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Ebolowa-Kribi : le projet routier entre dans sa phase décisive

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Ebolowa-Kribi : le projet routier entre dans sa phase décisive
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Ebolowa-Kribi : le projet routier entre dans sa phase décisive

Le Ministre des Travaux Publics (MINTP) a présidé, ce 30 juillet 2025, une concertation décisive sur le projet routier Ebolowa–Akom 2–Kribi, en présence des équipes techniques, autorités locales et partenaires concernés.

Selon une note d’information du MINTP, l’objectif était d’évaluer l’état d’avancement des mesures préalables au lancement des travaux et s’assurer du bon déroulement de la circulation sur l’axe existant.

Au cœur des échanges : l’indemnisation des riverains, condition sine qua non du démarrage effectif du chantier. Le Ministre a rappelé que des étapes majeures ont déjà été franchies, notamment la signature des arrêtés d’indemnisation le 22 avril, la mise en place d’un compte bancaire dédié, et la réflexion autour des mécanismes de financement.

En attendant la finalisation de la deuxième convention de financement, l’entreprise ICM, appuyée par le matériel du MINTP, est chargée de maintenir la circulation sur l’itinéraire actuel. La mission de contrôle RAMBOLL a également été appelée à se déployer sans délai.

Emmanuel NGANOU DJOUMESSI a insisté sur une meilleure organisation de l’entreprise en charge des travaux, le strict respect du cahier des charges, et la sensibilisation des riverains, notamment sur le respect des barrières de pluie. Une attention particulière est exigée sur les zones critiques du tracé.

Cette réunion marque un jalon important vers l’entrée en phase active du projet, attendu pour améliorer significativement la liaison entre la capitale régionale du Sud et la cité balnéaire.

Il faut rappeler que lors de la revue des projets routiers en cours à Yaoundé depuis le 14 et jusqu’au 17 Avril, le Ministre des Travaux Publics Emmanuel Nganou Djoumessi a réuni les parties prenantes pour lever les contraintes liées à la libération des emprises et prescrire le maintien de la circulation avant les travaux. Objectif : accélérer le démarrage effectif du chantier.

L’entreprise ICM Construction Limited est chargée de réaliser une infrastructure respectant le tracé existant, avec une vitesse de référence de 40 à 60 km/h. Le démarrage des terrassements est prévu au second semestre 2025, sous réserve du respect des normes environnementales. Le rapport attendu du consultant RAMBOLL conditionne cette étape.

Parallèlement, une concertation a eu lieu avec les autorités locales pour accélérer les indemnisations dans les départements de la Mvila et de l’Océan. Une enveloppe de 2,5 milliards FCFA sera transférée à la CAA pour clore le processus.

Le Maître d’Ouvrage s’aligne ainsi sur le calendrier établi avec le bailleur de fonds, la Standard Chartered Bank, pour assurer la bonne exécution du projet.

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BVMAC : les États doivent 3,5 milliards de FCFA à une Bourse confrontée à des tensions de trésorerie

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BVMAC : les États doivent 3,5 milliards de FCFA à une Bourse confrontée à des tensions de trésorerie
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(Investir au Cameroun) – Les arriérés des États de la CEMAC envers la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) atteignaient 3,5 milliards de FCFA au 30 septembre 2026. Ce montant, rendu public à l’issue de la 26e session ordinaire du conseil d’administration, tenue le 26 octobre à Douala, représente près de 3,8 fois le chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise de marché en 2025. La BVMAC estime que ces impayés fragilisent sa trésorerie et réclame l’intervention des instances communautaires pour obtenir leur règlement.

Le problème est ancien. Dans son rapport annuel 2024, la BVMAC indiquait déjà que les États membres lui devaient plus de 3 milliards de FCFA au 31 décembre 2024. Ces créances provenaient notamment de frais d’introduction en Bourse et de commissions de capitalisation facturés aux émetteurs souverains. Elles sont distinctes des intérêts et des remboursements de capital dus aux investisseurs ayant souscrit les emprunts obligataires de ces États.

Le Cameroun figure parmi les débiteurs précédemment identifiés. En avril 2024, le gouvernement avait communiqué à la BVMAC un plan d’apurement portant sur 2,290 milliards de FCFA, correspondant à des factures liées à l’admission de ses emprunts obligataires. Le rapport annuel 2024 précisait toutefois que ce calendrier n’avait pas été respecté. Les informations publiées après le conseil d’administration d’octobre 2026 ne permettent pas de déterminer le solde actuel de cette créance camerounaise ni la répartition des 3,5 milliards entre les différents États membres.

Une trésorerie ramenée à 805,6 millions de FCFA fin 2025

L’accumulation des créances publiques intervient dans un contexte de dégradation des comptes de la Bourse régionale. Selon les données du rapport annuel 2025 rapportées par Sika Finance en septembre 2026, sa trésorerie active a chuté de 67,9 %, passant de 2,513 milliards de FCFA à fin 2024 à 805,6 millions un an plus tard. L’entreprise a également eu recours à une avance de trésorerie d’un milliard de FCFA auprès d’un établissement bancaire.

Sur le plan de l’exploitation, la BVMAC a enregistré une perte nette de 454,5 millions de FCFA en 2025, contre 322,2 millions en 2024. Son chiffre d’affaires a pourtant progressé de 5,8 %, à 927,3 millions de FCFA. Les charges ont augmenté plus rapidement, de 18,2 %, pour atteindre 1,333 milliard de FCFA. Ces résultats confirment les difficultés de la Bourse à couvrir ses charges par les revenus de son activité. Ils ne permettent cependant pas d’attribuer la dégradation des comptes aux seuls arriérés des États.

La situation financière reste sous surveillance en 2026. Lors de sa réunion du 26 octobre, le conseil d’administration a également pris acte d’un déficit budgétaire provisoire à fin septembre, sans en communiquer le montant.

Plus de 2 milliards de FCFA engagés dans le Dépositaire central unique

Aux difficultés de recouvrement s’ajoute le retard du projet de Dépositaire central unique (DCU) de la CEMAC. La BVMAC indique avoir décaissé 2,080 milliards de FCFA le 26 juin 2025 pour libérer sa participation au capital de la future structure. Selon son conseil d’administration, le retard du projet occasionne un manque à gagner estimé à 10 millions de FCFA par mois.

Le DCU doit assurer notamment la conservation des titres et le traitement des opérations de règlement-livraison sur le marché financier régional, des fonctions exercées à titre transitoire par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) depuis 2019.

Les 2,080 milliards de FCFA engagés dans ce projet ne constituent pas une créance sur les États. Il s’agit de ressources affectées à une participation financière, dont le retard de mise en œuvre prive la BVMAC des revenus attendus, selon ses propres estimations.

Face à ces deux dossiers, le conseil d’administration a mandaté son président, Henri-Claude Oyima, et la direction générale pour entreprendre des démarches urgentes auprès des instances communautaires compétentes. Aucun échéancier de remboursement des arriérés ni calendrier définitif de mise en service du DCU n’a été communiqué.

Amina Malloum

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Lions Indomptables : David Pagou justifie le choix de quatre gardiens pour le prochain regroupement

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Le sélectionneur des Lions indomptables, David Pagou, assume la présence de quatre gardiens dans sa liste de 28 joueurs retenus pour la double confrontation face […]

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Extrême-Nord : 2,44 milliards de FCFA de marchés pour construire quatre retenues d’eau pastorale

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Extrême-Nord : 2,44 milliards de FCFA de marchés pour construire quatre retenues d’eau pastorale
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(Investir au Cameroun) – Le Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger (PIDACC/BN), composante Cameroun, a attribué quatre marchés d’un montant cumulé de 2,439 milliards de FCFA TTC pour la construction de retenues d’eau pastorale dans le département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord. Les décisions, signées le 19 octobre 2026 par le coordonnateur national du programme, Mintyene Briand John, ont été publiées le 21 octobre par l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP).

Les quatre contrats sont répartis entre trois attributaires, dont un groupement d’entreprises. Foullah Edifice Cameroun obtient deux marchés totalisant 1,171 milliard de FCFA, soit 48 % du montant global. Le premier, évalué à 584,8 millions de FCFA, concerne la construction d’une retenue d’eau à Wazla-Ouda, dans l’arrondissement de Bourha. Le second, d’un montant de 586,5 millions de FCFA, porte sur un ouvrage similaire à Yakamkleu, dans l’arrondissement de Mogodé.

La société ECTP CAM décroche le marché le plus important, évalué à 822,5 millions de FCFA, pour la construction d’une retenue d’eau pastorale à Madama, dans l’arrondissement de Hina. Le quatrième contrat, de 445 millions de FCFA, revient au groupement Zhuoyi Construction & Ets Prams Golden pour un ouvrage à Ghoumeu-Ghameu, également situé dans l’arrondissement de Mogodé.

Des montants inférieurs de 42,5 millions de FCFA aux prévisions initiales

Les quatre marchés avaient été initialement estimés à 2,481 milliards de FCFA TTC. Le montant cumulé des attributions est inférieur de 42,5 millions de FCFA à cette évaluation, soit un écart de 1,71 %. Les différences entre les coûts prévisionnels et les montants retenus varient de 1,51 % à 1,93 % selon les ouvrages.

Les travaux comprennent notamment les terrassements, les ouvrages de génie civil, l’aménagement des canaux et des forages, ainsi que la fourniture et l’installation des équipements nécessaires au fonctionnement des infrastructures. Ces retenues doivent permettre l’approvisionnement en eau du bétail dans les zones pastorales, notamment pendant la saison sèche.

Le financement sera assuré par un prêt du Fonds africain de développement (FAD), guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), pour les dépenses hors taxes. Les taxes seront prises en charge par les fonds de contrepartie du PIDACC/BN-Cameroun, sur les budgets de 2026 et des exercices suivants.

Les marchés prévoient chacun un délai d’exécution de six mois. Les communiqués d’attribution invitent toutefois les entreprises retenues à accomplir les formalités de souscription des contrats. Ils ne précisent pas la date effective de démarrage des travaux. Les informations publiées ne permettent pas non plus de déterminer la capacité de stockage de chaque retenue ni le nombre d’éleveurs appelés à bénéficier de ces infrastructures.

Frédéric Nonos

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