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Maurice Kamto en course comme candidat du MANIDEM

C’est désormais officiel. Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), prendra part à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 comme candidat du MANIDEM.
Le document portant déclaration de candidature, signé de sa main, a été authentifié et certifié ce 15 juillet 2025 à Yaoundé par les autorités compétentes. Le dépôt de sa candidature à Elecam est prévu pour le vendredi 18 juillet 2025.
Le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM) est un parti politique camerounais légalisé en 1995 – mais dont le dossier relatif à sa légalisation avait été déposé dès 1992 – et dirigé à plusieurs reprises par Anicet Ekane. Issu de l’Union des populations du Cameroun (UPC), il a d’abord porté le nom de « UPC-MANIDEM ».
MANIDEM était également le nom d’un autre parti politique camerounais, le Manifeste national pour l’instauration de la démocratie, lancé par l’UPC en 1974, sous la direction de Woungly-Massaga et Michel Ndoh.
Portrait de Maurice Kamto :
Maurice Kamto, né en 1954, est un avocat et universitaire, ancien ministre délégué à la Justice et homme politique camerounais. Né dans une famille modeste de la ville de Bafoussam, Maurice effectue des études à l’université de Yaoundé, où il obtient une licence en droit public.
En 1980, il obtient un diplôme d’études approfondies de droit public fondamental et un diplôme d’études approfondies de droit international à la faculté de droit de l’Université de Nice.
En 1982, il est diplômé de l’Institut international d’administration publique de Paris. En 1983, il obtient un doctorat en droit à la faculté de droit de Nice. Et en 1988, il reçoit le prix de l’Académie des sciences d’outre-mer.
Il est agrégé des facultés françaises de droit la même année. Il devient ensuite doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé II.
Maurice Kamto s’est présenté comme avocat du Cameroun devant la Cour internationale de justice (CIJ) : il est membre de la commission mixte Cameroun-Nigéria-Nations unies dans la résolution du conflit opposant le Cameroun et le Nigeria sur la presqu’île de Bakassi, frontalière et revendiquée des deux pays.
Désigné chef de la délégation camerounaise par le président Paul Biya, il signe par ordre le retrait effectif des troupes nigérianes de Bakassi, à la suite de l’Accord de Greentree rétrocédant la presqu’île de de Bakassi au Cameroun et évitant un conflit armé. Par la suite, il est nommé ministre délégué auprès du vice-Premier ministre, ministre de la Justice, garde des Sceaux du Cameroun en décembre 2004.
Il choisit cependant de démissionner du Gouvernement en novembre 2011 et lance, le 13 août 2012, avec d’autres personnalités politiques, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à Yaoundé. Ce nouveau parti d’opposition, qui en agrège plusieurs, a pour objectif de réanimer le débat politique dans ce pays où l’opposition est en général fragmentée.
Le 8 octobre 2018, au lendemain de l’élection présidentielle aux résultats contestés, il s’autoproclame vainqueur avant le processus de comptage. Mais le Conseil constitutionnel rejette ses recours et le donne en deuxième position, avec 14,23 % des voix, ceci après deux jours d’audience relative au contentieux électoral.
Il devient l’un des principaux acteurs politiques qui ont marqué l’année 2020. Après sa sortie de prison, le Prof Maurice Kamto s’est adressé aux Camerounais dans un message à la nation en début d’année. Dans son intervention, Maurice a réitéré sa non-participation au double scrutin de février prochain, en dévoilant les axes majeurs du troisième plan de résistance pour libérer le Cameroun des crises diverses et des multiples bonds en arrière qui ont cours par le fait du régime en place. Le franc parlé et la gravité de l’orateur dans les deux langues officielles du pays ont polarisé tellement de monde que Biya en a été séduit.
Longtemps accusé pour son silence, Maurice a appelé ses militants auteurs de propos violents à la retenue. « Cesser de répondre aux attaques, critiques et appréciations de toute nature venant d’un parti ou d’un leader de l’opposition; cesser de commenter les actions et discours d’un parti ou d’un leader de l’opposition; se concentrer sur l’essentiel à savoir promouvoir le plan national de résistance, l’implantation du parti sur le territoire national et à l’étranger, l’inscription massive sur les listes électorales et le retrait en temps opportun des cartes électorales. » a-t-il recommandé dans un communiqué.
Le 1er Février 2020 à la Place de la République à Paris, Kamto a tenu un grand meeting avec la diaspora camerounaise. La place a été bondée de foule immense montrant une fois ce désir de changement au Cameroun de Paul Biya au pouvoir depuis 37 ans. Il a tenu à remercier la diaspora pour ses efforts dans sa libération du Cameroun mais aussi compter sur elle pour sa stratégie sur les 5 prochaines années.
«Il n’y aura pas de changement autre que celui que veut le peuple» a-t-il lancé aux camerounais. Ce meeting a été le début d’une grande tournée internationale qui l’a conduit en Europe, aux USA et au Canada.
Sur le plateau d’Equinoxe TV, dans l’émission « Droit de Réponse”, le politologue Messanga Nyamding a surpris plus en avouant que Maurice Kamto est actuellement en train d’exercer une terrible pression sur le régime en place. D’ailleurs, il a estimé qu’il est temps pour son maitre politique, Paul Biya, de jeter dans l’arène politique ses meilleurs éléments.
Des loups aux dents bien longues qui viendront à coup sûr damer le pion au leader du MRC. « Effectivement, il est temps qu’on réfléchisse et on discute avec Maurice Kamto», déclare-t-il. Bien plus, Messanga Nyamding dans ses envolées préconise un gouvernement d’ouverture dans lequel Maurice Kamto pourrait faire son entrée.
Au début de la pandémie du Coronavirus et parallèlement aux mesures prises par le gouvernement, Maurice a lancé vendredi le 3 avril une autre opération dénommée «Survie Cameroun». Il a justifié cette initiative par le silence de Paul Biya, qui n’a fait aucune déclaration publique depuis le début de la crise et établit «sa défaillance comme chef de l’État du Cameroun».
L’initiative a permis de récolter des centaines de millions de francs CFA qui ont servi a assisté les couches vulnérables de la population camerounaise au cours de cette période de pandémie.
Le 22 septembre 2020 Maurice Kamto a appelé à une manifestation générale en vue d’obtenir le départ du président Biya. Ces manifestations ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre sur toute l’étendue du territoire national et se sont soldées par plusieurs blessés graves et des centaines d’arrestations notamment du porte-parole de Maurice Kamto, Olivier Bibou Nissack et la fuite d’Albert Dzongang.
Kamto a été de ce fait placé en résidence surveillée. Une mesure qui a été levée au lendemain des élections régionales qui ont connu une victoire écrasante du parti au pouvoir. Cette même année, il a été nommé dans la catégorie ‘’ Homme politique de l’année’’ lors de la première édition des CamerounWeb Awards.
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Actualités locales
Maïs : le Cameroun cible une production de 6 millions de tonnes (+150%) dès 2030, grâce au FIDA et la Banque mondiale

(Investir au Cameroun) – La production du maïs au Cameroun est projetée à environ 6 millions de tonnes en 2030, selon les prévisions d’Agriconnect, initiative lancée le 21 octobre 2026 à Yaoundé par le gouvernement camerounais, en partenariat avec la Banque mondiale. Ce chiffre est contenu dans un communiqué publié par le Fonds international de développement agricole (FIDA), également partie prenante d’Agriconnect aux côtés du gouvernement et de l’institution de Bretton Woods.
Portée par la Banque mondiale, Agriconnect vise «à aider les petits producteurs et productrices agricoles à passer d’une agriculture de subsistance à une production générant des surplus commercialisables, notamment en renforçant les organisations de producteurs, l’accès aux marchés et au financement, les solutions numériques et la participation du secteur privé dans les systèmes alimentaires», explique le FIDA. L’initiative cible huit chaînes de valeur au total : le riz, le maïs, le manioc, le palmier à huile, le cacao, le soja, l’élevage laitier et l’aquaculture.
Avec un objectif de production annoncé à 6 millions de tonnes en 2030, le Cameroun vise une augmentation de sa production de maïs de 150% en cinq ans. En effet, selon les données du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, la production de cette céréale a atteint 2,4 millions de tonnes dans le pays, en hausse de près de 3,5% en glissement annuel.
Le maïs, une céréale stratégique au Cameroun
La demande nationale oscille officiellement tourne autour de 2,8 millions de tonnes chaque année. Le déficit est souvent comblé par les importations, effectuées généralement par les entreprises brassicoles et les unités agropastorales. Le maïs est une culture d’une importance stratégique au Cameroun : officiellement, six millions de personnes interviennent dans la chaîne de valeur, faisant de cette culture un gisement d’emplois. De plus, cette céréale est à la fois un produit de grande consommation, une matière première industrielle et agropastorale, ainsi qu’un produit d’exportation.
Dans une étude relative au positionnement stratégique de la filière fabrication des produits à base de céréales au Cameroun, le Bureau de mise à niveau des entreprises (BMN) – dissout à la faveur de la réforme de la Société nationale d’investissements (SNI) – révèle que le maïs est la 3e denrée alimentaire produite au Cameroun, après le manioc et la banane plantain. Il est, en même temps, la céréale la plus consommée dans le pays, «loin devant le riz et le sorgho», apprend-on.
A en croire l’étude, les plus gros consommateurs de maïs se recrutent dans la partie septentrionale, où les céréales font partie des habitudes alimentaires. Dans le détail, chaque habitant des régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua consomme en moyenne 80 kg de maïs par an en zone rurale, contre 60 kg en moyenne en zone urbaine. Le volume de consommation dans la partie méridionale – exception faite des régions du Nord-Ouest et de l’Ouest où la consommation atteint 50 kg par an et par habitant – du Cameroun oscille entre 6 et 8 kg par an et par habitant, selon l’étude du BMN.
Environ 58% de la production destinée à la consommation humaine
En plus de la consommation humaine qui capte environ 58% de la production nationale, selon le BMN, le maïs est une matière première pour l’industrie brassicole et l’alimentation animale. Ces deux activités consommeraient respectivement 2% et 16% de la production nationale. Le maïs permet notamment de produire le gritz de maïs, un intrant de production de la bière, et constitue 80% de la provende, aliment fabriqué industriellement pour nourrir les animaux d’élevage – volailles, porcs, lapins, bétail.
Par ailleurs, soutient l’étude du BMN, 23% de la production du maïs du Cameroun est exporté. Ces ventes à l’international sont concentrées dans la Cemac, espace économique regroupant le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la RCA. Les cinq autres pays de cette communauté captent jusqu’à 500 000 tonnes de maïs camerounais chaque année, apprend-on.
Au demeurant, alors qu’il exporte une bonne partie de sa production vers les pays voisins, le Cameroun – les agro-industries notamment – importe la même céréale à cause des coûts jugés plus attractifs. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), les importations de maïs ont fortement progressé au Cameroun depuis l’année 2023. Cette année-là, les achats de cette céréale à l’international ont bondi de 229% en glissement annuel, s’établissant à 39 991 tonnes pour une dépense de 7,8 milliards de FCFA.
Les importations menacent la production locale
En 2024 et 2025, les achats de maïs à l’étranger ont été encore plus importants, selon le statisticien public : 81 233 tonnes pour une dépense d’un peu plus de 11 milliards de FCFA en 2024, avant un léger fléchissement à 72 586 tonnes pour des dépenses d’importation de 10,2 milliards de FCFA en 2025. Ce regain des importations survient dans un contexte marqué par le renforcement des initiatives gouvernementales de soutien à la production locale et la mise en service, en 2021, d’une maïserie de 18 milliards de FCFA construite par le groupe Castel. Cette unité de production de gritz de maïs est adossée à un programme d’encadrement des producteurs locaux visant à augmenter la production locale.
La montée en puissance des importations est non seulement source d’évasion de devises et de détérioration du déficit commercial du pays, mais aussi un frein à la commercialisation de la production locale, en raison du prix très compétitif du maïs importé. Illustration : dans une correspondance adressée le 8 mai 2026 à son homologue du ministère de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, plaide pour une suspension des importations de maïs par le Cameroun. Cette requête fait suite, apprend-on, aux plaintes des producteurs locaux dénonçant la mévente de leurs produits.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
13-05-2026 – Maïs : Luc Magloire Mbarga Atangana plaide pour la suspension des importations face à la mévente de la production locale
25-11-2025 – La filière maïs sous pression, entre déficit structurel et coûts de production élevés
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Ecobank Cameroun : le bilan se contracte de 25 milliards de FCFA en septembre, malgré la hausse des crédits

(Investir au Cameroun) – Ecobank Cameroun a enregistré une baisse de 25,121 milliards de FCFA de son total de bilan entre août et septembre 2026. Selon sa situation mensuelle provisoire arrêtée au 30 septembre, le total des actifs de la banque est passé de 622,710 milliards à 597,589 milliards de FCFA, soit un recul de 4 % en un mois. Cette contraction intervient alors que les crédits à la clientèle continuent de progresser légèrement.
Le mouvement le plus important concerne les titres de placement et valeurs assimilées. Leur encours recule de 271,423 milliards de FCFA à fin août à 249,447 milliards à fin septembre, soit une diminution de 21,976 milliards de FCFA (8,1 %). Ce poste regroupe les titres de placement ainsi que les valeurs reçues en pension ou achetées ferme.
Les opérations interbancaires et de trésorerie à vue reculent également. Leur encours passe de 76,447 milliards à 66,010 milliards de FCFA, soit une baisse de 10,437 milliards (13,7 %).
Les dépôts diminuent de 11,6 milliards de FCFA
Au passif, les dépôts de la clientèle s’établissent à 459,669 milliards de FCFA fin septembre, contre 471,229 milliards un mois auparavant. Le recul atteint 11,560 milliards, soit 2,5 %.
Cette évolution concerne principalement les comptes à vue, dont les encours diminuent de 22,356 milliards pour revenir à 320,618 milliards de FCFA.
À l’inverse, les dépôts à terme progressent de 17,975 milliards à 26,014 milliards de FCFA, soit une hausse de 44,7 %. Les comptes d’épargne augmentent également, passant de 110,280 milliards à 113,037 milliards. Ces progressions compensent partiellement la diminution des comptes à vue.
Les crédits progressent légèrement malgré le repli des dépôts
Les concours à la clientèle, calculés en additionnant les différentes catégories de crédits et les comptes débiteurs, atteignent 252,255 milliards de FCFA à fin septembre, contre 250,662 milliards un mois auparavant. L’augmentation est de 1,593 milliard de FCFA, soit 0,6 %.
Le rapport comptable entre les crédits et les dépôts passe ainsi de 53,2 % à fin août à 54,9 % à fin septembre. Cette évolution résulte de la progression modérée des crédits et de la diminution des dépôts. Cet indicateur ne doit toutefois pas être assimilé aux ratios prudentiels réglementaires de liquidité.
Autre évolution dans la structure du bilan : les crédits à la clientèle dépassent désormais légèrement le poste des titres de placement et valeurs assimilées, avec un écart de 2,808 milliards de FCFA. À fin août, les titres et valeurs assimilées excédaient encore les crédits de 20,761 milliards.
À fin septembre, le bilan d’Ecobank Cameroun se situe également 19,401 milliards de FCFA sous son niveau de fin décembre 2025, établi à 616,990 milliards.
Baudouin Enama
Lire aussi :
18-09-2026 – Ecobank Cameroun réalise 22,5 milliards de FCFA de bénéfice en huit mois, 82 % de son résultat de 2025
07-05-2026 – Ecobank Cameroun porte son dividende à 24,5 milliards FCFA au titre de 2025
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