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Bouteilles en plastique : quand la pollution fait les affaires des récupérateurs

Le recyclage des bouteilles plastiques abandonné par les producteurs aux privés
Au Cameroun, la responsabilité des producteurs de bouteilles plastiques dans leur collecte et recyclage est de plus en plus reconnue et encadrée par la législation. C’est le cas avec le principe pollueur-payeur, principe clé de la politique environnementale, intégré dans la législation camerounaise depuis 1996. Les producteurs sont tenus d’élaborer des plans de gestion des déchets et de mettre en place des systèmes de collecte pour minimiser leur impact environnemental. Plusieurs initiatives, comme la Responsabilité Élargie des Producteurs (REP), visent à structurer ce secteur et à améliorer les taux de recyclage. La réglementation camerounaise impose donc aux producteurs d’emballages non biodégradables d’élaborer et de mettre en œuvre des plans de gestion de leurs déchets, incluant la collecte, le tri, le transport, et la valorisation. La loi prévoit la mise en place de systèmes de consigne pour faciliter la récupération des emballages en vue de leur recyclage.
QUELQUES INITIATIVES DE COLLECTE ET RECYCLAGE
Pourtant, le constat fait sur le terrain est presque le contraire. L’activité de ramassage et recyclage des bouteilles plastiques est abandonnée par les producteurs aux privés. Même si ces derniers en font de bonnes affaires, la responsabilité de cette activité incombe au premier chef aux entreprises productrices des bouteilles plastiques. Néanmoins, des entreprises comme la Société anonyme des Boissons du Cameroun (SABC) et Redplast sont impliquées dans la collecte et le recyclage des bouteilles plastiques, souvent avec le soutien d’ONG et d’autres partenaires. CFAO Retail, par exemple, a mis en place des points de collecte de déchets plastiques dans ses centres commerciaux, comme PlaYce à Yaoundé, pour encourager les citoyens à adopter des pratiques de recyclage. NAMé Recycling aussi collecte les déchets plastiques déposés dans les points de collecte et les transforme en pavés écologiques, créant ainsi des emplois et de la valeur ajoutée. Il y a également des organisations locales et internationales qui travaillent avec les producteurs pour améliorer la gestion des déchets plastiques et sensibiliser les populations.
PLUS DE 120 MILLIONS DE TONNES EN CIRCULATION
Mais, malgré toutes ces initiatives, la pollution liée aux déchets plastiques continue d’être un sérieux problème environnemental au Cameroun. Une situation à l’origine des inondations dans les villes comme Yaoundé et Douala. Selon le rapport national sur la situation des plastiques au Cameroun de 2023, en se basant sur les données de l’Institut National de la Statistique (INS), sur la période de 2015 à 2021, près de 121 millions et demi de tonnes de matériaux plastiques sont importés chaque année au Cameroun. Bref, la quantité moyenne de plastiques en circulation sur le territoire par année est de plus de 120 millions de tonnes l’année. Et seulement, environ 248 500 tonnes par an, soit 0,21%, selon les données collectées auprès du Minepded, sont collectées aux fins de revalorisation ou recyclage. Le reste, soit plus de 99% se retrouverait dans l’environnement une fois devenu déchets, (car aucun centre de collecte en vue d’une potentielle destruction rationnelle n’existe encore dans le Cameroun), où ils terminent leur course dans les écosystèmes terrestres, marins et dans des incinérations anarchiques.
Douala : ces collecteurs de bouteilles en plastique qui font tourner l’économie circulaire

Il est 12 h 06 ce 11 août 2025 à New Deido, dans le 1er arrondissement de Douala. Après une fine pluie, l’air reste lourd, saturé de poussière, de gaz d’échappement et d’odeurs de bac à ordures. Assis à même le trottoir, en face de la quincaillerie Quifeurou, Smith Ndoh, la trentaine révolue, souffle un instant. À ses pieds, quatre ballots de bouteilles plastiques compressées témoignent de sa matinée de travail. « Je me lève à six heures et je commence aussitôt à ramasser tout ce que je trouve dans le secteur », raconte-t-il, tee-shirt imbibé de sueur. Les caniveaux, les drains, les dépotoirs de quartier sont son terrain de chasse. Chaque bouteille ramassée est triée, stockée puis regroupée dans des points discrets. Autour de lui, quelques jeunes stagiaires, formés au tri et au ramassage, l’aident pour un franc symbolique. La cadence est soutenue par une pause à 13 h, reprise à 16 h, fin tardive selon la fatigue ou les trouvailles du jour.
UNE ÉCONOMIE DE SURVIE
En moyenne, Smith collecte près de 500 kilogrammes de bouteilles plastiques par jour. Ces déchets deviennent monnaie d’échange auprès d’Ecogreen, une société spécialisée dans la collecte et le recyclage, implantée depuis janvier 2023 dans la zone industrielle de Bonassama, à Douala IV. L’entreprise, qui s’étend sur plus de 45 000 m², ambitionne de nettoyer drains, fleuves et mangroves, et déploie un processus en cinq étapes qui sont constituées de la collecte, du transport, du tri, du recyclage et de la transformation. Dans cette chaîne, Smith est un maillon invisible mais indispensable. « Une tonne se vend environ 25 000 francs CFA », explique-t-il. Ses revenus oscillent entre 10 000 et 15 000 francs CFA par jour, voir plus selon la chance et l’effort. De quoi assurer ses besoins quotidiens et contribuer à quelques cotisations. « C’est difficile, mais ça permet de tenir », souffle-t-il.
LE COMBAT DU MATÉRIEL
L’activité, pourtant essentielle, reste précaire. « Ma première priorité, c’est qu’on ne retrouve plus ces déchets plastiques parmi nos ordures. Les déchets organiques se décomposent en un mois, mais le plastique prend 500 ans », insiste Smith. Chaque kilo ramassé est une bataille contre une pollution durable. Malgré son engagement quotidien, le collecteur de déchets fait face à un manque criant de moyens logistiques. Sans tricycle pour transporter les ballots, ni tenue adaptée à la rudesse du terrain, il travaille les mains nues, abîmées par l’effort, vêtu de vêtements usés qui ne protègent ni du danger ni des intempéries. « Si on avait du matériel, ce travail serait beaucoup plus facile », confie-t-il, résigné. En dépit des contraintes, il s’organise avec ingéniosité, négocie des points de stockage et maintient une relation constructive avec la mairie, dans l’espoir que les conditions s’améliorent.
UN SECTEUR INFORMEL, MAIS STRATÉGIQUE
Dans l’ombre des multinationales de l’eau embouteillée et des grandes marques de boissons, Smith et des centaines d’autres collecteurs alimentent les usines de récupération. Leur contribution est double, fournir la matière première du recyclage et désengorger les rues de Douala, souvent étouffées par des bouteilles qui bouchent les drains et aggravent les inondations. Invisible dans les statistiques officielles, ce secteur informel représente pourtant une réponse économique et écologique face à la prolifération des déchets plastiques. Dans une ville où chaque saison des pluies rappelle le coût des inondations, ces collecteurs deviennent, malgré eux, des acteurs de résilience urbaine. Smith le sait. En reprenant ses ballots d’un geste assuré, il s’apprête à repartir dans sa ronde. À Douala, le plastique est devenu une monnaie, et Smith, un survivant, un travailleur de l’ombre dont l’effort nourrit une économie verte encore balbutiante, mais vitale.
Marché de bouteille en plastique : la nouvelle manne de l’agroalimentaire

Le plastique est partout, et plus encore dans les bouteilles qui inondent les rayons des supermarchés, les kiosques de quartier et les rues du Cameroun. Derrière cette explosion de contenants en polyéthylène téréphtalate (PET) se cache une industrie en pleine effervescence, où producteurs, embouteilleurs et recycleurs se disputent une manne en croissance constante, mais au prix d’un lourd tribut environnemental. Plusieurs entreprises locales et internationales animent ce marché. La Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), Source du Pays ou encore BRASAF figurent parmi les grands consommateurs de bouteilles en plastique pour conditionner boissons et eaux minérales. Dans l’agroalimentaire, SCR Maya & Cie et Saagry SARL fabriquent des contenants pour huiles raffinées, tandis que Deeplast, Noble Plastic et Nova Plast approvisionnent le marché en emballages divers. En 2023, Mit Chimie, société d’ingénierie implantée à Douala, a injecté près de 7 milliards de Fcfa dans la mise en service d’une unité de production de grande envergure. Le but était de fabriquer chaque année 250 millions de préformes et 300 millions de bouchons, répondant ainsi à une demande en constante progression. Ce pari industriel, ambitieux et stratégique, illustre la vitalité d’un secteur en pleine mutation au Cameroun, porté par les dynamiques de consommation et les enjeux de recyclage.
UNE MANNE ÉCONOMIQUE QUI S’ÉTEND AU MARCHÉ DE L’EAU
L’eau en bouteille est l’un des principaux moteurs de cette industrie. La Société des Eaux Minérales du Cameroun (SEMC), avec sa marque emblématique Source Tangui, doit désormais partager le marché avec des concurrents agressifs comme Source du Pays, qui a fortement accru sa part au cours des dernières années. Même Camwater, entreprise publique en charge de la distribution de l’eau potable, a annoncé son entrée prochaine dans la production d’eau embouteillée, bouleversant les équilibres existants. Selon le cabinet Nielsen, le marché camerounais de l’eau minérale a bondi de 46,4 % en 2018, atteignant 320 millions de litres. Une tendance qui se poursuit, alimentée par la méfiance des ménages envers l’eau du robinet et la montée des préoccupations sanitaires.
LE REVERS DE LA MÉDAILLE : UNE MONTAGNE DE DÉCHETS PLASTIQUES
Cette effervescence a cependant un coût. Le Cameroun produit chaque année environ 800 000 à 1 million de tonnes de déchets plastiques, contre 600 000 tonnes il y a encore quelques années, selon les données officielles. Rien qu’en bouteilles, cela représente des centaines de millions d’unités qui finissent trop souvent dans les rues, les drains ou les cours d’eau. Abandonnées dans les rues, les bouteilles en plastique deviennent un fléau urbain. Elles obstruent les conduites d’eau, aggravent les risques d’inondation et créent un terrain propice à la prolifération de maladies hydriques. Ce cocktail de nuisances illustre les conséquences d’une gestion défaillante des déchets, avec des répercussions directes sur la santé publique et l’environnement.
RECYCLAGE : UN SECTEUR ENCORE BALBUTIANT
Face à cette urgence écologique, quelques initiatives tentent de fermer la boucle. Namé Recycling, leader du secteur, affirme avoir collecté et recyclé 9 000 tonnes de déchets plastiques en 2023, soit environ 250 millions de bouteilles. « Le plastique brut est transformé en flocons et en sangles PET, qui sont ensuite revendus comme matières premières sur les marchés local et international », explique l’entreprise. Si ces efforts sont notables, ils restent marginaux au regard du volume global de déchets produits. L’industrie du recyclage peine encore à suivre le rythme de la consommation et à s’imposer comme un maillon incontournable de la chaîne.
ENTRE CROISSANCE ET URGENCE ENVIRONNEMENTALE
Le marché des bouteilles en plastique au Cameroun illustre les paradoxes d’une économie en développement. D’un côté, une demande en forte expansion portée par la consommation d’eau et de boissons industrielles ; de l’autre, une pression environnementale croissante, avec des déchets qui asphyxient villes et rivières. L’avenir de cette filière dépendra autant de la capacité des industriels à innover et investir que de celle des pouvoirs publics à encadrer la production et encourager le recyclage. Dans un pays où l’eau embouteillée est devenue une nécessité quotidienne, la question n’est plus de savoir si le marché des bouteilles va croître, mais comment il pourra le faire sans étouffer son environnement.
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Rhône : à 108 ans, une femme victime d’un cambriolage à Villeurbanne

Une femme de 108 ans a été retrouvée en état de choc et partiellement dénudée à son domicile de Villeurbanne, dans le Rhône. Une enquête a été ouverte pour vol par effraction et agression sexuelle après la découverte de la centenaire par son auxiliaire de vie.
Une centenaire retrouvée en état de choc
Les faits se sont produits vendredi 7 août, à Villeurbanne, près de Lyon. Aux alentours de 10h30, l’auxiliaire de vie de la victime s’est présentée à son domicile pour effectuer des soins.
Sur place, elle a découvert la femme de 108 ans sur son canapé, partiellement dénudée et visiblement très choquée. Face à cette situation, les secours ont rapidement été alertés.
La centenaire a été conduite à l’hôpital afin d’y subir des examens médicaux et différentes analyses. Son état a également conduit les autorités à envisager la possibilité d’une agression sexuelle.
« Une enquête pour vol par effraction et agression sexuelle, compte tenu de son état de nudité au moment de sa découverte, est diligentée par le parquet de Lyon », a indiqué le ministère public au Figaro.
À ce stade, les enquêteurs doivent encore établir précisément ce qui s’est passé dans le logement.
Une fenêtre forcée et des parfums volés
Les premières constatations orientent les investigations vers un cambriolage. Plusieurs individus auraient pénétré dans l’appartement après avoir forcé une fenêtre située dans la cuisine.
Une fois à l’intérieur, les suspects auraient fouillé plusieurs pièces du domicile. Des bouteilles de parfum auraient notamment été dérobées.
Reste désormais à déterminer si la victime a été directement confrontée aux cambrioleurs et dans quelles circonstances elle s’est retrouvée dans cet état. La qualification d’agression sexuelle fait justement partie des investigations ouvertes par le parquet de Lyon.
Les enquêteurs devront notamment exploiter les éventuelles traces laissées dans le logement et tenter d’identifier les personnes susceptibles d’avoir participé aux faits. L’enquête se poursuit.
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Une jeune fille de 20 ans droguée en discothèque puis violée dans un hôtel

Dans le cadre de l’enquête sur le viol à Plaisir, deux suspects ont été interpellés la semaine dernière.
Dans la nuit du 24 au 25 juillet, une jeune fille de 20 ans s’était rendue avec trois amies à la discothèque «Le Loft Metropolis» à Rungis, dans le Val-de-Marne.
A l’intérieur de la boite de nuit, elles avaient été rejointes par quatre copains.
Après avoir consommé deux verres, la jeune femme a regagné la piste de danse puis, après, c’est le trou noir.
Elle se réveillera à 5h du matin nue, allongée aux côtés d’un inconnu, dans le lit d’une chambre de l’hôtel «Campanile» à Plaisir, dans les Yvelines.
Elle souffrait de douleurs vaginales et se souvenait avoir été contrainte de pratiquer une fellation à cet individu.
Terrifiée, la victime a quitté immédiatement l’établissement, a commandé un Uber, avant de porter plainte.
Les deux suspects ont été placés en garde à vue. Abdessatar A., déjà connu des services de police et sous OQTF, a nié les faits malgré les preuves.
Car son ADN a été retrouvé sur les vêtements de la victime et dans des prélèvements gynécologiques réalisés sur elle. Cet homme de 32 ans a été placé en détention provisoire.
Son complice Yassine T., a avoué avoir transporté la victime dans son véhicule et trouvé une chambre d’hôtel à son comparse pour que ce dernier ait des relations sexuelles avec elle.
Ce jeune homme de 27 ans, également connu des services de police, a été libéré sous contrôle judiciaire.
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Vidéo,une jeune femme de 20 ans commande une course en Uber et le chauffeur retire son caleçon pour..

Une course en VTC qui devait simplement lui permettre de rentrer chez elle a pris une tournure dramatique. À Caen, une jeune femme de 20 ans affirme avoir été violée par le chauffeur qui venait de la déposer à son domicile.
Une soirée qui vire au cauchemar à Caen
Les faits se seraient produits dans la nuit du 15 au 16 juillet 2026, à Caen, dans le Calvados.
Âgée de 20 ans, la jeune femme venait de passer la soirée avec sa petite amie. Au moment de rentrer, elle décide de prendre seule un Uber pour rejoindre son domicile.
Le trajet se déroule normalement. Le chauffeur la dépose finalement devant chez elle. Rien ne laisse alors penser que la soirée va prendre une tout autre tournure.
Quelques instants plus tard, le conducteur aurait repris contact avec elle. Il lui aurait proposé de revenir dans le véhicule pour fumer une cigarette avec lui.
La jeune femme, qui l’avait trouvé cordial pendant le trajet, accepte.
Le chauffeur VTC aurait agressé la jeune femme
Une fois installée de nouveau sur le siège passager, la situation aurait rapidement dégénéré.
Selon les éléments rapportés dans cette affaire, le chauffeur, âgé de 53 ans, se serait jeté sur la jeune femme avant de la violer.
Une scène particulièrement traumatisante pour la victime, qui venait pourtant de rentrer chez elle après une soirée ordinaire. Pourquoi serait-elle remontée dans le véhicule ? Elle aurait simplement accepté une proposition qu’elle ne pensait pas dangereuse.
Quelques heures après les faits présumés, la jeune femme s’est rendue auprès des autorités pour déposer plainte.
Le suspect placé en détention provisoire
Une enquête a rapidement été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances de cette agression présumée.
Le chauffeur, identifié comme Abdelwahab Amari, a été interpellé puis placé en garde à vue. D’après les informations rapportées, cet homme, père de trois enfants, n’était jusqu’alors pas connu des services de police.
Fin juillet 2026, il a été mis en examen pour viol et placé en détention provisoire.
Cette mise en examen ne signifie toutefois pas qu’il a été reconnu coupable. En France, toute personne mise en cause reste présumée innocente tant qu’une décision de justice définitive n’a pas établi sa culpabilité.
Sa demande de remise en liberté refusée
L’affaire connaît un nouveau développement quelques jours plus tard.
Le mardi 4 août 2026, la demande de remise en liberté formulée par le suspect a été refusée. Il reste donc détenu dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.
L’enquête devra désormais permettre de préciser les circonstances exactes de cette nuit et d’établir les responsabilités de chacun. Les investigations se poursuivent sous l’autorité de la justice.
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