Actualités locales
les “intellectuels” Camerounais sont des donneurs de leçon

Dans une tribune, le 2e vice président national du SDF dénonce le fait qu’au Cameroun, certains se comportent comme si être « intellectuel » ou « de la société civile » était une catégorie sociale exceptionnelle.
Selon Louis-Marie Kakdeu, les intellectuels camerounais sont prêts à sacrifier la morale en politique, l’éthique et l’idéologie. « Au lieu de faire valoir à l’occasion de la campagne électorale la doctrine de l’Eglise, l’on observe que même les « intellectuels » de l’Eglise demande de choisir le « DIABLE » que de choisir le Président sortant. La dérive intellectuelle au Cameroun consiste à dévier vers l’émotionnel au moment même où il faut servir de GUIDE ou de REPÈRE à la société ».
« Un groupe de personnes nommées « intellectuels » a formulé une tribune pour appeler les candidats à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 à la COALITION. Dans la mouvance, certains ont acheté l’idée selon laquelle l’opposition camerounaise serait la plus « bête » du monde. Cela fait dire que les affaires du Cameroun sont toujours bizarres. Voici quelques pistes de compréhension :
Un déficit d’engagement
L’engagement citoyen et politique consiste à manifester activement son soutien à l’amélioration de la situation autour de NOUS. Au Cameroun, beaucoup de citoyens s’avèrent être des spectateurs de la chose qui les concerne. Les ordures ménagères peuvent joncher les rues des quartiers qu’il n’y aura personne pour débarrasser. Il faut que l’État vienne le faire. Un nid de poule peut tuer d’innombrables usagers que personne ne songera à y verser une brouette de terre. Il faut plutôt mobiliser son énergie et ses moyens pour aller s’asseoir sur un plateau de télévision et accuser l’État.
Les « intellectuels » Camerounais sont des donneurs de leçon. Ils s’érigent en juge. Ils se plaisent dans le rôle de ceux qui donnent de bons points et de mauvais points. Beaucoup se mettent au chaud quelque part à travers le monde et prennent leurs téléphones ou ordinateurs pour critiquer ceux qui travaillent sur le terrain à leur manière et avec les moyens qui sont les leurs. C’est trop facile, dira-t-on ! Il semble pour eux que tout le monde est INCOMPÉTENT au RDPC et que même le dernier des gamins voit ce que « l’opposition » n’arrive pas à voir.
En réalité, il s’agit d’un déficit d’engagement civique caractéristique des « intellectuels » camerounais. Dans une société engagée, les gens proposent leurs services pour améliorer les choses autour d’eux. Étant toutes et tous des cohéritiers, pourquoi ne pas se proposer de bien faire ce que l’on trouve que les autres font mal? Certains se comportent comme si être « intellectuel » ou « de la société civile » était une catégorie sociale exceptionnelle.
Bernard Njonga, de regrettée mémoire, était l’un des plus grands activistes camerounais remarqué dans la défense de l’agriculteur. Il était engagé. En 2014, il s’est posé la question que chaque « intellectuel » ou chaque « membre de la société civile » devrait se poser : « Le Ministre de l’Agriculture à qui je demande l’audience pour faire mon plaidoyer me dépasse en quoi? N’est-il pas un citoyen comme moi? » Bernard Njonga avait trouvé la réponse à sa question et je vous la donne: « Le Ministre de l’Agriculture me dépasse parce qu’il s’est engagé « .
La différence se trouve au niveau de l’engagement : certains ont franchi le pas de l’engagement politique. Beaucoup de personnes se faisant appeler « intellectuels » croient que la politique est un monde à part. Or, c’est une grosse erreur. Njonga avait compris que le « plaidoyer » n’était pas ce qui déterminait l’avenir de notre société. Il fallait détenir la « prise de décision » et c’est en politique que cela se passe.
Bernard Njonga avait passé 30 ans à faire le plaidoyer en vain. Il avait compris que s’il avait été « ministre de l’agriculture » pour une journée seulement, alors il aurait pris toutes les décisions qu’il avait passées sa vie à demander à un « Ministre ». Et donc, je vous pose la question : les gens qui sont en politique aujourd’hui vous dépassent en quoi? S’ils sont « bêtes », à votre goût, cela veut dire que cela reflète le niveau général de la société camerounaise en 2025.
Mieux, celles et ceux qui se disent « intellectuels » comprennent bien qu’ils ne dépassent en rien ceux qui sont en politique que ce soit sur le plan universitaire que sur le plan scientifique. Ceux qui ont décidé de rentrer au pays pour s’engager en politique auraient pu rester à l’étranger comme certains qui critiquent. Vous comprenez que la différence se trouve seulement au niveau de l’engagement. Alors, engagez-vous au lieu de vous borner à critiquer !
Fuite de responsabilité
On parle de fuite de responsabilité en référence à une situation d’insouciance où l’on ne remplit pas ses missions. Il s’agit ici des devoirs de citoyens. Certains conçoivent une société où les citoyens auraient uniquement des droits. Ils oublient que les citoyens ont aussi des devoirs. Et un de ces devoirs là, c’est le VOTE. Nous sommes au Cameroun dans un contexte politique où l’ennemi public numéro un s’appelle « ABSTENTION ».
Si Paul Biya avait encore été élu Président de la République en 2018, c’était parce que le taux d’abstention était plus élevé. C’est l’abstention qui gagne les élections au Cameroun. La majorité des personnes qui ont ras-le-bol ne partent pas voter. Elles cherchent le « messie » qui viendra les sauver. Elles fuient leur responsabilité.
Faire croire qu’il existe un seul pays au monde où il y aurait « l’opposition unique » est un mensonge et un acte de fuite de responsabilité. En effet, les faux-fuyants veulent une « coalition » pour ne pas avoir à exercer leurs responsabilités de CHOISIR. Ils veulent que l’on choisisse pour eux. Sinon, comment faire une fixation sur le nombre de candidats alors qu’ils ne sont que 12 ? Est-il si difficile de choisir entre 12 candidats dans une élection présidentielle à un tour? L’intolérance politique qui a pris le dessus ces dernières années pousse les Camerounais à rejeter la DIVERSITÉ. C’est un recul démocratique.
Tout cela relève de la méconnaissance de la chose politique. Les « intellectuels » Camerounais regardent la politique à la télé. Ils ont une méconnaissance des acteurs politiques et des intérêts en présence. Depuis 2018, aucune RECHERCHE n’a été initiée sur la dynamique politique au Cameroun. Cela veut dire que la qualité SCIENTIFIQUE de nos « intellectuels » est douteuse. Comment peut-on procéder à l’analyse sans avoir collecté les données ? Nous-autres, acteurs politiques, n’avons pas reçu un chercheur depuis 7 ans. Comment font-ils pour être des « spécialistes » de la politique camerounaise ?
Pourquoi ne sont-ils pas intéressés par les bilans politiques et les projets de société ? Parce que la logique politique en vigueur est identitaire et alimentaire. Le débat identitaire cristallise les attentions et ceux qui n’y participent pas sont considérés comme étant « morts ». Ainsi, le SDF est considéré comme étant un parti politique mort parce qu’il a quitté le champ identitaire. On ne l’entend plus, dit-on. Son bilan et son projet n’intéressent pas les « intellectuels ».
En 2025, les « intellectuels » disent en gros qu’il faut mettre sur pied l’axe Nord-Sud pour gagner les élections. Et puisque cette logique identitaire est plus importante à leurs yeux, ils sont prêts à sacrifier la morale en politique, l’éthique et l’idéologie. Au lieu de faire valoir à l’occasion de la campagne électorale la doctrine de l’Eglise, l’on observe que même les « intellectuels » de l’Eglise demande de choisir le « DIABLE » que de choisir le Président sortant. La dérive intellectuelle au Cameroun consiste à dévier vers l’émotionnel au moment même où il faut servir de GUIDE ou de REPÈRE à la société.
La logique est aussi alimentaire parce que beaucoup « d’intellectuels » camerounais défendent leurs gombos. Par exemple, lorsqu’on dit qu’il y a le gombo de la francafrique, ils sont présents. Pour le gombo de l’homosexualité, ils sont là. Maintenant, c’est le gombo des élections, ils sont là. Ils n’ont pas d’éthique; ils n’ont pas de goût; ils n’ont pas de limite. Le seul repère, c’est d’être du « bon côté ».
On se connaît au Cameroun! La mésinformation est le plus grand fléau observé sur l’espace public camerounais: des « intellectuels » diffusent expressément des informations fausses sur des personnalités en fonction de la dimension des enveloppes reçues. Certains sont même spécialisés dans le chantage. Il s’agit non seulement des faits de corruption, mais de graves dérives éthiques. Personnellement, j’ai publié une demi-douzaine de travaux scientifiques sur le vocabulaire de la manducation dans la politique camerounaise.
Le mécanisme est tellement bien huilé que le bandit est le premier à crier au voleur. Il lui suffit juste de travailler son réseau de followers passifs pour faire son commerce librement. Cela fait dire que c’est Paul Biya qui les sauve par son laisser-faire et parce que c’est lui qui en profite par la CONFUSION et l’inversion des valeurs générées.
On a réussi à faire passer un parti comme le SDF qui n’est jamais entré au gouvernement depuis 35 ans en ennemi public numéro un face aux partis qui ne sont sortis du gouvernement qu’après l’annonce de la convocation du corps électoral. Les fameux « intellectuels » valident le « pantouflage politique » ou encore ce que Michel Dobry appelle « la transaction collusive » qui est en cours au Cameroun.
Les choses ne sont donc pas aussi simples que cela. Au Cameroun, les « intellectuels » sont probablement de « grands spécialistes », c’est-à-dire de grands diplômés. Ils doivent franchir le cap de l’expertise. L’expertise consiste à conjuguer les éléments du contexte pour trouver une solution pertinente. La déroute de nos grands spécialistes, c’est de croire que la politique est logique et que les décisions politiques doivent être raisonnables.
Ils doivent encore collecter les données pour découvrir qui sont les acteurs politiques et quels les intérêts en présence. Ils doivent savoir que le plus important en politique n’est pas d’avoir raison. Le plus important est d’avoir le pouvoir de décision. Et on décide en fonction des intérêts en présence et du lobby dominant. Ce mécanisme de prise de décision n’est pas une seule réalité camerounaise. C’est universel.
En 2025, le lobby pro-camerounais est encore faible et il faut travailler à le renforcer à travers l’ENGAGEMENT. J’accuse les « intellectuels » camerounais à être des « gombistes » parce qu’ils ne sont pas dans des champs de bataille politique. Ils ne veulent pas comme NOUS-AUTRES offrir leurs services de façon bénévole à la cause publique. Ils vont là où on PAIE cher ou mieux, la où l’on mange en donnant des leçons à ceux qui sont engagés et qui travaillent.
Louis Marie Kakdeu , MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice Président National SDF »
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Modernisation des infrastructures de transport

Dans un contexte marqué par le désir de développement et de compétitivité de ses infrastructures, le Cameroun déploie une batterie d’actions visant à moderniser ses infrastructures routières, ferroviaires, urbaines et aéroportuaires.
A cet effet, s’est tenu les 24 et 25 juin 2026 un atelier de restitution des études de faisabilité respectivement de la création d’une Agence de régulation des Transports Terrestres (ARTT) et de l’élaboration de la Stratégie Logistique Nationale (SLN) et d’un plan d’action à l’horizon 2035.
Les travaux ont réuni Mbamome Nkendong Divine, Directeur des Transports Routiers (DTR), Claude Misse Ntone, Directeur des Transports Ferroviaires (DTF), une équipe du consultant Idea Consult International/TRT Studi Cameroun, ainsi que les représentants de plusieurs administrations partenaires et partenaires financiers tels que la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement.
Dans son discours d’ouverture, le DTR a invité les participants à accorder une attention particulière aux conclusions de ces études préliminaires dont les résultats devraient permettre d’orienter éfficacement la poursuite de ces projets. Au cours des échanges, les consultants ont fait des exposés exhaustifs des conclusions des travaux réalisés.
Il ressort de ces études que l’ARTT devrait être implantée à Yaoundé, avec un périmètre d’intervention initial centré sur le transport routier, avec une extension progressive de ses missions. La mise en place de cette structure nécéssiterait un investissement initial estimé à 260 millions de FCFA, couvrant notamment la mise en place du cadre institutionnel, l’aménagement et l’équipement des locaux, ainsi que l’acquisition du matériel informatique nécéssaire à son fonctionnement.
L’étude relative à la Stratégie Logistique Nationale du Cameroun (SLN) quant à elle fait une analyse des principales caractéristiques du système logistique camerounais retraçant les enjeux stratégiques, les défis à relever et les objectifs stratégiques et conclu donc à la proposition d’un plan d’action à 8 axes avec des investissements ferroviaires dominants dont les coûts seraient estimés à 40 milliards d’euros et la création d’un Conseil National de la Logistique avec un rôle de coordination interministérielle et d’arbitrage.
Au terme des travaux, le Directeur des Transports Routiers a salué la qualité des contributions et la richesse des échanges. Il a invité l’ensemble des parties prenantes à maintenir leur engagement afin de mener à bien les prochaines étapes de ces projets structurants pour l’avenir du secteur des transports terrestres au Cameroun.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Révélations sur les primes FIFA et le Mondial

Dans une récente sortie, le journaliste de sport explique comment une qualification pour la Coupe du monde peut financer une fédération pendant quatre ans.
Selon Martin Camus Mimb, l’enjeu de la qualification n’est pas que sportif. Chaque équipe qualifiée pour les huitièmes de finale, empoche 15 millions de dollars. Un vrai trésor de guerre pour les fédérations sportives en difficulté.
« L’ARGENT DU MONDIAL…
Chaque équipe qualifiée pour les huitièmes de finale, empoche 15 millions de dollars. L’enjeu de la qualification n’est pas que sportif. Les petites fédérations qui obtiennent une qualification pour le second tour, font les emplettes pour quatre ans. Un vrai trésor de guerre. Pour celles qui sont éliminées au premier tour, l’enveloppe n’est pas négligeable.
Du 17ème au 32ème, c’est 11 millions de dollars et du 32ème au 48ème, c’est 9 millions de dollars. Il faut y ajouter pour les 48 équipes qualifiées, la somme d’un milliard 500 millions de dollars, pour la logistique de déplacement. En clair, une équipe qui a disputé le mondial 2026, rentre avec un minimum de 10,5 millions de dollars. Personne ne rentre les mains vides. Au moins sur le Prize Money, la FIFA qui fait une augmentation à chaque édition, affirme son autorité. Un vrai trésor de guerre pour les fédérations sportives en difficulté. Le Mondial, c’est le Mondial ! », écrit Martin Camus Mimb.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Emmanuel Binyam: « Il n’y a pas que Maurice Kamto pour gérer le MRC mais en l’état actuel des choses … »

Maurice Kamto n’est pas la seule personne capable de gérer le Mouvement pour la renaissance du Cameroun. C’est ce qu’a défendu Pierre Emmanuel Binyam dans […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales3 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














