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La gouvernance spectrale à l’épreuve de l’affaire Tchiroma

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La gouvernance spectrale à l’épreuve de l’affaire Tchiroma
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La gouvernance spectrale à l’épreuve de l’affaire Tchiroma

Alors que l’interdiction de sortie du territoire adressée à l’opposant Issa Tchiroma Bakary continue d’alimenter les conversations, le cinéaste Jean-Pierre Bekolo dénonce une « gouvernance par l’ombre et le chaos numérique ».

Dans son analyse, Jean-Pierre Bekolo se demande « jusqu’où cette logique de l’Etat sans visage qui se gère désormais avec l’opinion des réseaux sociaux pourra tenir l’absence-présence d’un pouvoir spectral désincarné qui affirme que le Cameroun est un avion sans pilote, ou pire : avec un pilote invisible qui murmure aux passagers ce qu’ils doivent croire ».

« LA GOUVERNANCE PAR L’OMBRE ET LE CHAOS NUMÉRIQUE

Avez-vous remarqué, comme moi, le nouveau mode de gouvernance qui s’installe au Cameroun depuis que Paul Biya est devenu un président spectral? Une gouvernance par l’absence. Une gouvernance sans visage. Un pouvoir sans incarnation, relayé et amplifié par les réseaux sociaux, avec leur cortège habituel de fake news, de coups tordus, de manipulations évidentes sans oublier les documents administratifs.

L’affaire Tchiroma — ex-ministre, désormais candidat à la présidentielle — en est le parfait exemple. Aucun acte officiel ne l’empêche de voyager. Mais une instruction verbale transmise par la police le fait descendre de l’avion censé l’amener au Sénégal. Aucun document, aucun responsable identifiable, aucune trace légale. Et comme souvent désormais, c’est la presse qui s’en empare. L’affaire explose sur les réseaux, où se traitent désormais les dossiers importants de la république et se construit désormais l’autorité politique.

C’est encore Tchiroma lui-même qui doit nous informer et qui doit nous expliquer, seul, les raisons de son voyage prévu au Sénégal : se recueillir sur la tombe de l’ex-président Ahmadou Ahidjo.

Puis comme par enchantement, la fille apparaît le même jour dans l’affaire comme s’il y avait urgence, avec un communiqué visiblement pour les réseaux sociaux. Et là, sa dernière phrase a attiré mon attention:

« Je dénonce également avec force les mensonges d’un homme politique qui veut ignorer sciemment les règles établies au Cameroun s’agissant des mouvements des nouveaux et anciens ministres, qui doivent requérir l’autorisation de MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE avant toute sortie à l’étranger. »

Mais… en tant que fille d’Ahidjo, comment est-elle censée connaître et rappeler les règles internes de l’administration Biya ? Et surtout, de quelles règles parle-t-on ? Y a-t-il un texte, un décret, une loi, ou s’agit-il simplement de ces fameuses “règles” à géométrie variable, imposées dans l’ombre, au bon vouloir de “Monsieur le Président” ? On comprend vite que quand bien même cette lettre serait la sienne elle est un message de cette administration de l’ombre qui visiblement est en guerre désormais avec Tchiroma leur ex allié. Plus que le message, c’est le modèle de gouvernance qui intéresse ici.

Un autre détail mérite aussi réflexion : « les mouvements des nouveaux et anciens ministres ». Donc, au Cameroun, on est ministre à vie ? Est-ce que l’ex-ministre Maurice Kamto a, lui aussi, demandé une autorisation au président pour se rendre récemment en France ? La lui a t elle été accordée?

Cette gouvernance de l’ombre par la rumeur officielle et la justice virale qui mêle pouvoir rumeur et réseau social sans que les lois soient ce qui gère est la même a laquelle on a assisté dans l’affaire Martinez Zogo.

La question qui se pose est de savoir jusqu’où cette logique de l’Etat sans visage qui se gère désormais avec l’opinion des réseaux sociaux pourra tenir l’absence-présence d’un pouvoir spectral désincarné qui affirme que le Cameroun est un avion sans pilote, ou pire : avec un pilote invisible qui murmure aux passagers ce qu’ils doivent croire ».

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« les camerounais peuvent encore se parler »

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« les camerounais peuvent encore se parler »
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La présidente du MRC Tiriane Balbine Noah pense que le respect de la Constitution de 1996 aiderait le Cameroun à se porter bien.

Tiriane Balbine Noah réaffirme que le Cameroun n’est pas bien. La présidente du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) appelle au respect de la Constitution de 1996.

« Le Cameroun va mal, très mal. Il est au bord d’une implosion générale. Je reste convaincue que les Camerounais peuvent encore se parler pour éviter le pire. Cela passe par le strict respect de la Constitution du 18 janvier 1996 : constater la vacance du pouvoir, faire assurer l’intérim, adopter un Code électoral consensuel avant la présidentielle. Et convoquer le corps électoral dans les délais légaux : les législatives et municipales ne sont pas une faveur du pouvoir, elles sont une obligation de la loi. Nous avons une nation à bâtir et un Cameroun à construire. Le reste, c’est le reste », écrit-elle.

Il est à rappeler qu’elle vient de signer une déclaration. Et dans ladite déclaration, elle demande à l’Union africaine, l’Onu, tous les partenaires du Cameroun ainsi que l’Union européenne d’intervenir pour éviter une guerre civile dans le pays.

MRC mrc

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Réhabilitation de la route Magada–Guidiguis (68,30 km) : les travaux doivent s’achever dans les délais

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Le 29 octobre 2026, au cours de la visite du projet, le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a prescrit une meilleure organisation des […]

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la révélation de Stipe Miocic

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la révélation de Stipe Miocic
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Stipe Miocic a essuyé des frappes d’une violence inouïe dans l’octogone de l’UFC. De Mark Hunt et Junior dos Santos à Roy Nelson et Francis Ngannou, celui qui est largement considéré comme le plus grand poids lourd de l’histoire de l’UFC a vu sa résistance mise à l’épreuve par des puncheurs redoutables.

Mais, comme le souligne Miocic, ce n’est pas toujours le coup porté en plein visage qui laisse la plus forte impression. « Ils font tous mal », a confié Miocic à talkSPORT.com (via Casino.org/Canada) en évoquant les coups les plus violents qu’il a reçus au cours d’une carrière emblématique, marquée notamment par deux règnes en tant que champion poids lourd de l’UFC.

« Je me souviens d’une fois où Roy Nelson m’a touché à la poitrine avec un crochet du gauche. J’essayais d’esquiver, il m’a eu, et pendant une seconde, j’ai cru que je faisais une crise cardiaque. »

Si Roy Nelson a bien failli faire défiler toute sa vie devant les yeux de Miocic, « Big Country » ne figure toutefois pas en tête de liste lorsqu’il s’agit de désigner le combattant qui frappe le plus fort.

Qui a frappé Stipe Miocic le plus durement ?

« Francis aussi m’a frappé, et c’était comme se prendre une tonne de briques. Il y avait aussi JDS (Junior dos Santos) et Mark Hunt. C’était comme se battre contre des parpaings. Honnêtement, ils frappaient tous fort. Peu importe de qui il s’agissait, ce sont tous des sacrés gaillards. Mais si je devais en choisir deux, ce seraient Francis Ngannou ou Mark Hunt ; ces gars-là envoyaient de véritables bombes. »

Lors de son combat contre Mark Hunt en 2015 — une victoire totale sur cinq rounds —, Miocic n’a encaissé que 33 coups significatifs. Le futur membre du Hall of Fame a pris la décision judicieuse d’amener Hunt au sol, cumulant 16 minutes et 27 secondes de contrôle au sol.

Néanmoins, les quelques coups qui ont atteint leur cible ont assurément marqué les esprits. Miocic a opté pour la même stratégie face à Ngannou lors de leur premier affrontement en 2018, ce qui lui a permis de battre le record du plus grand nombre de défenses consécutives du titre des poids lourds (3).

Lorsqu’ils se sont retrouvés trois ans plus tard, il n’est pas parvenu à amener Ngannou au sol et a été mis KO par un crochet du gauche au deuxième round.

Cela a marqué la fin de son deuxième règne en tant que champion des poids lourds ; il a ensuite fallu attendre trois ans et demi avant qu’il ne combatte à nouveau.

Miocic a finalement mis un terme à sa carrière en novembre 2024, s’inclinant avant la limite face à Jon Jones alors qu’il tentait de décrocher le titre de champion de l’UFC pour la troisième fois.

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