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Luc M. Mbarga Atangana, la voix de l’Afrique à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)

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Luc M. Mbarga Atangana, la voix de l’Afrique à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
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Il est aujourd’hui l’un des portevoix les plus écoutés de l’Afrique dans les grandes arènes commerciales internationales. Sa maîtrise des équilibres diplomatiques s’est une nouvelle fois illustrée a quelques mois de la tenue de la 111ᵉ session du Conseil international du cacao. En toile de fond : la menace imminente d’un règlement européen imposant des restrictions strictes sur les produits liés à la déforestation. Face à cette offensive réglementaire, Luc Magloire Mbarga Atangana orchestre une riposte concertée. À la tête d’une coalition d’experts et de diplomates africains, le ministre camerounais coordonne l’élaboration d’une déclaration commune. Résultat : la mise en œuvre du texte européen est repoussée d’un an — une victoire stratégique, saluée comme telle par les principaux acteurs du secteur. « Avec vous, Monsieur le Ministre, en première ligne », reconnaît publiquement Aly Touré, ambassadeur de Côte d’Ivoire auprès des Organisations internationales de produits de base, devant une salle comble en avril 2025 à Yaoundé. Un rapport lourd de sens, qui consacre le rôle central du Cameroun dans ce combat technique et politique. Le pays marque un point diplomatique. Luc Magloire Mbarga Atangana, lui, signe une nouvelle victoire. À l’Organisation mondiale du commerce (OMC), il se fait remarquer comme porteparole des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) en 2008. Calme, méthodique, redoutablement préparé, il devient un interlocuteur écouté. Son objectif est de défendre un commerce plus juste, où le développement des États ne passe pas après les profits des multinationales. Dans un univers impitoyable du commerce international, rares sont les visages africains à avoir imprimé une telle empreinte. À la tête du ministère du Commerce depuis décembre 2004, Luc Magloire Mbarga Atangana incarne une certaine idée de la rigueur et de la vision stratégique. Formé à l’université Paris-Dauphine, ce technocrate devenu ministre a su imposer une ligne claire : faire du commerce un levier de souveraineté et de développement.

UN PARCOURS FORGÉ DANS LA FILIÈRE BANANE

Originaire de Nsazomo, dans la région du Centre, Magloire a bâti une partie de sa carrière dans l’industrie de la banane, un produit à haute valeur stratégique pour les exportations camerounaises qui contribue à 4,5% du PIB agricole du pays. À l’Organisation Camerounaise de la Banane (OCB), il pilote la structuration des circuits commerciaux avant de s’envoler pour Paris, où il dirige la délégation EuropeAfrique du Nord. De retour au Cameroun, il prend les rênes des Bananeraies de M’Bomé. Cette immersion dans la filière agricole lui confère une compréhension fine des enjeux commerciaux — de la production à l’exportation, du paysan aux négociants. Elle nourrira, plus tard, sa gestion des grands équilibres entre intérêts nationaux, exigences internationales et développement local.

UN CAMEROUN AU CŒUR DES NÉGOCIATIONS MONDIALES

La reconnaissance s’étend bien au-delà de cette bataille. En mars 2026, Yaoundé accueillera la 14e Conférence ministérielle de l’OMC. Un privilège que peu de pays africains peuvent revendiquer. Et surtout, un exploit diplomatique : cette édition devait normalement se tenir à Genève, siège de l’organisation. Mais le dynamisme du ministre camerounais et la crédibilité acquise à force de constance ont pesé dans la balance. « Nous voulons que Yaoundé marque le premier pas d’un New Deal pour l’OMC », a-t-il lancé lors d’une réunion préparatoire avec les pays francophones d’Afrique et de l’Océan Indien. Dans un monde secoué par les crises sanitaires, sécuritaires, économiques et climatiques, il appelle à une réforme de fond du système commercial mondial. Moins de discours, plus de priorités claires : sécurité alimentaire, réforme des subventions à la pêche, recentrage de l’OMC sur le développement des États.

La Directrice Générale de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) estNgozi Okonjo-Iweala et le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atanagana

ARTISAN DE LA RÉGULATION ET DE LA PROTECTION DU COMMERCE

Sur le terrain national, le ministre n’est pas resté en retrait. En 2014, il signe un arrêté structurant la commercialisation du cacao camerounais, assorti d’un décret encadrant l’ensemble des produits agricoles sur le marché intérieur. L’objectif : mieux organiser la filière, protéger les producteurs, garantir des revenus décents, sécuriser les consommateurs. Résultat : la fève camerounaise est aujourd’hui l’une des plus prisées au monde. Une série d’initiatives concrètes viennent appuyer cette politique de qualité. En 2013, il distribue 1 200 bâches de séchage à 1 100 producteurs, après une opération coup de poing visant à interdire le séchage sur bitume. « Toute fève séchée sur le goudron sera brûlée », avertit-il. Une mesure sévère mais nécessaire, pour hisser les standards et restaurer la compétitivité. En 2023, nouvelle action forte : face à une contrebande massive de cacao vers le Nigeria, il suspend les exportations vers ce pays voisin. Une décision difficile, mais salutaire. Les pertes économiques liées à la fraude sont colossales : près de 10 milliards de FCFA de droits de sortie, et 60 milliards de devises évaporées selon les estimations officielles. Aujourd’hui, le cacao camerounais atteint des prix record, dépassant les 5 000 FCFA/kg, avec un impact direct sur le revenu des producteurs. Et dans les zones rurales, le nom de celui qui a présidé au nom du Cameroun, la présidence du Conseil international du cacao pour la campagne 2024/2025, est cité avec un certain respect.

UN HOMME D’ÉTAT, PAS DE SPECTACLE

Luc Magloire Mbarga Atangana n’est pas un ministre de la lumière. Il ne court pas les plateaux, ne se livre pas à des envolées médiatiques. Mais il travaille, lentement, sûrement, avec une idée directrice : la souveraineté économique passe par une stratégie commerciale maîtrisée. Depuis 2008, il préside le conseil d’administration du Fonds de stabilisation des prix des hydrocarbures. Là aussi, il veille à la régulation d’un secteur stratégique, dans un contexte énergétique mondial tendu. À l’approche de la Conférence de Yaoundé, le ministre place la barre haut. « Nous voulons que Yaoundé soit une fierté pour l’Afrique, pour l’OMC, pour le Cameroun », insiste-t-il. Face à un monde commercial de plus en plus fragmenté, il milite pour une OMC réformée, plus démocratique, plus enracinée dans les réalités des pays du Sud. Il rêve d’une institution « forte, dotée d’un secrétariat solide, et ancrée dans les terroirs ». Il refuse les forums bavards aux résultats creux, préférant la confrontation d’idées concrètes aux grands principes incantatoires. Son message est clair : le commerce ne doit pas être une fin en soi, mais un instrument au service du développement des pays.

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Agroalimentaire : DENKY peaufine son installation dans la région de l’Ouest Cameroun

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Agroalimentaire : DENKY peaufine son installation dans la région de l’Ouest Cameroun
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Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la création de plusieurs centaines d’emplois et répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution au Cameroun.

La région de l’Ouest Cameroun, département des Haut-plateaux dans le village Badenkop va s’enrichir d’une usine de transformation des produits alimentaires.

Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la transformation du maïs et consacrera accessoirement des mini unités au développement des ressources telles que la pomme de terre, le plantain, la viande de porc, le sucre, avec l’ambition d’en faire à terme des unités autonomes, qui constitueront le complexe industriel qu’il est prévu de réaliser sur le même site.

Selon les prévisions, DENKY envisage de transformer chaque année : 500 tonnes de maïs ; 5 000 tonnes de sucre ; 300 tonnes de plantains et de pommes de terre ; 200 tonnes de fruits ; 200 tonnes de viande de porc. Le projet va générer 150 emplois directs et 200 emplois indirects. L’idée est de soutenir et de développer l’agriculture locale en encourageant des initiatives d’extension chez les agriculteurs locaux déjà actifs.

DENKY envisage également de fédérer les différents acteurs présents sur les chaines de valeurs des matières premières ciblées, pour garantir un fonctionnement régulier, et bien portant de ces différentes branches.

La cérémonie d’ouverture prévue vendredi 26 juin 2026 a pour objectif d’informer les acteurs du secteur agroindustriel de l’entrée d’une nouvelle unité dans la famille des transformations, présenter au gouvernement la réalisation d’un projet pour lequel ils ont été sollicités et présenter la vision qui fonde et accompagne cette réalisation.

Cet ouvrage vient répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution, en proposant des produits issus des terres camerounaises, sous des aboutissements qui tutoient valablement l’offre étrangère.

Portrait

LISETTE CLAUDIA TAME SOUMEDJONG, CEO d’Africa Processing Company SA.

Lisette Claudia Tame est à la tête d’African Processing Company, la quatrième usine de transformation de cacao au Cameroun. Elle a su imposer sa marque de chocolats haut de gamme, Ca’Oly , symbole d’innovation, de qualité et de respect de l’environnement.

Son parcours est marqué par la détermination et la résilience. Après plusieurs années passées en Europe, elle fait le choix de revenir au pays pour y investir et bâtir un projet porteur de sens. Un pari réussi : son entreprise génère aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de FCFA et a permis la création de près de 200 emplois directs et indirects.

En janvier 2025, elle inaugure une usine de transformation de cacao à Okoa Maria, près de Mbankomo. Dotée d’une capacité de broyage annuelle de 4 000 tonnes, cette installation place APC SA parmi les cinq principaux acteurs nationaux du secteur, rivalisant désormais avec des poids lourds tels que Sic Cacaos et Chococam.

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Commerce extérieur : les entreprises camerounaises mal préparées à l’accès sans droits de douane au marché chinois

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Commerce extérieur : les entreprises camerounaises mal préparées à l’accès sans droits de douane au marché chinois
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L’ouverture totale du marché chinois aux produits africains constitue sans doute l’une des mesures commerciales les plus importantes de ces dernières années pour les économies du continent. Depuis le 1er mai 2026, la République populaire de Chine applique en effet une politique de tarif douanier zéro sur les importations en provenance des pays africains. Concrètement, les produits camerounais peuvent désormais accéder à l’un des plus vastes marchés du monde sans supporter les droits de douane qui réduisaient jusqu’ici leur compétitivité.

Une décision saluée par le gouvernement camerounais qui y voit une occasion exceptionnelle de renforcer les exportations nationales et de promouvoir le « Made in Cameroon » auprès de plus de 1,4 milliard de consommateurs. Dans un communiqué adressé aux opérateurs économiques, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a invité les entreprises concernées à accomplir les formalités nécessaires afin de bénéficier de ce nouveau régime préférentiel. Les filières du cacao, du café, du bois transformé, du coton, des fruits, des épices, des huiles végétales, des produits artisanaux ou encore des cornes séchées figurent parmi les principaux secteurs susceptibles de tirer profit de cette ouverture.

Pékin a par ailleurs mis en place des mécanismes de facilitation des exportations africaines, notamment à travers les « Corridors verts », destinés à fluidifier les échanges commerciaux et logistiques. Sur le papier, le Cameroun dispose pourtant de nombreux atouts pour profiter pleinement de cette nouvelle donne.

Le pays possède une diversité agroécologique rare en Afrique centrale, une production agricole abondante et des ressources forestières considérables. Du cacao aux fruits tropicaux, en passant par le café, le miel, les épices, le poivre de Penja, les huiles végétales ou les produits artisanaux, l’offre exportable existe bel et bien. À cela s’ajoute une position géographique stratégique qui fait du Cameroun une porte d’entrée naturelle vers les marchés de la sous-région.

Pourtant, entre le potentiel affiché et la capacité réelle des entreprises à exporter vers la Chine, le fossé demeure important. L’accès préférentiel au marché chinois ne garantit pas automatiquement une augmentation des exportations. Encore faut-il que les producteurs soient capables de satisfaire aux exigences de qualité, de traçabilité, de conditionnement et de certification imposées par les autorités chinoises. Or, sur ce terrain, beaucoup d’entreprises camerounaises restent insuffisamment préparées.

Les petites et moyennes entreprises, qui constituent l’essentiel du tissu productif national, manquent souvent des moyens techniques et financiers nécessaires pour franchir ces barrières. C’est précisément sur ce point que les limites de l’action publique apparaissent. Si l’annonce de l’ouverture du marché chinois a été largement relayée, les mesures concrètes d’accompagnement restent encore peu visibles. Les opérateurs ont besoin d’informations détaillées sur les procédures d’accès, de formations sur les normes exigées, d’un appui à la certification, d’infrastructures logistiques adaptées et surtout de mécanismes de financement dédiés à l’exportation. Sans cet écosystème d’accompagnement, seuls quelques grands groupes déjà structurés seront en mesure de saisir cette opportunité, laissant de côté une grande partie des producteurs locaux.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que les échanges entre Yaoundé et Pékin demeurent profondément déséquilibrés. Selon les données de l’Institut national de la statistique, les exportations camerounaises vers la Chine reposent encore essentiellement sur les matières premières brutes. Le pétrole, le gaz naturel liquéfié, le bois et le coton dominent largement les flux commerciaux. Cette spécialisation maintient le pays dans une position de fournisseur de ressources peu transformées, tandis que la plus grande partie de la valeur ajoutée est créée à l’étranger. L’exonération douanière décidée par la Chine offre donc au Cameroun une occasion rare de changer de modèle.

Mais pour transformer cette ouverture en véritable levier de développement industriel, il faudra aller bien au-delà des déclarations d’intention. L’État, les banques, les organisations patronales et les investisseurs privés sont appelés à construire un dispositif cohérent permettant aux entreprises nationales de conquérir durablement ce marché. Faute d’une telle mobilisation, le risque est grand de voir cette opportunité historique profiter à une poignée d’acteurs seulement, tandis que le pays continuera d’exporter principalement des matières premières, sans parvenir à réduire le déséquilibre de sa balance commerciale avec la deuxième puissance économique mondiale.

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Infrastructures routières : 240 milliards FCFA pour la reconstruction du corridor Douala-Bangui

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Infrastructures routières : 240 milliards FCFA pour la reconstruction du corridor Douala-Bangui
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Selon le document d’évaluation du projet (PAD) rendu public le 12 juin 2026, le Cameroun bénéficiera d’un financement de 240,4 milliards de FCFA (425 millions de dollars), composé d’un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) de 230,3 milliards de FCFA (407 millions de dollars) et d’un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) de 10,1 milliards de FCFA (18 millions de dollars).

Cette enveloppe représente l’essentiel du financement de la première phase du Programme de corridor économique Douala-Bangui, dont le coût total s’élève à 297,05 milliards de FCFA (525 millions de dollars). La République centrafricaine recevra un don IDA de 51 milliards de FCFA (90 millions de dollars), tandis que la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) bénéficiera d’un don de 5,6 milliards de FCFA (10 millions de dollars) pour soutenir les réformes régionales de facilitation du commerce et du transport.

L’approbation du financement par le Conseil d’administration de la Banque mondiale le 12 juin dernier marque le passage du projet de la phase de préparation à celle de mise en œuvre. Cette validation autorise désormais la signature des accords de financement et le démarrage des activités prévues. Quelques jours avant cette échéance, le ministère camerounais des Travaux publics (Mintp) indiquait déjà que toutes les conditions préalables avaient été remplies.

Dans un compte rendu publié à l’issue d’une réunion tenue le 10 juin 2026 entre le ministre des Travaux publics et une délégation de la Banque mondiale conduite par Anne-Cécile Souhaid, directrice de la division Afrique de l’Ouest et du Centre, le département ministériel soulignait que « toutes les conditions préliminaires ont été satisfaites par le Cameroun pour mobiliser les ressources nécessaires à la reconstruction des axes du corridor Douala-Bangui ». Réhabiliter les principaux axes du corridor.

Ce financement s’inscrit dans une approche programmatique multiphase (MPA) dont l’enveloppe globale est estimée à plus de 600 milliards de FCFA (1,2 milliard de dollars). L’objectif est de renforcer la compétitivité du principal corridor commercial reliant le port de Douala à la République centrafricaine.

La première phase prévoit notamment la réhabilitation de la section Edéa-Yaoundé (164 km) au Cameroun et de la route Baoro-Bossemptélé en République centrafricaine. Des interventions ciblées sont également programmées sur les axes Ayos-Bertoua-Garoua-Boulaï (environ 575 km) et Bangui-Bossemptélé afin d’assurer la continuité du trafic. Le projet intègre également des mesures de sécurité routière fondées sur l’approche « Safe System », incluant l’amélioration des infrastructures critiques, le contrôle de la vitesse et le renforcement de la prise en charge post-accident.

UN PROJET À VOCATION ÉCONOMIQUE ET RÉGIONALE

Au-delà de la réhabilitation des routes, le programme vise à stimuler l’activité économique le long du corridor. Des études seront réalisées pour plusieurs projets structurants, dont la zone industrielle et la plateforme logistique d’Edéa, le complexe économique et touristique Mouanko-Yoyo, la Zone économique spéciale du bois de Bertoua, ainsi que le port sec de Béloko et la Zone économique spéciale de Boali en République centrafricaine.

Le projet prévoit également des investissements sociaux, notamment dans les écoles, les centres de santé, les centres de formation professionnelle et les marchés, avec une attention particulière à l’entrepreneuriat féminin. Enfin, une composante régionale mise en œuvre avec l’appui de la CEMAC doit permettre de fluidifier le commerce sur le corridor grâce à la numérisation des procédures, à l’extension du guichet unique, à la mise en place de plateformes logistiques numériques et au renforcement de la coordination entre les États concernés. L’objectif est de réduire les coûts et les délais de transport sur l’un des axes commerciaux les plus stratégiques d’Afrique centrale.

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