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Cabral Libii et Matomba dénoncent une “diffamation électorale” en Une de La Nouvelle Expression

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Cabral Libii et Matomba dénoncent une “diffamation électorale” en Une de La Nouvelle Expression
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La parution de La Nouvelle Expression ce mercredi 16 juillet 2025 a suscité une vive controverse dans la sphère politique camerounaise.

À la première page du journal La Nouvelle Expression paru ce 16 juillet, le public peut lire : « Échéances électorales, les hirondelles politiques de retour ».

Plus en détail, la production fait observer que « certains leaders politiques, présidents de partis politiques sont comme des hirondelles. La période entre deux élections, ils sont dans les buissons. Ils ne reviennent que lorsque les nouvelles élections sont presque dehors. Comme des mercenaires ! C’est ce que l’on observe depuis quelque temps : avec l’approche des élections de 2025 ».

L’équipe de rédaction a illustré ce titre par une photo contenant Cabral Libii du PCRN Joshua Osih du SDF et Serge Espoir Matomba du PURS, tous des candidats déclarés à la présidentielle du 12 octobre 2025.

A la lecture de ce journal, Cabral Libii n’a pas gardé son ressenti. Le président national du Parti camerounais pour la réconciliation nationale a réagi.

Pour le candidat déclaré à la présidentielle, «un journal ou média, qu’il soit d’ailleurs privé ou public, peut décider de soutenir et d’avoir un parti pris assumé en faveur d’un candidat ou un parti politique».

Il poursuit en affirmant que «dans notre contexte, c’est banal. C’est un choix délibéré de s’aliéner une partie de l’opinion pour servir activement un homme ou une cause. Mais rien n’oblige ce journal à s’employer absolument à détruire les concurrents à son choix, par la diffamation, le dénigrement, le mensonge et la désinformation, etc. C’est ridicule et, surtout, c’est une insulte à l’intelligence des citoyens qui savent qui vaut quoi», dénonce l’opposant.

Pour sa part, Serge Espoir Matomba appelle à la retenue et à la responsabilité. «À vouloir systématiquement orienter l’opinion publique contre certains candidats, La Nouvelle Expression court le risque de se positionner officiellement comme un média à gages, au service d’intérêts partisans».

Pour le candidat déclaré à la présidentielle du 12 octobre 2025, «on n’élève pas un candidat en rabaissant les autres. (…) Nous dénonçons avec fermeté ces pratiques qui participent à la manipulation de l’opinion», s’indigne le premier secrétaire du Peuple uni pour la rénovation sociale.

Sur la page officiel d’Equinoxe Tv, nom de la chaîne de télévision appartenant au Groupe Equinoxe qui édite La Nouvelle Expression, le journal a fait son mea-culpa. Le message publié, qui a par la suite disparu.

«Une erreur dans la chaîne de production du journal La Nouvelle Expression de ce mercredi 16 juillet 2025 a conduit la rédaction à se tromper sur les photos des trois leaders qui figurent en grande une de son journal et qui ne sont en rien concernés par les hirondelles politiques. Toute la rédaction de La Nouvelle Expression tient à s’excuser pour ce désagrément», pouvait-on lire.

Ci-dessous, la Une du journal querellée :

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les 5 derniers obstacles à franchir pour quitter la liste grise du GAFI

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les 5 derniers obstacles à franchir pour quitter la liste grise du GAFI
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Passé de 46 % à près de 80 % de réalisation de son plan d’action, le Cameroun veut finaliser les 5 dernières mesures exigées par le GAFI pour sortir de la surveillance renforcée et restaurer la confiance des investisseurs.

Le compte à rebours est lancé. Le Comité national de coordination de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année, le 22 octobre 2026 à Yaoundé, sous la présidence du ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye.

Les chiffres présentés sont encourageants. Le Cameroun est passé de 11 à 19 actions réalisées sur 24, faisant progresser son taux de réalisation de 46 % à près de 80 %, selon les rapports de suivi présentés au Groupe d’action financière (GAFI).

L’enjeu est économique autant que réputationnel. Figurer sur la liste grise du GAFI coûte cher : coût du financement plus élevé, vigilance accrue des banques correspondantes, méfiance des investisseurs et ralentissement des flux financiers.

Pour en sortir, les administrations concernées sont appelées à finaliser les 5 actions restantes, tandis que les efforts de contrôle et de supervision du secteur non financier doivent être renforcés.

Cette session marque une nouvelle étape dans l’accélération des réformes engagées par le Gouvernement pour permettre au Cameroun de sortir de la surveillance renforcée du GAFI.

Au-delà de la conformité, il s’agit de sécuriser le système financier national, de protéger l’attractivité du pays et de rassurer les partenaires économiques.

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Tribune : le cri du cœur du Gecam face à un secteur privé « à bout de souffle »

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Le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) a dressé un bilan sans concession de l’environnement des affaires lors de la 12ème session du Cameroon Business […]

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Électricité : les créances de Globeleq sur l’ex-Eneo grimpent à 147 milliards de FCFA fin 2025

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Électricité : les créances de Globeleq sur l’ex-Eneo grimpent à 147 milliards de FCFA fin 2025
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(Investir au Cameroun) – Les créances de Globeleq sur Eneo, le distributeur d’électricité camerounais devenu Socadel en mai 2026, ont atteint 251,6 millions de dollars (environ 146,9 milliards de FCFA) au 31 décembre 2025, contre 182,5 millions de dollars un an auparavant. L’encours a ainsi augmenté de 37,9 % en un an, soit l’équivalent de 40,4 milliards de FCFA supplémentaires, selon les données du rapport annuel 2025 de Globeleq Africa Holdings, dont les comptes consolidés ont été déposés le 20 octobre 2026 au registre britannique des entreprises.

L’essentiel de ces créances est concentré sur la centrale à gaz de Kribi. Les sommes dues au titre de cette installation atteignaient 201,4 millions de dollars (117,6 milliards de FCFA) à fin 2025, contre 145,8 millions de dollars un an plus tôt. À la centrale thermique de Dibamba, l’encours est passé de 36,7 millions à 50,2 millions de dollars (29,3 milliards de FCFA).

Plus de 105 milliards de FCFA échus depuis plus de 90 jours

La situation se caractérise également par l’ancienneté des créances. Sur les 251,6 millions de dollars comptabilisés à fin 2025, Globeleq indique que 181,2 millions de dollars, soit environ 105,8 milliards de FCFA, étaient échus depuis plus de 90 jours. Cette catégorie représentait 72 % de l’encours total.

Un an auparavant, ces créances anciennes atteignaient 140,9 millions de dollars. Leur montant a donc augmenté de 40,3 millions de dollars, soit 28,6 %, entre les deux exercices.

Les difficultés de paiement ont eu des conséquences sur l’exploitation des installations. Globeleq indique que l’accumulation des arriérés a entraîné l’arrêt de certaines unités de production à Kribi et à Dibamba. Elle a également réduit les distributions financières effectivement perçues par le groupe et celles qu’il anticipait.

Le rapport précise que la centrale de Kribi vend son électricité dans le cadre d’un contrat d’achat à long terme (Power Purchase Agreement), tandis que celle de Dibamba est rémunérée suivant un contrat de mise à disposition de capacité (tolling agreement). Ces accords prévoient une facilité de liquidité devant être financée par le gouvernement camerounais afin de sécuriser les paiements. Or, selon Globeleq, cette facilité n’était toujours pas alimentée au 31 décembre 2025.

Les difficultés de paiement ont persisté après la transformation d’Eneo en Société camerounaise d’électricité (Socadel), intervenue le 4 mai 2026. Lors d’une réunion d’évaluation organisée le 8 octobre 2026 à Douala, le ministère de l’Eau et de l’Énergie a reconnu que les factures dues aux principaux opérateurs du secteur, notamment Globeleq, NHPC et Sonatrel, n’étaient toujours pas intégralement réglées.

Le ministère n’a toutefois pas communiqué, à cette occasion, le montant actualisé des créances de Globeleq. Le rapport annuel 2025 ne permet pas non plus d’établir les sommes éventuellement recouvrées depuis la clôture de l’exercice, ni le calendrier de règlement du solde restant dû.

Amina Malloum

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