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Cacao : avec 45,8% des achats, la région du Centre conforte son leadership devant le Sud-Ouest toujours en crise

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Cacao : avec 45,8% des achats, la région du Centre conforte son leadership devant le Sud-Ouest toujours en crise
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(Investir au Cameroun) – Selon le bilan de la campagne cacaoyère 2024-2025 de l’Office national du cacao et du café (ONCC), la région du Centre du Cameroun a concentré toute seule 45,8% des achats de fèves brutes tout au long de la saison. Ce bassin de production renforce ainsi son leadership sur la production cacaoyère dans le pays, après le règne sans partage de la région du Sud-Ouest jusqu’à la campagne cacaoyère 2016-2017.

Les données de l’ONCC révèlent d’ailleurs qu’avec seulement 19,9% des achats de fèves au cours de la saison 2024-2025, le Sud-Ouest est de plus en plus menacé sur le podium national de la production cacaoyère par la région du Littoral. Officiellement, ce dernier bassin de production a enregistré 18,9% des achats de fèves au cours de la dernière campagne, révélant un écart de seulement 1% avec le Sud-Ouest.

Sa reculade dans la filière cacaoyère locale depuis huit saisons, la région du Sud-Ouest la doit à la crise socio-politique qui secoue les deux régions anglophones du Cameroun – Sud-Ouest et Nord-Ouest – depuis fin 2016. En effet, les exactions commises dans cette région par les militants séparatistes, qui revendiquent l’indépendance de la partie anglophone du Cameroun, ont poussé de nombreux planteurs à abandonner les plantations pour se réfugier dans d’autres régions du Cameroun.

Pour les mêmes causes, Telcar Cocoa, négociant exclusif de l’Americain Cargill jusqu’à la campagne 2023-2024, avec pour marché de prédilection la région du Sud-Ouest – la firme y réalisait souvent jusqu’à 80% de ses achats – a dû ralentir ses activités dans cette partie du pays. L’entreprise a même dû délocaliser une bonne partie de ses équipes pour fuir l’insécurité installée par les militants séparatistes dans cette région, qui pâtit également du siphonnage de sa production par le Nigeria voisin.

La conjoncture cacaoyère dans la région du Sud-Ouest du Cameroun va davantage se dégrader au cours de la campagne 2021-2022, à la faveur du repositionnement de Telcar Cocoa sur le bassin de production du Centre. En effet, au cours de cette saison-là, l’entreprise contrôlée par Kate Fotso va conclure le rachat de 100% des actifs dans le cacao des Ets Ndongo Essomba, roi de la fève dans la région du Centre. Suffisant pour que ce bassin de production consolide son leadership sur l’activité au cours de la saison 2021-2022, en concentrant 45,4% des achats de fèves brutes, soit une hausse de 1,8% par rapport à la saison précédente.

Ces parts de marché n’ont cessé de s’améliorer depuis lors, tandis que celles de la région du Sud-Ouest s’amenuisent considérablement. Pour illustration, alors que le Sud-Ouest totalisait encore 31,2% des achats de fèves au cours de la saison 2021-2022, en dépit de la crise socio-politique qui y sévit depuis fin 2016, ses parts ne culminent plus qu’à 19,9% lors de la saison 2024-2025, achevée en juillet dernier.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

24-08-2022 - Cacao : la région du Sud-Ouest concentre 31,2% des achats au cours de la saison 2021-2022, malgré la crise anglophone

18-09-2020 - À travers Telcar Cocoa, l’Américain Cargill reprend le leadership du négoce du cacao au Cameroun, en 2019-2020

24-09-2020 - Pour la première fois, l’Adamaoua, région septentrionale du Cameroun, devient un bassin de production du cacao (ONCC)

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Malabo menace Paris : crise diplomatique en cours

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Malabo menace Paris : crise diplomatique en cours
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Les autorités équato-guinéennes rejettent fermement cette procédure, dénonçant une violation du droit international et une atteinte à l’immunité diplomatique de leurs locaux. Le vice-président Teodorin Obiang brandit la menace d’expulser l’ambassadeur de France sous 24 heures si le personnel diplomatique était délogé.

Malabo menace Paris d’une rupture totale de ses relations diplomatiques. Cette crise fait suite à la publication d’un appel d’offres pour la mise aux enchères de l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris, qui sert de représentation diplomatique à la Guinée équatoriale.

Les autorités équato-guinéennes rejettent fermement cette procédure, dénonçant une violation du droit international et une atteinte à l’immunité diplomatique de leurs locaux. Dans un message publié sur le réseau social X, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a dénoncé une décision « unilatérale et hostile », incompatible avec les principes qui doivent régir les relations entre États souverains.

La réciprocité et le droit international

Le vice-président Teodorin Obiang brandit la menace d’expulser l’ambassadeur de France sous 24 heures si le personnel diplomatique était délogé. Le gouvernement équato-guinéen affirme ne reconnaître ni la légalité ni les effets de cette vente et rappelle que les relations diplomatiques doivent reposer sur le respect mutuel, la réciprocité et le droit international, et non sur des décisions administratives imposées par un État au détriment d’un autre.

L’État français a enclenché la mise aux enchères de ce somptueux hôtel particulier. La première phase (clôture des offres) a été lancée pour évaluer la solidité financière des candidats, la seconde phase étant prévue pour la rentrée.

La justice française

Cet actif immobilier est au cœur de l’affaire dite des « biens mal acquis ». La justice française a définitivement confisqué ce bâtiment lié à la famille Obiang, et une loi française de 2021 prévoit que les avoirs confisqués dans ce type de dossier servent à financer des projets d’intérêt général pour la population locale.

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Biya et ses fils en lice

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Biya et ses fils en lice
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C’est une révélation du journal dit panafricain basé à Paris, Jeune Afrique, datant du 22 juin 2026 : après Franck, un autre « fils » du président tisse sa toile et se prépare depuis des années à la succession de son père.

​Louis Paul Motaze est le cousin de Franck Biya, fils adoptif du président de la République. A en croire Albin Njilo, il « profiterait du volte-face » des élites du Sud qui, selon Jeune Afrique citant ses sources, ont fait remonter l’information au chef de l’État selon «laquelle elles n’étaient pas favorables à la candidature de Franck Biya». «Nul n’ignore le poids des élites du Sud dans l’administration publique camerounaise», clarifie le journaliste de Construire Ensemble.

​Directeur Général de la CNPS, puis ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire au sortir des ajustements, en passant par le Secrétariat Général de la Présidence de la République (SGPR) jusqu’aux Finances, il est, selon plusieurs observateurs, l’homme le plus puissant après le président Paul Biya en termes de réseau.

Batoufam

​«Il contrôle la presse — pour preuve, citez un seul média qui le critique —, il contrôle les médias télévisés et il est fortement connecté au milieu des affaires dans toutes les régions du pays, principalement à l’Ouest. Ses rapports avec les chefs traditionnels de l’Ouest sont stratégiques. Parmi ses pions figure le très charismatique Nayang Toukam Innocent, dont le leadership lui aura permis d’organiser sur son sol les rencontres des chefs traditionnels d’Afrique ; il reçoit d’ailleurs constamment des réunions sectorielles du gouverneur de la région de l’Ouest. Louis Paul Motaze l’a rencontré personnellement dans le palais royal de Batoufam il y a 5 ans, accompagné d’une délégation au sein de laquelle se trouvait l’homme d’affaires et patron de Biopharma. Ce chef a fait de Batoufam la 20 e destination d’eco tourisme au monde par l’Organisation Internationale du Tourisme Social», analyse Albin Njilo.

​Véritable stratège, les révélations de Jeune Afrique ne sont guère surprenantes : «il a su s’éloigner de l’homme d’affaires Amougou Belinga après le scandale lié à l’assassinat de Martinez Zogo. Le grand bien que l’on dit de lui, c’est qu’il n’est pas attaché au tribalisme, même dans son entourage intime. Il reste juste à questionner son bilan depuis 2007, date de son entrée dans le cockpit de l’avion Cameroun à travers le MINEPAT. Louis Paul Motaze a donc face à lui son cousin Franck Biya, le protégé de la première dame Oswald Baboke, si on s’en tient aux informations de Jeune Afrique, et Ferdinand Ngoh Ngoh qui, malgré ses bons points, est très peu généreux, contrairement à ce que laisse entendre l’entourage de Motaze. Quant à Franck Biya, il inspire, selon Jeune Afrique, une certaine froideur auprès de la jeunesse du Sud», conclut le journaliste de Construire Ensemble.

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Le Cameroun et la Turquie scellent un accord militaire et financier historique

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Sur très haute instruction du President Paul Biya, Chef de l’État et Chef Suprême des Forces Armées Camerounaises, le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, vient de poser un acte majeur dans le renforcement de la puissance militaire du Cameroun.

Le Cameroun et la Turquie ont officiellement signé un accord de coopération financière militaire historique à Ankara. Cet accord, paraphé par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo, et son homologue turc, Yaşar Güler, marque un tournant stratégique majeur dans les relations bilatérales entre les deux nations.

Le vice-ministre turc Musa Heybet a également pris part aux discussions. Selon la note officielle, ces textes visent à renforcer les mécanismes de collaboration financière et militaire, et à approfondir les principes de coopération entre Ankara et Yaoundé dans les domaines d’intérêt commun.

Au-delà de la cérémonie de signature, le ministre Beti Assomo a effectué une visite officielle à la Milli Savunma Üniversitesi (MSÜ) l’Université Nationale de Défense de Turquie, établissement de référence dans la formation des élites militaires. Les discussions ont porté sur trois axes stratégiques : Le développement de la coopération militaire bilatérale, la formation des cadres des Forces Armées Camerounaises, l’approfondissement des relations stratégiques entre les deux pays.

Cette visite s’inscrit dans la continuité d’un partenariat déjà bien ancré. La Turquie forme en effet des militaires camerounais au sein des établissements de la MSÜ depuis plusieurs années. Lors de la visite du ministre turc Yaşar Güler à Yaoundé en mai 2025, Joseph Beti Assomo avait d’ailleurs publiquement remercié Ankara pour la formation gratuite de cadets et de sous-officiers camerounais dans les académies militaires turques.

L’accord signé ce 3 juin 2026 vient donc consolider et élever cette coopération à un niveau supérieur tant sur le plan financier qu’opérationnel. Le Cameroun diversifie et renforce ses alliances stratégiques. Après la France, les États-Unis et Israël, c’est désormais la Turquie qui s’impose comme un partenaire militaire de premier plan pour Yaoundé avec une approche fondée sur la formation, le financement et la coopération opérationnelle, commente Shance Lion.

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