Actualités locales
La Douane saisit plus de 2 100 équipements de la marque Forteen à Douala

La saisie est intervenue lors du déchargement de diverses marchandises d’un camion dans le périmètre urbain de Douala.
Les Éléments de la Zone I de l’Opération HALCOMI III viennent de saisir cinq (05) ballots contenant des articles contrefaits de la marque Fourteen. Selon les informations relayées par la Douane, le butin est constitué de : 610 ensembles de maillots et shorts ; 760 survêtements ; 740 polos. « La surveillance douanière demeure active aux frontières et à l’intérieur du territoire national », rassure la Douane.
Il faut rappeler qu’une convention d’accord lie les Douanes et la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) depuis le 2 avril 2025. L’accord qui lie désormais la Fecafoot et les douanes camerounaises va permettre de lutter efficacement contre la commercialisation des produits et articles dont la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) détient l’exclusivité commerciale sur le territoire national.
Le protocole d’accord vise à :
• Intégrer les obligations du contrat d’exclusivité dans la structure du dispositif de surveillance de l’Administration des Douanes afin de prémunir la FECAFOOT des risques de contrebande, contrefaçon et autres formes de commerce illicite de l’ensemble du portefeuille des marques et produits qu’elle commercialise ;
• Accompagner la FECAFOOT dans ses opérations de commerce extérieur en termes de facilitation et fluidification des échanges ;
• Renforcer les mesures de collecte des recettes douanières en favorisant les importations en règle vis-à-vis de la réglementation en vigueur ;
• Garantir l’application scrupuleuse de la réglementation douanière dans le cadre de l’exécution du présent protocole d’accord ;
• Assurer le renforcement des capacités et la formation en vue de l’exécution des activités prévues dans le présent protocole d’accord ;
• Préserver les consommateurs des produits de provenance douteuse.
Les parties prennent, chacune en ce qui la concerne, toutes les mesures générales, particulières et sans considération des cas de force majeure, propres à assurer l’exécution de leurs obligations et à faciliter l’atteinte des objectifs susvisés, conformément à la réglementation en vigueur.
La FECAFOOT s’engage à :
• Se conformer scrupuleusement à la réglementation douanière et signaler le cas échéant, toutes préoccupations pour un accompagnement diligent par la Direction Générale des Douanes;
• Déclarer toutes les importations et payer les droits et taxes des douanes y afférents ;
• S’investir dans le renseignement sur les réseaux de contrefaçon à l’intérieur du territoire national et à l’étranger, les embarquements de produits contrefaits à l’étranger, les circuits d’importation en contrebande et les espaces de commercialisation des produits issus de la contrebande et de la contrefaçon ;
• Produire les certificats d’enregistrement des droits de propriété intellectuelle à l’Organisation Africaine pour la Propriété Intellectuelle (OAPI) notamment, des titres d’exclusivité, etc. ;
• Partager son expertise en matière d’authentification des produits qu’elle commercialise à travers l’organisation des séminaires de formation à l’intention des Personnels de la Direction Générale des Douanes et des opérateurs économiques, sur les points de contrefaçon des produits exclusifs, le cadre législatif du droit d’exclusivité et les conséquences en cas de violation ;
• Participer aux descentes conjointes Douanes/FECAFOOT relatives aux saisies de produits de contrefaçon ou de contrebande, financées par la FECAFOOT ;
• Commettre un expert ou tout autre partenaire recruté disposant des compétences nécessaires en vue d’appuyer ou d’accompagner les actions de la Direction sur le terrain, notamment à travers le suivi des opérations de terrain, la collecte et la fourniture des informations sur les différents circuits de fraude et la mise en œuvre des opérations de répression (coups de poing) ;
• Déployer des campagnes publicitaires et de sensibilisation de masse sur son droit d’exclusivité et les risques encourus en cas de violation ;
• Opérationnaliser un plan d’incitation visant à récompenser les structures de la Direction Générale des Douanes ou toute autre personne ayant contribué à la réussite des dispositions du présent protocole d’accord ;
• Prendre toutes les mesures conservatoires à l’issue des saisies opérées par la Direction Générale des Douanes dans le présent protocole, sans préjudice des actions prévues par la réglementation en vigueur.
Pour sa part, la Direction Générale des Douanes s’engage à :
• Renforcer son dispositif de surveillance douanière sur l’ensemble des frontières maritimes, aériennes et terrestres afin de prévenir les importations frauduleuses d’une part, ou celles qui s’opèrent en violation du droit d’exclusivité de la FECAFOOT d’autre part ;
• Renforcer le dispositif de contrôle à la circulation et à la détention des équipements et produits dérivés dont la FECAFOOT a l’exclusivité commerciale à l’intérieur du territoire national, conformément aux dispositions de l’article 351 du Code des Douanes CEMAC ;
• Fournir à la FECAFOOT, le cas échéant, des renseignements utiles sur les importations irrégulières afin que les stocks soient retracés jusqu’à leur destination finale ;
• Fournir un rapport détaillé trimestriel sur les actions engagées pour menées à bien les activités du présent protocole d’accord ;
• Accompagner la FECAFOOT dans les procédures de dédouanement des équipements et produits dérivés importés à travers des facilités appropriées, le cas échéant ;
• Transmettre dans un délai de dix (10) jours à la FECAFOOT les informations sur les stocks saisis ;
• Mettre à la disposition de la FECAFOOT toutes les informations ou contenus (photos, films) relatifs à la destruction des produits saisis dans un délai de cinq (05) jours ouvrables à compter du jour de la destruction ;
•Mettre en place une plateforme d’échange d’informations sur les saisies des marques et produits de la FECAFOOT.
Un Comité Paritaire DGD/FECAFOOT est créé pour assurer le suivi de la mise en œuvre du présent protocole d’accord. Il a pour missions spécifiques :
• D’étudier toutes les questions relatives aux ressources matérielles, techniques et financières se rapportant au protocole d’accord ;
• D’évaluer les activités du protocole d’accord et notamment du plan de récompense ;
• De statuer sur les différends nés de l’application du présent protocole d’accord.
Les domaines ci-dessus n’étant pas exhaustifs, les parties conviennent de coopérer de bonne foi dans le cadre des activités conjointes et concertées, menées conformément aux dispositions du présent protocole d’accord, afin de réaliser l’objectif ci-dessus énoncé.
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Actualités locales
le gouvernement enquête sur la présence présumée de métaux lourds et de toxines dans les œufs et le poulet

Après une étude nationale dénonçant la présence présumée de métaux lourds, de résidus d’antibiotiques et de toxines dans les œufs et le poulet de grande consommation, le ministre de la Santé publique annonce des investigations. En attendant les résultats, il appelle à la vigilance sans céder à la panique.
Le gouvernement monte au créneau. Dans un communiqué daté du 23 octobre 2026, le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, informe l’opinion publique que des investigations sont en cours. Elles font suite à une dénonciation issue d’une étude nationale sur la qualité sanitaire des œufs et du poulet destinés à la grande consommation.
L’objectif est politique autant que sanitaire : évaluer les risques éventuels, mesurer l’ampleur de la situation et, le cas échéant, prendre des mesures appropriées en collaboration avec les administrations compétentes. Le ministre entend ainsi rassurer, tout en montrant que l’État prend l’alerte au sérieux.
En attendant les résultats, le Dr Manaouda Malachie invite les consommateurs à privilégier les œufs et le poulet provenant de sources fiables, clairement identifiées par les services de l’État et respectant les bonnes pratiques d’hygiène, de conservation et de manipulation.
Il réitère enfin son appel à la vigilance et à la dénonciation de toute situation suspecte, et réaffirme l’engagement du gouvernement à renforcer la sécurité sanitaire des aliments sur toute l’étendue du territoire national.
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Actualités locales
Kinshasa : Tradex ouvre sa première station à 2,1 millions $ et relance celle démolie

(Investir au Cameroun) – Le groupe pétrolier camerounais Tradex a lancé ses activités de distribution de carburants en République démocratique du Congo (RDC) avec l’ouverture, le 22 octobre 2026, de sa première station-service à Kinshasa. Située à Kingabwa, dans la commune de Limete, cette infrastructure représente un investissement de 2,1 millions de dollars, selon un communiqué publié le lendemain.
Baptisée « Tradex Kingabwa », cette station marque le début des ventes de la filiale congolaise du groupe, contrôlé par la Société nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun. Constituée en 2024, Tradex RDC est spécialisée dans la commercialisation, le stockage et le transport de produits pétroliers. Elle ambitionne de développer progressivement un réseau de distribution sur le marché congolais.
Construite sur une superficie de 1 800 m², la station dispose d’une capacité de stockage de 130 000 litres de carburant, dont 75 000 litres de super et 55 000 litres de gasoil. Elle est équipée de quatre pompes totalisant 12 pistolets de distribution, avec un débit moyen annoncé de 3 m³ par heure pour chacune d’elles.
L’installation comprend également des cuves à double enveloppe dotées de détecteurs de fuite, ainsi que des équipements de prévention et de lutte contre les incendies.
Au-delà de la vente de carburants
La station comprend un bâtiment abritant des bureaux, une boutique et un espace de services destiné aux motos, automobiles et engins de BTP. Elle dispose aussi d’un local pouvant accueillir 300 bouteilles de gaz, d’un groupe électrogène et d’un forage d’eau accessible aux populations riveraines.
Cette approche s’inscrit dans la stratégie du groupe camerounais qui vise à diversifier les services proposés dans ses stations, au-delà de la distribution de carburants.
«Nous construisons en réalité des espaces de vie. Nous adaptons nos services à la superficie du site. Dans notre prochaine station-service, nous proposerons même des services bancaires. Nous envisageons également d’avoir des parapharmacies dans les prochains projets…», explique une source interne.
Selon Tradex RDC, la construction et l’équipement de la station de Kingabwa a été réalisés par des sociétés congolaises et mobilisés une cinquantaine de personnes. Son exploitation génère 16 emplois permanents occupés par de jeunes Congolais.
Reprise des travaux sur la station démolie
Dans son communiqué du 23 octobre, Tradex annonce son intention de disposer de deux stations-service opérationnelles à Kinshasa avant la fin de l’année 2026. Selon nos informations, la prochaine station, baptisée « Tradex Maba », devrait ouvrir à la mi-décembre. Il s’agit de celle qui avait été démolie le 28 août dernier, alors que les travaux de construction étaient en phase de finition.
Située en face de l’aéroport international de N’djili, cette station avait déjà mobilisé plus de 2 millions de dollars d’investissements au moment de sa démolition, selon l’entreprise. Les circonstances et le fondement juridique de cette démolition n’ont pas été publiquement clarifiés.
«Tout est maintenant ok. Il reste la compensation à faire… », indique un responsable de Tradex, qui précise que les travaux ont repris sur le site depuis deux semaines. La reprise du chantier permet ainsi au pétrolier de poursuivre son programme d’implantation à Kinshasa, après cet épisode qui avait interrompu la réalisation de ce point de vente.
Dotée d’un capital social déclaré de 11,67 milliards de francs congolais, Tradex RDC prévoit également de lancer, dans les prochains jours, deux appels d’offres pour la construction de deux autres stations-service.
Avec l’ouverture de Kingabwa, la reprise du chantier de Maba et la préparation de nouveaux projets, le groupe camerounais poursuit ainsi le développement de son réseau de distribution pétrolière en RDC.
Pierre Mukoko
Lire aussi :
23-09-2025 – Tradex RDC prévoit l’ouverture de ses premiers points de vente en 2026
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