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« Le peuple murmure… nous nous interrogeons » : Message de Monseigneur Paul LONTSIE-KEUNE au peuple de Dieu qui est à Bafoussam et aux personnes de bonne volonté

La clameur du peuple camerounais est montée vers Dieu (cf. Ex 3,9) et est parvenue jusqu’à nous, nous qui observons au quotidien la scène sociopolitique de notre beau et grand pays le Cameroun. Ce cri du peuple qui déchire le silence et perce tous les bruits qui cherchent à l’étouffer, se fait davantage entendre au cours de ces dernières années qui nous conduisent à l’élection présidentielle annoncée pour le 12 octobre prochain.

Nous avons été attentifs aux débats passionnés portant sur la possibilité pour les uns et les autres de porter, selon les exigences de la loi, leur candidature pour briguer la magistrature suprême, qui est la plus haute fonction à laquelle tout citoyen camerounais peut légitimement aspirer. Ces débats suscités et provoqués sur le « mandat impératif » et le « mandat représentatif » avaient-ils pour objectif de disqualifier certains candidats ? Le peuple murmure… nous nous interrogeons.

Dans la perspective de cette élection présidentielle à venir, nous avons noté le report des élections municipales et législatives initialement prévues en mars 2025 et qui auront finalement lieu, s’il n’y a pas un autre glissement, après l’élection présidentielle. Ce report était-il motivé par des calculs à des fins politiciennes et stratégiques ? Le peuple murmure… nous nous interrogeons.

Nous avons enregistré 83 candidatures à l’élection présidentielle prochaine. Ce nombre record est-il le signe de vitalité démocratique ? Révèle-t-il une banalisation de la fonction présidentielle ou plutôt le désir que nourrit une large frange des citoyens camerounais pour l’alternance et le changement ? Dans notre grand et beau pays le Cameroun si avancé comme nous savons le dire en démocratie, le mot alternance devrait-il faire peur ? Le peuple murmure… nous nous interrogeons.

Nous avons écouté attentivement, le samedi 26 juillet 2025, la proclamation par ELECAM de la liste des 13 candidats retenus provisoirement pour concourir à cette élection présidentielle. Nous avons noté qu’en cette matinée du 26 juillet, les forces de l’ordre et de sécurité avaient envahi les grands carrefours de certaines de nos grandes villes. Redoutait-on une réaction du peuple ? La Vérité et la Justice ont-elles besoin de la force des armes pour s’imposer à tous ou pour se protéger ? Notre Maître et Seigneur qui est chemin, vérité et vie (Jn 14, 6) ne dit-il pas que la vérité nous rendra libres (Jn 8,32) ? Le peuple murmure… nous nous interrogeons.

Nous avons noté avant et après la convocation du corps électoral plusieurs recours et plaintes introduits par certains candidats et acteurs de la société civile auprès de ELECAM, du Conseil Constitutionnel et des tribunaux par rapport à la non-publication de la liste électorale nationale. Ces recours ont connu un rejet systématique ou une déclaration d’incompétence de la plus haute juridiction de notre pays pourtant chargée de la constitutionnalité des lois et du contrôle de la régularité du processus électoral. Ces revendications étaient-elles contraires aux dispositions du code électoral ? Le peuple murmure… nous nous interrogeons.

Nous avons observé toutes les restrictions systématiques des libertés publiques reconnues aux citoyens et aux partis politiques, ainsi qu’au rétrécissement de l’espace public. Ces comportements assortis de menaces, d’intimidations et d’interdictions traduisent-ils une certaine fébrilité démocratique ou une volonté de réduire le peuple au silence ? Le peuple murmure… nous nous interrogeons.

Nous avons aussi noté une explosion continue du tribalisme et des discours haineux dans les débats télévisés et les médias sociaux, qui divisent davantage les Camerounais. Le fait de donner l’impression de relativiser un tel état de fait signifierait-il que l’on veut donner raison à l’adage diabolique selon lequel « il faut diviser pour mieux régner » ? Le peuple murmure… nous nous interrogeons.

Au regard de tout ce qui vient d’être dit sans exhaustivité, nous estimons que tous ces comportements et ces événements qui se déroulent à la veille de l’élection présidentielle ne favorisent pas la paix. Et pourtant tous ont le mot paix dans la bouche et sur les lèvres, tant des citoyens vraiment épris de paix que des fauteurs insoupçonnés de trouble.

Nous disons qu’aucune paix durable et véritable ne peut advenir avec le mensonge, la manipulation, les intimidations, la peur, le déni du droit, l’injustice, la corruption, l’achat des consciences, l’instrumentalisation du droit et son interprétation à géométrie variable pour des fins politiciennes.

Nous proclamons que la paix durable se construit sur des fondations solides et fortifiées d’un véritable État de droit que sont la justice et la vérité. L’injustice ne peut jamais apporter la paix ; la fraude électorale ne peut jamais apporter la paix ; le non-droit ne peut jamais apporter la paix ; la peur ne peut jamais apporter la paix ; l’absence d’alternance prépare le lit des conflits futurs et non de la paix.

Osons le dire avec l’Ecclésiaste, « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux » (Eccl. 3,1), puisque par essence, comme le dit aussi fort à propos Claude Lefort : « Le lieu du pouvoir apparaît comme un lieu vide, et ceux qui l’exercent ne peuvent s’y maintenir qu’à condition de se soumettre à la règle du jeu démocratique, c’est-à-dire d’admettre qu’ils ne sont là que provisoirement ».

Oui, il faut le dire, l’alternance en démocratie est un très grand bien pour une nation car elle permet le renouvellement pacifique du pouvoir, empêche la confiscation du pouvoir par un seul groupe, renforce la légitimité des institutions, stimule la responsabilité des gouvernants et donne aux citoyens le sentiment d’être véritablement souverains.

Maintenant que le contentieux pré-électoral va bientôt commencer, nous en appelons à la vérité et à la liberté de conscience des membres du Conseil Constitutionnel et à leur sens de responsabilité devant le peuple camerounais, devant l’histoire et devant Dieu, qui est le Juge suprême. Nous les appelons à ne dire que le droit et rien que le droit, à rendre justice et rien que la justice ; loin de toute influence politique, administrative et partisane, par fidélité au serment qu’ils ont prêté, de telle sorte que le peuple ait vraiment la nette impression que la justice a été effectivement rendue, et comme le dirait Lord Hewart : « La justice ne doit pas seulement être faite, elle doit aussi être vue comme étant faite ».

Nous disons que c’est aussi ainsi que la paix régnera dans notre pays, et avec le psalmiste nous proclamons : «Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » (Psaume 85,11).

Nous voulons la paix, mais pas n’importe quelle paix, la paix dans le droit, la justice, la vérité, la lumière et l’amour (cf. 1 Co 13). « Tant que la raison du plus fort sera la meilleure et que celui qui gueule plus fort aura nécessairement raison », tant que dans notre beau pays le Cameroun, il y aura une société à deux vitesses, tant qu’il y aura deux poids et deux mesures, tant que tout cela et bien d’autres encore existeront, tant que le droit de la force prendra le pas sur la force du droit, le peuple continuera de murmurer et nous nous interrogerons.

Tant qu’il y aura une société à deux justices, on aura beau parler de paix, prier pour la paix, plaider pour la paix, ce ne sera que mensonge, comédie, hypocrisie et duplicité. Le peuple continuera de murmurer et nous nous interrogerons.

Donne-nous Seigneur Notre Dieu de ne point avoir peur de hurler à la face de ce diocèse que Tu nous as confié pour le plus grand bien de ton Peuple et au nom de ceux qui ne peuvent pas hurler. Donne-nous de crier, de pleurer pour ceux qui ne peuvent ni pleurer ni crier et dont le cri est étouffé par le bruit et la voix des puissants de ce monde. Que Ton règne vienne Seigneur sur notre terre, et qu’advienne un monde plus beau et plus fraternel pour lequel tu es venu, tu es mort et ressuscité pour que nous ayons la vie. Donne-nous la paix. Amen.

Je vous accorde de grand cœur ma bénédiction apostolique.

Notre secours est dans le Nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.

Donné à Bafoussam, ce 29 juillet 2025, en la fête des saints Lazare, Marthe et Marie.

Fait à Bafoussam, le 30 juillet 2025

Paul LONTSIE-KEUNE
Évêque de Bafoussam

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Rutile et terres rares de Minta : Lion Rock étend les indices sur 130 km² au Cameroun, sans chiffrer la ressource

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Rutile et terres rares de Minta : Lion Rock étend les indices sur 130 km² au Cameroun, sans chiffrer la ressource
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(Investir au Cameroun) – Lion Rock Minerals affirme avoir étendu sur 130 km² la zone dans laquelle elle a identifié des indices de rutile entre Mboma, Loum et Minta 1, dans le centre du Cameroun. Cette avancée renforce l’intérêt géologique du projet. Mais la compagnie australienne n’a encore publié ni tonnage, ni teneur moyenne globale, ni estimation des ressources permettant de mesurer la taille réelle du futur gisement.

Dans son rapport d’activités publié le 29 juillet 2026, Lion Rock présente Minta 1 comme la troisième découverte de rutile à haute teneur dans cette zone, après Mboma et Loum. Les différents résultats obtenus dessinent désormais un corridor minéralisé qui s’étend sur 44 km et couvre environ 130 km².

« La définition du corridor riche en rutile de Mboma-Loum, suivie des découvertes voisines à haute teneur de Minta 1, constitue une réalisation importante pour le trimestre et indique un système de rutile ouvert et en expansion, sur plusieurs fronts », affirme Theuns de Bruyn, directeur général de Lion Rock.

Des résultats prometteurs, mais encore ponctuels

Le rutile est un minerai riche en dioxyde de titane. Il est notamment utilisé dans la fabrication de pigments blancs destinés aux peintures, aux plastiques et à certains produits industriels.

À Mboma, Lion Rock indique que le rutile représente jusqu’à 72,7 % de la fraction des minéraux lourds isolée dans certains échantillons. La meilleure teneur mesurée dans l’ensemble du sol atteint toutefois 3,32 %.

À Loum, ces deux indicateurs culminent respectivement à 65,4 % et 2,02 %. À Minta 1, les résultats détaillés font ressortir un maximum de 66,3 % de rutile dans la fraction des minéraux lourds et de 1,74 % dans l’ensemble du matériau prélevé.

Cette distinction est essentielle. Un taux de 66,3 % ou de 72,7 % ne signifie pas que le sol contient la même proportion de rutile. Il indique seulement que le rutile domine parmi les minéraux lourds séparés de l’échantillon. La teneur mesurée dans l’ensemble du sol, nettement plus faible, donne une indication plus proche de la réalité du terrain.

Le résumé introductif du rapport mentionne pourtant une teneur maximale de 2,31 % à Minta 1. Mais le tableau détaillé rattache ce résultat à l’échantillon MB0222, prélevé à Mboma. Lion Rock devra donc clarifier cette différence.

La compagnie ajoute que deux laboratoires indépendants ont confirmé la présence de fragments de rutile naturel contenant plus de 98 % de dioxyde de titane. Là encore, ce chiffre mesure la pureté de fragments sélectionnés. Il ne correspond ni à la teneur moyenne du sol ni à celle d’un éventuel minerai exploitable à grande échelle.

« Ensemble, les trois permis adjacents forment une province de rutile d’importance mondiale », soutient Theuns de Bruyn. Cette appréciation reste cependant celle de l’entreprise. Elle n’est pas encore appuyée par une estimation certifiée des ressources.

Aucun tonnage ni calendrier de production

Lion Rock reconnaît que Mboma, Loum et Minta 1 sont seulement en cours d’avancement vers une première estimation des ressources minérales.

Cette étape doit permettre de répondre à trois questions essentielles : quelle quantité de matériau contient du rutile, quelle est sa teneur moyenne et sur quelle distance cette minéralisation reste continue.

Le rapport ne donne aucune date précise pour la publication de cette estimation. Lion Rock prévoit des forages supplémentaires au cours des six à douze prochains mois, surtout dans les secteurs où les résultats sont les plus élevés. Plusieurs analyses restent également attendues à Mboma, Loum, Minta 1 et Minta Nord.

« Les travaux seront concentrés sur les domaines présentant les teneurs et les assemblages les plus solides », indique la compagnie.

Des essais devront aussi déterminer quelle proportion du rutile contenu dans le sol peut effectivement être récupérée, avec quelle qualité et à quel coût.

En l’absence de ces informations, il est encore impossible de savoir quelle quantité de rutile pourrait être produite, combien coûterait la construction d’une mine, quelle serait sa capacité de production ou si l’exploitation serait rentable.

Lion Rock ne publie encore ni étude de faisabilité, ni budget d’investissement, ni calendrier de mise en production.

Environ 714 millions de FCFA dépensés en exploration

Lion Rock a consacré 1,786 million de dollars australiens, soit environ 714 millions de FCFA, à ses activités d’exploration et d’évaluation au cours du trimestre achevé le 30 juin 2026.

Selon l’entreprise, ces dépenses ont principalement financé les forages, les analyses en laboratoire, les consultants géologiques et le maintien des permis de Minta.

À la fin du trimestre, sa trésorerie atteignait 6,865 millions de dollars australiens, soit environ 2,75 milliards de FCFA. Au rythme de dépenses déclaré, la compagnie estime disposer de 3,2 trimestres de financement, soit environ 9,6 mois.

Lion Rock ne déclare aucune recette commerciale ni ligne de crédit disponible.

Le projet bénéficie néanmoins de l’appui stratégique de Tronox Holdings, producteur américain de dioxyde de titane qui détient environ 5 % du capital de Lion Rock. Tronox présente Minta comme une source potentielle de rutile et de monazite pour sa stratégie dans les terres rares.

Cette participation ne constitue toutefois ni un contrat d’achat de la future production ni un engagement à financer la construction d’une mine.

L’extension des indices sur 130 km² renforce donc la connaissance géologique du projet. Mais la prochaine étape décisive sera la publication d’une première estimation des ressources, suivie des essais de récupération et des études économiques.

Tant que ces travaux ne sont pas achevés, Minta reste un projet d’exploration prometteur, mais pas encore un gisement dont l’exploitation commerciale est démontrée.

Baudouin Enama

Lire aussi :

06-12-2025 – Terres rares de Minta : après l’arrivée de l’Américain Tronox, Lion Rock Minerals lance un programme de forages

17-10-2025 – Rutile de Minta : Lion Rock veut lever 3,3 milliards FCFA auprès de l’Américain Tronox pour développer le projet

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Dette publique : le Cameroun prépare un prêt à composante ESG de 400 milliards de FCFA

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Dette publique : le Cameroun prépare un prêt à composante ESG de 400 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun envisage de contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions de dollars, soit environ 400 milliards de FCFA, avec l’appui de plusieurs partenaires financiers internationaux. Cette opération, encore en préparation, doit compléter les 474 milliards de FCFA déjà mobilisés par l’État sur les marchés extérieurs en 2026.

L’annonce figure dans laConjoncture mensuelle de la dette publique du Camerounde juin 2026, publiée le 27 juillet par la Caisse autonome d’amortissement (CAA). Le document indique que le gouvernement« entend contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions USD ».

La CAA ne précise toutefois ni la maturité, ni le différé de remboursement, ni le taux d’intérêt envisagé. Les mentions d’une durée de quinze ans, d’une période de grâce de cinq ans et de conditions financières « compétitives » ne sont donc pas étayées par le rapport publié.

Une enveloppe équivalente à 12,5 % du besoin de financement de 2026

La loi de finances 2026 évalue le besoin global de financement du Cameroun à 3 197 milliards de FCFA, soit environ 8,8 % du produit intérieur brut. Près de 67 % de ce besoin doivent être couverts par des ressources extérieures.

À lui seul, le prêt ESG envisagé représenterait environ 12,5 % de ce besoin annuel. Il viendrait s’ajouter aux 474 milliards de FCFA mobilisés au premier trimestre 2026 dans le cadre d’un placement privé réalisé sur le marché international.

Le recours à cette nouvelle enveloppe intervient alors que la remontée des rendements internationaux conduit les autorités à recommander un« séquencement prudent »de la composante extérieure du programme d’emprunt. Le gouvernement cherche ainsi à éviter une concentration excessive des levées de fonds classiques dans un environnement de marché encore coûteux.

La CAA présente l’opération ESG comme un moyen de diversifier les sources de financement, de réduire le coût de l’endettement et d’améliorer l’accès du pays aux financements durables. Le montage devrait notamment s’appuyer sur des mécanismes de garantie et de partage des risques avec les partenaires financiers internationaux.

Des projets et des indicateurs encore inconnus

Le rapport ne fournit cependant aucune indication sur les partenaires approchés, la devise définitive du prêt, son calendrier de mobilisation ou la nature des mécanismes de garantie envisagés.

Il ne précise pas davantage les projets qui seront financés, ni la répartition de l’enveloppe entre les composantes environnementale, sociale et de gouvernance. Aucun cadre d’éligibilité, indicateur d’impact ou dispositif de reporting n’est présenté.

Cette absence de détails empêche, à ce stade, de déterminer si l’opération prendra la forme d’un financement affecté à des dépenses précisément identifiées ou d’un prêt général dont les conditions seraient liées à des engagements ESG pris par l’État.

L’appellation retenue par la CAA — « prêt à composante ESG » — invite d’ailleurs à la prudence. Le document ne permet pas encore de qualifier l’opération d’obligation verte, de prêt vert ou de financement durable au sens strict.

Une dette extérieure déjà dominante

À fin juin 2026, la dette publique du Cameroun s’établit à 15 607 milliards de FCFA, soit 44,2 % du PIB. La dette directement contractée par l’administration centrale représente 14 659 milliards de FCFA, dont 64,5 % proviennent de financements extérieurs.

Le futur prêt représenterait environ 2,6 % de l’encours actuel de la dette publique, en supposant sa mobilisation intégrale. Son impact réel dépendra toutefois de son calendrier de décaissement et de l’utilisation qui sera faite des ressources.

La question du coût demeure également centrale. Selon la CAA, le portefeuille actuel de la dette publique affiche un taux d’intérêt moyen pondéré de 2,8 % et une maturité moyenne de 6,9 ans. La dette extérieure présente une maturité moyenne de 7,3 ans.

Pour apporter un avantage financier au Cameroun, le nouveau montage devra donc proposer des conditions suffisamment favorables par rapport aux financements commerciaux classiques, notamment au placement privé de 474 milliards de FCFA réalisé en début d’année.

À ce stade, l’opération constitue davantage une intention de financement qu’un emprunt finalisé. Sa portée dépendra du coût définitif, de la maturité, des garanties mobilisées et, surtout, de la publication d’un cadre précisant les projets éligibles ainsi que les résultats environnementaux et sociaux attendus.

Amina Malloum

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Paul Biya attendu ces jours-ci à Yaoundé : la psychose au sein du sérail

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« En observation médicale … à l’âge de 93 ans, le retour du président au Cameroun est attendu comme un événement exceptionnel. À Yaoundé, dans le […]

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