Serge Mpele Onana prend la défense de Samuel Eto’o et dénonce les critiques visant le président de la Fecafoot après l’échec des Lions Indomptables.
Samuel Eto’o défendu par Serge Mpele Onana : « Respectons nos icônes »
Pourquoi Samuel Eto’o continue-t-il de diviser autant l’opinion publique au Cameroun ? Alors que les critiques se multiplient contre le président de la Fecafoot après la non-qualification des Lions Indomptables pour la Coupe du monde 2026, certaines voix refusent de rejoindre le concert des reproches.
Invité sur le plateau de l’émission Les Libres Penseurs diffusée sur Dash Media, Serge Mpele Onana a pris la parole pour défendre l’ancien capitaine des Lions Indomptables et dénoncer ce qu’il considère comme un manque de reconnaissance envers une légende du football africain.
Serge Mpele Onana monte au créneau pour Samuel Eto’o
Les critiques visant Samuel Eto’o ne faiblissent pas depuis l’élimination du Cameroun dans la course au Mondial 2026. Gestion de la Fédération camerounaise de football, tensions institutionnelles, résultats sportifs décevants : le président de la Fecafoot se retrouve régulièrement au centre des débats.
Face à cette situation, Serge Mpele Onana, militant du RDPC, estime que le traitement réservé à l’ancien buteur du FC Barcelone dépasse largement le cadre sportif.
Sur le plateau de Dash Media, il a regretté le manque de considération accordé aux grandes figures nationales.
« Ce n’est qu’au Cameroun qu’on peut marcher sur nos icônes mais il faut voir la place qui leur est réservée ailleurs ».
Cette déclaration résume l’idée qu’il défend : les accomplissements de Samuel Eto’o devraient, selon lui, lui valoir davantage de respect dans l’espace public.
Un parcours international mis en avant
Pour Serge Mpele Onana, l’expérience de Samuel Eto’o ne se limite pas à sa carrière de joueur. Son parcours dans les plus grands championnats européens et ses relations dans le monde du football constituent un véritable capital d’expérience.
Il affirme :
« Pour avoir beaucoup voyagé on peut avoir beaucoup appris. Donc, déjà, le palmarès de Samuel Eto’o lui donne une certaine posture en termes d’expérience managériale dans diverses fédérations de football à travers le monde et son élection en 2021 comme président de la Fécafoot témoigne également du cerveau que ce valeureux citoyen est. »
L’argument n’est pas nouveau. Depuis son arrivée à la tête de la Fecafoot en décembre 2021, ses partisans soulignent régulièrement que la gestion du football ne dépend pas uniquement des diplômes ou d’un parcours administratif classique.
À leurs yeux, l’expérience du terrain, les réseaux internationaux et la connaissance des rouages du football mondial représentent aussi des atouts.
Une élection présentée comme un exploit
Serge Mpele Onana insiste également sur la difficulté qu’a représentée l’accession de Samuel Eto’o à la présidence de la Fédération.
Dans son intervention, il rappelle le contexte particulier qui entourait cette élection.
« Parce qu’être élu à la fédération camerounaise de football, on sait ce que ça représentait avant qu’il ne relève cet exploit là. Donc, nous trouvons que ce n’est pas respectueux de penser que pour gérer le football il faut aller s’asseoir forcément quelque part. On apprend également et on grandit à travers l’expérience et à travers toutes les différentes fédérations auxquelles il a été impliqué directement ou indirectement et qui lui attribuent un respect inégalable. »
À y regarder de plus près, cette défense repose sur une idée simple : la légitimité d’un dirigeant ne s’obtient pas uniquement dans les amphithéâtres ou les écoles de management. L’expérience accumulée durant une carrière internationale peut également constituer une école.
Beaucoup d’anciens sportifs devenus dirigeants invoquent d’ailleurs ce même argument.
« Respecter nos icônes »
Le militant du RDPC va plus loin en dénonçant ce qu’il considère comme une tendance nationale à dévaloriser les grandes figures camerounaises.
Il déclare :
« Ce n’est qu’au Cameroun qu’on peut marcher sur nos icônes mais il faut voir la place qui leur est réservée ailleurs. Nous voulons faire cette mise au point pour dire que, sachons respecter nos icônes et sachons les mettre en valeur plutôt que de les dénigrer (…) »
Cette sortie intervient dans un contexte particulièrement tendu autour de la Fecafoot. Les débats sur la gouvernance du football camerounais occupent régulièrement l’espace médiatique, entre conflits institutionnels, résultats sportifs et divergences sur la gestion des sélections nationales.
Ce qui frappe surtout, c’est que Samuel Eto’o suscite rarement l’indifférence. Ses soutiens évoquent son immense carrière et sa notoriété internationale. Ses détracteurs mettent en avant les difficultés rencontrées depuis son arrivée à la tête de la fédération.
La question du sélectionneur toujours au centre des débats
Serge Mpele Onana a également abordé la relation compliquée entre la Fecafoot et l’encadrement technique des Lions Indomptables.
Selon lui, le président de la fédération n’a pas bénéficié de la liberté nécessaire dans la gestion de l’équipe nationale.
« On lui a imposé un entraîneur qui a refusé de collaborer avec lui, qu’est-ce que vous vouliez qu’il fasse ? »
Cette déclaration renvoie directement aux tensions apparues entre certaines autorités sportives et la fédération autour de la nomination du sélectionneur national. Un dossier qui continue d’alimenter les discussions au sein du football camerounais, alors que les responsabilités liées à la non-qualification pour la Coupe du monde 2026 demeurent au cœur des débats.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR footcameroun.com
Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici