux, ils exigent néanmoins que Somaf mobilise une équipe pour le traitement des nids de poule sur la section Pont sur le Nyong-Kribi (région du Sud), où le climat est plus favorable. Il lui est également demandé d’assurer le maintien de la circulation sur la section Edéa-Pont sur le Nyong, dans le Littoral.

Une résurgence de nids de poule est observée sur la section Pont Bivouba-Kribi, et une dégradation avancée de la chaussée est constatée entre Edéa et Pont sur le Nyong. Face à cette situation, Somaf a été sommée de se remobiliser « dans les plus brefs délais, sous peine de recevoir un ordre de service de mise en demeure », indique le ministère.

Les travaux de réhabilitation de la route Edéa-Kribi avaient été confiés en octobre 2024 au groupe Somaf pour un coût total de 3,4 milliards de FCFA. Prévu pour s’achever en janvier 2026, le chantier affiche un taux d’avancement de 82 %. Le ministère des Travaux publics précise avoir déjà émis des décomptes de 2,5 milliards de FCFA, tandis que Somaf affirme avoir été partiellement payée, sans préciser le montant exact.

Ces travaux visent à rendre praticable cet axe stratégique qui dessert le port de Kribi. Par ailleurs, un projet de réhabilitation complète de la route, estimé à 7 milliards de FCFA, est en préparation, financé conjointement par l’État camerounais et la Banque africaine de développement.

Ludovic Amara

Lire aussi :

Route Edéa-Kribi : sept milliards FCFA pour boucher les nids de poule sur 110 km

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La marine française arraisonne un pétrolier sous sanctions de Yaoundé

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La Marine nationale française a arraisonné le pétrolier Deliver, un navire battant illégallement pavillon camerounais, parce qu’il est sanctionné par Yaoundé.

Après les navires Tagor et Smyrtos interceptés début juin dans la Manche alors qu’ils battaient illégalement pavillon camerounais, la Marine française a intercepté mardi 23 juin, le pétrolier Deliver qui a arboré un faux pavillon camerounais. «L’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité» du pavillon camerounais arboré.

Battant pavillon camerounais, ce navire a été sanctionné par Yaoundé suite aux incidents survenus avec Tagor et Smyrtos. Pour le président français Emmanuel Macron, ce pétrolier appartiendrait à la flotte fantôme russe.

«La Marine Nationale a arraisonné mardi le pétrolier Deliver alors qu’il transitait au large de la Sicile en infraction avec le droit de la mer. Cette nouvelle action contre la flotte fantôme, conduite quelques jours après une opération similaire par le Royaume-Uni illustre la détermination des Européens« , a écrit Emmanuel Macron.

«Nous ne laisserons pas la flotte fantôme contourner les sanctions et financer l’effort de guerre russe« , a-t-il poursuivi. Ces dernières semaines, le ministère camerounais des transports a sanctionné et radié 39 navires du pavillon camerounais.

Pour Yaoundé, ces mesures permettront de mener des opérations de recensement physique et de numérisation pour de mieux contrôler la flotte inscrite et protéger le label camerounais.

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Au Nigeria, un membre de Boko Haram condamné à la peine de mort !

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La Haute Cour fédérale d’Abuja a condamné à la peine capitale Alkali Yarima, membre de Boko Haram détenu depuis 2015. Reconnu coupable de terrorisme et de plusieurs autres infractions, il écope également de lourdes peines de prison.

La justice nigériane a condamné, vendredi 26 juin, Alkali Yarima à la peine de mort pour son implication dans des activités terroristes au sein de Boko Haram. Détenu depuis 2015, il a été reconnu coupable de sept chefs d’accusation, dont le terrorisme, par la Haute Cour fédérale d’Abuja.

Selon le ministère public, l’accusé a rejoint Boko Haram en 2009 après avoir prêté allégeance à son fondateur, Mohammed Yusuf. Originaire de Mafa, dans l’État de Borno, il était connu sous le pseudonyme de « La’ari ».

Le juge James Omotosho l’a reconnu responsable de sa participation aux attentats perpétrés à Maiduguri en 2015. Il a également été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir reçu des armes et suivi un entraînement militaire en vue de commettre des actes terroristes. Cinq autres chefs d’accusation lui ont valu des peines allant de dix à trente-cinq ans de prison.

Le procureur général et ministre de la Justice, Lateef Fagbemi, qui dirigeait l’équipe de l’accusation, a réaffirmé la détermination des autorités nigérianes à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. Bien que la peine de mort soit toujours en vigueur au Nigeria, aucune exécution n’a été enregistrée depuis 2016.

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la France “prend acte de la décision unilatérale” du Burkina Faso

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La France déplore la décision du Burkina Faso de rompre unilatéralement leurs relations diplomatiques. Paris envisage de prendre des mesures réciproques.

Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé vendredi 26 juin, la rupture des relations diplomatiques avec la France. Pour Ouagadougou, « les conditions indispensables à la promotion de relations fondées sur le respect mutuel, la confiance réciproque et le principe de non-ingérence » ne sont plus réunies pour une coopération équilibrée.

Par ailleurs, le Burkina Faso dénonce aussi « un activisme incessant de Paris contre les intérêts du Faso et dénonce ces ambitions néocoloniales » et « impérialistes ». Le gouvernement burkinabè soupçonne également Paris de soutenir « des réseaux subversifs » et « les terroristes […] qui endeuillent le Sahel ».

Paris réagit et promet des mesures réciproques

Dans un communiqué, la diplomatie française dit prendre acte de la décision unilatérale du Burkina Faso. Paris regrette une décision hostile et sans fondement qui illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè. «Les mesures de réciprocité qui s’imposent sont en cours d’examen« , a précisé le ministère français des affaires étrangères.

Les relations entre la France et le Burkina Faso se sont tendues depuis le coup d’Etat qui a porté le Capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir en 2023. Le pays a opté pour une révolution progressiste et souverainiste. Il privilégie la diversification des relations avec la Russie et d’autres partenaires comme la Turquie.

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