En congés à Douala où il attendait les résultats du bac, Fernand A., 18 ans, a été rejoint vendredi nuit dans sa chambre par Philomène, 34 ans, dont le mari avait voyagé pour un deuil.
En congés depuis peu chez un oncle maternel à Lendi (Douala V), Fernand A., 18 ans, élève à Yaoundé où il a composé le bac cette année, déclare avoir été contraint à des relations intimes par l’épouse dudit oncle. C’est en tout cas l’essentiel d’une déposition sur main courante effectuée samedi dernier au commissariat central n°4. Les faits se seraient déroulés la nuit précédente, précédés de quelques « approches ». Ainsi, après l’arrivée du jeune homme chez son oncle Constantin, un presque quadragénaire travaillant sur la place portuaire, la maîtresse de maison lui dit que la pression est faible dans la salle d’eau commune. Et qu’il peut prendre ses bains dans celle de la chambre conjugale. Fernand dit qu’il prendra l’eau dans celle-ci pour se laver dans celle-là. A noter, il est le seul enfant de la maison : le fils du couple, garçon de six ans, est allé passer les vacances ailleurs.
Jeudi dernier, Constantin part pour l’Ouest afin d’assister à un deuil. Alors qu’il est déjà couché, Fernand entend toquer à sa porte. « Il ne faut pas fermer à clé. Quelque chose peut t’arriver dans la nuit », entend-il Tata Philomène conseiller. « Même la mienne n’est pas fermée », indique-t-elle en partant. La nuit passe. Vendredi autour de 16h, Philomène qui sort d’un bain appelle l’adolescent dans sa chambre. Elle veut le miroir qui est au salon. Fernand toque, ouvre, et tombe sur la femme de son oncle en tenue d’Eve. « Donne-moi le miroir », dit-elle comme si de rien n’était. Le garçon s’exécute vite, et ressort encore plus vite. La dame s’habille et sort. Elle reviendra vers 20h. Une fois dans sa chambre, elle appelle à nouveau Fernand. « Viens m’enlever la chaînette-ci ». L’enfant s’exécute. « Dé-tache-moi le soutien-gorge », demande-t-elle ensuite. Après l’avoir fait, Fernand ressort en vitesse. Il ne traîne plus longtemps au salon et va se coucher. En respectant toutefois la consigne de ne pas fermer sa porte à clé.
Alors qu’il est dans les bras de Morphée, l’ado sent d’autres bras toucher son corps. Surtout une certaine partie de son corps, qui répond à l’appel, la vigueur juvénile aidant. Fernand dira plus tard avoir d’abord eu l’impression de rêver. Avant de réaliser qu’il y avait bel et bien un corps sur le sien. L’interrupteur est à son chevet. Fernand allume et découvre la Tata à califourchon sur lui. Elle parle avant qu’il ait pu le faire : « N’aie pas peur, tu es un homme. Personne ne saura ». Puis l’acte est posé.
Resté seul après les faits (ou le méfait), le jeune homme est bouleversé. Il envoie un message écrit, puis un « voice » à sa mère. Malgré l’heure tardive, la concernée prendra directement la direction des agences à Mvan-Yaoundé. Arrivée au petit matin à Douala, elle se rend à Lendi, rabroue sa belle-sœur qui lui souhaitait la bienvenue, et embarque son fils pour l’unité de police. Le retour de Constantin était prévu pour hier dimanche.
A.N














