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le lancement de la campagne de Bello Bouba Maïgari prévu à Ngaoundéré

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le lancement de la campagne de Bello Bouba Maïgari prévu à Ngaoundéré
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La campagne électorale de Bello Bouba Maïgari, candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, sera lancée à Ngaoundéré le vendredi 22 août 2025 à 14 heures.

L’information est contenue dans une note du secrétaire général de l’UNDP, Pierre Flambeau Ngayap, adressée au présidents de fédération départementale et élus de la « région de la Vina ».

« A cet effet, le Président national Candidat demande à tous les présidents de fédération départementale de l’Adamaoua, au Président du Conseil régional de l’Adamaoua et aux membres du Bureau dudit Conseil, au Maire de la Ville de Ngaoundéré et ses adjoints, à tous les Maires UNDP des communes de la Région et leurs adjoints, de mobiliser le maximum de militants de la Région pour les transporter à Ngaoundéré le 22 août 2025 afin que le meeting de lancement de la campagne électorale de notre Candidat soit la plus grande démonstration de force jamais vue au Cameroun », peut-on lire.

Face à la presse le vendredi 8 août 2025, Bello Bouba Maigari a étalé sa vision pour le Cameroun. L’ancien ministre du gouvernement de Joseph Dion Ngute a décliné les grands axes de son programme de campagne. Parmi ses priorités, le rapatriement de la dépouille d’Ahmadou Ahidjo, premier président du Cameroun indépendant, inhumé à Dakar au Sénégal.

Par ailleurs, le leader de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) promet de révision la constitution camerounaise. Le but est de ramener la durée du mandat présidentiel à cinq (5) ans renouvelable une seule fois, avec un scrutin à deux tours. Bello Bouba Maigari ne compte pas s’en arrêter là. Il souhaite aussi modifier le code électoral et organiser un référendum sur la forme de l’Etat du Cameroun.

La garantie des libertés individuelles et collectives, la création des emplois, la modernisation des infrastructures et un redressement économique ambitieux pour relancer la croissance sont aussi au menu de son programme gouvernemental.

Bello Bouba MaïgariBello Bouba Maïgari

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Dette publique : le Cameroun prépare un prêt à composante ESG de 400 milliards de FCFA

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Dette publique : le Cameroun prépare un prêt à composante ESG de 400 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun envisage de contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions de dollars, soit environ 400 milliards de FCFA, avec l’appui de plusieurs partenaires financiers internationaux. Cette opération, encore en préparation, doit compléter les 474 milliards de FCFA déjà mobilisés par l’État sur les marchés extérieurs en 2026.

L’annonce figure dans laConjoncture mensuelle de la dette publique du Camerounde juin 2026, publiée le 27 juillet par la Caisse autonome d’amortissement (CAA). Le document indique que le gouvernement« entend contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions USD ».

La CAA ne précise toutefois ni la maturité, ni le différé de remboursement, ni le taux d’intérêt envisagé. Les mentions d’une durée de quinze ans, d’une période de grâce de cinq ans et de conditions financières « compétitives » ne sont donc pas étayées par le rapport publié.

Une enveloppe équivalente à 12,5 % du besoin de financement de 2026

La loi de finances 2026 évalue le besoin global de financement du Cameroun à 3 197 milliards de FCFA, soit environ 8,8 % du produit intérieur brut. Près de 67 % de ce besoin doivent être couverts par des ressources extérieures.

À lui seul, le prêt ESG envisagé représenterait environ 12,5 % de ce besoin annuel. Il viendrait s’ajouter aux 474 milliards de FCFA mobilisés au premier trimestre 2026 dans le cadre d’un placement privé réalisé sur le marché international.

Le recours à cette nouvelle enveloppe intervient alors que la remontée des rendements internationaux conduit les autorités à recommander un« séquencement prudent »de la composante extérieure du programme d’emprunt. Le gouvernement cherche ainsi à éviter une concentration excessive des levées de fonds classiques dans un environnement de marché encore coûteux.

La CAA présente l’opération ESG comme un moyen de diversifier les sources de financement, de réduire le coût de l’endettement et d’améliorer l’accès du pays aux financements durables. Le montage devrait notamment s’appuyer sur des mécanismes de garantie et de partage des risques avec les partenaires financiers internationaux.

Des projets et des indicateurs encore inconnus

Le rapport ne fournit cependant aucune indication sur les partenaires approchés, la devise définitive du prêt, son calendrier de mobilisation ou la nature des mécanismes de garantie envisagés.

Il ne précise pas davantage les projets qui seront financés, ni la répartition de l’enveloppe entre les composantes environnementale, sociale et de gouvernance. Aucun cadre d’éligibilité, indicateur d’impact ou dispositif de reporting n’est présenté.

Cette absence de détails empêche, à ce stade, de déterminer si l’opération prendra la forme d’un financement affecté à des dépenses précisément identifiées ou d’un prêt général dont les conditions seraient liées à des engagements ESG pris par l’État.

L’appellation retenue par la CAA — « prêt à composante ESG » — invite d’ailleurs à la prudence. Le document ne permet pas encore de qualifier l’opération d’obligation verte, de prêt vert ou de financement durable au sens strict.

Une dette extérieure déjà dominante

À fin juin 2026, la dette publique du Cameroun s’établit à 15 607 milliards de FCFA, soit 44,2 % du PIB. La dette directement contractée par l’administration centrale représente 14 659 milliards de FCFA, dont 64,5 % proviennent de financements extérieurs.

Le futur prêt représenterait environ 2,6 % de l’encours actuel de la dette publique, en supposant sa mobilisation intégrale. Son impact réel dépendra toutefois de son calendrier de décaissement et de l’utilisation qui sera faite des ressources.

La question du coût demeure également centrale. Selon la CAA, le portefeuille actuel de la dette publique affiche un taux d’intérêt moyen pondéré de 2,8 % et une maturité moyenne de 6,9 ans. La dette extérieure présente une maturité moyenne de 7,3 ans.

Pour apporter un avantage financier au Cameroun, le nouveau montage devra donc proposer des conditions suffisamment favorables par rapport aux financements commerciaux classiques, notamment au placement privé de 474 milliards de FCFA réalisé en début d’année.

À ce stade, l’opération constitue davantage une intention de financement qu’un emprunt finalisé. Sa portée dépendra du coût définitif, de la maturité, des garanties mobilisées et, surtout, de la publication d’un cadre précisant les projets éligibles ainsi que les résultats environnementaux et sociaux attendus.

Amina Malloum

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