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quatre années d’attente pour un symbole qui tarde à sortir de terre

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quatre années d’attente pour un symbole qui tarde à sortir de terre
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Quatre ans après l’annonce de la fin imminente des travaux, le siège de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) demeure un chantier inachevé.

Présenté comme le vecteur de la modernisation et du renouveau du football national, le bâtiment peine à sortir de sa léthargie, malgré les assurances répétées des dirigeants en place. Sur le terrain, les finitions avancent à pas de tortue: enduits bitumeux appliqués au compte-gouttes, installations intérieures lentes, équipements techniques encore absents. Le chantier, censé refléter l’ambition du Cameroun sur le plan footballistique, se transforme peu à peu en illustration d’un immobilisme préoccupant.

Un symbole devenu épreuve de crédibilité

  • Promesse d’un renouveau: le projet est présenté comme le gage visible d’un football structuré, transparent et moderne. Le siège, autrefois unanimement perçu comme un investissement stratégique, est devenu le miroir de la capacité des institutions à tenir leurs engagements.
  • Leçon de réalité: les retards alimentent un sentiment de décalage entre les discours et les actes. Dans un contexte où les supporters et les acteurs du milieu réclament des comptes, le bâtiment inachevé incarne l’écart entre les ambitions affichées et les résultats tangibles.

Sur le terrain: une lente progression

  • Des finitions qui patinent: les travaux ne se lisent pas dans un élan spectaculaire mais dans une progression distante et progressive. Enduits appliqués au compte-gouttes, poussières de retard et petites avancées qui se comptent parfois en mois plutôt qu’en semaines.
  • Des installations internes en suspens: la préparation technique et les aménagements intérieurs peinent à se concrétiser, retardant l’ouverture officielle et la mise en service du siège.
  • Des équipements encore absents: sans systèmes complets, sans équipements opérationnels, le bâtiment demeure inactif et n’offre pas encore les environnements professionnels attendus pour les services de la fédération.

Un financement qui ne suffit pas à dissiper les doutes

  • Des moyens jugés suffisants sur le papier: les discours insistent sur des ressources disponibles et des mécanismes financiers censés accélérer les travaux.
  • La perception du manque de visibilité: malgré les apparences d’abondance, les autorités et responsables du projet sont interrogés sur la gestion, les délais et l’allocation budgétaire réelle. Le contraste entre les chiffres et la réalité sur le terrain alimente les critiques et les spéculations.

L’image publique: entre communicants et réalité

  • Visites médiatisées vs réalité du chantier: des apparitions orchestrées autour du bâtiment cherchent à projeter une image de progrès, mais elles peinent à convaincre les observateurs les plus attentifs. Les réseaux sociaux relatent des visites qui semblent davantage viser l’esthétique du progrès que la preuve d’un avancement concret.
  • Un symbole d’attente et de frustration: tant que le siège restera inoccupé, le sentiment d’immobilisme se renforcera, alimentant les discussions sur la gouvernance, la transparence et la priorisation des projets structurants.

Vers une livraison effective? Quels enjeux pour le football camerounais?

  • Crédibilité et confiance: la livraison du siège est devenue, pour nombre d’observateurs, un test de la capacité des institutions à tenir leurs engagements et à communiquer de manière transparente sur les obstacles rencontrés.
  • Effets multiplicateurs: une fois le bâtiment opérationnel, les retombées attendues toucheraient aussi l’administration, la gestion des compétitions, et la visibilité internationale du football camerounais.
  • Risque d’érosion sans action rapide: sans une avancée tangible et un calendrier clair, l’espoir des supporters peut céder face à la lassitude, laissant place au scepticisme persistant.

Conclusion: l’urgence de sortir du modo “chantier permanent”

Le siège de la Fecafoot, déjà quatrième année dans ce status quo, est devenu plus qu’un simple immeuble: il est devenu un symbole discuté. Entre promesses, reports et communications rétrospectives, la réalité du chantier mérite une accélération palpable et une responsabilisation claire. Le football camerounais, qui a connu des succès sur les terrains, a besoin d’un siège à la hauteur de ses ambitions: un outil fonctionnel, transparent et opérationnel, capable de soutenir durablement le renouveau qu’il prétend incarner. Le temps presse: il est peut-être enfin venu de transformer l’attente en réalité tangible, et le symbole en centre névralgique du football national.

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Renforcement de la production pharmaceutique

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Renforcement de la production pharmaceutique
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Le Cameroun a porté, ce 24 août 2026 à Addis-Abeba, sa vision du renforcement de la production locale de médicaments et de la régulation pharmaceutique. À l’occasion du Dialogue ministériel de haut niveau organisé en marge de la 76e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a présenté les avancées et les défis du secteur camerounais.

Depuis 2020, le nombre d’unités de production pharmaceutique au Cameroun est passé de 7 à 19, avec 239 références homologuées. Malgré cette progression, la production locale ne couvre encore qu’environ 15 % de la Liste nationale des médicaments essentiels et moins de 5 % des besoins de consommation.

Pour accélérer cette dynamique, le ministre a relevé plusieurs obstacles, notamment l’accès au financement, les difficultés d’approvisionnement énergétique et en matières premières, la concurrence des produits importés ainsi que les retards de paiement des commandes publiques.

Le gouvernement a engagé plusieurs mesures pour soutenir les producteurs locaux, parmi lesquelles l’exonération de certains droits et taxes sur les intrants et équipements, ainsi que des mécanismes de préférence accordés à la production nationale, sous réserve du respect des normes de qualité, de sécurité et d’efficacité.

Le Cameroun entend également renforcer la commande publique, finaliser sa stratégie nationale de développement de l’industrie pharmaceutique et développer des partenariats public-privé. Sur le plan réglementaire, le pays prévoit de renforcer les capacités de son autorité de régulation et étudie la faisabilité d’une Agence camerounaise du médicament.

À Addis-Abeba, le ministre a enfin appelé à une coopération régionale accrue pour favoriser l’émergence d’une industrie pharmaceutique africaine plus intégrée, capable de renforcer la souveraineté sanitaire du continent et de contribuer à la Couverture Santé Universelle.

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dès le 1er septembre, les téléphones non dédouanés seront coupés des réseaux

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dès le 1er septembre, les téléphones non dédouanés seront coupés des réseaux
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Dans un communiqué signé le 20 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, informe les propriétaires de téléphones non dédouanés ayant déjà reçu des messages d’alerte que la phase finale de la réforme de collecte des droits de douane entre en vigueur.

À compter du mardi 1ᵉʳ septembre 2026, tous les téléphones non dédouanés seront bloqués et n’auront plus accès aux réseaux MTN, Orange et Camtel. Sont concernés : les téléphones qui se connecteront pour la 1ʳᵉ fois à un réseau local après le 1ᵉʳ septembre ; Ceux connectés après le 1ᵉʳ avril 2026 et qui ont ignoré les messages d’alerte ; ceux activés de façon groupée avec la même SIM après le 1ᵉʳ avril et non utilisés en continu. Le ministre des Finances invite les concernés à se rapprocher d’urgence de tout bureau de douane.

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18e pays le plus prospère d’Afrique

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18e pays le plus prospère d’Afrique
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Indice global de prospérité (Legatum Prosperity Index 2026) : Au niveau mondial, le Cameroun se classe désormais 133ème sur 161 pays en raison de défis persistants liés aux infrastructures, à l’accès aux soins et à la gouvernance locale.

Le Cameroun se classe au 133e rang mondial selon le rapport du think tank britannique Legatum Institute. Ce score combine la richesse économique et le bien-être social (éducation, santé, gouvernance, sécurité). Au niveau régional (Afrique), le pays se maintient à la 18e place des nations les plus prospères du continent africain.

Le Cameroun reste le moteur économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, représentant plus de 40 % du PIB de la zone.

L’indice de prospérité s’appuie sur plusieurs piliers où le Cameroun montre des trajectoires contrastées, notamment, la croissance du PIB, l’économie camerounaise progresse sur le plan strictement nominal. Son PIB est projeté à environ 65 milliards de dollars, soutenu par le dynamisme du secteur tertiaire et ses exportations de matières premières (pétrole, gaz, cacao, bois).

Les gains économiques peinent à se traduire en bien-être quotidien pour la population. L’indice pointe des faiblesses persistantes liées à la cherté de la vie, au chômage des jeunes, ainsi qu’aux inégalités de revenus.

Les régions septentrionales et rurales restent particulièrement touchées par la pauvreté. Sur le plan du climat des affaires et gouvernance, des réformes restent attendues pour alléger la bureaucratie des petites entreprises et renforcer la transparence institutionnelle, des critères majeurs dans le calcul de la prospérité globale.

Aussi, les dernières projections du Fonds Monétaire International (FMI) placent le Cameroun au 14ème rang des puissances économiques africaines avec un PIB nominal de 65,14 milliards de dollars. Le pays consolide son statut de locomotive économique de la zone CEMAC. Sur le plan de la richesse individuelle, le Cameroun se situe autour de la 26ème place africaine avec un PIB par habitant d’environ 1 737 dollars à 2 125 dollars.

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