Actualités locales
nous devons recentrer le débat politique sur la justice sociale

D’après le politologue Vincent Sosthène Fouda, chaque citoyen camerounais, sans exception, a une dette à réclamer. Une dette morale, sociale, économique.
Dans une récente tribune, Vincent Sosthène Fouda dénonce l’absence de la justice face aux fléaux sociaux. « La justice est absente, ou pire, complice. Et pourtant, justice sociale et libertés sont intimement liées. Il ne peut y avoir de liberté réelle sans équité, sans réparation, sans reconnaissance des torts subis », dénonce-t-il.
« Justice sociale et liberté : l’urgence d’un réveil citoyen
Depuis plus de soixante ans, les Camerounais ont été méthodiquement dépossédés de leur dignité, de leurs droits, et de leur avenir. Ce n’est pas l’État en tant qu’institution qui est à blâmer, mais les hommes qui l’incarnent et qui, génération après génération, ont choisi de spolier le peuple plutôt que de le servir. Le résultat est tragique : une société zombifiée, incapable de discerner ce qui est bon pour elle, anesthésiée par la peur et la résignation.
Chaque citoyen camerounais, sans exception, a une dette à réclamer. Une dette morale, sociale, économique. Le foncier est devenu un champ de bataille où les plus faibles sont expropriés sans recours. Des familles entières sont jetées hors de leurs maisons, des entreprises ferment sans indemnisation, et les fonds destinés aux employés sont détournés par une minorité prédatrice. Lors de catastrophes nationales, comme les accidents aériens, on découvre que les indemnisations ont été accaparées par quelques individus, laissant les familles endeuillées dans le silence et la misère.
Le crime organisé prospère dans l’impunité. Les assassinats non élucidés sont devenus monnaie courante. La justice est absente, ou pire, complice. Et pourtant, justice sociale et libertés sont intimement liées. Il ne peut y avoir de liberté réelle sans équité, sans réparation, sans reconnaissance des torts subis.
Nous devons recentrer le débat politique sur la justice sociale. Ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité vitale. C’est le socle sur lequel nous pourrons reconstruire une société digne, consciente et debout.
Car comme l’a si bien dit Steve Biko :
« Un individu conscient et debout est plus dangereux pour l’ordre établi que dix mille personnes inconscientes et dans la peur. »
Et Nelson Mandela nous rappelle :
« Le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre. »
« Que vos choix reflètent vos espoirs et non vos peurs. »
« Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »
Le combat pour la liberté est rude, et l’oppresseur en définit souvent les règles. Mais nous n’avons plus le luxe de l’attente. Il est temps de nous lever, de parler, d’agir. Il est temps de faire de la justice sociale le cœur battant de notre projet national.
Alors voyez-vous ? Nous prendrons toutes nos responsabilités pour la presidentiellevdu 12 octobre 2025. Et vous?
Vincent-Sosthène FOUDA
Président du Mouvement Camerounais pour la Social-Démocratie (MCPSD) »
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Travaux d’entretien sur la Route Nationale 1 à Bertoua

Les travaux d’entretien confortatif de la Route Nationale 1 se poursuivent à Bertoua. Le 22 août 2026, l’entreprise ENTREBATT SARL a engagé le traitement des nids-de-poule isolés sur la section urbaine, avant un redéploiement de ses équipes vers l’axe Gado-Badzéré–Garoua-Boulaï, où les dégradations sont plus importantes.
Sur la section comprise entre le PK 1+200 et le PK 05 à Bertoua, deux équipes d’ENTREBATT SARL sont mobilisées pour résorber les dégradations ponctuelles de la chaussée. L’intervention vise notamment les nids-de-poule et les zones présentant des dégradations en bandes.
La méthode mise en œuvre comprend plusieurs étapes : sciage de la chaussée endommagée, décaissement des parties dégradées, rechargement à la grave concassée 0/31,5, puis application du béton bitumineux. Cette technique doit permettre de restaurer localement la structure et la surface de roulement.
Une fois les travaux achevés sur cette section urbaine, les équipes seront redéployées en rase campagne, sur la section Gado-Badzéré–Garoua-Boulaï. Les interventions y seront davantage concentrées, compte tenu de l’ampleur plus importante des dégradations constatées sur cet axe de la Nationale 1.
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Actualités locales
Une mère ligotée par son mari jaloux

Oscar T., commerçant de 54 ans, s’est irrité samedi de ce que Dorcas reçoive seule de l’argent de leurs rejetons, aujourd’hui à l’étranger grâce à lui, relate Alliance Nyobia de Cameroon Tribune
Lire ici son texte :
Dorcas T., 44 ans, ménagère, a été secourue dimanche par une équipe des Esir (police). La dame était sur son lit, en sueur et en pleurs, ligotée comme un saucisson sec. La scène se passe au quartier Nkomba à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala IV.
Selon les informations obtenues par CT, tout part d’un problème d’argent au sein de ce couple dont le premier enfant naît quand Dorcas a à peine 18 ans. Après ce garçon, Oscar et son épouse en ont eu deux autres. Deux vivent et travaillent en Europe, la dernière finit ses études de médecine en Afrique du Sud, et gagne déjà des sous grâce à des jobs.
Mercredi dernier, un papier attire l’attention d’Oscar dans sa chambre : un bordereau de réception d’argent. Cinq mille euros (environ 3 277 000 F) envoyés d’Europe par un des enfants. Oscar est étonné. Dorcas ne lui en a rien dit. Sa curiosité piquée, il fouille le sac sur lequel il a trouvé le bordereau. Bingo ! Il en contient beaucoup d’autres. Le commerçant constate que son épouse reçoit de l’argent de leurs enfants – on ignore depuis quand. L’homme se fait une copie des documents.
Deux jours plus tard, il demande de l’argent à sa femme pour un voyage d’affaires à l’Est. Cinq cent mille F. « Je vais prendre où ? », dit Dorcas, qui assure qu’elle n’a que le reste d’argent de ration. « Sauf si tu veux que je te donne ça, et on reste sans manger », ajoute-t-elle.
Le lendemain samedi, Oscar remet ça : « Pourquoi tu ne me donnes pas l’argent ? ». Dorcas persiste : elle n’en a pas. « Sauf si je vais emprunter à notre réunion », dit la dame, en référence à l’association F2, soit « Femmes fidèles », dont elle est membre. Oscar ne dit rien.
En soirée le même samedi, il tente une dernière fois sa chance. Là, Dorcas s’irrite : « Tu commences à me déranger ! » Oscar fait son sac et attend l’heure pour son voyage de nuit. La dame dira plus tard à la police avoir le sommeil lourd. Elle n’a donc rien senti… Réveillée en pleine nuit, elle amorce un mouvement qu’elle sent entravé. Puis réalise la situation : elle est pieds et poings liés. Avec le genre d’élastique servant à fixer les bagages sur une moto. La dame appelle René, le neveu qu’elle héberge. Mais apparemment, le sommeil lourd est de famille. Dorcas se met alors à crier dans la nuit.
Lucien, un voisin, réveillé par les cris, appelle Oscar vers 4 h. Apprenant que ce dernier est en déplacement, il conclut : « On est en train d’agresser ta femme ». Réponse : « Elle n’est pas agressée, c’est une punition ». À son tour, Marguerite, épouse de Lucien, est réveillée. Elle appelle sa voisine. Dorcas voit l’appel, et hurle : « Je suis ligotée ! Je ne peux pas décrocher ! ». Marguerite, en service aux Affaires sociales, appelle la police.
La patrouille arrive, enfonce la porte centrale, ce qui réveille enfin René. Dorcas est hydratée, puis conduite dans une formation sanitaire. Joint au téléphone par l’inspecteur, Oscar ne nie rien. Et se dit scandalisé que les enfants pour lesquels il s’est battu n’envoient de l’argent qu’à leur mère, qu’il a par ailleurs accusée de « manger » cet argent « avec quelqu’un d’autre », sans toutefois prouver cette accusation contre une membre de l’association F2. Oscar est attendu mercredi à Douala.
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un collectif appelle à démanteler le réseau de recrutements de Camerounais envoyés combattre en Ukraine

Des acteurs de la société civile camerounaise ont lancé lundi à Yaoundé le mouvement « Ramenez Nos Fils Et Nos Frères » pour dénoncer le recrutement présumé de jeunes Camerounais envoyés combattre aux côtés des forces russes en Ukraine et demander des réponses sur le sort de plusieurs d’entre eux.
Le collectif affirme être en contact avec une dizaine de familles dont les proches auraient été recrutés, parfois sur la base de promesses d’emploi, de formation ou de rémunération, avant d’être envoyés sur le front russo-ukrainien.
« Certaines sont sans nouvelles de leurs proches depuis des mois. D’autres ont appris leur décès (…) sans informations précises sur les circonstances de la mort ni sur le rapatriement des dépouilles », affirme le mouvement dans un communiqué transmis à la presse.
Les témoignages recueillis par le collectif soulèvent, selon ses promoteurs, des interrogations sur les conditions de recrutement et le niveau d’information des personnes concernées sur la nature des engagements proposés et les risques liés à leur participation au conflit.
« Notre démarche vise à attirer l’attention de l’opinion publique sur un phénomène préoccupant et encore insuffisamment documenté », a déclaré Yannick Elessa, juriste et cofondateur du mouvement. Il appelle les pouvoirs publics à « exercer pleinement leur mission de protection de la jeunesse ».
Le collectif dit vouloir documenter les cas signalés, identifier les éventuelles responsabilités et prévenir de nouveaux recrutements qu’il qualifie de frauduleux. Il demande également un accompagnement des familles ainsi que le rapatriement des dépouilles des Camerounais décédés.
« Nous sommes déjà en contact avec une dizaine de familles éprouvées qui souhaitent s’organiser et obtenir des réponses », a indiqué Paul Silver Yede, autre cofondateur du mouvement.
Le phénomène du recrutement d’étrangers pour combattre aux côtés des forces russes en Ukraine a fait l’objet de plusieurs signalements internationaux. Les circonstances précises dans lesquelles des Camerounais auraient été recrutés et envoyés sur le front, ainsi que leur nombre, restent toutefois à établir.
Créé en août 2026, le mouvement « Ramenez Nos Fils Et Nos Frères » entend notamment obtenir des informations sur les personnes portées disparues ou décédées, accompagner leurs familles et plaider pour le démantèlement des réseaux de recrutement opérant, selon lui, depuis le Cameroun.
Le collectif appelle enfin les autorités camerounaises à enquêter sur ces recrutements et à prendre des mesures afin d’éviter que d’autres jeunes ne soient exposés au conflit en Ukraine.
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