Guibai Gatama presse la Commission d’Éthique de la Fecafoot de statuer sur sa plainte contre Samuel Eto’o avant le 10 juillet 2026, sous peine de nouvelles actions judiciaires
Et si ce dossier, longtemps resté silencieux, entrait enfin dans une nouvelle phase ? Plus d’un an après le dépôt d’une plainte visant Samuel Eto’o Fils, Guibai Gatama hausse le ton et met officiellement la Commission d’Éthique de la Fecafoot face à ses responsabilités.
Guibai Gatama exige une décision avant le 10 juillet 2026
Le bras de fer entre Guibai Gatama et le président de la Fédération camerounaise de football ne faiblit pas. D’après plusieurs documents consultés par notre rédaction, les avocats de l’ancien membre du Comité exécutif de la Fecafoot ont adressé, le 25 juin 2026, une mise en demeure à la Chambre d’instruction de la Commission d’Éthique.
Leur objectif est clair : obtenir une décision sur la plainte déposée le 23 juin 2025. Les conseils de Guibai Gatama donnent jusqu’au 10 juillet 2026 à l’instance disciplinaire pour se prononcer. Passé ce délai, ils annoncent leur intention d’engager de nouvelles procédures judiciaires, estimant être confrontés à un déni de justice, selon les informations rapportées par Cfoot.
Cette initiative intervient alors que le dossier semble figé depuis plusieurs mois, malgré son importance au sein du football camerounais.
Une plainte liée au match Russie – Cameroun
Au cœur de cette affaire figure la gestion financière de la rencontre amicale disputée entre la Russie et le Cameroun le 12 octobre 2023 à Moscou.
La plainte vise Samuel Eto’o Fils ainsi que Blaise Djounang, ancien secrétaire général de la Fecafoot. Les plaignants soutiennent qu’une somme de 455 056 euros, destinée à la Fédération, aurait été versée sur un compte personnel attribué au président de la Fecafoot.
À ce stade, ces accusations n’ont fait l’objet d’aucune décision sur le fond. Elles restent donc des allégations qui devront être examinées dans le respect des règles de procédure.
C’est précisément ce silence prolongé qui nourrit aujourd’hui les critiques des avocats de Guibai Gatama.
Une instruction qui s’éternise
Pourquoi une procédure ouverte depuis plus d’un an n’a-t-elle toujours pas débouché sur une décision ?
C’est la question que soulèvent désormais les conseils du plaignant. Selon eux, le principe de célérité, pourtant essentiel dans ce type de procédure disciplinaire, n’a pas été respecté.
Les documents consultés montrent qu’après l’ouverture de l’instruction et l’audition de Guibai Gatama en juillet 2025, aucune décision publique n’a été communiquée.
Plus surprenant encore, les personnes visées par la plainte n’auraient toujours pas été entendues par la Chambre d’instruction. En parallèle, la Commission d’Éthique n’a diffusé aucun communiqué permettant de connaître l’état d’avancement du dossier.
Dans ce contexte, l’absence de visibilité entretient les interrogations autour du traitement réservé à cette affaire.
L’article 85 des Statuts de la Fecafoot au cœur des débats
Les avocats de Guibai Gatama rappellent également avoir demandé l’application de l’article 85 des Statuts de la Fecafoot.
Cette disposition prévoit notamment une suspension conservatoire lorsqu’un responsable chargé d’une opération financière est mis en cause pour des faits de malversation.
Selon les conseils du plaignant, cette requête est elle aussi restée sans réponse publique de la part du Comité exécutif de la Fédération.
Pour eux, ce silence institutionnel alimente davantage les interrogations qu’il n’apporte de réponses. D’ailleurs, ce type de situation nourrit souvent les spéculations, alors même que seule une décision officielle permettrait de clarifier les choses.
La Commission d’Éthique désormais sous pression
Le 10 juillet 2026 pourrait constituer une date décisive dans ce dossier.
La Commission d’Éthique dispose désormais de quelques jours pour rendre une décision ou poursuivre l’instruction de manière officielle. Dans le cas contraire, les avocats de Guibai Gatama affirment qu’ils engageront une nouvelle phase contentieuse afin de dénoncer ce qu’ils considèrent comme un déni de justice.
Pour l’heure, aucune décision n’a été rendue concernant le fond de la plainte. Les faits reprochés demeurent donc au stade des allégations.
Comme le rappellent les informations relayées par Cfoot, « À ce stade, il convient de rappeler qu’aucune décision de la Commission d’Éthique n’a été rendue sur le fond de cette plainte et que les faits allégués restent soumis au principe du contradictoire ainsi qu’à la présomption d’innocence des personnes mises en cause ».